01 novembre1998,

Minuit & une minute.

Luna Lovegood n'était pas quelqu'un qui accordait beaucoup d'importance aux normes de la société sorcière. Ni des autres sociétés, d'ailleurs. Elle ne s'y pliait que par amusement, la plupart du temps. Sa discrétion et son allure étrange lui permettait de savoir, voir, entendre beaucoup de choses et bien souvent, à l'insu des gens. Peut-être dans une autre situation, cela se serait fait ainsi. Elle aurait innocemment tendu l'oreille, froncé les sourcils, prétexté une créature invisible, fait comme si elle n'avait rien compris et qu'elle demeurait ignorante ou folle. Le comble, pour une Serdaigle, vous en conviendrez… Pourtant c'est ce que tout le monde croit, qu'elle ne fait pas attention à ce qui l'entoure. A part peut-être Miss Granger qui la regardait souvent fixement, peu dupe. Hermione lui manquait. Elles étaient plus proches qu'elles n'en donnait l'impression, cependant personne ne faisait réellement attention à Luna, ni à ce qu'elle pouvait ressentir.

Elle accéléra son pas de course malgré la fatigue. Ses poumons brûlaient légèrement elle n'était pas sportive et courir comme une dératée à travers un château pleins de tournants et d'escaliers, c'est un digne d'une compétition.

Elle était si calme et nonchalante d'habitude. Cependant, la situation n'est pas habituelle, normale, quotidienne. Elle ressentit ce stress particulier, si similaire aux frissons pendant la Bataille du Département des Mystères. Celui où le souffle rauque et les battements frénétiques du cœur se mélangent à l'adrénaline et la peur. Neville va-t-il mourir ?

C'est donc avec pertes et fracas que Miss Lovegood entra dans le bureau du Professeur de Potions, sans toquer, sans attendre, sans s'arrêter, laissant vaguement la porte derrière se refermer à sa seule force, avant de crier sans ménager ce pauvre professeur choqué.

Un bourdonnement léger. Un vrombissement régulier. Un cliquetis ponctuel.

- « On m'envoie pour une urgence ! » s'époumona-t-elle en tendant un papier malmené. « Mme Pomfresh a besoin d'une potion particulière, c'est question de vie ou de mort ! » Puis elle s'arrêta net et fixa leur professeur qui lui faisait face.

Snape mit quelques secondes avant de réagir. Il arracha brusquement le rouleau de parchemin et le lut en vitesse, son teint devenant de plus en plus pâle. Il ne sentait déjà pas très bien depuis son réveil, mais ce qu'avait marqué Pomfresh ne l'aiderait pas à se sentir mieux. Il ne bougea plus et tenta de mettre de l'ordre dans son esprit, jusqu'à ce qu'une voix le tire de sa brume.

Un bourdonnement léger. Un vrombissement régulier. Un cliquetis ponctuel.

- « Professeur... » dit doucement Hermione. « Qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce que cela concerne Neville ?»
- « Oui. Mais comment êtes-vous au courant, Miss Granger ? » susurra Snape, suspicieux.
- « J'ai… assisté à la scène et... » fut-elle coupée par un bruit.

Une exclamation de surprise vint perturber le faux calme ambiant. Les deux protagonistes se tournèrent vers Lovegood, qui faisait visiblement de l'apnée en fixant d'un air ahuri Granger et Snape. Ce dernier haussa un sourcil et la rouge-et-or se tendit.

- « Her… Hermione Granger ? » balbutia-t-elle finalement. « Qu'est-ce que… ? Professeur Snape... ? »

Ce fut au tour de la Griffondor d'avoir un air effaré. Cependant, elle se reprit bien vite. Elle verrait avec elle plus tard, elle n'avait aucun doute sur la compréhension de Luna. Il y avait une double urgence, là. Snape les regardait à tour de rôle sans bien comprendre le soucis et elle devait intervenir avant que cela ne prenne de trop grandes proportions.

