Hey ! ça fait 22h ! J'ai eu le temps de dormir, manger et vous pondre la suite ! J'ai une petite pause donc je profite et vous en fait profiter !
J'ai été agréablement surprise par les commentaires du chapitre précédent. Vous avez, semble-t-il, vraiment aimé la Magyar... va falloir lui trouver un nom du coup. Je vous laisse y réfléchir et en attendant : Voici la suite avec les jumeaux !
Bonne lecture
Chapitre 8
Siffleur sifflant
POV externe :
Pâle, lumineux, d'une magnifique couleur rose tirant sur le violet. Le lever de soleil se déroulait dans le silence et le calme paisible, illuminant progressivement les rues blanches de la capitale d'Alfheim. Les alfes sortaient progressivement, prenant le temps d'apprécier ce début de journée tellement agréable… paisible… doux…
BROOOMCRAAAASSHHHH !
« EHEN SHORSAK KHÔL ! » Hurle un alfe depuis le trou dans l'un des murs de l'Académie.
Deux éclats de rire résonnèrent dans toute la capitale alors que les silhouettes, devenues familières lors de ce genre d'incident, détalent le long de l'avenue principale. Les passants s'écartent de leur passage, sachant très bien que leurs rires brouillent leur vue.
« Un mur Gred ! Tu as fait sauter un mur enchanté ! » Hurle de rire un Forge à bout de souffle et tenant à peine sur ses pieds.
« C'est toi qui m'a suggéré d'ajouter cette baie bleue avec la poudre noire et quelques gouttes d'eau parce que je cite 'l'eau de brûle pas mon frère, tout le monde le sait' ! » Rit à son tour la réplique exacte du premier.
« Imagine la tête de Klahuri. » Pouffe l'un vite suivis par l'autre.
« Inutile de fournir cet effort, je suis là. »
La voix sévère eut quelques trémolos mais la femme se redresse fièrement sous leurs regards malicieux. D'un mouvement synchrone, le duo enlaça la femme aux cheveux lavande pâle qui rosit légèrement.
« T'avons-nous réveillé en nous levant ce matin ? » Susurre le premier avec un grand sourire taquin alors que son frère reprend. « Veux-tu que nous retournions nous coucher ? »
Klahuri n'avait aucune autorité sur le duo. Trois semaines qu'ils étaient présents et personne n'avait réussi à les faire se tenir correctement. Même la présence de la famille Royale y échouait, pire, les jumeaux avaient initiés la petite princesse à leurs méfaits !
D'ailleurs quand on parle d'elle…
« C'était trooooop bien ! » Le cri aigu de joie attira l'attention du duo qui s'écarte aussitôt de leur amie. « Mon tuteur est parti en courant j'ai pu m'enfuir ! Moi aussi je veux faire exploser des trucs pour pas l'écouter toute la journée ! »
« Princesse ! »
« Ah. Vous êtes la Conseillère. »
Les roux échangèrent un regard. Depuis le début l'adorable petite princesse se tenait loin de la Conseillère ou avec une moue boudeuse. Ils avaient remarqués ce comportement de la part de plusieurs citoyens, surtout ceux de la caste guerrière et la guilde des Chasseurs. D'ailleurs en parlant de guilde, ils allaient devoir continuer leurs recherches sur la guilde des voleurs. Ils n'en ont pas entendu parler ni même vu un seul… ils doivent être prodigieux ! Et puis ils se sentiront mieux aux milieux de filous plutôt que de nobles toutes parures dehors.
L'Académie leur faisait penser à une école croisée avec le Bal du nouvel an des Malfoy. HORRIBLE ! Ils sont Gryffondors et Weasley ! Les tenanciers de la plus grande et célèbre boutique de farces et attrapes de tout le Royaume-Uni et ils ont de la clientèle de Durmstrang et Beaubâton grâce à Harry qui avait parlé à Fleur et Victor de ce qu'il avait fait de la récompense du Tournoi. Les trucs guindés ne sont pas pour eux. Sauf quand une adorable petite princesse à la roublardise cachée est dans la salle mais c'est tellement rare !
Pourtant les jumeaux apprécient Klahuri. Elle les avait accueillis, se souciait de leur bien-être et de leur lien, les questionnant au moindre signe de faiblesse… Elle avait été là pour eux dès le début et se permettait une certaine souplesse quand elle les attrapait après une bêtise. Elle a aidé à restaurer leur lien affaiblit à leur arrivée que diable !
Alors oui, c'est très naturellement qu'ils se confient à elle, qu'ils l'invitent à dîner, qu'ils flirts… qu'ils se mettent en couple. Tout est simple depuis qu'ils l'ont rencontrée.
Mais la princesse ne l'aime pas. Mais parfois ses questions les gênes. Mais les regards de colère de certains sur elle les intriguent. Mais ses mains sur leurs corps, dans leurs cheveux, n'ont pas la même sensation qu'à leur arrivée.
Et toutes ses raisons expliquent leur fuite discrète alors que la Princesse occupait Klahuri qui ne remarqua l'entourloupe que trop tard.
POV Alluna :
La boutique a rarement été fréquentée et animée. Pour une échoppe en périphérie des axes principaux de la capitale il est rare d'avoir beaucoup de clients, nous permettant de nous consacrer à la conception des tenues. Pourtant rien n'est immuable et le bruit qui se fait entendre depuis la grande rue en est presque assourdissant.
