Fandom : Hunter x Hunter

Ship : Leolio/Kurapika

Rating : T

Résumé : Alors que Kurapika est toujours inconscient après sa confrontation avec la Brigade Fantôme, Leolio fait de son mieux pour veiller sur lui.


Et c'est au tour de Hunter x Hunter d'avoir son deuxième OS. Je trouve ce ship vraiment adorable et j'ai beaucoup aimé écrire dessus. J'espère que ça vous plaira ! Bonne lecture !


Jour 9 : Ombres menaçantes

Après s'être brièvement réveillé en début d'après-midi, Kurapika semblait être reparti dans un sommeil profond. Malgré la proposition de Senritsu pour le remplacer, Leolio ne voulait pas quitter son chevet. Il était un futur médecin, après tout. Qui mieux que lui pouvait donc contrôler et apaiser la fièvre de Kurapika ? Et puis, il n'y avait pas que ça. Leolio était terriblement inquiet pour son... ami ? Il ne savait plus comment nommer la relation si spéciale qui l'unissait à Kurapika. Dans son cœur, il savait que c'était bien plus qu'une simple amitié. Ces derniers mois passés loin de lui lui avaient paru interminables. S'il avait eu hâte de revoir Gon et Kirua, ça n'avait rien eu de comparable avec Kurapika. Il avait eu besoin de le retrouver. D'entendre à nouveau le son de sa vie. Il avait tant espéré pouvoir passer des moments seuls avec lui. Et peut-être même réussir à lui parler enfin de ses sentiments. Oui... il s'était fait tout un film... Mais, aujourd'hui, ça n'avait plus la moindre importance.

Aujourd'hui, il ne pouvait que veiller sur lui, impuissant. Les yeux attentifs de Leolio ne cessaient de surveiller sa respiration. Après deux jours complets de semi-coma, Kurapika n'avait repris conscience que quelques minutes et cela faisait maintenant trois heures qu'il dormait à nouveau. Leolio espérait qu'il rouvrirait bientôt les paupières. Le corps de Kurapika était complètement épuisé, mais Leolio ne s'inquiétait pas vraiment pour ça. Ce qu'il craignait, en revanche, c'était son état psychologique. Leolio n'était pas dupe. Si Kurapika était aussi affaibli, ce n'était pas que physique. Les derniers événements l'avaient complètement rongé. Il était au bout du rouleau. Leolio aurait tant voulu l'aider, mais que pouvait-il y faire ?

Dès le départ, il avait toujours su qu'il ne pourrait pas combattre les démons de Kurapika. Il faisait pourtant de son mieux pour le soutenir. Il tâchait de ne pas juger son envie de vengeance. Il l'avait même aidé à capturer Kuroro, malgré la peur qui l'avait éreinté. Mais il n'était pas aveugle pour autant. Se confronter aux assassins de son clan n'avait fait aucun bien à Kurapika. Si détruire la Brigade Fantôme avait permis à Kurapika d'aller mieux, Leolio ne se serait sans doute pas opposé à son plan. Mais avoir tué de ses propres mains l'une seule patte de l'Araignée semblait avoir brisé Kurapika. Sans parler de sa confrontation avec Kuroro.

Leolio inspira profondément. Il voulait tant réussir à prendre soin de Kurapika, même s'il savait que ce dernier continuerait sa route quoi qu'il arrive. Songeur, Leolio changea la serviette humide sur le front du jeune blond. Au moins, la Brigade Fantôme était loin, à présent. Leolio espérait que Kurapika prenne au moins quelques jours pour se remettre de ses émotions. Il l'espérait, oui, mais, dans le fond, il savait très bien que Kurapika partirait de York Shin dès qu'il le pourrait. Leolio ne pourrait alors plus veiller sur lui, il serait obligé de le laisser entre les mains de Senritsu. Leolio lui faisait confiance. Et il pouvait se mettre de côté. Si Kurapika s'éloignait, il saurait l'accepter, tant que quelqu'un de bien était là pour s'occuper de lui, à sa place.

Mais, de toute façon, en attendant ce départ, Leolio comptait bien tout faire pour que Kurapika aille mieux. Il continua donc de veiller sur lui avec attention, tandis que les minutes se transformèrent en heures...

Lorsque Kurapika se réveilla enfin, le soleil était déjà couché. Leolio se redressa aussitôt sur sa chaise, à la fois soulagé et inquiet.

« Kurapika ! s'écria-t-il alors. Tu te sens bien ? »

Aussitôt, ses réflexes de médecin prirent le dessus. Il vérifia sa température et lui proposa à boire. Kurapika but alors le verre d'eau qu'il lui donna, avant de le regarder, un peu perdu.