Un bourdonnement léger. Un vrombissement régulier. Un cliquetis ponctuel.

- « Luna ! » dit-elle d'un air hésitant. « Je t'expliquerais tout ce que tu voudra, je te le jure sur… sur Magia ? Mais là ce n'est pas le moment. Est-ce que tu veux bien… enfin... »

- « D'accord. » Accepta Luna, toujours en regardant à tour de rôle les deux autres. « J'attendrais dehors... »

Luna sortit et ferma précautionneusement la porte derrière elle. Elle s'assit dans le couloir contre un mur en pierre et massa ses tempes de ses mains tremblantes, son cerveau Serdaigle en ébullition. Même pour elle, cela faisait beaucoup.

Entre temps, Snape s'était détourné de ses élèves barjots et dépêché dans son laboratoire afin de préparer le nécessaire. La potion était délicate, il ne l'avait fait que deux fois dans sa vie et ses ingrédients étaient quasiment introuvables. Heureusement qu'il avait l'habitude de parer à tout problème dans sa réserve. Il s'activa, ne prêtant que peu attention à son élève qui lisait désormais le parchemin posé sur une table à côté du chaudron.

- « Vous pouvez partir Miss Granger. » s'agaça-t-il sans lui adresser un regard, prenant tout ce dont il a besoin. « Je vais en avoir pour plusieurs jours donc ne prenez pas la peine de revenir. Allez, déguerpissez ! »

- « Professeur, est-ce que.. »
- « Sortez, je n'ai pas besoin d'une Miss-je-sais-tout dans les jambes ! » cracha-t-il.
- « Professeur... »
- « Vous n'avez plus rien à faire ici, sortez ! » aboya-t-il.
- « Severus ! » tonna-t-elle d'un coup.

Un bourdonnement léger. Un vrombissement régulier. Un cliquetis ponctuel.

Cela eut le mérite de l'arrêter dans ses allers-retour et il aurait pu souffrir d'un torticolis tant il avait relevé la tête avec brusquerie. Il lui jeta un regard noir empli d'animosité comme il savait si bien le faire mais, encore une fois et un peu trop souvent à son goût, n'eut pas le temps de lui lancer les insultes qui l'inspiraient.

- « Tout ira bien ! » clama-t-elle impatiente. « Tu es un des meilleurs Maître Potionniste de ce pays ! Ne te laisse pas déconcentrer par ce qu'implique la fleur de Danann Sacrificus. Tu dois seulement faire une potion, Severus. »

- « Arrêtez de me tutoyer comme si nous étions proches, Miss Granger ! » s'égosilla-t-il. « Cette fleur est une fichue épée de Damoclès et ce sérum est très difficile ! Vous n'avez aucune idée de ce dont on parle, sorcière !»

- « Si vous le dites... professeur, cela viendra bien assez tôt mais ce n'est pas la priorité. » continua-t-elle avec douceur et, lui sembla-t-il, une lueur de tristesse dans ses yeux whisky. « Vous y arriverez, ce remède sera parfait, comme toutes les potions qui passent entre vos mains. Parce que vous êtes le meilleur. »

Il la contempla longuement, cherchant une flatterie, une once de mensonge, mais n'en vit aucune. Elle respirait la confiance… la confiance en lui. Elle semblait croire qu'il ne pouvait rien rater et il ignorait si c'était de la pure bêtise ou un troublant cadeau.
Elle lui sourit et sortit de la pièce silencieusement, non sans avoir chuchoté un « Je reviendrais vous aider tout à l'heure ».

