Bonjour, bonjour !
Nous voilà au chapitre 12 ! J'espère que l'histoire vous plaît toujours...
Bonne lecture !
Lilas
Chapitre 12
Jacob : Pas touche
En arrivant au restaurant, avec quelques minutes de retard, je fus soulagée de voir sa voiture garée devant.
Il pleuvait des cordes, et, même si j'avais demandé à mon patron de terminer mon quart de travail une heure plus tôt, j'avais eu, toute qu'une tâche, en arrivant à la maison, soit vider les nombreux seaux remplit à ras bord d'eau de pluie. J'avais aussi dû passer rapidement à la douche et enfiler des vêtements convenables pour ce premier rendez-vous.
Bref, j'avais à peine cinq minutes de retard, mais je me sentais tout de même coupable de ne pas être arrivé à l'heure.
En courant sous le rideau de pluie, je rejoignis le restaurant italien.
Une fois à l'intérieur, je cherchai du regard la table à laquelle était assise Erin et je finis par la trouver, mais je fus arrêté par la femme de l'accueil.
– Bonsoir, monsieur. Bienvenue. Vous avez une réservation ?
– Euh… Oui. Jacob Black. 18 heures.
J'étais incapable de ne pas la regarder. Mon regard était aimanté à elle. Elle était magnifique dans sa robe pourpre ! Puis, d'un coup, je remarquai un jeune homme près d'elle, trop près d'elle. Un détail ne manqua pas à mon regard et je vis Erin rougir sous les paroles du jeune homme qui semblait être le serveur.
– Oui. Votre amie vous attend déjà. Laissez-moi, vous, accompagner à votre table…
– Non, merci. Pas la peine. Dis-je en me dirigeant vers Erin d'un pas décidé.
En me dirigeant vers la table, Erin dut sentir mon regard brulant sur elle et elle finit par croiser le mien. En me voyant, je la vis incliner légèrement la tête sur le côté et me sourire en rougissant davantage. À ce moment, je n'avais d'yeux que pour elle… ma merveilleuse Erin.
En arrivant près de notre table, je retirai mon blouson trempé et le déposai sur le dossier de la chaise, tout en jetant un regard noir à l'imbécile de serveur qui avait fait rosir les joues de mon Élue quelques secondes plus tôt.
– Je suis désolé du retard. On n'y voyait rien avec cette tempête. Dis-je en prenant place sur ma chaise.
– Oh. Pas de problème. Répondit Erin sans jamais me lâcher du regard.
Une fois assis, Erin jeta un bref coup d'œil au serveur, qui, depuis mon arrivée, me juchait d'un air narquois. Cela éveilla en moi des instincts de mâle alpha, et j'eux l'impression que son petit air supérieur et suffisant venait de déclencher les hostilités.
Déviant le regard de l'idiot, planter près de nous. Je le posai sur la splendide jeune femme qui avait accepté un souper romantique en ma compagnie, et, qui, encore quelques jours plus tôt, m'avait fait mourir d'excitation en m'embrassant comme jamais je ne l'avais été dans ma courte vie. Ce souvenir me donna des frissons et je sentis une certaine partie de mon anatomie tressaillir.
– Tu as déjà commandé ? Tu veux quelque chose, Erin ?
– Non. Merci. Je vais rester à l'eau.
– D'accord. De l'eau pour moi aussi. Merci. Dis-je sèchement à l'imbécile toujours planté à côté de nous.
J'espérais sincèrement qu'il comprenne le message « subtil » que je lui envoyais par le ton de ma voix, et, nous quittes. Ce tas d'hormone mâle en ébullition trop près de ma Erin me donnait des envies de revendications territoriales.
– Parfait. À bientôt, Bella.
En entendant ce guignol prononcer le surnom de… cette suceuse de sang que j'avais prétendument aimé à en crever quelques années plutôt, je sentis un énorme frisson de dégout me traverser. Que ce type surnomme mon imprégnée de la sorte me choqua profondément. Bien que ce ne soit qu'un surnom voulant surement dire « belle » en Italien, je ne pouvais me résoudre à ne pas penser à la seule Bella que j'avais connu… Erin n'était pas Bella Swan et n'avait rien à voir avec elle… Elle était même tout son contraire, mais la haine qui m'avait envahi en entendant le serveur l'appeler ainsi me fit l'effet d'un coup de poing en plein ventre.
