Bonjour chers amis miraculeurs.
Comme tous les samedis, me voilà de retour avec un nouveau chapitre. J'espère que vous l'aimerez. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.
Lefevrejoy: Je suis très contente que tu aimes la relation que j'ai créé entre Plagg et Adrien. J'espère que ça continuera à te plaire. Je t'ai envoyé un message en PM moi aussi (je n'ai pas reçu le tien). J'espère que ce chapitre te plaira également. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Gros bisous miraculeux.
Alixe: Et oui, vous voyagez beaucoup. Prochaine destination... New York (et non, je ne spoile pas le prochain test). Je suis très contente que mon histoire continue à te plaire. Oups. Merci pour le mot héros. A force d'écrire en anglais parfois je ne sais plus comment l'écrire XD. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Gros bisous miraculeux.
Tryphon21: Bienvenu dans mon monde. En général, je mets un point d'honneur à répondre à chacun des commentaires que l'on me laisse mais je pense que tu peux comprendre qu'exceptionnellement je ne le ferais pas. Je suis tellement contente d'avoir reçu tous tes commentaires. Merci. Pour ce qui des erreurs. Je comprends et je m'en excuse. Je me relis plus sur les derniers chapitres que sur les premiers et je suis à la recherche d'une autre béta pour corriger les dernières fautes que je ne vois pas. Mais nul n'est parfait ^^ J'espère que tu continueras à lire mon histoire tout de même. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.
Emilie Narya: Je suis très contente que tu continues à aimer mon histoire. J'espère que mon adaptation de ce chapitre saura te conquérir. Bonne lecture et à la semaine prochaine. Bisous miraculeux.
CHAPITRE 20 : CE QUI SE PASSERA À NEW YORK…
Le son de l'alerte Akuma résonna dans le silence de la grande pièce. Chat Noir regarda sa matraque avec horreur : ce n'était vraiment pas le moment. Papillon ne pouvait pas choisir un pire moment pour akumatiser une personne. Mais…
Le félin croisa de nouveau le regard de Ladybug et il y lut la même détermination que la sienne : qu'importe l'importance de ces tests, Paris passerait toujours en premier. C'était le devoir sacré que leur avait confié Maître Fu et, même si le vieux sage avait perdu ses souvenirs, ils ne souhaitaient pas le décevoir. Jamais. Sans compter tous les habitants de Paris qui comptaient sur eux.
Chat Noir et Ladybug se levèrent comme un seul homme et s'inclinèrent ensemble devant Thaïs et Matteo. Il laissa cependant sa partenaire prendre la parole.
- Nous sommes navrés mais nous devons partir urgemment.
L'héroïne leur désigna son yo-yo, ainsi que la matraque de Chat Noir, qui sonnaient toujours et expliqua brièvement.
- Cette sonnerie nous indique que Paris est en danger, que Papillon a de nouveau akumatisé une personne qui sème la panique dans notre ville bien-aimée.
Thaïs et Matteo hochèrent la tête de compréhension puis échangèrent à leur tour un long regard. Matteo sembla acquiescer puis prit la parole.
- Vous nous quittez donc sans avoir passé notre test.
Sa voix n'était pas plus dure ou froide qu'auparavant mais ses paroles glacèrent le sang du félin, qui répondit aussitôt, légèrement sur la défensive.
- Oui : nous connaissons l'importance de ce test et, croyez-le ou non, nous ne partons pas de gaieté de cœur. Mais Paris a besoin de nous. Quelque soit l'importance de ce test, et les conséquences de notre départ anticipé, nous choisirons toujours en premier la protection de notre ville.
Ladybug lui jeta un regard tout d'abord étonné mais elle ne tarda pas à hocher vivement la tête, approuvant l'intégralité de ses paroles.
- Quel qu'en soient les conséquences ? Même un échec ?
Chat Noir et Ladybug échangèrent un long regard, tout en déglutissant, mais ni la résolution de l'un, ni celle de l'autre, ne vacilla.
- Même un échec répondirent-ils d'une seule voix.
