Chapitre IX :
« Hermione, je dois te laisser, Neville doit m'attendre, annonça Luna toujours aussi tendue.
- Oui pas de problème », lui répondit la concernée avec un sourire d'encouragement.
Elles se prirent dans les bras et quand elles se séparèrent, la Lionne put s'apercevoir que son amie avait l'air de plus en plus stressée au vu de son mariage qui approchait à grand pas. Dans une semaine, le deux septembre, Luna Lovegood sera mariée et se renommera en Madame Londubat. Les deux jeunes filles avait passé la journée ensemble, elles avaient commencé par aller récupérer leurs robes respectives et faire les dernières retouches puis Hermione avait traîné Luna dans les boutiques dans l'espoir de lui changer les idées. Si au début cela avait fonctionné, quand elles s'étaient rendue chez la Gryffondor pour y prendre un thé, de façon à marquer la dernière partie de leur journée, la Serdaigle avait recommencé à paniquer. Elle était anxieuse. Non pas qu'elle doutais de son amour pour Neville ou des intentions du jeune homme. Mais, comme toutes femmes qui voient leur grand jour arriver, cela restait un moment extrêmement dur pour les nerfs, après tout on veut tous que ce soit parfait. Cependant, il y avait toujours quelque chose qui pouvait arriver et la jeune Serdaigle en avait fait la liste à son amie quand celle-ci avait tenté de la calmer. Et on peut dire que la blonde ne manquait pas d'imagination quand il s'agit de scénarios catastrophes.
Une fois partie par la cheminée, qu'Hermione avait relié au réseau sorcier, la Gryffondor se retrouva avec pour seule compagnie, Pattenrond, qui était encore roulé en boule sur son lit, et son angoisse à elle. Parce que certes, ce n'est pas elle qui se mariait. Mais déjà de voir la Serdaigle dans cet état, sans réussir à l'aider, est assez fastidieux, mais en plus le nœud dans son estomac qui se renforçait de plus en plus, ne lui facilitait pas la tâche.
Elle fut sortie de ses pensées par un coup à la porte. Quand celle-ci fut ouverte, Hermione se trouva stupéfaite en face d'un Malfoy, légèrement gêné.
« Mais qu'est ce que tu fais ici ? »
Furent les seules paroles de la rouge et or confuse.
« Je peux entrer ? », lui demanda calmement le Serpentard.
La jeune femme consentie à se décaler pour qu'il puisse rentrer dans son salon, toujours sans un mot de plus.
« C'est petit mais chaleureux, déclara le jeune homme pour meubler ce silence. A ton image, quoi que un peu miteux quand même.
- Tu ne m'as pas répondu, qu'est ce que tu vient faire ici ?, fit remarquer la jeune femme sans faire attention à ce qu'il venait de dire. Et puis maintenant que j'y pense, comment as-tu eu mon adresse ?
- Pour ça il faut remercier ta charmante collègue blonde, répondit-t-il avec son sourire en coin tout en se retournant vers elle. J'ai juste eu à lui dire que je voulais te faire une surprise mais que je ne savais pas où tu habitais et elle m'a écris ton adresse et même donné des conseils.
- Oh mon dieu ! Mais elle peut pas s'occuper de ses oignons celle la ! », lâcha la brunette.
Le jeune homme pouffa. Il reçu un regard noir de son hôte ce qu'il lui fit reprendre son sérieux instantanément.
« Et pour répondre à ta première question, je suis ici car, à part le fait que le mariage des Londubat se passe dans une semaine, je n'en sais pas plus.
- Comment ça ? Que veux-tu savoir ?
- Tout d'abord c'est où ? Quelle heure ? Il y a un code vestimentaire ? On y va ensemble ou séparément ? Tu seras habillée comment toi ?, demanda le Serpentard dans le plus grand des calme en la regardant dans les yeux.
- Oula, doucement, lui répondit-elle déstabilisée. Tu veux pas t'asseoir ? Et j'ai du thé si tu veux.
- Non c'est bon merci, lui dit-il en s'asseyant sur le canapé qui grinça dangereusement.
- Fait pas attention il va pas s'écrouler… », annonça la Gryffondor alors que le jeune homme lançait un regard désapprobateur au vieux canapé.
La jeune fille s'assit dans le fauteuil et consentie enfin à lui répondre sous son regard qui s'était reposé sur elle :
« Pour commencer, cela se passe sur le nouveau domaine des mariés, il faudrait que nous y soyons pour onze heure trente quand personne ne sera encore arrivé. Mais tu n'as qu'à venir ici un peu avant et nous irons ensemble. Ensuite, non il n'y a pas de code vestimentaire particulier. Et à quoi te servirais de savoir comment je m'habille ?, fini-t-elle par demander.
- Pour que nous soyons accordés, lui répondit-il comme si c'était évident.
- Pourquoi devrions nous être accordés ?, fit la rouge et or confuse.
- Un couple doit être accordé.
- Un couple ?
- Oh voyons Granger, tu crois vraiment que je n'ai pas compris pourquoi tu m'as demandé à moi d'être ton cavalier ? Laisses moi deviner, tu n'as pas pu te résoudre à dire à ton amie que tu es toujours célibataire, tu ne voulais pas qu'elle s'inquiète pour toi alors tu lui as dit que tu viendrais accompagner. Alors quand je t'ai demandé pour m'accompagner à ce bal, tu t'es dit que je serais la personne idéale. Je suis un sorcier, car tu ne peux quand même pas arriver avec un moldu, en plus je suis connu et riche, l'homme parfait pour faire un retour en toute dignité. Je suis pose que ni Lovegood ni Londubat ne savent que c'est à mon bras que tu viendras, n'est ce pas ? Tu as dû leur sortir un truc du style c'est une surprise ou quelque chose comme ça. Alors Granger, dis moi, où est ce que je me suis trompé ? »
La brune le regardait avec des grands yeux étonnés, puis s'apercevant qu'il avait raison sur toute la ligne elle fini par baisser le regard et se lever pour lui tourner le dos.
« J'en conclu que j'ai raison, lança le blond d'un air suffisant.
- En effet, murmura-t-elle. Ma robe est bleu, répondit-elle finalement en se retournant vers son interlocuteur.
- Du bleu ? Choix intéressant pour le mariage d'une Serdaigle.
- Ce n'est pas anodin, fit la Gryffondor avec un faible sourire en coin.
- Je n'en doutais pas moins de toi, déclara le blond, son incontournable sourire narquois.
- Que veux-tu dire par là ?
- Rien de particulier. Bon, c'est pas le tout mais faut que je rentre.
- Laisses moi deviner, une femme t'attends ?
- Franchement Granger, si j'avais une relation avec une femme, tu crois vraiment que je t'aurais demander de venir avec moi à ce bal ?
- Qui sait, tu veux peut être la rendre jalouse. Ça ne m'étonnerait même pas de toi.
- Je devrait me sentir vexé mais étonnement je suis flatté », rétorqua-t-il, son sourire s'élargissant encore plus.
La jeune femme ne put s'empêcher de rire doucement.
« C'est mieux quand tu rigoles. », lâcha-t-il avec un sourire qui paraissait sincère.
Puis le jeune homme transplana directement, en laissant seule la Gryffondor perplexe.
Bonjour chers lecteurs,
Voilà le neuvième chapitre de cette fanfiction. Le couple fétiche se rapproche doucement... J'espère que ça vous aura plût!
A la semaine prochaine,
Biz,
Aliz ;D