« Je me suis rendormi ? murmura-t-il.

—Tu avais besoin de repos, lui répondit Leolio d'une voix douce. Comment vas-tu ? »

Il répéta cette question, tout en l'aidant à s'asseoir sur le matelas.

« Je ne sais pas, lui répondit honnêtement Kurapika. Je me sens encore très fatigué.

—C'est normal, le rassura Leolio. Il faudra sûrement quelques jours pour que ton corps s'en remette. »

Leolio lui sourit, tâchant de se montrer optimiste. Mais l'inquiétude le dévorait toujours. Une question terrible ne cessait de le tarauder. Combien de temps faudrait-il à l'esprit de Kurapika pour que lui s'en remette ?

« Je suis resté inconscient longtemps ? demanda Kurapika qui semblait déjà être à bout de souffle.

—Cette fois, sept heures, avoua Leolio après un bref regard sur sa montre. Mais avant, tu as dormi pendant deux jours. »

Kurapika ouvrit grand les yeux, surpris. Il ne s'était clairement pas rendu compte qu'autant de temps s'était écoulé. Leolio hésita alors, avant de poser une main sur son épaule. Il ne supportait pas voir la personne à qui il tenait le plus dans cet état-là.

« Ne t'en fais pas, Kurapika, reprit-il d'un ton chaleureux. Ça va aller maintenant. »

Ça allait aller... Mais qui essayait-il donc de rassurer le plus ? Leolio n'en était pas sûr... Même si Kurapika s'était réveillé, son état, même physique, restait préoccupant. Sa peau était pâle et il semblait clairement malade. Mais ce qui dérangeait le plus Leolio, c'était son regard. Kurapika avait toujours eu un beau regard, si expressif. Seulement là... il était quasiment éteint... Il n'y avait plus que des ombres qui s'y reflétaient. Des ombres que Leolio n'aimait pas du tout.

« Tu es resté auprès de moi tout ce temps ? » demanda alors Kurapika d'une voix faible.

Leolio lui sourit tendrement et resserra ses doigts sur son épaule.

« Senritsu était là aussi. Mais oui. Je n'allais pas t'abandonner. »

Il rigola pour détendre un peu l'atmosphère. Kurapika le regarda un moment, avant de sourire faiblement. Ce sourire fit complètement fondre le futur médecin.

« Merci, Leolio... Merci pour tout. »

Le cœur de ce dernier se mit à battre plus fort. Kurapika posa ensuite ses doigts sur sa main dans un geste affectueux qui le perdit complètement.

« C'est... Je... C'est rien, enfin ! bégaya Leolio. J'ai juste fait mon travail ! »

Mais quel idiot ! Bien sûr qu'il n'avait pas veillé sur lui juste parce que c'était son travail ! Heureusement, Kurapika ne le prit pas au sérieux. Il laissa ses doigts sur sa peau et rigola. Un rire si doux que Leolio ne se lasserait jamais d'entendre.

« Merci quand même. »

Sur ces mots, le sourire de Kurapika se fit plus franc. Mais alors que Leolio croisa son regard, il se rendit compte que son sourire n'atteignait pas ses yeux. Un poids lourd s'installa dans son estomac. Les ombres remplissaient toujours les prunelles de l'autre homme. Y avait-il seulement un moyen de les éliminer ? Leolio n'en était pas sûr.

Mais cette incertitude ne comptait pas, parce qu'il ne laisserait jamais tomber Kurapika. Il ferait toujours tout pour lui. Il ne savait pas encore comment, mais, ce soir-là, face à Kurapika, il se fit la promesse de lui rendre son beau regard. Un jour, l'ombre menaçante de la Brigade Fantôme n'obscurcirait plus les yeux de Kurapika. Oui. Peu importe les années que ça lui prendrait, Leolio comptait bien y arriver...

Et, en attendant, il allait continuer à prendre soin de Kurapika autant que possible. Il répondit alors à son sourire, le regard toujours aussi tendre, et ignora les ombres.

« Tu dois être affamé, s'exclama-t-il ensuite joyeusement. Tu veux que j'aille te chercher quelque chose à manger ? »

Kurapika acquiesça faiblement. Leurs doigts se quittèrent, à regret, leurs regards se croisèrent, de nouveau. Et, malgré toutes ses inquiétudes, Leolio se sentit un peu mieux. Parce que tant les ombres ne resteraient que des ombres, Kurapika serait, au moins, toujours à portée de sa main...


Merci de m'avoir lue ! A demain !