La raison de toute cette agitation s'identifie par deux individus à la chevelure aux couleurs aussi vives que le feu. Après leur méfait du jour, ils ont, semble-t-il, fui sur les toits. A force ils se sont fatigués et l'un d'eux a raté son saut pour se retrouver dans un gros caisson qui, heureusement pour lui, n'a pas encore été vidé des tissus que nous utilisons.
Ils entrent dans le magasin dans un tapage assourdissant, attrapent des vêtements au hasard avant de se précipiter dans la cabine d'essayage. Très vite il y eut un juron suivit d'un éclat de rire alors que je les vois échanger ce qu'ils ont attrapés : des sous-vêtements féminins.
Incrédule, je les regarde faire béatement jusqu'à ce que le rire de ma jumelle retentisse. Sans même les voir je sais qu'ils se sont figés, peut-être même ont-ils cessé de respirer. Du coup de l'œil je vois Min aller dans l'arrière-boutique récupérer ses nouveaux modèles et les rejoindre. Elle ferme ses yeux et plonge une tenue dans chaque cabine en leur ordonnant de montrer le résultat. Evidemment ils n'ont rien compris mais ils semblent avoir pris les habits.
Il y eut de l'agitation, des grimaces audibles, une nouvelle agitation et, toujours cachés, ils s'échangèrent les tenues tout en bavardant à une vitesse incroyable. Même Min et moi, ou mes compagnes entre elles, n'avons pas un tel débit pour échanger, et c'est permanent chez eux ! Comment font-ils pour se reposer ?
Après de longues minutes le duo ressortit… dans des vêtements trop longs. En effet ils sont plus petits que la moyenne alfe. Min s'approche pour voir les ajustements à faire quand d'un mouvement de leur bout de bois les tenues s'ajustent à la perfection. Celui avec une oreille en moins regarde partout sans trouver ce qu'il cherche puis se fige aussitôt que son frère fait apparaître un miroir dans son dos pour ensuite se tourner sans être surpris. Ils se regardent, arrangent l'autre, s'embêtent, sans qu'un seul mot ne soit prononcé puis à nouveau le débit de parole recommence à l'attention de Min qui écarquille les yeux d'incompréhension.
La paire éclate de rire puis se redresse face à nous avec de grands sourires et font des gestes pour exprimer qu'ils aiment leurs tenues. Min bondit aussitôt de joie et commence à pépier… en fait si, ma chère jumelle est capable d'avoir le même débit qu'eux. Je ne comprendrais jamais mon beau-frère. Et pourtant Min est tout pour moi, mais en continu ? Au quotidien ? J'en tremble rien que d'y penser. Peut-être est-ce dû à notre particularité ?
Min disparaît pour revenir les mains pleines de ses croquis de modèles de vêtements. L'un des jumeaux présentés comme « Fred » récupéra leurs vêtements et les donna à Min qui le regarde sous le choc. S'il croit qu'elle peut faire une lessive sans tout faire exploser… Il lui pointa les croquis, les rouleaux de tissus puis ses vêtements. Peut-être veulent-ils plus de leurs affaires ? Pourquoi pas.
« Donne-moi ça Min. Je vais… »
« Non. Ils m'ont demandé à moi. Débrouille-toi et sociabilise-toi un peu Lou ! »
Je grogne ce qui semble les amuser. Bien vite ils me rejoignent et Fred sort un livre qu'il ouvre et je reconnais les livres de l'Académie. Mais ils sont fous ! Aucun livre n'a le droit d'être sortit de la bibliothèque ! En réalité aucun ne le peux grâce à de nombreux sorts. Si jamais ils sont attrapés dans la boutique je peux être condamné à la prison pour complicité ! L'autre perçoit ma peur et dit plein de choses avant de me montrer d'un geste de sa baguette il fait apparaître un double parfait du livre et à grand renfort de gestes je comprends que la copie a une durée limitée dans le temps.
Je suis à peine rassurée mais au moins ce n'est pas un vol. Ils me montrent ensuite trois choses : une baie d'Orune, de la poudre des mines de Ralel, et de l'eau. Ils miment le mélange pointe le mur et font un bruit que je devine être l'explosion entendu ce matin et…
Oh Yggdrasil ils ont fait sauter un mur en mélangeant des ingrédients instables en milieu humide avec de l'eau ! Qu'est-ce qu'il leur a prit ?! Encore une fois la barrière de la langue est un problème ce qui commence à tous nous agacer. Fred fait un truc avec son bâton sur son frère et moi et celui-ci fait pareil. Le duo finit par se tourner vers moi et me fait signe de parler. Dubitative je m'exécute.
« Je ne vois pas en quoi agiter vos bouts de bois va être utile. Même s'ils vous ont permis d'user de magie et raccourcir vos vêtements. »
« Magique » Sourit Fred en me faisant un clin d'œil alors que je sursaute de surprise.
« Vous avez un accent horrible. » Je lâche sans réfléchir.
« Gentille avec… novice ? Novice. La magie… parcourt ton langue et nous donne. » Il grimace en parlant difficilement.
« C'est prendre temps. » Tente le second mais grimace aussi. « Mieux si toi parler. Plus rapide. »
J'acquiesce mais ne sais pas quoi dire. Ils pointent la baie et me regarde avec une avide curiosité. N'ayant pas d'autre sujet je décide de les éclairer sur leur bêtise en attrapant le livre pour leur montrer ce que je lis. Si ils peuvent apprendre notre écriture au passage ça leur évitera d'utiliser des ingrédients et mélanges dangereux.
