Chapitre 11: Plage et Cinéma
Une semaine plus tard, alors que nous retournions dans ma chambre après le petit-déjeuner, nous eûmes la surprise de trouver James et Sirius qui nous y attendais confortablement installés parmi mes affaires. Lily lança un cri strident et je pointai ma baguette en réflexe.
- Calme toi, Meadowes, c'est seulement nous! Dit James, assis sur mon lit et occupé à zieuter l'une des revues qui traînaient sur ma table de nuit.
Sirius, pour sa part, était confortablement étendu dans ma chaise de lecture, mon endroit favori dans toute la maison. Lily, une fois la surprise passée, sourit à pleines dents avant de sauter dans les bras de James. Sirius se leva et se dirigea vers moi.
- Pourquoi on irait pas en bas pour une minute, pour laisser de l'espace à ces tourtereaux? Suggéra-t-il.
J'acquiesçai et le suivi au rez-de-chaussée. Nous étions seuls, ma grand-mère était partie au marché pour un bon moment (elle y pratiquait son potinage quotidien avec les gens qu'elle y rencontrait, c'était donc toujours interminable, une des raisons pourquoi j'avais cessé de l'accompagner). Sirius semblait de bonne humeur, constatais-je, le regardant prendre place dans le divan. Je m'assis devant lui sur l'autre divan.
- Alors, que nous vaut l'honneur de votre visite? Lui demandais-je.
- James devenait insupportable, alors nous avons décidé de vous rendre visite. Et on voulait voir si vous aimeriez passer la journée avec nous.
- Vous aviez quelque chose en tête?
- Le père de James nous a arrangé un Porte-au-loin pour une plage dans le sud de la France. Il dit que c'est chaud et plaisant et que c'est une destination touristique populaire chez les moldus, expliqua-t-il.
- Ah oui? Je ne suis jamais allée à la plage encore. Je veux dire, je n'ai même pas de maillot de bain...?
- Je vais t'en prêter un, Dor, je dois juste retourner chez moi les chercher. J'ai des robes soleil et des bikinis, Lily me dit alors qu'elle et James nous rejoignaient dans le salon.
- C'est quoi, un bikini? Demandais-je, entendant ce mot pour la première fois.
Sirius se moqua de moi.
- Une merveilleuse invention moldue, un très petit maillot de bain. Tu vas adorer ça, petite prude, me dit-il en me gratifiant d'un clin d'œil.
Pourquoi tout le monde m'appelait prude ces temps-ci? Je me tournai vers lui et lui fit un regard noir.
- Bien sûr, tu connais tout à propos de la lingerie moldue, dis-je. Lily? Il dit vrai? Lui demandais-je.
- Ouaip, il a raison. Mais ce n'est pas si mal, tu vas voir. C'est ce que beaucoup de filles portent à la plage. J'en ai acheté lors de mon voyage familial en Espagne l'an dernier... Dit-elle.
- Alors quoi, on est supposés aller là à moitié nues? Je crois que je vais rester ici, finalement, dis-je croisant les bras en boudant.
- Allez Dor, si ça te rend trop inconfortable, tu pourras toujours garder la robe par-dessus! Lily me dit avec un petit sourire moqueur.
- Je ne dis pas oui tout de suite. Je vais essayer ces bikinis avant d'accepter, les prévins-je.
- Bien sûr. On revient, les mecs, Lily dit, toujours avec son sourire moqueur.
Elle me prit le bras et j'eus un aperçu des gars qui riaient avant de transplaner avec Lily jusqu'à sa chambre. Elle se dirigea vers sa grande armoire-penderie et en ouvrit le tiroir du bas. Elle en sortit plusieurs pièces de tissus de couleurs variés et les lança sur le lit. Attends, quoi? Ça ne pouvait pas être ça? C'était tellement... Minuscule.
- Ok, donc, voilà, j'en ai quatre, alors tu peux en choisir un et l'essayer, me dit Lily.
- Lily, c'est plus petit que mes sous-vêtements, lui dis-je, horrifiée.
- Fais-moi confiance, tu vas voir, tout le monde porte ça à la plage. J'ai déjà vu des filles sans le haut, une fois. Ma mère était scandalisée! Les filles dans le sud sont vraiment moins prudes que nous, ça c'est sûr. Mais en même temps, il fait TELLEMENT chaud, c'est pas comparable à notre climat.
- ... Merlin... Lily, tu réalises que tu me demande de me mettre pratiquement nue devant Sirius Black?
- Et tu réalises que Sirius Black sera presque nu devant toi aussi? Répondit-elle du tac au tac, avec un sourire moqueur.
C'était indéniablement un bon argument en faveur des minuscules maillots de bain.
- Essaye-le, Dor. Ne sur-analyse pas trop. Ça va être tellement amusant. La plage, c'est vraiment super! Je suis très excitée d'y aller! Imagine, les chauds rayons du soleil sur notre peau, se baigner dans la mer? Quitter cette endroit frisquet?
- D'accord, d'accord! Ce sont de bons arguments en faveur du stupide bikini! Capitulais-je.