Thaïs et Matteo hochèrent la tête, avant de se lever à leur tour pour raccompagner leurs invités à la porte d'entrée. Ils n'ajoutèrent pas la moindre parole, ce qui inquiéta fortement Chat Noir. Il se demandait s'ils n'avaient pas été trop directs quand, finalement, Thaïs les rassura.
- Je pense que Wang Fu a fait un excellent choix en plaçant sa confiance en vous. J'avais quelques doutes, au vu de votre jeune âge, mais vous m'avez rappelé aujourd'hui que ce n'est pas l'âge qui détermine le cœur des gens.
Matteo prit à son tour la parole.
- Vous avez les compétences d'une véritable gardienne et d'un vrai protecteur. Vous nous avez rappelé ce qu'était avant tout la mission d'un gardien et d'un protecteur: protéger.
Thaïs et Matteo leur sourirent avant d'ajouter.
- Vous avez su faire passer le bien être et la sécurité des Parisiens avant tout, et ce malgré l'importance des tests que nous vous faisons passer. C'est pour cette raison que nous décidons de valider votre test, même si vous ne l'avez pas vraiment passé. Pour saluer votre sens du devoir et votre cœur pur.
Chat Noir sentit que ses joues rosissaient sous le compliment, alors que les paroles de leurs interlocuteurs le soulageait d'un poids. Il se sentait à présent prêt à affronter n'importe quel Akuma de Papillon. Son cœur était léger et fort.
Il se tourna vers sa partenaire avec un immense sourire et il la vit légèrement tressaillir, au moment où il croisa son regard. Son sourire perdit de son éclat et sa résolution de la rassurer sur ses états d'âmes traversa de nouveau son esprit. Du coin de l'œil, il vit Rosie changer de nouveau de couleur pour devenir jaune et il sut alors ce qu'il devait faire.
Le félin croisa ensuite brièvement le regard de Matteo, qui semblait comporter une lueur d'approbation, comme s'il pouvait lire dans ses pensées. Le sourire du Protecteur Créole s'agrandit et Chat Noir frissonna. Il regretta de ne pas pouvoir rester plus longtemps pour découvrir quelques autres secrets de la Miracle Box Créole...
Ladybug sortit la première de la pièce où ils se trouvaient, suivie de Thaïs. Chat Noir s'apprêtait à les rejoindre, quand Matteo le retint quelques instants en posant la main sur son épaule. Le félin allait l'interroger quand le Protecteur posa un doigt sur ses lèvres, pour lui indiquer de garder le silence, avant de lui faire un clin d'œil.
Sous les yeux émerveillés du félin, le Protecteur chuchota alors les mots de pouvoir et fit éclore entre ses doigts une fleur. Il tendit celle-ci au jeune homme et lui murmura à l'oreille, comme pour être certain que ce dernier soit le seul à l'entendre.
- Prend-la, je sais que tu en connais la signification, Chat Noir: il est temps que écrives une nouvelle page de ta vie.
- Merci; souffla ce dernier, ému du cadeau qui lui était fait.
Matteo sortit ensuite de la pièce, comme si de rien n'était, laissant le félin, songeur, derrière lui, occupé à admirer la fleur. Elle symbolisait le dernier pas du félin vers la simple amitié avec Ladybug, le tout était de savoir s'il allait le franchir ou non...
Quand il rejoignit finalement sa partenaire, celle-ci le regarda avec une question dans le fond de ses yeux. Le félin lui sourit pour la rassurer, puis ils firent leurs adieux aux défenseurs de la Miracle Box Créole.
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Le portail s'ouvrit sur la Tour Eiffel, comme à chaque fois, mais, à peine eut-il posé le pied dans la Ville Lumière, que Chat Noir fut pris d'une crise d'éternuement. Quand il réussit plus ou moins à la maîtriser, il échangea un regard entendu avec Ladybug: il n'y avait qu'un seul Akumatisé qui le faisait réagir comme ça…
- Monsieur Pigeon; annonça l'héroïne alors que le félin éternuait de nouveau.