« La baie d'Orune se trouve dans les plaines arides du même nom. Elles sont noires quand trop mures ou pas assez. Quand elles sont bonnes à la récolte elles deviennent bleues comme le ciel en journée. Venant d'Orune, ces baies sont instables en présence d'humidité et très réactivent à l'eau. Elles sont utilisées dans certains baumes pour aider à la cicatrisation parce que leurs propriétés chauffantes aident à la désinfection et la cautérisation. En cas de blessure grave, et uniquement en dernier recours, le jus de ces baies appliqués sur une plaie ouverte peu la cautériser aussi efficacement qu'une lame chauffée à blanc. » Je lis lentement et m'assure qu'ils comprennent bien. Je termine la description quand un souvenir se rappel à moi. « Zorhio, notre frère aîné, est guérisseur. Mon second frère est Chasseur. Une fois il est revenu de la chasse avec le dos déchiré. Un prédateur l'avait surpris quand il dépeçait sa prise du jour. On pouvait voir les os. Je n'ai jamais vu autant de sang, ça sentait le fer et la viande. Ce jour-là j'ai réalisé que nous n'étions rien de plus que les animaux. Nous sommes faits d'os, de chair, de sang, de la viande comme une autre. Les cris de Koh étaient horribles. Min dormait chez son compagnon et a échappé à tout ça. Beaucoup de médecins sont venus pour le guérir ou du moins s'y essayer sans vraiment y parvenir. Il était sur la place où vous êtes arrivés, tout le monde venait, courait pour trouver une solution sans y parvenir. Puis Zorhio a attrapé un sac de baies en vente, les a broyés sous les hurlements des autres pour le faire arrêter mais il a tenu bon. Une fois fait il a versé le tout sur tout le dos et mon frère à hurler à s'en déchirer la voix. D'ailleurs il a toujours une voix rauque et basse depuis, un peu comme un roulement de tonnerre. C'est aussi la première et dernière fois que je l'ai vu pleurer, crier ou éprouver de la douleur. Peu importe ses blessures ensuite, il n'a jamais bronché. Zorhio dit que c'est le traumatisme qui fait ça. Ces baies ne sont pas un jeu. Verser le liquide à enlever toute hydratation du corps de mon frère qui était sous enchantement pendant des mois pour atténuer les marques et le soigner. Mais le jus qui a coulé sur les côtés et les flans a laissé des traces de brûlure. Il ne montre plus son corps non plus. Min a créé une nouvelle coupe de vêtement pour cacher le haut du corps sans être encombrant pour chasser. Ici les chasseurs sont fiers quand ils ont peu de marques : on dit que cela montre leurs aptitudes à être chasseur et non chassé. Notre frère n'avait pas eu une égratignure en quatre siècles de chasse. Jamais. Cette blessure l'a fait devenir la risée de tous. Ceux qui l'admiraient et le respectaient le pointe du doigt et se moquent. »
Je suis amère. Les événements suite à la blessure de mon frère lui a fait perdre beaucoup. Sa fiancée du moment l'a quitté, reprenant ses affaires alors qu'il était en soins intensifs. D'ailleurs la fameuse évitait la famille parce qu'elle sait parfaitement qu'elle n'y survivrait pas. Elle a déshonoré mon frère en le quittant sans un mot, quelques heures à peine sa perte de connaissance sur la place centrale.
« La bête a été tuée ? » Demande Fred sérieusement.
« Non. Depuis son arrivée personne n'a pu la déloger. D'un autre côté une wyvern n'est pas rien. »
« Wyvern ? »
Le duo irradiait la malice autant que le Prince Loki en pleine organisation. Je crains le pire, aussi je plisse les yeux quand je confirme que c'est bel et bien un « mini-dragon qui crache pas de feu mais parfois de l'acide ou rien du tout ». Un frisson me remonte le long de l'échine alors qu'ils ricanent.
« Et il y a eu des survivants dans les chasseurs qui se sont loupés ? »
« Très peu. Une dizaine à tout casser, pas plus. Mais une centaine y a perdu la vie. »
« Vous chassez avec des épées en bois ? » Le ricanement de George me hérisse le poil mais il me fait un clin d'œil amusé qui m'intrigue. « Tu crois que ça leur ferait quoi si on s'en occupe de votre wyvern ? »
« Impossible ! C'est bien trop dangereux ! Et puis c'est… »
« Charlie, le second fils de la famille : il est magizoologiste spécialisé en dragons. Il vit dans une réserve de dragons. C'est l'un des meilleurs. Il nous a appris quelques trucs. Je suis sûr qu'on pourrait y parvenir. »
« C'est insensé ! »
« Nous n'avons jamais dit l'être. » rétorquent-ils en chœur. Fous. Ils sont fous !
Quand Min revient avec quelques vêtements terminés ils se précipitent jusqu'à elle pour lui demander des tenues résistantes à l'acide, aux explosions, aux entailles… et quand elle leur demande pourquoi ils scandent être des professionnels du danger et après avoir fait exploser un mur, il leur faut être protégés pour leurs prochaines expériences.
Alfheim ne leur survivra pas.
POV Princesse :
Confortable. Mon doux, tout doux lit moelleux bien chaud et confort…
« Princesse ! PRINCESSE ! Vous devez vous levez il est déjà bien assez tard ! Vous êtes en retard pour vos leçons du matin ! »
La barbe.