- Ouais, mais je crois que je peux deviner l'argument qui t'as convaincue, dit-elle en se moquant de moi (J'imagine qu'elle faisait référence à celui d'un Sirius à moitié nu).
- Donne-moi ce ridiculement petit bikini bleu, là. Et tourne-toi, ajoutais-je, ne prenant pas la peine de répondre à sa moquerie.
J'enlevai mes vêtements et enfilai le bikini. Je me retournai pour faire face au miroir. Oh, Merlin, je suis toute nue. Et d'une blancheur cadavérique. Ma peau était blanche ivoire, avec les foutues taches de rousseur un peu partout. Mais, si je devais être complètement honnête, je ne détestais pas le maillot de bain autant que je pensais. Mais je ne voulais pas avoir l'air ridicule devant Sirius.
- Lily? C'est bon, tu peux te retourner, lui dis-je.
- Oh! Dorcas! Ça te fait super bien! Tu es super sexy, dit-elle avec un clin d'œil.
- Tu dis seulement ça parce que t'as super envie d'y aller!
- Quoi? Non, c'est vrai, t'as perdue la vue? Regarde-toi! T'as gagné de la poitrine cet été, mon amie.
- Ah oui? Dis-je, me regardant dans le miroir et réalisant qu'elle avait raison.
- Ouaip. Tu remplis le haut mieux que moi.
- Vraiment?
Eh bien, c'était vrai que j'avais pris un peu de poids durant l'été, et ça me dérangeait un peu, mais maintenant que j'y voyais d'heureuses conséquences... Lily enfila un beau bikini couleur kaki, puis me donna une petite robe soleil que j'enfilai avant que l'on retourne chez grand-mère. Elle m'avait également fourni des sandales, me disant que le sable pouvait brûler la plante de pied, surtout qu'on avait pas l'habitude de ce genre de chaleur. Elle avait aussi rempli un sac avec de multiples accessoires de plage, qu'elle m'expliqua. Quand on arriva chez grand-mère, on constata que les garçons n'y étaient plus, probablement repartis se changer aussi. J'allai avec Lily chercher de grandes serviettes dans la salle de bain à l'étage. Les garçons revinrent alors que je terminais d'écrire une note explicative à ma grand-mère. Ils étaient torse nus et nu-pieds et avaient tout simplement apportés une serviette qu'ils portaient sur leurs épaules. Eh bien, c'était sans conteste une belle vue, pensais-je, regardant Sirius, qui portait un maillot de bain consistant en un short court et ajusté de couleur rouge foncé. Je relevai les yeux vers son visage et réalisai qu'il m'avait vu le détailler du regard. Je sentis mes joues s'enflammer de honte de m'être fait prendre. Son regard quitta le mien pour regarder ma robe, avec un sourire moqueur.
- Alors, Meadowes? Comment a été l'essais de bikini? Se moqua-t-il.
- La ferme. Je jure que si tu te moque de moi là-bas je pars! Lui dis-je, le menaçant.
- Je n'oserais jamais, dit-il, une main sur le cœur, se moquant visiblement encore de moi.
- On doit préparer un déjeuner? Lily demanda à James.
- Non, mon père m'a donné de l'argent français moldu pour qu'on puisse s'acheter à boire et à manger là-bas. Okay, groupe, c'est l'heure, attrapez cette boîte de conserve! Dit James en la déposant sur la table.
Nous attrapâmes tous une partie de la boîte de conserve cabossée et quelques secondes plus tard, tout commença à tourner autour de moi et nous tombâmes comme en chute libre pendant quelques secondes avant d'atterrir. Merlin que je détestais ce moyen de transport, quoiqu'il soit très pratique, c'était bien pire que transplaner en termes de sensation désagréable. Je regardai où j'avais atterri. Mes pieds se trouvaient dans le sable et nous semblions être dans un petit buisson, il y avait une cacophonie de voix tout autour de nous. Les garçons étaient déjà en train de repousser des branches pour se sortir de notre buisson d'atterrissage de porte-au-loin. Quand je les suivis hors de notre cachette, le soleil m'aveugla pendant une seconde, puis je pris le temps de regarder autour. Nous nous trouvions sur une magnifique plage de sable blanc et l'eau de la mer était d'un fabuleux turquoise. Ça ressemblait au paradis, pour moi, surtout étant donné le fait que j'avais grandi dans un pays humide et grisâtre, enfin, la plupart du temps (je sais que j'exagère toujours un peu tout). Et je ne veux pas avoir l'air ingrate, j'adore mon pays, mais ça, ici, maintenant, c'était vraiment attirant comme climat. Il faisait beau et chaud, et je n'étais pas accoutumée à des températures aussi chaudes. Quoique je désapprouvait encore un peu, je pouvais comprendre qu'avec cette température tu pouvais souhaiter porter des vêtements beaucoup plus légers. Et les gens, combien y en avait-il? Des centaines, au moins. Ils portaient tous de minuscules maillots de bain et semblaient ne pas être préoccupés le moins du monde par le fait qu'ils étaient presque nus. Eh bien, comme on dit ''À Rome, faites comme les romains'' ou quelque chose du genre... Je sentis Lily me prendre par le bras et me tirer avec elle.