Chat Noir ne savait pas quoi penser: Monsieur Pigeon n'était pas un Akumatisé très difficile à vaincre. Il était même un peu agacé que ce soit LUI qui les empêche de passer leur test. Quitte à devoir se battre, il aurait préféré un ennemi plus...dangereux ? De même, il ne comprenait pas l'acharnement de Papillon à vouloir akumatiser Monsieur Ramier. Ils le vainquaient toujours plutôt rapidement et facilement. La seule difficulté était son allergie aux plumes de ses petits amis volants...
L'instant suivant, une nuée de volatiles passa devant eux, entourant la Tour Eiffel d'un voile sombre. Ladybug fronça les sourcils.
- Prêt, Chat Noir ? demanda-t-elle.
- Prêt, ma Lady ! répondit-il aussitôt.
L'héroïne de Paris lança son Lucky Charm et une agrafeuse rouge à points noirs atterrit dans sa main. Elle commençait à regarder autour d'elle, pour tenter d'en comprendre l'utilisation, quand la Tour Eiffel vacilla sur ses appuis.
Chat Noir se précipita au niveau de la rambarde pour voir que la nuée de pigeon pousser la Dame de Fer vers le haut, comme pour tenter de la faire décoller. Il disait que ce n'était pas possible quand une seconde secousse le fit basculer à l'avant.
- Chat Noir !
Le félin n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait que Ladybug l'avait déjà rattrapé avec son yo-yo. Celle-ci allait le remonter en sécurité, quand la Tour Eiffel vacilla de nouveau sur son socle. Elle finit par décoller du sol, projetant à son tour Ladybug hors du monument. Elle parvint néanmoins à rattraper l'édifice, qui s'éloignait d'elle, en allongeant encore plus la longueur du fil de son yo-yo.
Monsieur Pigeon s'arrêta à leur hauteur, sur son nuage de pigeon.
- Donnez-moi vos miraculous où vous ne reverrez plus jamais la Tour Eiffel.
- Jamais ! Répondirent les deux héros, en cœur, comme à chaque fois.
La victime de Papillon haussa les épaules.
- Tant pis pour vous.
Puis il s'envola plus haut pour aller se poser au sommet de la Dame de Fer, comme s'il était un capitaine de navire.
- Puisque personne ne veut de nous à Paris, nous n'avons qu'à nous envoler vers la lune, comme dans les livres de Jules Verne…
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Ladybug sortit du bureau de Gustave Eiffel laissant derrière elle Chat Noir, qui soupira: il l'avait fait. Il lui avait donné la rose jaune. Et elle l'avait acceptée.
- Elle est tellement formidable.
Le félin eut un petit sourire idiot en repensant aux paroles de l'héroïne: "Tu es le meilleur coéquipier qui soit, Chat Noir". Elle lui avait dit ça. Vraiment.
- Et moi aussi, d'ailleurs…; répéta-t-il à haute voix, comme si ça pouvait l'aider à mieux réaliser les paroles qu'elle avait prononcées.
Une idée idiote lui traversa alors l'esprit.
- Je devrais peut-être m'offrir des fleurs...
Il s'embrassa le biceps en riant de lui-même, quand il comprit ce que signifiait réellement la scène qu'il venait de vivre avec Ladybug. Il en perdit son sourire et toute trace d'humour le déserta: c'était la première rose qu'elle acceptait qu'il lui offre depuis Glaciator… mais c'était aussi la dernière qu'il lui offrirait. Après tout, c'était la rose qui signifiait qu'il renonçait à ses sentiments pour elle. Matteo avait raison: il devait tourner la page et commencer à en écrire une nouvelle.
Chat Noir décida à ce moment-là qu'il n'offrirait plus de rose à personne. Elles lui rappelleraient toujours ses échecs: avec Ladybug, qui les avait jusqu'à présent presque toujours refusées, et avec Marinette, à qui il avait offert une rose rose avant de lui dire qu'il ne l'aimait pas… Il était un parfait idiot et les roses le lui rappelleraient toujours.