C'est une expression 'moldue' d'après les frères Weasley. Eux, ils sont géniaux ! Depuis qu'ils sont là, ils font tellement de bêtises que quand j'en fais personne ne sait que c'est moi ou ils ne me grondent pas fort. Et puis on se voit en cachette parfois quand ils font des plans pour les super grosses bêtises que même Merlin il n'y arriverait pas !
Je sais pas qui est Merlin mais il a l'air important et fort.
Mais Gred et Forge sont plus fort que lui j'en suis certaine ! Personne ne fait des bêtises aussi iniégeuse… je crois qu'ils disent comme ça papa et maman quand les vieux messieurs-dames autour d'eux ne sont pas là. Les vieux nobles râlent tout le temps. En plus ils sont tout rabougris.
Gred et Forge disent que c'est parce qu'ils sont gris et ternis par l'âge. Je ne veux pas être vieille comme eux ! Alors je leur ai demandé de les rajeunir en les rendant plus colorés. Si c'est juste parce qu'ils sont gris, un peu de couleur et ça ira mieux ! Les jumeaux ont adorés mon idée et m'ont félicité ! Ils m'ont même donné un « canaricream » c'était super bon ! Ok la gouvernante est partie en hurlant quand je suis devenue un « canari » quelques instants puis ma peau est restée jaune pendant toute la matinée. Mais c'était drôle. J'ai beaucoup aimé ! Et puis au moins je n'étais pas rabougri ! Maman a froncée les sourcils mais j'ai vu papa se cacher pour rigoler doucement. J'ai deviné parce que maman lui a tapé l'épaule en sortant et elle souriant donc ce n'était pas une dispute.
« Aller Princesse ! » Zut elle est toujours là. « Il fait un temps magnifique aujourd'hui ! Rega-AH ! »
Ah ? Si la gouvernante criait comme ça c'était une bonne nouvelle pour moi ! Je bondis du lit après un dur combat contre l'édredon et me précipite sur le balcon… et cri de joie.
C'est trop génial ! C'est trop beau ! Toute la ville blanche est de toutes les couleurs ! Et des couleurs vives en plus ! Avec plaisir je note que la partie de ma chambre et mon balcon est orange comme les cheveux des frères jumeaux. Je vois du jaune canari, du vert canard, du vert pomme, du rouge Gryffondor même si je ne comprends pas bien ce que c'est je reconnais la couleur. C'est comme si ma leçon de peinture était faite sur toute la capitale ! C'est trop bien !
« Aller Zahi-ni ! Dépêche-toi je dois me préparer ! La ville est trop belle il faut se balader ! Viiiite ! »
Je cours dans ma salle de bain et saute dans le bain, enlevant ma tenue de nuit après, me faisant houspiller par la gouvernante qui soupire devant mon enthousiasme. Même si elle réagit toujours très fort, elle ne dit rien quand les frères viennent en cachette pour me voir et me raconter leurs bêtises. En plus maintenant ils parlent ma langue alors je n'ai pas à réfléchir quand on parle. C'est plus facile que quand je dois me rappeler de mes leçons.
Joliment habillée, digne d'une princesse, je traverse les couloirs du palais puis, une fois les portes franchis, je m'élance à toute vitesse dans les rues. Zahi, la gouvernante, trouve que mon amitié avec les jumeaux est bien parce que je suis plus joyeuse, mais elle n'aime pas trop parce que je ne me comporte plus correctement. A cela je lui réponds toujours que j'ai des siècles de vie pour rectifier ça plus tard ce qui la fait sourire et taire. Inutile de lui dire que c'est George qui m'a donné l'idée de lui répondre ça quand je m'en suis plain.
.
La journée a été super ! Le meilleur reste ce soir pendant une réception. Les jumeaux sont là, ainsi que la noblesse, le Grand Conseil et d'autres gens. Les sujets de conversations n'étaient pas très intéressants. Par contre j'entendais beaucoup de choses que d'habitude je n'entendais pas. C'est Fred et George qui m'ont conseillés de continuer de faire l'enfant et des bêtises comme ça les autres me penseront plus bête. Ils ont raisons. La seule qui reste méfiante c'est Klahuri mais ça ne me gêne pas. Le problème c'est qu'elle est collée aux jumeaux. Enfin jusqu'à ce qu'un riche marchand lance enfin le nouveau plan des jumeaux à son insu.
Le duo l'avait fait parler de son activité, de ses avantages… et des problèmes. Et le retour du sujet de la wyvern commença.
« Nous vous l'avons déjà dit, détournez vos routes commerciales de la zone ! Nous ne pouvons attaquer la bête. En plus avec le temps elle est devenue plus forte et vicieuse qu'avant. »
« La bête ? » Feignit Fred en s'avançant.
« Une wyvern, humain. » Claque la voix hautaine d'un jeune chasseur que je n'aime pas beaucoup. Il leur sourit narquoisement avant de continuer. « C'est un animal terrible. C'est… »
« Des écailles. » Coupe Fred impassible et George se joint à lui pour parler l'un après l'autre très vite. « Deux fois la taille… je dirais d'un cheval. Ou d'une aile de dragon. Oui mais nos dragons, pas Fafnir. Il est trop grand. Il ressemble à Smaug. Trop grand. Donc nous disions mon frère ? Oui écailles, deux à quatre fois un cheval, vif, crache du venin à l'âge adulte. Uniquement si c'est une femelle Forge. Exact Gred. Un cri assez puissant aussi mais rien à voir avec la Mandragore. Et on le sait puisque Lee était tombé dans les vapes en deuxième année. Comme Neville plus tard. Oui mais lui ce n'était pas pour les cris. Certes. Revenons à nos hippogriffes ! »
Les jumeaux ont continués longtemps, assez pour que tout le monde les écoutent. Puis ils sourirent en s'inclinant devant papa.