- C'est bien, n'est-ce pas? Viens, ils nous ont trouvé un endroit où nous poser!
Elle me tira vers eux, où ils étaient occupés à étendre leurs serviettes sur le sable. Nous les imitâmes et étendirent les nôtres près des leurs. Ensuite, Lily enleva sa robe. James avait l'air de passer le meilleur moment de sa vie, à lui voir la tête. Lily le prit par la main et se retourna vers moi.
- Tu viens? Tu dois essayer la mer, Dor! C'est tellement amusant et rafraîchissant. Et les vagues sont parfaites!
Oh non. Elle me demande de me mettre toute nue, pratiquement. Je lançai un regard menaçant à Sirius.
- Promis, je ne vais pas rire. Viens et amuses-toi, Furie! Me dit-il en riant, avant de se retourner et de suivre les autres en direction de la mer, me tournant le dos.
Encore incertaine, je commençai à défaire les boutons de ma robe. Elle avait des boutons de haut en bas et donc s'ouvrait bien de cette façon, m'évitant de me tortiller inélégamment en l'enlevant en la passant par-dessus ma tête. J'essayai de me souvenir que Lily m'avait dit que ce vêtement ridicule m'allait bien. Je terminai de détacher la robe et tentai du mieux que je pouvais d'arrêter de trop réfléchir alors que j'enlevai la robe, m'exhibant presque complètement à des centaines de paires d'yeux. Je remontai le menton, afin de projeter une assurance que je ne ressentais pas du tout. Je marchai en direction de mes amis, avant de risquer un regard vers Sirius, pour voir s'il se moquait de moi. Il ne se moquait pas. Pour une fois, il était en fait très silencieux. Et sérieux. Lily me sourit et me fit signe de les rejoindre dans l'eau. Lorsque je m'approchai, les vagues vinrent à la rencontre de mes pieds, me faisant crier de surprise par l'eau un peu froide.
- C'est froid! M'exclamais-je, incertaine.
- Ça te semble froid parce que ta peau est réchauffée par le soleil, mais une fois que tu es dedans, l'eau est super bonne, Lily me dit, venant me rejoindre.
- Hm. Je ne suis pas certaine de ça, boudais-je.
- Allez, viens, couarde, rit Lily, me prenant par le bras.
Alors que j'étais encore ambivalente, je me fis éclabousser et lâchai un cri strident, voyant que ça provenait de Sirius.
- Oh que tu vas regretter ça! Le menaçais-je, allant vers lui.
- Je suis terrifié! Se moqua-t-il.
J'allai plus loin dans l'eau et, je dois l'avouer, j'eus beaucoup de plaisir à me laisser porter par les vagues et à éclabousser les autres (surtout Sirius). Lorsque nous sortîmes, les garçons allèrent nous acheter des rafraîchissements. Nous utilisâmes nos baguettes pour nous sécher (à l'exception des cheveux, nous ne souhaitions pas attirer l'attention sur nous non plus) et Lily pris une bouteille de son sac et m'expliqua que c'était une lotion pour protéger notre peau du soleil. Lorsque les garçons revinrent, elle en mit dans le dos de James, comme elle l'avait fait pour moi et moi pour elle. Lorsque vint le tour de Sirius, il se tourna vers moi.
- J'ai besoin de ton aide, Meadowes.
J'avalai de travers.
- Pourquoi moi? Demandais-je, embarrassée.
- Parce que je ne veux clairement pas demander à James et je ne suis pas certain qu'il apprécierait beaucoup que je demande à Evans. N'est-ce pas, Cornedrue? Lui demanda-t-il avec un sourire moqueur.
- Pas tellement, confirma-t-il.
Lily, la traîtresse, riait avec eux. J'imaginais que j'avais deux choix devant moi, soit de me gâter en touchant le dos de Sirius (Quoi? À quoi bon tenter de le nier, j'en avais clairement envie) OU de le laisser avoir un coup de soleil...
- Clairement, tu mérites un coup de soleil, après m'avoir éclaboussé avant que je n'entre dans l'eau, tout à l'heure, lui dis-je.
- Oh, allez, Furie, te mettre en colère était la méthode la plus efficace pour que tu entres dans l'eau, admets le! Me dit-il.
- Sans admettre que tu as raison, je peux te concéder qu'il est vrai que ma haine pour toi était une méthode très efficace pour me convaincre d'entrer dans l'eau.
- Tu ne me hais pas, par contre. Je te défie. Tu aimes être défié.
- Arf. Tais-toi et donne-moi cette foutue bouteille, lui dis-je.
Il me la donna avec un sourire en coin, puis vint s'asseoir devant moi. J'eus une pensée pour la petite crise de jalousie que j'avais eu pour Joyce qui lui massait le dos peu avant... Je secouai la tête, pour arrêter de juste fixer son dos parfait comme une vraie groupie avant qu'il ne se demande pourquoi ça me prenait si longtemps avant de m'atteler à la tâche. Je versai de la crème dans mes mains, puis commençai à l'étendre doucement dans son dos. La sensation sur mes dois était exquise, c'était la première fois que j'avais la chance de le toucher de cette façon. De sentir sous mes doigts sa peau, ses os et sa musculature, et c'était très très agréable. Une fois que la crème fût étendue sur toute la surface de son dos, je dû me forcer à arrêter. Il se tourna pour me regarder, souriant toujours.
