Bonsoir mes hirondelles ! J'espère que vous allez bien, que vous prenez soin de vous et que vous faites attention. Un (petit) chapitre de plus et après on rentre dans une partie de l'histoire que j'ai beaucoup aimé écrire ! J'espère que ça vous plaît toujours autant et que vous supportez ma lenteur incroyable quand il s'agit de faire avancer les choses (:


Situation : 4-5 jours plus tard

PS : pardon pour les fautes, enjoy ! :)


Toni n'avait pas eu à attendre longtemps avant que les foudres de Cheryl Blossom ne s'abattent sur elle. Avant même d'apprendre qu'elle allait devoir accepter la jeune fille aux cheveux roses dans son équipe, elle avait été mise au courant de ce que cette dernière avait fait subir aux Bulldogs. Et, Reggie étant le meilleur ami de Fangs, Cheryl fulminait et mourrait d'envie d'enfoncer son poing dans le nez de Toni. La jeune Topaz l'avait lu dans ses yeux dès qu'elle avait croisé son regard dans le couloir au retour de ses trois jours d'exclusion. Et elle avait été la première étonnée que la rousse ne soit pas venue la voir pour lui cracher au visage tout le dégoût que son comportement lui inspirait.

Quelques jours à peine après l'incident et la réintégration de Toni, la rousse fut convoquée chez le proviseur pour qu'il lui annonce son verdict. Elle fut prise d'une vague d'animosité et de furie qui lui fit hausser le ton immédiatement. Elle se révolta, tapa du poing sur le bureau de Monsieur Topaz pour qu'il comprenne son désaccord total, mais il ne voulut rien savoir et la remit simplement à sa place en l'avertissant que son comportement était hautement déplacé et sa réaction bien trop vive.

Elle leva les yeux au ciel et quitta le bureau, des éclairs de rage s'échappant de ses yeux et foudroyant tout le monde sur son passage alors qu'elle se dirigeait d'un pas déterminé vers Toni.

Cette dernière discutait avec Sweet Pea à son casier, lui expliquant à quel point il lui avait coûté de s'excuser auprès des garçons, qui la regardaient encore avec une pointe de crainte et d'hostilité au fond des yeux. Elle entendit Cheryl avant de la voir. Ses talons cliquaient si durement sur le sol qu'elle eut peur, un instant, qu'ils ne se rompent.

Quand elle se retourna vers la rousse, celle-ci venait d'arriver à sa hauteur et la poussa contre son casier, ses deux mains pressant ses épaules avec force pour maintenir son dos contre le métal froid. Toni sentit un frisson monter le long de sa colonne, et elle ne sut pas vraiment s'il provenait de la sensation du casier contre sa peau nue ou de la terreur primaire qui était montée en elle à la vue du regard furieux de Cheryl.

-Tu te crois plus forte que moi, hein ? Tu penses que tu es la meilleure, c'est ça ? Tu n'as pas mérité cette place parmi les Vixens, Topaz, tu l'as volée et tu recevras le traitement qui te revient en conséquence. Siffla Cheryl entre ses dents serrées et Toni avala sa salive avec difficulté.

Elle essaya de garder une expression relativement neutre, mais une myriade d'émotions contradictoires se mit à bouillonner en elle. Cheryl la terrifiait, mais faisait aussi monter en elle un sentiment de satisfaction et de vengeance. Bien sûr que si, elle avait gagné le droit de faire partie de l'équipe. La rousse n'avait pas voulu l'admettre, mais c'était la simple vérité. Et, maintenant, elle était prise au piège et n'avait d'autre choix que d'accepter son sort et d'intégrer Toni aux cheerleaders.

Elle n'avait pas envie de l'avouer, mais la proximité de la rousse éveilla quelque chose de primitif et de charnel dans le creux de son ventre. Son visage angélique, déformé par sa colère démoniaque, gardait sa beauté éblouissante et indéniable.

Elle sentit Cheryl expirer tout contre elle, son souffle caressant doucement son visage et ses lèvres et, cette fois, Toni sut pourquoi elle frissonnait.

-Cheryl, ce n'est pas grave de perdre une fois de temps en temps … Et sache que ce n'est pas ma décision. Je n'avais plus aucune envie de faire partie de ton équipe une fois que j'ai découvert comment tu traitais les candidates et, je suppose, les filles du groupe en général. Annonça-t-elle platement, son ton un brin provocateur et elle vit Cheryl se mettre à bouillonner face à elle.

C'était fou de voir à quel point il était aisé de lire en elle, en la fixant assez attentivement dans les yeux. Son âme ne demandait qu'à être considérée par un être curieux et Toni se surprit à tenter de chercher des réponses au fond du regard de Cheryl. Pourquoi était-elle si venimeuse, sournoise et véhémente en permanence ? N'en avait-elle pas marre de semer la terreur partout où elle passait ? N'était-elle pas fatiguée ? Ne voulait-elle pas faire une trêve, pour le bien des autres, mais surtout pour son bien à elle ? Elle ne devait rien tirer de bon à être constamment mauvaise.

Elle fouilla un court moment les prunelles de Cheryl et trouva, presque totalement enfouie, une pointe de lassitude et d'épuisement.

Voilà. L'humanité que Toni cherchait depuis tout ce temps se cachait simplement au plus profond de l'âme de la rousse. Peut-être qu'elle-même avait perdu le chemin jusqu'à cette tranquillité et cette vulnérabilité, cette paix intérieure qui apaise l'esprit lorsqu'il en a besoin.

Toni profita un instant de pouvoir observer de belles choses dans les yeux de Cheryl, mais cette dernière lui bloqua la vue et la força à reporter son attention sur la haine que diffusait son être entier et qui lui était dirigée.

-Oh Topaz, tu ne paies rien pour découvrir comment je traite mes meilleurs sujets. Cracha-t-elle au visage de Toni et, si elle n'avait pas été inquiétée par ses précédentes déclarations, celle-ci changea drastiquement la donne.

Car elle sentait distinctement dans son ton et dans tout son langage corporel que Cheryl allait faire en sorte qu'elle vive un parfait enfer à chaque entraînement. Et, la connaissant, elle ne doutait pas de ses capacités.