La bague de Chat Noir bipa à ce moment-là et le félin constata avec surprise qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps. Il sortit à son tour du bureau de Gustave Eiffel, ferma la porte derrière lui, puis sauta de la grande Dame de Fer en déployant sa matraque.
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Il restait encore une heure à Adrien avant que le Gorille ne vienne le chercher devant l'école. Il hésita longuement entre l'appeler et prétendre que les cours avaient fini plus tôt, ou profiter encore un peu de sa liberté. Le choix fut vite fait.
Adrien se glissa dans l'école, puis dans les vestiaires. Il arriva devant son casier et en sortit un sweat à capuche. Il le gardait ici caché au cas où une situation où il devrait garder son anonymat se présentait à lui… comme ce jour-là.
Plagg sortit de sa poche, sachant que la voie était vide.
- Tout va bien, gamin ?
Ce dernier lui fit un pauvre sourire.
- J'ai pris ma décision, Plagg: pour moi, pour Ladybug et pour les sentiments que je nourris pour Marinette. Mais…
Le petit chat noir flotta à la hauteur du visage de son élu.
- Tikki saurait mieux comment te le dire que moi mais… rien n'est jamais facile quand il s'agit de sentiments.
Le blondinet secoua la tête alors qu'une larme solitaire roulait sur sa joue. Plagg était sur le point d'ajouter quelque chose, quand ils entendirent des pas dans le couloir, qui se rapprochaient d'eux. L'humain et le chat échangèrent un rapide regard avant de plonger dans le casier du jeune garçon pour s'y cacher.
A peine la porte du casier se fut refermée sur Adrien, que celle de la salle s'ouvrit pour laisser passer Marinette et Alya. La journaliste était toute excitée.
- Marinette ! Nous allons bientôt savoir si c'est notre classe qui part à New York ! Je suis tellement impatiente de le savoir !
La jeune fille souriait et le cœur d'Adrien s'accéléra dans sa poitrine. Elle ouvrit son casier et s'arrêta quelques instants, fixant le sien. Il retint son souffle, de peur d'être pris en flagrant délit, mais elle soupira, prit quelques affaires et referma son casier.
- Allons-y, Alya, ou nous allons vraiment être en retard.
- Ce n'est pas grave, je suis avec la professionnelle en la matière; répliqua cette dernière, sur un ton amusé.
- Ah ah ! Très drôle Alya !
Adrien entendit la porte du vestiaire se refermer et s'autorisa enfin à soupirer: il avait vraiment eu chaud.
- On y va Plagg ? demanda-t-il à son Kwami, après être sorti de son casier.
- Quand tu veux, gamin ! répliqua ce dernier, se dissimulant dans la poche avant du sweat que venait d'enfiler Adrien.
L'adolescent se glissa de nouveau en dehors de l'école et regarda les rues avec envie: pendant près d'une heure, Paris lui ouvrait ses bras. A lui, pas à son alter ego masqué. Et cette idée lui procura une sensation de liberté différente, qui lui redonna le sourire.
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- Je sais mais entre amis on doit se serrer les coudes.
Marinette le regardait, les bras croisés avec défi et un air résolu sur le visage. Adrien sentit son cœur s'emballer. Sa Ladybug de tous les jours était de retour mais, cette fois, pour lui. Il n'en revenait pas. Malgré toutes les souffrances qu'il avait fait vivre à la bluenette, bien qu'involontairement, elle décidait quand même de prendre son parti, envers et contre tout. Même si cela signifiait devoir affronter son père.
A cet instant précis, Adrien tomba encore plus profondément amoureux de Marinette et ne regretta plus d'avoir offert sa rose jaune à Ladybug, le matin-même. Sa Lady aimait déjà quelqu'un d'autre et il espérait qu'elle serait heureuse avec lui… mais Marinette méritait, elle aussi, d'être aimée. Et il allait tout faire pour se rapprocher d'elle et tenter de récupérer son cœur…
Les enseignants de leur classe leur laissaient l'après-midi de libre pour préparer le départ, bien que les parents aient déjà signé les autorisations. Nathalie avait dû en être informée car, dès qu'il sortit de la bibliothèque, elle appela Adrien pour l'informer que, comme son après-midi était libre, elle avait avancé sa séance d'essayage de la nouvelle collection de son père.