« On peut s'en occuper. »
« Impossible ! » S'écrie un chasseur.
« Notre frère est dragonnier, notre meilleur ami a volé avec des dragons et a piqué un œuf à une femelle pendant un Tournoi. C'était un faux mais caché au milieu de son nid pendant la saison de couvaison. Nous pratiquons un sport de vol donc on ne craint pas grand-chose de ce côté-là. Et puis j'ai entendu dire que vos chasseurs mouraient ou fuyaient devant lui avant même d'essayer. »
« Vous êtes nos invités. » Contredit papa.
« Certes mais on a de l'expérience, on a aidé notre frère dans la réserve de dragons. On sait à quoi on s'attaque. »
L'échange est long. Tellement long que je ne sais pas ce qui a été décidé quand je suis obligée d'aller me coucher. Les grands ne sont vraiment pas drôle… Pour la peine je vais donner à tout le monde des canaricream demain !
POV Charlie :
L'ambiance a changé depuis la venue de Loki et Harry. J'en suis aussi heureux qu'exténué. Les dragons sont devenus tellement actifs qu'ils sont intenables et nous passons directement du lit à nos balais et des balais aux lits. Gregor est en train de faire passer aux autres Réserves, aux Ministères et écoles, un message de recrutement pour nous. La paie n'est pas excellente mais si on parvient à trouver quelques têtes brûlées pour voler pendant qu'on puisse enfin faire un somme ça nous soulagerait !
Pour la première fois depuis trois mois, je suis en repos en même temps qu'Ana. Je profite donc allègrement de ses douces caresses pour me détendre et les lui rendre. Dans des murmures complices elle me parle un peu plus d'elle et je l'écoute. Un matin tendre comme jamais vécu à la réserve. C'est vraiment le paradis. Alors qu'elle rit de sa mésaventure je cède et me penche pour l'embrasser.
« CHARLIE NOM D'UN HIPPOGRIFFE TOUT EST DE TA FAUTE ! RAMENE TON CUL POILU ICI TOUT DE SUITE ! »
Dur et froid. Le sol en bois m'a réceptionné après mon sursaut de surprise. Merci Bill. Bordel qu'est-ce qu'il lui prend ?! Il est sept heures du matin, c'est mon repos avec ma copine, j'arrivais enfin à faire preuve d'un peu de tendresse moi qui suis assez brute de décoffrage et maladroit et il casse tout !
Le rire mélodieux d'Ana me fait comprendre que j'ai juré et râler à voix haute. Elle se lève et enfile un treillis et l'un de mes T-shirts propres. Je l'attrape et l'embrasse.
« Je comprends pourquoi je galère avec mes lessive alors que toi non. » Je plaisante et récolte une tape sur la tête en sortant de la chambre.
Dans la salle principale Bill est rouge et retenu par un Harry clairement amusé et un Loki curieux.
« Je peux savoir ce qu'il me vaut le déplaisir William ? »
Bill grimace à son prénom. Il a dû comprendre qu'il avait un peu poussé le bouchon. Il fut un peu plus embêté en voyant Ana sortir de ma chambre avec l'un de mes T-shirt. Quand elle passe avec une glace dans les mains je ne peux m'empêcher de lui rappeler qu'elle me doit une lessive ce à quoi elle me répond en claquant ses fesses. Charmant. J'adore cette femme.
« Mignonne la belle-sœur ! » L'exclamation en chœur me fait bondir et mon instinct de survie s'enclenche à toute vitesse, faisant rire ces maudits chenapans. « Relax frangin, on n'est pas rentré. »
« Je suppose que vous êtes la cause de ce levé en fanfare par Bill ? Que se passe-t-il ? »
« On va chasser une wyvern qui a tué une centaine de chasseur alfe et fait son territoire non loin d'une route commerciale ! » S'exclamèrent-ils joyeusement à travers le miroir.
« C'est tout ? Merlin Bill j'ai cru qu'il y avait un danger de vie ou de mort ! » Je lance à mon frère en me détendant. Quel idée de me faire des flippes pareil !
« Des wyverns Charlie ! C'est ta faute ! »
« Déjà il n'y en a qu'une d'après eux, et ensuite je ne vois pas en quoi se serai de ma faute. » Bon ok, c'est purement de la mauvaise foi là.
« QUI a eu l'excellente idée, et note l'ironie s'il-te-plaît, que les jumeaux devaient venir à la Réserve récupérer eux-mêmes les ingrédients de la région et provenant des dragons ? »
« Mon chef, Gregor. Je n'ai fait que relayer l'info. Et puis ça c'est très bien passé. »
Merlin je sens que la journée sera pire que hier pendant que Norberta avait enragée parce qu'un bleu idiot l'avait dérangé en plein moment de couvaison prénatal. D'ailleurs je ne l'ai pas vu au dîner hier, je devrais demander des nouvelles au chef.