- Bella ? demandai-je à Erin, sans vraiment savoir comment ce nom horrible avait franchi la barrière de mes lèvres.
Malgré tout, Erin haussa les épaules et répondit à ma question avec toute la douceur du monde sans se soucier de la colère qui m'habitait.
– Aucune idée… Selon moi, il essaye d'avoir plus de pourboire à la fin.
Peut-être qu'elle n'avait pas remarqué que ce serveur la draguait en l'appelant par ce surnom stupide ou elle jouait les ignorantes pour ne pas me blesser, mais, dans tous les cas, je ne pus que constater qu'Erin n'avait d'yeux que pour moi depuis mon arrivée.
La discussion avec Erin coulait bien. Après ma brève escapade dans mes pensées, Erin avait engagé la conversation me demandant comment s'était passée ma journée. Bien sûr, je l'avais remerciée du regard de bien vouloir me changer les idées et elle m'avait répondu en souriant. Suite à cela, j'avais décidé de lui demander comment c'était passé la sienne, mais ce fut de courte durée, car l'idiot de serveur réapparut rapidement pour nous servir de l'eau et nous donner le menu.
Lorsqu'il tendit le menu à Erin, il essaya de capturer son regard et, quand cela fut fait, il se pencha, un sourire infect accroché sur le visage. Puis, me retenant de lui sauter à la gorge, je l'entendis susurrer d'une voix écœurante :
– Je vous conseille fortement notre spécialité du jour… Des tagliatelles dans une sauce crémeuse et onctueuse à la truffe et au vin blanc. Je suis certain qu'elles raviront vos papilles comme jamais.
Incapable d'en supporter davantage, je me retins de grogner comme une bête et préférai me racler la gorge fortement afin de lui monter, à cet idiot de serveur, que j'étais toujours là. Me jetant un bref regard avant de fixer à nouveau Erin, je le vis lancer un clin d'œil à celle à qui j'étais destiné. Puis, comme s'il voulait ardemment me faire sortir de mes gonds, cet idiot au faux accent italien me toisa du regard. Plus il me cherchait, plus il risquait de se prendre mon poing en pleine gueule, parce qu'on ne touchait pas à la fille dont je m'étais imprégné.
– Dégage. Crachai-je en guise d'avertissement clair.
Il n'avait pas intérêt à jouer trop longtemps avec mes nerfs comme ça. J'étais encore capable de me contrôler, mais je ne donnais pas cher de sa peau s'il ne prenait pas mes avertissements au sérieux.
Après, ce type me montra à quel point il était stupide, car mon avertissement ne sembla que l'amuser d'autant plus et je le vis me répondre d'un sourire arrogant et amusé. Il quitta ensuite notre table pour aller se réfugier dans les cuisines.
– Espèce d'idiot finie. S'il croit que… crachai-je pour moi-même en sentant chacun de mes muscles se tendre comme des ressorts.
Me tournant vers Erin, je me rendis compte qu'elle avait l'air amusée par la situation, ce qui eut pour effet de me surprendre plus que je ne l'eusse cru.
– Ça doit faire partie de son travail de parler comme ça à la gent féminine… Et voir à quel point il y met du cœur, ça doit marcher de temps en temps…
Visiblement, le petit numéro à deux balles du serveur n'atteignait aucunement Erin. Elle sembla même sur le point de rajouter quelque chose, mais elle se tut.
– Ah oui ? Tu crois ? Et avec toi, ça marche ? dis-je sur un ton plus amusé que sérieux, incapable de résister à la bonne humeur contagieuse de la jolie brunette en face de moi.
Pour toute réponse, Erin haussa les épaules en déviant le regard vers son menu. Vivement, un détail ne passa pas inaperçu à mon œil scrutateur et je vis mon Élue essayer de dissimuler la couleur rouge de ses joues en baissant la tête.