Il tendit sa main dans la direction de sa jeune élève pleine d'assurance, si étonnante. Une impulsion, l'envie de la toucher, le prenait de plus en plus souvent. Frôler ses boucles sauvages, sa peau souple et claire… oui, il voudrait tellement la toucher, la sentir vivre sous la pulpe de ses doigts. Comme si son toucher lui… manquait ? Pourtant il ne l'avait pas touchée une seule fois. En tout cas, jamais depuis sa sortie du coma. Il fronça les sourcils. Seules les choses qu'on a connu peuvent nous manquer. A quel moment aurait-il « touché » Miss Granger, pour que cette sensation lui manque ? L'étrange rêve qu'il avait fait à la Tour d'Astronomie, était-il plus qu'un banal rêve ? Aurait-il réellement été proche de son élève, plus que la convenance le permettait ? Il n'arrivait à l'imaginer, c'était invraissemblable. Pourtant cette sensation le troublait. Il aurait voulu trouver des réponses, lui demander, mais elle était déjà partie, emportant avec elle sa confiance. Malgré ses interrogations, il se sentait étrangement serein à chacune des visites de la Miss-je-sais-tout.

Il baissa les yeux sur ses mains, une tenant encore des ingrédients.

Il ne tremblait plus.


Luna Lovegood releva la tête et vit Hermione Granger face à elle, patiente. Elle ne l'avait pas entendu arriver… évidemment... Elle était débordée par ses réflexions et ne sut comment elle réussit à se relever. Elle suivit silencieusement Hermione jusqu'au mur de la Salle sur Demande. Luna passa trois fois devant, sans même songer à un lieux en particulier que la Salle choisit d'elle même.
Elle tint la porte, laissant passer son homologue Griffondor et referma derrière elle.

Une petite pièce était apparue. Une chambre comprenant des meubles rustiques anciens, un lit à pourpoint bleu, un tapis multicolore, des étagères emplis d'objets insolites, étranges, et des livres. Beaucoup de livres. La brune songea que le lieu était hétéroclite mais confortable, agréable et propice à l'étude. Des petits cadres de photos animées s'étalaient sur la commode. Luna, son père, des amis. L'une d'elle dans leur cachette, où Luna et Hermione faisait un « Schhhht » à un garçon brun aux yeux verts, rougissant. Des boucles d'oreilles en formes de légumes étaient accrochées sur un petit présentoir, ce qui fit sourire la née-moldue, la larme à l'œil. Elle se tourna vers la Blonde, assise sur son lit, qui répondit à sa question silencieuse les larmes aux yeux.

- « C'est ma chambre… à la maison... » ânonna-t-elle.

- « Luna… Je suis désolée. » souffla Hermione. « Non, ne pleure pas... »
- « Je… Pardon. Ce jour là, à la Bataille… Et puis les Mangemorts… » Hoqueta Luna. « Oh, Hermione Granger, tu dois te sentir si seule. Il n'y a aucun Nargole autour de toi, rien du tout… et Snape ? Par Merlin... »

Lovegood avait cela d'exceptionnel : sa perspicacité et sa compassion. Hermione se rendit compte qu'elle ne pleurait pas pour sa peine. Elle versait des larmes pour son sort à elle, la Griffondor délaissée. Loufoca avait comprit ce qu'elle ressentait avant tout le reste. Son menton tressaillit et elle flancha elle aussi, ses sanglots se mélangèrent à ceux de la Serdaigle.

Les minutes s'écoulèrent lentement, ponctuées parfois par des pardons, des plaintes, et encore des pleurs. Si le visage de la brune n'avait pas changé, la blonde était rougie. Elles se calmèrent après de gros efforts. Luna s'avança pour accoler l'autre sorcière mais se ravisa juste à temps et baisse la tête.