POV Fred et George :
Possible que l'annoncer aussi directement à Bill n'était pas l'idée du siècle. D'un autre côté il avait eu la bonne démarche : rameuter Harry, Charlie et Loki. Ce dernier nous a confirmé qu'il avait entendu parler de la wyvern lors de ses aller et venu. Il jugeait cette dernière inoffensive si on ne l'embêtait pas. Jugement que Charlie confirme aussitôt que l'idée est soumise devant lui.
« Il faudra que l'on se renseigne sur cette demoiselle qui pique les fringues de notre très cher frère. »
« Dès que l'on rentre on fait un check up complet de toute la famille proche et élargie. »
« Noté. »
Nous sommes en marche avec plusieurs chasseurs, guerriers et guérisseurs ainsi que quelques sorciers/mages. Nous avons une occasion en or de tester notre dernière folie : des éclairs-de-feu. Flambant neuf ! Notre premier et seul achat impulsif et cher que nous avons fait depuis le début de notre commerce. Autant dire que les gobelins n'ont pas bronchés, le vendeur avait faillis faire une syncope au montant de la note réglée, et Olivier nous supplie qu'on lui en prête un depuis qu'il est au courant.
Charlie s'installe avec Ana qui est revenu après avoir étendu le linge et récupérer pop-corn, bonbons, glaces, et accessoirement de quoi prendre un vrai déjeuner cuisiné par Harry. S'il y a bien une chose que je regrette dans la rupture entre Ginny et Ryry, c'est sa cuisine !
« Ryry ? Pourquoi tu as rompu avec Ginny ? On a simplement entendu des cris, ton prénom et des injures alors qu'elle était de retour au Terrier. On a deviné et fait demi-tour avant d'être remarqué. »
George est intervenu sur la dernière phrase, faisant rire notre frangin adoptif et Loki alors que les deux autres semblent se poser la même question.
« Vous n'êtes pas au courant ? » L'étonnement d'Harry et son amusement nous fait soupirer.
« Crache le morceau Harry. »
« Elle a mal lancé un chauve-furie et son reflet dans le miroir est devenu le cliché de la vilaine sorcière moldue ? » Rit Charlie.
« Elle m'a demandé de choisir entre ma liberté et elle. Je refusais d'aller à un gala. »
« Quelle conne. »
L'insulte lâchée par Ana nous surprend et on s'arrête en plein milieu de la route pour la fixer à travers le miroir. La brune finit sa bouchée avant de relever la tête pour voir tout le monde la fixer.
« Quoi ? J'ai entendu parler de toi, Harry, par Charlie et je savais déjà le genre de personne que tu étais. Dès que je t'ai vu en vrai j'ai confirmé mon impression. » Explique-t-elle sans aucun remord envers notre jeune sœur. Elle boit un peu et reprend. « T'es comme Charlie et moi, comme les dragons d'ici : pas de chaînes. Tu sais ce qu'un dragon fait quand il brise ses chaînes. Elle t'a mis au pied du mur, normal que tu l'ais viré. Désolée les gars mais si je croise votre sœur et qu'elle dit un truc de travers, c'est pas un sort que je vais lui jeter, mais mon poing dans la figure, ça elle l'aura. Et demandez à Charlie, je vous assure que je mets de sacrée droite. »
« Mon cocard Noël dernier. » Grimace Charlie.
Je n'arrive pas à y croire ! Son monstrueux cocard venait de ce petit bout de femme ?! Mais elle avait des bras tous fins ! Bon d'accord son regard est assez impressionnant et elle dégage une certaine sauvagerie mais quoi de plus normal puisqu'elle est l'une des rares femmes à la Réserve de Roumanie qui s'occupe de Dragons ! Charlie avait gardé trace de sa blessure pendant plus d'un mois entier.
Finalement, à force de bavarder, nous arrivons sur les lieux. Enfin ! A notre demande on établit un semblant de campement sur place et un sorcier accepte d'agrandir l'image du miroir, Loki s'empresse de faire de même de leurs côtés. On resserre nos protections de vol et Harry nous conseil de mettre des lunettes ce que l'on fait aussitôt.
Sous les regards pesants des alfes, nous écoutons scrupuleusement les conseils de notre Ryry préféré.
« Tout d'abord vous devriez voler dans votre coin, vous réhabituer. Eventuellement tester les balais entre les arbres. Ça peut être utile pour semer la wyvern temporairement. Vous êtes plus fin, plus petit. Pour la vitesse, vous pouvez pousser le balais jusqu'à ce qu'il entre vos mains. Quand il vibre n'accélérez plus, sauf si c'est pour sauver votre peau et en dernier recours. Et surtout pas en pleine feinte de Wronski ou… »
« Harry. » Nous le coupons en ricanant. « Il n'y a que toi et Krum pour faire ce coup-là à pleine vitesse jusqu'à ce que le balais touche l'herbe. On est batteurs, pas poursuiveurs. »
« Peut-être mais un semblant de feinte pourrait vous sauver. Si la wyvern ne redresse pas assez vite elle pourrait chuter et ne plus pouvoir décoller. Les virages à 90° minimum sinon c'est un coup de patte. Pour les demi-tours en tête d'épingle c'est sur le dos. Ah et si vous tombez de votre balais, freinez-vous en pour mettant bras et jambes écartés et ventre face au sol. Accio le balais et quand il approche tombez en piqué. »
« Je ne veux même pas savoir comment tu en sais autant. » Pâlit un dragonnier qui s'était approché.