- Merci, Meadowes... Dit-il.
- Hm.
Je me forçai à retrouver mon cerveau (une tâche difficile) et je fouillai dans le sac de Lily pour y retrouver mon roman. Je lui jetai un regard, elle était assise confortablement entre les jambes de James et ils riaient ensemble, tout en entre-coupant leur conversation de nombreux baisers. Je me retournai sur mon estomac et commençai à plonger dans mon livre. Ou plutôt, j'essayai de plonger dans mon livre. La concentration était plutôt difficile, alors que Sirius était étendu près de moi, sur le côté, tourné vers moi, sa tête appuyée sur sa main, me fixant avec un sourire. Je refermai mon livre et tournai la tête vers lui.
- Quoi? Je n'arrive pas à me concentrer avec toi qui m'observe comme ça, qu'est-ce que tu veux? Lui demandais-je.
- Je m'emmerde. Qu'est-ce que tu lis? Demanda-t-il.
- Un roman moldu que Lily m'a prêté. Ça s'appelle Orgueil et préjugé, lui répondis-je, lui montrant la couverture de mon livre.
- Et ça parle de quoi?
- Hm... C'est une histoire d'amour. À propos d'une gentille fille dans une famille de fous et d'un homme riche et arrogant.
- J'imagine qu'ils finissent ensemble?
- Probablement, mais je n'ai pas terminé, donc c'est dur à dire.
- Tu peux juste regarder la dernière page, tu le sauras, non?
- Je ne peux pas croire que tu viens de prononcer ces paroles sacrilèges, lui dis-je, la main sur le cœur.
- Tu prends ça beaucoup trop à cœur, me dit-il en riant. Tu veux qu'ils finissent ensemble?
- Eh bien... Oui... Mais il doit arrêter d'être un connard, par contre, ajoutais-je.
- Je ne vous comprends pas, vous, les filles. Vous vous abreuvez toutes de romans à l'eau de rose qui créent des standards impossible pour nous.
- C'est faux.
- Oh que oui. Je suis certain que tu as ce tableau du parfait prince charmant dans ta belle petite tête, me dit-il, poussant sont index sur mon front.
C'était un compliment, par contre, n'est-ce pas? Il avait dit '' belle petite tête''. Je me secouai mentalement, pour ne pas avoir l'air lobotomisée par son compliment et je rétorquai.
- Tu as tord. Je ne veux pas quelqu'un de parfait. Ça doit être d'un ennui total. Et... Je ne suis pas du tout parfaite, alors... Ça serait vraiment ridicule d'exiger ça de quelqu'un d'autre. Le prince charmant est ennuyeux. Darcy, dans mon roman, il n'est pas parfait, mais il n'est pas ennuyeux. Il est un salaud par contre, par moment. Mais un magnifique salaud, ça compense.
- Comment tu sais qu'il est beau? C'est un livre.
- Utilises ton imagination, mon ami. Dans ma tête, il est sexy, lui dis-je avec un sourire espiègle. Et les descriptions dans le texte servent à ça, aussi.
Il fronça les sourcils et vint pour dire quelque chose, mais fût interrompu par James.
- Et, vous deux, Lily a eu une bonne idée!
Sirius s'assit et se tourna vers eux.
- Qu'est-ce que c'est? Demanda-t-il.
- Elle a proposée que demain nous pourrions tous aller voir un... Comment tu as appelé ça, Lily? James demanda.
- Un film. C'est vraiment amusant, c'est un truc moldu. Ils projettent des images animées sur un écran géant et... Bon, c'est pas si facile à expliquer, vous verrez bien! Je vous promets que vous allez adorer! Termina-t-elle.
- Ok, pourquoi pas? Dit Sirius, se tournant vers moi.
- Oui, pourquoi pas? En attendant, j'aimerais avoir une pause de soleil, c'est un peu trop intense pour moi! Me plaignis-je.
- Oh, attends, j'ai apporté quelque chose pour ça... dit Lily, cherchant dans son sac, qui avait subi un sort d'extension et contenait apparemment beaucoup de trucs.
Elle en ressorti un genre de gros parapluie, puis se leva et vint me rejoindre. Elle le planta dans le sable et l'ouvrit, me donnant un plaisant coin d'ombre où continuer ma lecture.
- Et voilà! Tu sais quoi, en fait, je pense que je vais prendre un peu d'ombre avec toi, dit-elle, s'assoyant à mes côtés.
Sirius s'était déplacé pour s'approche de James et les deux parlaient et riaient fort un peu plus loin.
- Alors, tu t'amuses? Lily me demanda.
- Oui, vraiment, c'était une très bonne idée de venir passer la journée ici.
- Tu sais...
Elle s'approcha de moi et baissa le ton.
- Ne sois pas fâchée, commença-t-elle.
- À propos de quoi? Demandais-je, déjà sur mes gardes.