- « Je suis désolée »
- « Ne le sois pas ! » répondit la brune. « Je suis tellement contente que tu… enfin… »
- « Moi aussi. » dit sans détour la blonde, faisant face au visage étonné de l'autre. « Je serais là pour toi Hermione Granger. Chaque fois que tu en aura besoin, toute l'année, tous les jours et même la nuit. »
- « Merci » Murmura-t-elle, émue.
- « Je suis heureuse d'avoir débarqué dans ce bureau pleins de Joncheruines. Et donc, toi et le professeur Snape… ? »
- « Non ! Enfin oui, depuis peu... j'ignore pourquoi. Je ne l'avais pas remarqué de suite mais… il ne sait pas, pour ce qui... s'est passé ce jour là. »
- « Quand tu l'as sauvé ? »
- « Oui. Enfin juste après. Il ne se souvient pas non lui de tout ce qui nous a lié avant. »
- « Tu veux dire qu'il n'est pas au courant ? » s'étonna-t-elle. « Il paraît qu'il s'est détourné des actualités. Mais à ce point ? Et il aurait perdu la mémoire... »
- « Personne ne sait la vérité de toute façon. Mais que lui… C'est étonnant, n'est-ce pas ? Luna… J'aimerais qu'il ne sache pas de suite. »
- « Il va le découvrir tôt ou tard, tu sais. Pire... Cela pourrait être brutal pour lui… il va en souffrir. »
- « En souffrir ? Non, je suis la Miss-je-sais-tout qui l'insupporte, il va juste être outré d'avoir perdu son temps. » grimaça-t-elle.
- « Hermione Granger, tu es naïve et aveugle. » lança la blonde. « Tu n'es pas n'importe qui pour le professeur même s'il est amnésique. Tu représente beaucoup plus et cette situation en est la preuve évidente. Tu le sais. »
- « Parce que je l'ai extirpé de la mort. »
- « Non Hermione, c'est plus ancien. Déjà avant. Il avait toujours des Joncheruines quand il était en colère, souvent après t'avoir croisé. Bien avant la guerre, avant même ton… Mal. ».
- « Si tu le dis ».

Elle s'avouait vaincue, Luna vivait sur une autre planète qu'elle avait apprit à la traduire, si difficile à comprendre pour les autres. Mais cela faisait tout son charme et elle sourit à son amie, désormais la seule qu'elle puisse avoir.

- « Alors il s'est… réveillé ? J'imagine que cela un rapport avec toi ? »
- « Peut-être… sûrement... » vagua Hermione.

- « Dans notre.. cercle, il n'y quelqu'un d'autre de touché à part moi et le professeur Snape ? Ginerva ou Ron Weasley ? Harry Potter ? » demanda la blonde.
- « Non, personne depuis des mois. A moins que... » s'interrogea la brune, secoua ses boucles volumineuses. « Peut-être quelqu'un... Peut-être Théodore Nott, à moitié. »
- « Pourquoi à moitié ? »
- « J'aurais juré qu'il ait… entendu. »
- « On pourrait tester, pour savoir. »
- « On va te prendre pour une folle, ce serait risqué. »
- « Mademoiselle Granger, auriez-vous oublié mon surnom ? Loufoca ! »
- « Oh, mais.. je… enfin... »
- « Allez, cela va être amusant ! On va tester toute l'école tant qu'à faire ! »

Hermione fit un sourire triste à son amie, qui lui écrit une liste de recherches et tests à faire et lui montra, pleine de conviction et d'espoir. Elle avait envie de cet espoir, cruellement besoin. Même si elle n'y croyait pas, elle voulait se laisser emporter par cette extravagance. Elle n'avait plus rien à perdre de toute façon. La Serdaigle voulu avertir Pomfresh pour Snape, la rouge-et-or l'en dissuada. Demain serait tout aussi bien.
Luna Lovegood sortie de la Salle sur Demande la première mais Hermione la retint.

- « Tu es suivie, Luna... » chuchota-t-elle.

La blonde comprenant lui fit un signe de tête et partit devant, se dirigeant vers sa Salle Commune de Serdaigle en marmonnant ses réflexions.

Elles disparurent dans les obscurs couloirs, en ce demandant depuis combien de temps Luna Lovegood avait été épiée…


Nuit

Un bourdonnement léger. Un vrombissement régulier. Un cliquetis ponctuel.