Sa voiture l'attendait déjà quand il sortit de l'école et il soupira. Le blondinet salua ses amis avant se glisser dans le véhicule. Nathalie n'était pas là mais cela ne surprit pas beaucoup Adrien: c'était le milieu de l'après-midi et elle était sûrement occupée à faire autre chose pour son père. Il fronça néanmoins les sourcils en songeant qu'elle n'avait pas l'air en forme ces derniers jours. L'adolescent espéra que ce n'était rien de grave…
- Alors, "Chaussette Washington" ?; chuchota une voix qui fit sursauter Adrien, avant qu'il ne comprenne que c'était Plagg qui avait parlé.
Le blondinet regarda en direction de son garde du corps mais ce dernier ne semblait avoir rien entendu et restait concentré sur la route. N'étant jamais trop prudent, Adrien prit son téléphone et le colla à son oreille, comme s'il passait un appel.
- Plagg ! Ça ne va pas ! Et s'il t'avait entendu ! Souffla-t-il à son Kwami.
L'adolescent pouvait voir les yeux verts électriques de ce dernier sortir de sa veste.
- La chouette n'est pas là et tu n'as pas de soucis à te faire avec ton garde du corps.
Adrien l'interrogea du regard mais il n'obtint en retour qu'un sourire énigmatique du petit chat noir. Son sourire s'élargit encore et Adrien put voir ses dents blanches.
- Là n'est pas le sujet, gamin. Alors, "Chaussette Washington" ?!
Adrien rougit. Il ne l'avouerait jamais, et encore moins à son Kwami, mais il avait vraiment aimé quand Marinette l'avait appelé comme ça.
- Quand j'en parlerais à Tikki, je suis sûr qu'elle appréciera l'ironie.
Les yeux d'Adrien s'agrandirent d'horreur et Plagg ricana joyeusement.
- Elle adorera l'idée de notre duo de chaussettes. Et d'autant plus le fait que ce soit Marinette qui t'ait appelé comme ça.
Le cœur d'Adrien s'emballa dans sa poitrine.
- Plagg, tu ne vas pas faire ça…
Sa voix était suppliante, presque désespérée, ce qui plut bien sûr beaucoup au petit Dieu de la destruction.
- Elle pourrait même en parler à Ladybug. Peut-être te renommera-t-elle Chaussette Noire à l'avenir…
- NON !
Adrien avait crié, avant de se rappeler où il se trouvait. Il jeta un coup d'œil à son chauffeur, qui le regardait, perplexe, dans le rétroviseur. L'adolescent lui adressa un sourire d'excuses, avant de lui montrer son téléphone portable. Le conducteur hocha la tête et regarda de nouveau devant lui.
Le blondinet soupira discrètement, se félicitant mentalement d'avoir songé à simuler une conversation téléphonique. Il jeta un regard noir à son Kwami, qui tremblait de rire contre sa poitrine.
- Ne lui dit rien, Plagg !
Le petit Kwami soupira avec regrets, avant de répliquer à son porteur.
- Ladybug ne le saura pas, gamin: tu sais bien que ne nous pouvons pas lui dire quelque chose qui trahirait ton identité.
Adrien souffla de soulagement et se détendit immédiatement. Il avait oublié ce détail. Pour une fois, il était content de devoir conserver son idée secrète….
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Kagami déposa un baiser sur le coin des lèvres d'Adrien mais ce dernier ne réagit pas. Il leva seulement son regard triste vers elle. Il savait ce qu'elle essayait de faire: le faire réagir, même si c'était en le provoquant, même si c'était en se blessant un peu plus elle-même. Mais c'était plus fort que lui: il se sentait triste et il n'arrivait à lutter contre ça.
La japonaise soupira puis se redressa.
- On se voit demain.