- J'ai... Ce matin, j'ai demandé à James si c'était un genre de... Double rendez-vous, tu sais...
- Tu as fait quoi? Dis-je, scandalisée.
- Je n'ai rien dit à propos de ton attirance pour Sirius ou rien... J'étais juste... Curieuse.
- ... Et...? Demandais-je, incapable de rester en colère alors que la curiosité prenait toute la place dans mon esprit.
- Il a dit que... Ça ne pouvait pas être ça. Quand je lui ai demandé pourquoi pas, il m'a dit que c'est... Compliqué.
- Qu'est-ce qui est compliqué?
- Je ne sais pas. Il m'a juste dit que la situation en général était complexe. Je n'ai pas poussée plus loin parce que je ne voulais pas en dire trop et que tu sois en colère contre moi, dit-elle, me regardant.
- Je ne suis pas en colère. Mais, Lily, laisse tomber, je ne veux pas que personne n'ait l'impression que...
- Que tu l'aimes bien? Même si c'est vrai? Demanda-t-elle.
- ...
Nous fûmes interrompues par un ballon qui atterrit sur mes jambes. Je le pris avant qu'il ne roule plus loin et vis qu'un jeune homme venait vers nous, avec un grand sourire amical. Il était très grand, très bronzé, très musclé et très blond.
- Bonjour!
- Euhm. Salut?
Il s'agenouilla à mes côtés et se montrait persistant avec son grand sourire.
- Salut. C'est mon ballon de volley, dans tes mains, me dit-il, pointant le ballon que je tenais toujours.
- Oh, oui. Tiens! Lui dis-je, lui redonnant le ballon.
- Je m'appelle Arnaud, en passant, me dit-il.
- Enchantée, Arnaud, je m'appelle Dorcas, et voici Lily, lui répondis-je en souriant.
- Eh bien, enchanté de vous rencontrer, Dorcas et Lily. Est-ce qu'un de ces deux-là est ton copain, Dorcas? Me demanda-t-il, pointant les garçons assis un peu plus loin.
Je me retournai vers eux et vis Sirius jauger Arnaud d'un œil peu avenant et je crus entendre quelque chose comme un grognement? Bon, clairement ça devait être une hallucination auditive, causée par les nombreux chiens présents autour de nous... Un humain ne gronde pas comme un chien, clairement. Je me retournai vers Arnaud, en me demandant pourquoi il me posait cette question. Est-ce qu'il flirtait avec moi?
- James, dis-je, le pointant, est le copain de Lily, mais Sirius est... Juste un ami, dis-je, lui jetant un regard, auquel il répondit par une mine renfrognée.
Quoi? N'étais-ce pas la vérité? Il n'avait aucune raison d'être fâché...
- D'accord, tant mieux pour moi, me dit-il en souriant. T'as envie de venir jouer au volley ball avec nous? Demanda-t-il en pointant un groupe de jeunes qui semblait attendre qu'il ne revienne avec leur ballon.
- Euhm... Je ne sais pas? Je ne connais pas ce jeu... Dis-je, incertaine, mais en même temps, curieuse de connaître un nouveau sport.
- Tu n'as jamais joué au volley? C'est plutôt simple, en fait, je peux te montrer, si tu veux, me sourit-il.
- Tu devrais y aller, Dor, je pense que tu vas aimer ça, me dit Lily.
- Eh bien... Pourquoi pas? Haussais-je les épaules.
Arnaud me tendit la main pour m'aider à me relever. Alors que je me tenais devant lui, je vis ses yeux me détailler et me sentis plus nue que jamais, dans le trop-petit-à-mon-goût maillot de bain. J'attrapai ma robe et l'enfilai prestement, me sentant plus à l'aise comme ça. Puis, je le suivis vers les autres.
- Tout le monde, je vous présente Dorcas, Dorcas, voici Pam, dit-il, pointant une petite rousse, Vanessa, il pointa une grande beauté aux cheveux noir corbeau, Gus, dit-il en pointant un grand costaud aux cheveux dorés et Vincent, termina-t-il, pointant un plus petit jeune homme aux cheveux brun-dorés mi-longs. Dorcas va jouer avec nous, le expliqua-t-il.
- Salut, tout le monde, leur dis-je timidement, me sentant observée par tout le groupe.
Ils s'approchèrent de moi avec des sourires accueillants.
- Clairement, tu n'es pas du coin, me dit la dénommée Pam, tu viens d'où?
- Angleterre, lui répondis-je.
- Oh, c'est de là que vient l'accent exotique, alors! Commenta Vincent.
- Eh bien, je vous renvois le commentaire, votre accent est exotique pour moi aussi, leur répondis-je en souriant.
- j'imagine que oui, en effet, répondis Vincent avec un clin d'œil. Alors, on joue?
- Vous devrez me dire comment on joue d'abord, leur demandais-je.
Ils m'expliquèrent rapidement les bases du jeu et nous jouâmes pendant un bon moment. Je devais avouer que j'avais beaucoup de plaisir à ce jeu, même s'il n'impliquait rien de magique. Mon équipe perdit par deux points, mais ce fût tout de même une belle partie.