« L'expérience ! » Tous les Weasley et Harry s'exclamèrent en chœur avant de rire.
« Bon pour le vol après c'est de l'instinct. Alors à mon tour. » Se redresse Charlie avec Ana qui est dans ses bras. D'ailleurs c'est elle qui intervient.
« Votre wyvern d'après ce que vous avez dit est un mâle. Un jeune mâle. Les empreintes révélées à votre approche par les chasseurs montrent deux choses : trois mètres de haut au garrot et donc première saison des amours bientôt mais aussi qu'il sait déjà que vous êtes sur son territoire. Vous devriez délimiter une zone où les scouts vont attendre. Vous deux êtes les seuls à en sortir. Si plus de monde s'éparpille il va prendre ça comme une conquête de territoire et vous ne le verrez pas venir avant que les deux tiers des vôtres soient morts ou hors combat et hors combat veut dire les membres, un ou plusieurs, arrachés. Les wyverns sont vicieuses, les mâles un peu moins mais ça reste suffisamment important pour que la différence entre mâle et femelle ne soit pas spécifié dans les livres. Les mâles trouvent une zone avec nourriture, à l'écart des zones peuplées. Et c'est là le problème. »
« La petite à raison gamin. Quelque chose cloche dans votre histoire. »
La grosse voix bourrue de celui qui semble être le doyen des dragonniers résonne de notre côté, attirant les regards alors qu'il s'avance. Il a le visage, le bras et le torse vierge de toutes cicatrices hormis une en travers de la figure et une autre étrange au niveau du cœur. Retirant sa pipe de sa bouche il pointe la dernière cicatrice qui est franchement laide.
« Une wyvern en Géorgie. Une petite femelle trop jeune pour avoir de l'acide mais suffisamment maline et vivace pour trouver l'emplacement du cœur et essayer de me l'arracher. Comment tout ça a commencé gamin ? »
« Un chasseur attaqué dans le dos pendant qu'il évidait sa prise du jour. Ce n'est pas loin de la route commerciale. Il a survécu de justesse. Mais tout le dos a pris. » Résume George.
« Alors c'est pas lui le premier. Ce n'est pas lui la cause. Ça vient d'avant. Griffer ainsi c'est un avertissement. Sinon il n'aurait plus de cœur ou plus de tête. Mais passons. Il est possible que votre wyvern ait déjà eu sa première saison d'accouplement. Les dragons, comme les wyverns ont un seul et unique partenaire pendant une très longue période défini selon l'espèce. Par contre, si la compagne ou le compagnon est tué, celui qui lui survit se retrouve célibataire pour le restant de ses jours et pris d'une frénésie meurtrière. Je pense que c'est ce qu'il s'est passé ici. Votre wyvern ne bougera pas et ne se calmera pas. Par contre il y a une méthode. Un mythe. Amenez le miroir avec vous et essayer de faire parler la wyvern. »
« Les wyverns ne parlent pas. » contredit un alfe en toge.
« Les dragons parlent pour ceux qui ne se sont pas perdu. La majorité parle draconique. Les wyverns parlent, selon les légendes, une langue dérivée de celle-ci mélangée à une autre. »
« C'est une légende ! » S'acharne toge-man.
« Ouais gamin. Alfheim aussi. »
« Et quelle langue sont-ils supposés parler en plus ? »
« Oh Merlin non ! Pas encore ! »
La plainte d'Harry nous fait comprendre avec Fred. Fourchelangue ! Les wyverns sont un peu plus « serpent » que les dragons donc leur langue doit l'être aussi. On regarde Harry se taper la tête contre la table alors que Loki lève un sourcil devant le spectacle.
POV externe :
Les jumeaux sont rapidement montés sur les balais alors qu'ils entendaient en fond sonore Harry geindre et Loki qui tentait de le consoler mais discrédité mais le fou rire qui l'avait pris. Les jumeaux prirent le temps de tester les balais comme conseillé par leur attrapeur vedette avant de décoller et de s'enfoncer un peu plus dans le territoire de la wyvern. Celle-ci était en réalité à quelques dizaines de mètres de leur camp, à les surveiller, faisant frissonner les frères. Si proche et personne ne l'avait détecté.
Fred siffla un grand coup, attirant l'attention de la créature qui les rejoignit dans les airs en quelques instants. Ils devaient tout d'abord l'occuper pour que le miroir d'Harry soit installé à l'écart du camp et sa voix amplifiée par un sort. Ensuite il fallait qu'ils approchent la wyvern tout en l'étourdissant pour qu'elle se retrouve à devoir entendre puis écouter Harry.
Seulement la masse écailleuse était vive et rapide. Un véritable attrapeur couvert d'écailles et eux, ils étaient batteurs. Batteurs. Cognards !
George s'occupa de distraire un temps la créature mais bien vite il dû partir en direction de la capitale pour rejoindre son frère et le matériel pour se battre. Le son particulier d'un Cognard se fit entendre vite suivit par la voix de son jumeaux.
« WRONSKI ! »
Sans réfléchir, George piqua et il entendit un impact suivit d'un rugissement. Il se redressa et attrapa la batte que lui jeta Fred. La capitale sous leurs pieds était en pagaille. Fred siffla, George se prépara, le bruit, la pression et… maintenant ! George vira, prit son élan et frappa de toutes ses forces dans le Cognard qui, si manqué, lui aurait brisé les côtes. Les jumeaux échangèrent un coup avec leurs battes en souriant et repartirent à toute vitesse.