Kagami devait savoir qu'il ne servait à rien de se battre à ce moment-là car elle ne pouvait pas gagner. Elle le salua d'un signe de la main puis se dirigea vers la porte.
- Ouais, à demain, Kagami; répondit quand même Adrien, réussissant malgré tout à faire un faible sourire.
La porte se referma derrière la jeune femme et Adrien abaissa de nouveau la tête en soupirant. Un léger sourire étira tout de même de nouveau ses lèvres: il avait de la chance d'avoir une amie comme Kagami.
Adrien était vraiment heureux d'avoir une amie comme la japonaise dans sa vie. Quelqu'un de franc et de direct, qui n'a pas froid aux yeux. Il savait aussi qu'il avait de la chance que la japonaise éprouve de tendres sentiments pour lui. Il en était flatté, vraiment, et, s'il était totalement honnête avec lui, il en aurait profité encore s'il n'avait pas découvert les sentiments de Marinette pour lui… mais aussi ses propres sentiments pour elle.
Ils étaient beaucoup plus forts que ce qu'il éprouverait jamais pour Kagami. Il était désolé de la blesser mais il avait été parfaitement honnête avec elle, dès qu'il avait découvert la direction de son cœur…
Adrien soupira de nouveau et secoua la tête pour chasser Marinette de ses pensées: ce n'était pas le moment de penser à elle et de son éclat à la bibliothèque… Le blondinet se sourit alors d'un air désabusé, il ne se trompait que lui-même: il espérait tellement que Marinette réussirait à convaincre son père de le laisser aller à New York. Parce qu'il voulait y aller...et y aller avec elle.
L'adolescent soupira de nouveau à fendre l'âme avant qu'une pensée ne traverse soudainement son esprit: Chloé ! Ses parents avaient signé l'autorisation pour qu'elle aille à New York ! Son cœur se serra dans sa poitrine pour son amie d'enfance. Au final, il ne savait ce qui était le plus cruel: qu'elle puisse aller à New York, alors qu'elle ne le voulait pas, ou qu'il ne puisse pas y aller, alors qu'il le souhaitait de tout son cœur ? Au final, le résultat était le même: ils souffraient tous les deux. Peut-être devrait-il aller voir la blonde ce soir-là pour qu'ils partagent leurs peines ?
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Chat Noir s'apprêtait à quitter sa chambre pour se diriger une fois de plus vers le Grand Hôtel quand sa matraque sonna. Il regarda l'objet, perplexe, quelques secondes: Ladybug n'était pas censée faire de patrouille ce soir-là… et elle ne se transformait pas si elle n'en avait pas absolument besoin. Le félin fronça les sourcils, soudainement inquiet, puis lui répondit.
- Bonsoir Buginette; la salua-t-il.
"Bonsoir Chat Noir"
Sa voix semblait calme et posée, ce qui rassura immédiatement le félin. L'héroïne sembla deviner le cours de ses pensées, car elle reprit presque immédiatement la parole.
"Ne t'inquiète pas, il ne se passe rien de grave. Peux-tu me retrouver à l'endroit habituel ? Il faut juste que nous discutions de quelque chose et je préfère ne pas le faire par téléphone."
- Laisse-moi juste le temps d'arriver.
Le félin éteignit sa matraque, la rangea à sa place dans son dos et, après les vérification habituelles, sauta par la fenêtre ouverte de sa chambre, avant de se glisser dans la nuit.
Chat Noir courait sur les toits de Paris en direction de la Tour Eiffel, son cerveau fonctionnant à toute allure. De quoi Ladybug pouvait-elle bien vouloir lui parler au point de se transformer juste pour ça ? S'il sortait pour se libérer de son quotidien, il savait que ce n'était pas le cas de sa partenaire. L'héroïne ne mettait pas vraiment son masque par plaisir, mais surtout par devoir. Et cela n'avait pas changé lorsqu'elle était devenue la nouvelle gardienne… bien au contraire.