- « Lovegood est vraiment cinglée » grogna Malfoy depuis sa cachette dans le mur, regardant la blonde passer dans le couloir avec une démarche étrange.
- « Oui, mais… J'ai entendu... non laisse tomber. Mais cette fois, je me demande s'il n'y a pas plus… » murmura Nott avec hésitation.
- « Plus comme quoi ? Donne-moi une bonne raison pour avoir poiroté des heures pour suivre Loufoca et ses trucs bizarres ! » s'énerva le blond sans quitter la principale intéressée des yeux.

- « Cela ne te déplaisait pas tant de la pister, tout à l'heure. » Nott releva un sourcil goguenard, un sourire en coin.
- « C'est absurde. Je suis Drago Malfoy ! Et- »
- « Oui oui, c'est cela. En attendant, qu'est-ce qu'elle fait à cette heure ici ? Je te dis que c'est louche. Pas seulement elle d'ailleurs... »
- « Qui d'autre ? » Drago planta son regard métallique dans le gris mordoré de Théodore.
- « Parlons-en plus tard... »

Un bourdonnement léger. Un vrombissement régulier. Un cliquetis ponctuel.

Il hochèrent la tête, sur la même longueur d'onde. Nott fronça les sourcils, son mal de crâne toujours sous-jacent puis descendit les escaliers pour s'engouffrer dans les cachots, vers les quartiers des Serpentards, s'étonnant de ne pas voir son acolyte le suivre. L'autre Sang-Pur prétexta une affaire et parti en sens inverse… rattraper Luna Lovegood.

Il prit un raccourcit qu'il avait trouvé après avoir épinglé des jumeaux Weaslaid et se positionna à un détour, pile sur le chemin de la Serdaigle. Il tendit la baguette pour la piéger et fut surpris.

- « Bonsoir, Drago Malfoy. Tu n'es pas fatigué ? » le salua-t-elle avec nonchalance. « Tu devrais dormir davantage, sinon tu sera moins beau »

Beau ? Loufoca le trouvait beau ?! S'il était fatigué, le comportement de Lovegood venait de clairement de le requinquer. Que devait-il faire déjà ? Ah oui, la piéger et l'embarquer pour lui... soutirer des informations. Quelles informations et pourquoi ? Il venait d'oublier. Il remit son masque d'indifférence qu'il sentit être fissuré quelques secondes.

- « As-tu entendu ? » demanda-t-elle, alerte.
- « Entendu quoi, Loufoca ? » marmonna-t-il, alors qu'elle lui attrapa le bras. « Qu'est-ce que tu fiches ?! »
- « Chut. » murmura-t-elle en l'embarquant, inquiète. « On ne doit pas rester ici… Surtout si tu n'entends pas. Vite !».

Drago Malfoy ne sut ce qui était le plus invraisemblable. Lui, se laisser tirer passivement dans les couloirs au milieu de la nuit par Loufoca. Ou que le toucher de la Serdaigle lui procurait des frissons appréciateurs. Deux fois en quelques heures, alors qu'il ne s'étaient jamais touchés en sept années. Il baissa les yeux sur la Serdaigle aux cheveux platine, qui brillaient même dans l'obscurité des couloirs du château. Son visage n'avait plus cet air étrange, perdu dans les nuages elle avait une mine déterminée, ses yeux bleus devenus océans, sérieux, et sa bouche entre-ouverte qui haletait tandis qu'elle les forçait à courir. Une pensée peu convenable le traversa : le couper le souffler en posant sa bouche sur la sienne, alors qu'il la ferait haleter dans une scène bien plus… érotique. Par Morgane ! Qu'est-ce qui lui prenait ? Voilà qu'il fantasmait sur Lovegood, il devenait aussi fou qu'elle. Ou… fou d'elle. Il écarquilla les yeux de stupeur à cette idée. Il était si troublé qu'il oublia de demander ce que son homologue voulait à ce point fuir. Il la voulait.