- Ok, c'était sympa, merci tout le monde, je vais retourner à mes amis, leur dis-je, faisant un pas de reculons.
- D'accord. On va faire un feu de joie sur la plage, ce soir, si tu veux nous rejoindre plus tard, dit Arnaud.
- Hm. Merci de l'invitation, dis-je, ne répondant pas à cette dernière, sachant bien que je serais très bientôt à des centaines de kilomètres d'ici.
- À plus tard, alors, insista-t-il, me gratifiant d'un sourire charmeur.
Je ne fis que répondre à son sourire avant de me retourner et d'aller rejoindre mes amis.
- Alors, tu as aimé? Lily me demanda.
- Ouais, c'était sympa, pour un sport moldu, lui dis-je en souriant.
- Il est parvenu à te demander de sortir avec lui? Me demanda Sirius, roulant des yeux.
- Bien sûr. Mais clairement je ne vais pas sortir avec lui, étant donné que l'on retourne en Angleterre très bientôt, lui répondis-je, croisant les bras défensivement.
- En fait, il se fait tard, on devrait sans doute y retourner, nous dit Lily.
Nous rangeâmes nos choses dans le sac de Lily avant d'aller se cacher à l'endroit de notre arrivée avec le porte-au-loin avant de transplaner vers la maison. Sirius et moi partîmes les premier, pas vers le même endroit, afin de laisser Lily et James se faire des adieux enamourés dont nous ne souhaitions pas tellement être témoins. J'étais dans ma chambre chez grand-mère depuis quelques minutes quand Lily arriva, les joues roses et un sourire rêveur aux lèvres. Nous sentîmes la délicieuse odeur d'un festin à venir en bas, attisant notre curiosité et nous amenant à descendre pour voir de quoi il s'agissait. Je réalisai que j'avais un petit creux. Alors que l'on arrivait dans la cuisine, j'eus la surprise d'y voir ma mère, occupée à cuisiner avec grand-mère.
- MAMAN! Criais-je, me jetant dans ses bras avec affection.
- Dor! Comment vas-tu, chérie? Me demanda-t-elle.
Je la serrai dans mes bras pendant un moment, réalisant qu'elle m'avait manquée plus que je n'aurais pensé.
- Et salut à toi, Lily-jolie! Dit ma mère à mon amie, avant de la serrer dans ses bras à son tour.
- Est-ce que papa est avec toi? Lui demandais-je.
- Pas encore, tu sais comment c'est ce boulot, beaucoup moins glamour qu'il n'y paraît, il est enseveli sous les rapports à remplir, mais il va arriver bientôt, m'expliqua-t-elle.
- Super! M'exclamais-je.
Nous prîmes place à table avec elle, grand-mère nous versant du thé, avant de retourner à ses fourneaux. Nous parlâmes un peu des voisins de Mary tout d'abord, avant de changer de sujet.
- Alors, où étiez-vous aujourd'hui? Ma mère nous demanda.
- Le COPAIN de Lily nous a amené à la plage, en fait. Quelque part en France, son père nous avais fait un porte-au-loin, expliquais-je.
- On va très certainement revenir sur le sujet du copain très bientôt. Mais tout d'abord, vous deux, vous devez être très prudentes, spécialement lorsque vous sortez en publique, nous avertit-elle.
- Mais... C'était une plage moldue, maman...! Il n'y avait probablement pas d'autres sorciers que nous là-bas, nous défendis-je.
- Je sais, Dorcas, mais tu dois comprendre, ton père et moi, nous sommes très inquiets pour toi. Le fait est que, je ne veux pas trop t'inquiéter, mais certaines personnes pourraient essayer de s'en prendre à toi... M'expliqua-t-elle.
- Tu as de nouvelles informations à ce propos? Demandais-je.
- Pas tant que ça, je ne veux pas t'alarmer, mais nous savons qu'ils savent à propos de toi, qui tu es, de quoi tu as l'air... Je veux juste que tu sois au courant, et que tu sois sur tes gardes, c'est tout, chérie, on se comprend?
- Oui. Je ne quitte jamais sans ma baguette, tu sais ça. Et je peux prendre soin de moi-même, dis-je avec confiance.
- Je ne suis pas certaine que tu réalises pleinement contre quoi, ou plutôt contre qui nous nous battons. Et Lily, tu dois faire attention à toi également, être une née-moldue est également de plus en plus risqué par les temps qui courent... Dit-elle, regardant mon amie.
- Je vais rester sur mes gardes, répondit Lily.
Nous restâmes silencieuses pendant quelques secondes. Je n'étais pas stupide, je savais qu'il y avait une menace qui planait sur nous, j'avais vu tout ça se rapprocher tout récemment, avec les voisins de Mary... Mais c'était tout de même difficile de toujours garder ça en tête lorsque j'étais occupée à m'amuser, je l'oubliais parfois et ça pourrait s'avérer dangereux... Pour l'instant, même si je savais que mes parents disaient la vérité, c'était difficile de me sentir paranoïaque comme ils aimeraient que je sois.