À quoi pensait-elle pour rougir de la sorte ? Est-ce que je m'étais trompé et le petit jeu du serveur fonctionnait avec Erin ou est-ce qu'elle avait voulu ajouter quelques détails à sa phrase un peu plus tôt ?
Fermant son menu, Erin leva les yeux vers moi et lorsqu'ils rencontrèrent les miens, je la vis frissonner brièvement. Ensuite, elle se mordit la lèvre du bas et mon souffle se bloqua dans mes poumons. En repensant à ses dents contre ma lèvre inférieure lors de notre baiser de mardi soir, je sentis ma verge tendre peu à peu le tissu de mon pantalon. Déglutissant difficilement, j'essayai de me calmer en m'ordonnant de me détendre, que ce n'était pas l'endroit propice…
– Tu sais ce que tu vas prendre ? lâcha soudain Erin.
Promptement, un sourire espiègle m'échappa et je me retins de rire. J'eus envie de répondre quelque chose de totalement indécent, tant mon esprit était en train de divaguer suite à toute cette tension et au double sens de sa question.
– Un steak et des frites… Et toi ?
Rougissant à vue d'œil, je crus comprendre qu'elle venait de saisir le double sens de sa question et le pourquoi de mon amusement. Elle lâcha, ensuite :
– Euh… Le plat de gnocchi m'a l'air…
Brusquement, elle suspendit sa phrase et elle se mordilla à nouveau la lèvre à la recherche d'un ou plusieurs mots qui aurait pu ne pas porter à… confusion.
-O-O-O-
Quand le serveur vint prendre nos commandes, je ne le lâchai pas des yeux. S'il faisait le moindre faux pas, j'allais faire ce qui était en mon pouvoir pour lui faire passer le message d'une façon des moins plaisantes qui soient. Il n'avait pas voulu m'écouter, la première fois, la deuxième serait la bonne.
Après avoir dicté ma commande, le serveur la nota sur son petit carnet et il pivota en direction d'Erin, un sourire enjôleur sur les lèvres.
– Et vous, Bella, qu'allez-vous prendre ?
Encore ce surnom à la con ! Pourquoi, il faillait qu'il en rajoute encore une couche ? Excédé, je lui crachai :
– Elle s'appelle Erin, pas Bella.
Évidemment, ce petit con montra une fois de plus qu'il était né avec une case en moins, car mon intonation sembla attiser son amusement et son envie de me défier à un jeu qu'il était sûr de perdre. Il n'avait aucune chance… S'il savait…
– Euh… Ce sera la même entrée que celle de Monsieur et vos gnocchis aux champignon et courgette. Annonça finalement Erin.
En croisant son regard à elle, je compris qu'elle voulait en finir rapidement avec le serveur ce qui ne manqua pas de me réjouir. Toujours, en me fusant du regard, le serveur ajouta en roucoulant de son faux accent italien :
– Va bene, signorina Erin. Vos désirs sont des ordres.
Sur ce, comme s'il avait senti que ma patience arrivait à son paroxysme, il s'empressa de fuir notre table.
Inspirant et expirant fortement, je me forçai à me contenir.
- Ça va ? demanda soudainement Erin, me sortant de mes pensées.
Lui jetant un regard, je vis de l'inquiétude se dessiner sur son beau visage.
– Oui, mais ce petit con va finir avec mon poing sur la gueule, s'il continue de te draguer de la sorte. Lâchai-je incapable de retenir mes mots.
– Tu n'oserais pas, si ? Pouffa Erin.
Surpris de sa réaction, j'ajoutai avec une onze de défi dans la voix :
– On verra bien.
Me mettait-elle au défi de frapper ce type s'il allait trop loin dans ses avances ?
Étonnement, Erin Young était une jeune femme pleine de surprise. Clairement, je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle trouve ma réplique amusante.
– Quel est ton plus grand rêve ? Me questionna Erin en croquant à pleines dents dans sa bruschetta.
