Hey ! Joyeux Halloween !
Bon, on n'est pas sur une histoire d'horreur non plus avec ce texte, mais je me suis retrouvée crispée avec le sujet que j'aborde. Du coup, je n'ai pas fait aussi long que je le voulais.
Puis je me suis refait les Saw en deux jours, ça ne m'a pas aidé à rester concentrée sur mes fics. My bad xD
Merci à Wado21, Stella et Miss Macaronii pour les reviews !
Bonne lecture et prenez soin de vous !
Review Guest :
Stella : Merci pour ta review ! C'est vrai qu'il y a parfois des avantages à être seule... Mais pas forcément à être traquée ^^ On ne l'a pas revu non plus, Oda n'a pas refait de passage sur la rêverie... On est tous dans l'attente de voir ce qui va se passer, je suppose ! Tant mieux si tu es sécur de ton côté, du mien, ça va pour le moment ! Prends soin de toi, bisous !
JOUR 21
SLEEP / DORMIR - LAW
~ Inconnu au royaume de Morphée ~
Ton corps est lourd, tu te sens incapable de bouger, ta respiration est lente… Néanmoins, tu sais que tu ne dors pas. Tu ne sais plus depuis combien de temps ce faux sommeil dure, mais la frustration est bien présente.
Ton esprit ne te laisse pas tranquille, toujours en train de ressasser et te mettre des images en tête. Le passé et les futurs plans s'entremêlent, en passant par les choses que tu as à faire et l'odeur du café que tu aimes tant. Ton imaginaire semble assez vaste pour créer et recréer tout ce que tu tends à cacher ou régler dans la journée.
Les gens ont toujours l'impression de manquer de temps. Pas toi. Pas quand tu vois défiler les heures chaque jour et chaque nuit. Le temps te paraît si long. C'est ironique de penser de cette façon, alors que que ton cerveau cogite beaucoup trop, comme pour te rappeler que la vie est bien courte. Tu as trop de temps et à la fois pas assez. Un tel paradoxe ne peut que te tenir éveillé .
Tu tentes de changer de position, mais rien n'y fait, Morphée n'est pas décidé à t'accueillir ce soir non plus. Ta place n'est pas parmi les limbes du sommeil… C'est d'autres abysses qui semblent t'attendre, toujours. Tu ne sais même plus si c'est effrayant ou si cette rengaine est devenue rassurante.
Au pire, à la fin, on meurt tous. Aujourd'hui est trop court, demain est trop loin.
Tes yeux s'ouvrent sur le plafond de ta chambre, sans pour autant parvenir à distinguer le contour de ton environnement. Tu cherches à comprendre pourquoi tu n'arrives pas à retrouver ce noir dans ton esprit pour pouvoir dormir. Ce même noir qui est à la fois salvateur et angoissant. Tu finis par allumer la lampe près de ton chevet pour chasser les ombres qui te poursuivent. Tu éteins, tu allumes, tu éteins de nouveau… Tout est redevenu sombre, sauf ton conscient, toujours autant en alerte.
Tu ne demandes pas grand-chose pourtant. Fermer les yeux et laisser la nuit bercer tes maux.
Tes paumes se posent sur tes yeux, comme pour t'obliger à les fermer, mais rien ne change. La petite voix dans ta tête ne cesse de te parler, pour t'apporter de nouvelles idées, finaliser un plan ou raccrocher ton passé à ton présent. Encore et encore la même litanie qui refuse de te quitter.
Tu rejettes les couvertures sans grande conviction, sans parvenir à distinguer si tu as trop chaud ou trop froid. Ton corps est lourd, avec la seule volonté d'avoir un peu de repos, mais le reste ne va pas dans ce sens.
C'est tout ce que tu demandes. Pouvoir dormir. Oublier. Passer à autre chose. Laisser une nouvelle journée balayer tes songes si réalistes. La nuance entre les deux est trop fine pour pouvoir les différencier.
Tu finis par perdre les dernières marques de décence qui te restent, alors que tes traits se crispent dans une expression de pure frustration.
Encore une fois, l'insomnie gagne contre toi. Tu abandonnes l'idée de dormir ce soir. Tu te relèves et décides de continuer ta journée. Une journée qui semble sans fin.
~.~
— Bonjour ! Bien dormi, Captaine ?
— Oui.
C'est un mensonge, et tout le monde le sait. Personne n'est plus dupe depuis longtemps, surtout en voyant les cernes jalonnant le dessous de tes yeux. Ta mine cireuse parle beaucoup plus que toi.
Tu sens parfois tes membres trembler sous le poids de la fatigue, mais tu fais tout pour que cela ne se remarque pas. En vain, puisque tu ne loupes pas les regards parfois inquiets de tes compagnons, parfois prêts à t'assommer ou te sédater pour casser cette chaîne d'auto-destruction incontrôlable.
Ce soir, tu le sais, ça sera la même rengaine. Aucune vengeance ne parviendra à faire disparaître les démons qui te collent à la peau.
Et la nuit durera un battement cils de plusieurs heures. Une éternité à vivre avec cette frustration.
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