Malgré tout, le félin lui était reconnaissant de ne pas avoir réduit sa liberté. Elle avait sûrement compris la signification que prenait pour lui le fait d'être le porteur d'un miraculous, qui plus est celui du chat noir. S'il n'avait eu que des devoirs et aucun droits, le fardeau du détenteur de la destruction aurait trop pesé sur ses épaules...
Alors qu'il se rapprochait du lieu de rendez-vous qu'ils avaient fixés avec Ladybug, L'esprit de Chat Noir se perdit dans des hypothèses toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Mais, après en avoir écarté le plus grand nombre, qui étaient vraiment improbables, il finit par penser qu'elle voulait tout simplement lui parler des tests des gardiens. Ils en avaient déjà passés quatre, même si le dernier avait été validé sans vraiment le passer… elle pouvait tout simplement vouloir qu'ils fassent un point à ce sujet. Elle pouvait tout aussi bien vouloir l'avertir de la date du prochain test. Après tout, il leur en restait encore huit à surmonter…
Chat Noir trouva Ladybug assise sur un toit, en train d'observer silencieusement la Tour Eiffel, illuminée pour la nuit. Il avança vers l'héroïne et remarqua un sac en papier kraft posé à côté d'elle. La curiosité le dévora et il voulut s'approcher silencieusement, pour jeter un œil à l'intérieur mais, avant même qu'il puisse faire un pas de plus dans cette direction, cette dernière lui indiqua la place à côté d'elle.
- Assis-toi, Chat Noir.
Le héros jeta un regard hésitant au sac puis haussa les épaules, avant de s'asseoir à côté de sa partenaire. Ils restèrent longuement silencieux à regarder la Tour Eiffel, chacun dans leurs pensées. Puis, soudain, Ladybug lâcha sa bombe.
- Je vais devoir quitter Paris.
Le félin tourna la tête vers la coccinelle, trop stupéfait par la nouvelle pour penser à autre chose et aux implications que ça sous-entendait.
- Tu vas quitter Paris ?! répéta-t-il, sur un ton incrédule.
- Seulement pour quelques jours…
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Adrien n'en revenait pas: il était dans le bus qui partait à New York. Il partait à New York. Il partait à New York avec Marinette. Il partait à New York grâce à Marinette. Comment ne pourrait-il pas l'aimer ? Elle avait accompli un miracle pour lui !
Le blondinet attendait avec impatience que la bluenette arrive mais, plus les minutes passaient sans qu'elle apparaisse, plus il s'inquiétait. Son inquiétude fût à son comble quand le bus démarra et s'éloigna de l'école, sans elle à son bord. Il ne pouvait pas aller à New York sans elle… pas après tout ce qu'elle avait fait pour qu'il puisse y aller...
Il vit Alya tenter de la joindre, sans succès, et son cœur se serra encore plus. Ce n'était vraiment pas le jour pour Marinette d'être en retard, mais elle restait fidèle à elle-même. C'était l'une des choses qu'il aimait chez elle. Ça, sa gentillesse, sa force d'âme, le fait qu'elle soit mignonne...
Alya cria quelque chose qui le fit sortir ses pensées alors que le bus freinait. Quelques instants plus tard, la jeune fille qui manquait encore à l'appel monta dans le bus. Elle avança un peu dans l'allée centrale et leurs yeux se croisèrent.
Adrien lui raconta tout dans cet échange de regard. A quel point il était heureux et soulagé de la voir. Comment il la remerciait pour ce qu'elle avait fait pour lui. Et, surtout, il lui ouvrit son cœur et lui montra la force de son amour pour elle.
La jeune fille rougit et, l'espace d'un instant, Adrien crut qu'à New York tout deviendrait possible. Il allait tout faire pour reconquérir le cœur de la bluenette. C'était une occasion unique qui se présentait à lui. Et, s'il en croyait la couleur de ses joues et le regard qu'ils venaient d'échanger, le voyage commençait sous de bons auspices…
A suivre...
La semaine prochaine, Chapitre 21: ...ne restera pas à New York
Les commentaires et les critiques constructives sont toujours appréciées et motivent l'auteure.