- Alors, c'était la fin de la discussion sérieuse. Lily, qu'est-ce qui se passe? Ne me dit pas que tu a finalement cédée aux avances de Potter? Ma mère dit, changeant le sujet.
- Eh oui, c'est fou, hein? Lily lui dit en souriant.
- Pas fou du tout. Il était temps, en fait. Qu'est-ce qui t'as finalement fait changer d'avis à propos de lui? Ma mère continua.
- C'est son immeeeeennnnnse... Bibliothèque! M'exclamais-je, riant fort.
- La ferme, Dor! Ce n'est pas ça! Dit Lily.
- Eh bien! Je savais que vous étiez des rats de bibliothèque, les filles, mais pas à ce point là! Ma mère dit en riant aussi.
- Pour être honnête, je développais quelque chose pour lui depuis l'an dernier. Mais je voulais être bien certaine de mes sentiments pour lui, tu sais? Lily expliqua.
- Et c'est une bonne chose, ma chère. Je suis très heureuse pour toi. Et maintenant, ça va être simple de faire une sortie de couples avec Dorcas et ce garçon... Black, n'est-ce pas? Ma mère ajouta avec un sourire espiègle.
- MAMAN?! m'exclamais-je, scandalisée.
- Quoi? Tu penses que je ne te connais pas, peut-être? Eh bien, désolée, Dorcas, je t'ai mis au monde, tu te souviens? Je te connais par cœur, me dit-elle en me pinçant la joue.
Avant que je n'ai le temps de répondre, nous entendîmes un ''CRAC'' et mon père entra dans la cuisine.
- PAPA! Criais-je joyeusement, me levant pour aller l'accueillir.
- Salut, Dorcas, tu vas bien? me demanda-t-il.
- Très bien, papa, contente de te voir! Répondis-je avec un sourire.
- Tu nous a manqué aussi. Bonjour, maman, dit-il à grand-mère.
Il salua aussi Lily et nous nous assîmes tous ensemble, parlant de tout et de rien. C'était léger et plaisant, ça faisait du bien de passer du temps avec mes parents, pour une fois, et surtout après des semaines sans les voir. Nous passâmes la soirée ensemble avant qu'ils ne retournent à la maison. Grand-mère partit se coucher tout de suite après leur départ, peu habituée de dépasser son heure habituelle de coucher. Je restai dans le salon avec Lily pendant un certain temps.
- Alors, après votre départ à Sirius et toi, James et moi avons décidés d'aller au cinéma jeudi. Nous avons pensé que nous pourrions y aller après le déjeuner et ensuite faire un arrêt rapide sur le Chemin de traverse pour acheter nos choses pour la rentrée, expliqua Lily.
- Ça me semble un bon plan, approuvais-je.
Nous avions reçu notre liste de matériel scolaire à avoir pour notre dernière année à Poudlard la semaine dernière. Nous n'avions pas besoin de grand chose, parce que nous avions beaucoup accumulé de matériel durant les six années antérieures. Nous n'avions besoin que de livres de cours, et pour ma part, d'un nouveau chaudron pour la classe de Potions, parce que j'avais brûlé le mien au point de non-retour à la fin de l'année scolaire. J'avais bien tenté de le réparer, mais après un moment j'avais juste abandonné et l'avais jeté aux ordures. C'était juste avant les examens de fin d'année, et le professeur Slughorn m'en avait gracieusement prêté un pour terminer l'année. Alors, pour moi ce sera Fleury et Bott et la boutique de chaudrons... Avant de quitter, mes parents m'avaient remis de l'argent pour mes achats scolaires, n'étant pas parvenus à se libérer pour m'accompagner cette année, contrairement à leur habitudes. Donc, je n'aurais pas à aller à Gringotts ce qui ne me dérangeait pas tellement, je me sentais toujours un peu mal à l'aise en présence des Gobelins. Et, puisque nous retournions à Poudlard lundi prochain, nous commencions à être plutôt en retard pour nos achats.
...
Jeudi matin était vraiment pluvieux, gris et morne. Alors que Lily était dans la douche, j'étais assise dans ma chaise de lecture, près de la fenêtre, sirotant un thé et regardant la pluie tomber à l'extérieur, perdue dans mes pensées. J'imaginais que c'était une bonne journée pour s'enfermer dans une salle de cinéma, parce que personne de moindrement sain d'esprit ne resterait dehors avec ce type de température. Cette journée avait commencée du mauvais pied, j'espérais que ça irait en s'améliorant. Tout d'abord, le foutu stupide hibou de mes parents m'avait mordu alors que j'ouvrais leur lettre, trop impatient que je lui donne à manger. J'avais mis l'onguent miraculeux de ma grand-mère sur mon pouce blessé, et ça allait un peu mieux, mais ça ne guérissait pas assez rapidement à mon goût, c'était encore plutôt douloureux. Peut-être étais-ce parce que nous utilisions toujours nos pouces dans la vie, alors il n'obtenait pas le temps de repos nécessaire à sa guérison, surtout que c'était mon pouce droit et que j'étais droitière... L'autre raison pour mon humeur mélancolique était la lettre en soi. Mes parents m'avaient écrit pour m'avertir qu'ils seraient hors du pays pour une semaine. Je déduisis qu'ils voulaient aussi dire qu'ils seraient injoignables. Parce qu'ils devaient clairement être en mission secrète ou quelque chose du genre... Alors, je ne savais pas où ils étaient, pourquoi et pour combien de temps exactement. La joie d'avoir ces deux-là comme figure parentale. Je les aimait, vraiment, mais leur boulot dans les dernières années était de plus en plus prenant et mystérieux et je devais dire que ça me faisais sentir abandonnée par eux souvent.