Étrangement, mon cœur s'emballa à cette question. Mon plus grand rêve ? C'était elle, mon plus grand rêve ! L'imprégnation par le fait même. Être libéré de la solitude et du passé… Être heureux, la rendre heureuse, l'aimer, la protéger… Être avec elle, tout simplement. Mais, je ne pouvais certainement pas lui avouer tout ça… Pas maintenant, du moins. Par contre, elle voulait une réponse, alors il fallait que je trouve autre chose, pour le moment. Instinctivement, je répondis ce que j'avais répondu aux gens qui m'avaient posé cette question quelques années avant que je ne devienne un modificateur. Prenant une grande inspiration, je répondis :
– Je crois qu'il a été réalisé, déjà… Mais, côté professionnel, je dirais que d'ouvrir mon propre garage serait mon plus grand rêve !
Malheureusement, ma réponse sembla ne pas la satisfaire pleinement (et je m'étais douté qu'elle n'était pas dupe à ce point), car elle sembla avoir tiqué sur ma première phrase, et je la vis passer de la curiosité dans son regard noisette.
– Oh ! Tu as déjà réalisé ton plus grand rêve, à ton âge ? C'était quoi ? De chasser à toi tout seul une énorme bête ? De rencontrer ton idole ? D'aller à Disney World ? De…
Secouant la tête, je me gardai bien de ne pas lui rire au nez, mais un sourire se dessina sur mon visage.
– Si ça avait été aussi facile… J'aurais bien aimé. Mais, non. Je suis certain que tu ne trouveras pas.
– Quoi ? Tu me mets au défi, Jake ? me lâcha Erin avec un petit air taquin.
– À toi de voir. Mais, si tu es assez patiente, je te dirais ce que c'est un jour.
Une sorte d'angoisse s'empara de moi en songeant à comment amener les choses avec Erin… Je ne voulais pas qu'elle ait peur de moi, ou, qu'elle me fuie par la suite… Un jour viendrait où je lui annoncerais que j'étais un modificateur et par le fait même imprégné sur sa personne, mais pour le moment ce qui importait était de créer une relation avec elle, un lien amical et amoureux afin que la pilule soit plus facile à avaler pour elle…
– D'accord, « monsieur mystère »… Répondit ma belle Erin en roulant des yeux amusés.
Le fait qu'elle accepte de patienter me réjouissait au plus haut point. Elle était prête à attendre… Attendre ce jour où j'allais lui révéler mon plus gros secret. Mon rythme cardiaque s'accéléra et je ne pus me retenir de lui sourire franchement.
– Sinon, le tien… Demandai-je à mon tour curieux de connaître son plus grand rêve.
Erin ne réfléchit pas une seconde de plus et me répondit en rougissant quelque peu :
– Écrire un bouquin… J'ai toujours rêvé d'écrire un livre, mais… je ne sais pas sur quoi, encore… Peut-être un roman ou un guide pour apprendre aux étudiants à bien s'organiser… En tout cas, c'est ça, mon rêve.
– Je suis certain que tu le réaliseras. Dis-je, convaincu.
– Merci. Me répondit-elle d'une petite voix.
-O-O-O-
Nos entrées terminées, le serveur se ramena quelques minutes plus tard. De retour à notre table, je le vis regarder Erin toujours aussi intensément et langoureusement qu'un peu plus tôt. Visiblement, cet idiot n'avait pas compris le message.
Il ramassa ma grande assiette rectangulaire, mais, lorsque cela fut le tour de prendre celle d'Erin, il heurta (intentionnellement, j'en étais sûr) son verre d'eau qui se vida entièrement sur elle. Sentant la colère monter en moi, je me figeai, essayant de retenir le loup, qui voulait sortir. Je regardai vaguement la scène se dérouler d'un œil mauvais, attendant le moindre faux pas du serveur. Celui-ci donna une serviette de table propre à Erin qui s'empressa d'éponger sa robe. À ce moment, je compris qu'il avait planifié son coup. Qui sortirait comme ça une serviette de table de sa poche ?
– Mi scusi, signorina Erin. Puis-je vous offrir… Lâcha le crétin de serveur d'une voix faussement désolé.