La wyvern devait lutter contre deux Cognards et leurs batteurs. C'était plus gênant que douloureux mais tout de même. Peu à peu ils réussirent à la conduire jusqu'au miroir où Harry apparaissait en grand. La wyvern empala un Cognard avec sa queue et les jumeaux étaient épuisés quand, par gros coup de chance absolument pas prévu, Fred manqua son tire et l'esquiva, George juste derrière lui put à peine rattraper le tire. Entre temps la wyvern avait bougée et s'était pris la balle sur le coin de la tête, l'étourdissant suffisamment pour la mettre au sol.
« § Calme-toi ils ne te veulent aucun mal. Nous voulons savoir pourquoi tu attaques. § »
Le sifflement fit frissonner les présents mais les jumeaux se posèrent au sol et se blottirent l'un contre l'autre. Harry dû répéter plusieurs fois avant d'attirer le regard intelligent qui le crispa, même au travers du miroir. Un tel regard était impressionnant.
« § Qui es-tu Siffleur sifflant comme un serpent ? § »
Le dialecte était différent. Plus rauque, vibrant de magie, un mélange de grondement draconique et de Fourchelangue. S'en était presque hypnotisant.
« § Je suis Harry. § »
« § Tu es bien étrange Harry. Tu siffles, siffles comme un serpent mais n'en est pas un. Tu siffles, siffles mieux qu'un serpent puisque je te comprends. Alors dis-moi Siffleur sifflant, qu'es-tu pour pouvoir parler aux miens ? § »
« § Aucune idée ! § »
L'exclamation de l'humain surpris la wyvern qui se posa plus confortablement face à l'image du Siffleur étrange. Les nouveaux, les humains, étaient différents des alfes. Ils ne voulaient pas le tuer, ils voulaient comprendre et l'humain essayait de le parler même si sa langue sifflante était trop lisse pour être facile à comprendre. Il avait des difficultés à s'exprimer et à comprendre la wyvern.
« § Je ne sais pas si ça peut aider mais je viens de Midgard, comme mes amis roux. § »
« § Midgard ? Il y a des Basilics sur Midgard. Ils sont tellement imbus d'eux-mêmes je ne les aime pas. § »
L'agitation de la créature inquiéta les présents mais il ne les regarda pas, trop concentré sur Harry qui eut l'illumination.
« § Quand j'avais douze ans un Basilik m'a mordu. § »
« § Et tu es vivant ? § »
« § Fumeseck, le Phénix de mon professeur m'a soigné en pleurant sur ma plaie. Penses-tu que c'est lié ? § »
« § Oui. Le mélange des deux. Poison et flamme. Serpent et dragon. Wyvern. Le Siffleur Harry pourrait apprendre. Quelques siècles et tu pourras parler comme nous sifflant et grondant. Je pourrais t'apprendre. Après. D'abord je dois tuer les alfes. Après je t'apprends à siffler et gronder comme moi. § »
« § Pourquoi vouloir tuer les alfes ? § »
« § L'alfe qui ressemble à un Basilik, méchant, menteur, il a tué ma compagne et prit notre premier œuf. Tout premier petit enlevé, arraché par l'alfe-Basilik. Si je n'ai pas mon œuf, si je n'ai pas mon petit, alors je tue les alfes. Je tue jusqu'à ce qu'ils me rendent mon petit. § »
« § Depuis le temps, n'a-t-il pas éclos ? § »
« § Non. A cause des peuples qui grandissent plus vite que le gibier, les dragons et les wyverns mettent les œufs sous protection avec l'aide de la magie. Elle met nos œufs en hibernation le temps que l'on trouve la sécurité. Ensuite on les fait éclore. § »
« § Puis-je l'expliquer à mon ami Charlie et ses amis ? Ils s'occupent de dragons et s'inquiètent pour tous les œufs abandonnés qu'ils ont trouvés. § »
« § D'accord. Quand j'aurai trouvé mon enfant je viendrais faire éclore les œufs que tes amis gardent si je les juge digne. § »
La conversation dura un moment jusqu'à ce que la wyvern accepte d'attendre une sept jours pour son œuf. Si l'œuf ne lui était pas rendu il allait attaquer plus souvent et des villages entiers. Il voulait son petit.
Il s'envola ensuite, abandonnant là Harry aux alfes qui refusèrent de croire les explications données. Certains Nobles présents voulurent s'en prendre aux jumeaux mais ceux-ci étaient déjà effondrés au sol, inconscients. Leur face à face avec la wyvern avait trop tiré sur leur corps, leur magie et leur lien, les mettant à nouveau dans une position précaire, même si moins grave que la première.
Les guérisseurs ouvrirent un portail vers leur centre de soin et s'y précipitèrent sans attendre. Après tout, même si c'était moins grave dans l'immédiat, leur lien était en train de se détériorer, les mettant en danger.
Voilà ! 2e jours, 2e chapitre !
Je sais que Smaug... mais j'ai pas pu m'empêcher donc les jumeaux connaissent Tolkien via Hermione. Voilà.
Alors que pensez-vous de cette suite ? Partagez, éclairez-moi de vos commentaires svp.
J'espère que ça vous a plu et je vous dis à bientôt ! Le plus vite possible !
Myshun ^-^