Note d'auteure :

Presque un mois d'absence. Je vais être franche... je n'ai pas vu les semaines passer. Je n'ai presque rien écris pendant ce mois de novembre tant j'étais occupée. C'est un premier message privé de l'un/e d'entre vous (merci à Dark Coquelicot) qui m'a fait réaliser que je n'avais rien publié.

Si cela peut vous rassurer, cette fiction, je n'ai pas l'intention de l'abandonner. En fait, c'est même l'inverse. Elle s'avère devenir bien plus longue, complexe, et sensitive que prévue. Sensitive oui... c'est parfois ce que je ressens en imaginant les scènes et plus que jamais, son titre "Touche-moi", prend de l'ampleur quand je l'écris.

Bon, trève d'égarements. Je vous présente des excuses officielles pour mon abscence non avertie et pour vous avoir laissé/es sur votre faim.
Je remercie davantage celles et ceux qui me soutiennent et me suivent, c'est vraiment très touchant et me ferait presque rougir. Cela me donne encore plus envie d'écrire la suite, en réalité. Mais je suis trop sensible xD.

3003 mots pour la fiction 3.

Réponses aux coms' :

DGBA : J'espère que l'histoire t"intéresse toujours et que tu continuera de m'offrir ton avis. Merci pour tes commentaires !

Dark Coquelicot : J'aime beaucoup les Coquelicots, tu sais... oui c'est une tentative de corruption de lecteur pour que tu ne cesse pas de suivre mon histoire xD. Le pire c'est que j'aime vraiment les coquelicots, c'est tellement fascinant et fragile à la fois. Bref on s'en fiche. Oui je m'avoue coupable, des mystères s'ajoutent ! Des couples vont -enfin- se former aussi et si tout va bien, des révélations ne vont pas tarder.
Au fait, encore merci de m'avoir avertie pour les doublons car sans toi je n'aurais pas remarqué. Ce n'était pas seulement sur ffnet. Par acquis de conscience j'ai vérifié, il s'avère que mon Word a beugué et doublé pleins de morceaux aléatoirement dans la fiction.

Zeugma412 : Oui, un mystère en sus... mais... tu verra, tout est lié d'une certaine façon. *sifflotte* Les deux, les deux ! La pauvre Luna, j'avais envie de la sortir de ce rôle trop calme qu'on montre dans les films -alors que c'est une sacrée combattante aussi-.

Manon : Merci ! J'espère que tu appréciera la suite en question =)

JusteMarianne : Mais oui ! J'aime qu'on soit intrigué(e) par ces états incertains. Qui est là, qui ne l'est pas ? Qui est mort, vivant ? Qu'est-ce qui est réel, qu'on oublie, qu'on ne voit pas ? Mes fictions sont truffées de ce genre de détails et j'espère que tu prendra plaisir à les lire et les deviner.
Je suis ravie que tu aime le réveil ! Hm Lupin est renfermé et timide mais il reste un Maraudeur, lycanthrope, duelliste, combattant, etc. Le cantonner au rôle du triste prof victime de son loup, ce serait illogique. Tout comme Severus, tellement plus que le prof aigri. Ils sont plus complexes et complets. Et... ce sont des Hommes avant tout, face à une jolie jeune femme intelligente et d'un point de vue primitif, une femelle idéale aux yeux de Remus *rougit*.
PS : ton pseudo m'a fait penser à la Marianne de mon film préféré Robin des Bois avec Kevin Cosner, qui a fait mon enfance. Une furieuse envie me prend de le revoir -pour la centième fois ?- et je vais sûrement sourire chaque fois que je lirais ton pseudo xD.

Merci encore pour votre soutient, je vous envoie des câlins mes Dragons ! Qui veut du thé ?