Si faussement désolé que c'en était encore plus frustrant. Puis, Erin le coupa brusquement :
– Non. Non. Ne vous en faites pas, ce n'est que de l'eau. Ça va sécher.
Ensuite, je vis Erin déposer sur la table ses serviettes complètement imbibées et le serveur poser rapidement sa main sur la sienne. Clairement, ça n'avait rien d'un accident et ce petit jeu avait assez duré.
Violemment, je me levai de ma chaise afin d'être à sa hauteur, mais visiblement, lui n'était aucunement le de mienne. Il était beaucoup plus petit et beaucoup moins musclé que moi. Il avait intérêt à ne pas jouer au plus malin avec moi.
– Retire ta main de sur elle. Crachai-je durement en détachant bien tous les mots pour lui faire comprendre parfaitement que c'était son dernier avertissement.
Puis, lorsqu'il planta son regard dans le mien, il haussa un sourcil et me sourit sordidement, l'air de vouloir encore me défier.
– Oh ! Allez, du calme mon gars. C'est ta frangine, non ? Ne me dis pas que tu couches avec elle ?
Mais, il était vraiment stupide ? Erin, ma sœur ?
– De ? Quoi ? Jake n'est pas mon frère ! Lâcha tout à coup, Erin, en se levant, tout aussi choqué que moi.
Ensuite, le serveur se retourna vers Erin avant le lui dire d'une voix pleine d'arrogance et de dédain :
– Tout le monde sait que votre tribu est…
Je ne lui laissai même pas terminer sa phrase que je l'attrapai par la gorge pour lui asséner un bon coup de poing qu'il n'était pas près d'oublier. Lorsque mon poing entra en contact avec l'os de sa pommette, j'entendis un craquement, signe que j'avais dû lui casser quelque chose. Malgré tout, cet imbécile ne se laissa pas faire et il me frappa à son tour. Par contre, ce qu'il ne savait pas, c'était que son petit coup ne m'affecta pas vraiment. Cependant, à lui, cela lui fit affreusement mal, car je le sentis se tordre de douleur et l'entendit hurler. Étant un modificateur, j'avais une grande résistance et ça m'en prenait beaucoup plus pour me blesser, contrairement à lui.
Néanmoins, son geste ne fit que faire augmenter mon niveau de colère et ça, c'était dangereux. Je contrôlais parfaitement ma transformation, mais, à un tel niveau de rage, je sentais le crépitement particulier de la mutation s'insinuer dans mes veines… Lui assénant un dernier coup de poing afin d'établir ma domination sur lui, je le laissai s'écraser au sol. Cette fois, j'avais atteint sa mâchoire et peut-être qu'il allait regretter de m'avoir à ce point cherché.
Puis, soudain, je constatai que ma hargne m'avait complètement fait décrocher de la réalité. Émergeant, je me rendis compte que tout le monde nous regardait. Ensuite, je réalisai le paquet d'ennui que je venais de nous créer… Dans quelques secondes, surement, Erin et moi allions nous faire jeter du restaurant… Puis, en songeant à Erin, je me mis à chercher son regard pour m'y encrer et je découvris avec étonnement qu'elle ne semblait aucunement ébranlée par la situation.
Enfin, j'entendis la voix d'une femme crier :
– Qu'est-ce qui se passe ici ? Desmond !? Ne me dis pas que tu jouais encore les Casanova avec une cliente ! Je t'avais dit que ça finirait comme ça un jour ou l'autre !
Surpris par les paroles de la femme, qui n'était autre que l'hôtesse, je me figeai et esquissai un sourire amusé. Visiblement, la propriétaire était au courant de l'attitude de son serveur envers les jeunes femmes…
Rapidement, la femme de l'accueil vint à notre rencontre, à Erin et moi et nous dit en regardant son employé d'un air dégouté :
– Excusez, mon fils. Je suis persuadé que vous aviez une très bonne raison de le frapper. Il devait se faire remettre à sa place à un moment ou à un autre. Et croyez-moi, il en avait bien besoin ! Dans tous les cas, nous vous offrons le repas et ne vous en faites pas, je vais m'organiser pour que mon fils comprenne cette fois.