Après le déjeuner, nous transplanâmes devant le porche du manoir Potter. Au moins, bonne nouvelle, la pluie avaient cessée. Avant que nous n'eûmes la chance de frapper à la porte, elle s'ouvrait sur James, qui fonça sur Lily avec appétit. Sirius le suivit et referma la porte derrière lui.
- Salut, Meadowes.
- Black.
Potter relâcha Lily après quelques longues et gênantes secondes de silence.
- Hey, Meadowes! M'accueilli-t-il finalement, venant me faire un câlin amical.
- Alors, où on va? Demanda-t-il à Lily.
- Au cinéma près de chez moi. Nous allons voir un film nommé Star Wars, c'est très très populaire dans la pop culture moldue, j'ai bien hâte de voir pourquoi!
- Ok alors, comment on s'y rend? Demanda James.
- On va vous amener avec nous. Dorcas, tu te souviens le parc près de chez moi, où je t'ai amené l'été dernier?
- Oui? Répondis-je.
- Amène Sirius là, c'est tout près du cinéma.
- D'accord, dis-je.
Nous tranplanâmes dans un petit boisé dans le parc qu'avait évoqué Lily. Ils nous y attendaient un peu plus loin. Je relâchai le bras de Sirius et nous allâmes dans leur direction.
- Alors, c'est à propos de quoi ce film, en fait? Demandais-je à Lily.
Lily m'avait déjà parlé de films. Elle m'avait raconté que c'était un peu comme de mettre des livres en image, que c'était très immersif, et ce concept était très attrayant pour un rat de bibliothèque comme moi.
- Eh bien, c'est à propos de gens qui habitent sur d'autres planètes et qui se battent? C'est une guerre entre le bien et le mal, comme toujours. En fait, il y a comme de la magie dans l'histoire, aussi. Ils appellent leurs ''sorciers'' des ''Jedis'' dans ce monde imaginaire... Tout le monde disent que ce film est extraordinaire, j'ai très hâte de voir! Me dit-elle, excitée.
Sirius et James ne nous écoutaient pas, trop fascinés par le quartier moldu dans lequel on se trouvait.
- J'adore ça, ici! J'aimerais me trouver un appartement dans un genre de quartier comme celui-là, dit Sirius.
- Vraiment? Pourquoi? Lui demandais-je.
- Je sais pas. J'aime ça. Je veux utiliser de l'électricité et d'autres inventions moldues. C'est une autre forme de magie, tu vois? Me répondit-il.
- J'imagine...
Nous arrivâmes au cinéma quelques minutes plus tard. Lily paya pour nous, étant la seule possédant de l'argent moldue parmi nous et déclarant cette activité sa tournée.
- Vous allez avoir le plaisir de découvrir le trop-appétissant pop-corn au beurre. C'est teeeeellement bon, vous verrez, nous dit-elle, se dirigeant vers le comptoir à friandises.
Nous la suivîmes ensuite vers une grande pièce plongée dans la pénombre et remplie de gens confortablement installés sur des sièges. Nous nous trouvâmes quatre sièges dans la dernière rangée. James prit le siège près de l'allée, puis Lily, je m'assis à côté d'elle et Sirius à côté de moi. Nous avions dévoré cette fabuleuse chose qu'elle appelait pop-corn avant même que le film ne commence. Quand ça commença finalement, James, Sirius et moi hoquetèrent de surprise au son très fort et à la grosseur de l'image, impressionnés par l'expérience immersive que ça nous faisait vivre. Mais après quelques minutes, on s'y habitua et je dois dire, j'adorais ça. C'était incroyable de suivre une histoire de cette façon. Nous devions absolument faire ça plus souvent! Et la pièce était plongée dans le noir, alors nous oublions que nous étions entourés de gens et nous étions captivés complètement par le film. Je me tournai vers Lily et vit qu'elle avait la tête appuyée sur l'épaule de James et qu'ils se tenaient les mains, très concentrés sur le film. Je me tournai vers Sirius et vit qu'il était complètement absorbé par le film aussi. Voyant qu'il n'utilisait pas l'accoudoir entre nous deux, je me l'appropriai et me calai plus confortablement dans mon siège. Le film se poursuivit et lorsqu'il termina et que la lumière revint dans la salle, nous exprimâmes notre enthousiasme à Lily, qui l'avait beaucoup aimé aussi. Nous sortîmes du cinéma par la porte arrière et nous dirigeâmes dans la direction opposée à celle de la foule qui sortait pour transplaner sans témoins, et quelques secondes plus tard, nous étions sur Le chemin de traverse.
