Bonjour ^^

Petit mot, juste pour remercier ceux qui me soutiennent, qui laissent des commentaires et même aux lecteurs fantômes ^^

Je m'excuse si jamais il y a des fautes, et surtout n'hésitez pas à me dire si jamais elles brulent les yeux ( j'ai changer de logiciel alors... )

Je réponds également Marken : Effectivement, cela y ressemble, mais pas du tout ( je crois qu'il aurait bien préféré, le pauvre )

Je tiens à nouveau à remercier tous ceux qui me soutiennent et m'ont encouragé à poster cette fiction ^^ Merci à vous !

En vous souhaitant une bonne lecture ^^

Bisou

Suu-kuni


Rufus fronça des sourcils. Reeve semblait un peu trop détendu pour quelqu'un qui se trouvait en présence du Vice-président de la SHINRA, à fortiori, un SHINRA en personne.

Le blond fronça des sourcils avant de fermer les yeux. Il prit une profonde respiration, qui surprit l'ingénieur. Le SHINRA ne prit pas la peine d'ouvrir ses yeux, sa voix, grondante envahi la pièce, donnant des frissons aux Turks, ainsi qu'au Directeur du Département de Développement Urbain.

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- Bien. Je commence à perdre patience. Et je crois que certaines personnes au sein de cette Tour oublie, certaines règles de hiérarchisation. Je veux savoir. Où. Se trouve le Commandant HEWLEY. Pas de questions. Pas de sarcasmes. De provocations. Ni de réponses vagues. Je veux une réponse. Claire. Précise. Et vérifiable dans la seconde.

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Rufus rouvrit ses yeux, les ancrant dans les iris noires du brun. Ce dernier contracta les muscles de sa mâchoire sous la colère apparente du Vice-président. Le SHINRA pencha son visage sur le côté, avant que sa voix ne remplisse à nouveau la pièce.

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- Donc. Monsieur TUESTI. Si vous savez où se trouve HEWLEY, je veux bien vous entendre. Sinon. Il est clair que mademoiselle MICKAELLISS et le Lieutenant FAIR ne seront pas les seuls qui passeront quelques temps en ma charmante compagnie.

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Reeve prit trois secondes. Il détailla le regard polaire du Directeur des Turks, avant de se mordre la lèvre inférieure. Le brun s'adossa au dossier de son siège, sans lâcher le regard du blond, le ton de sa voix démontrant tout le sérieux qui le caractérisait.

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- Angeal HEWLEY se trouvait dans mon bureau. Nous débattions d'un projet qui me tiens particulièrement à cœur. Il est resté dans mon bureau pratiquement deux heures, puis s'est rendu dans les étages de simulations, afin de tester l'une de mes œuvres.

- Donc. En ce moment même, le Commandant HEWLEY se trouve dans l'une des salles de simulation ?

- Normalement.

- Normalement ?

- La vérification est très simple, monsieur le Vice-président. Regardez.

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Reeve sortit une petite tablette sur laquelle il pianota quelques secondes avant de la tendre au Directeur des Turks. Lorsque ce dernier prit en main l'objet, il put constater que divers drones, équipés de caméras, voletaient autour du 1ère class HEWLEY. Soldat en plein combat contre une armée de droïdes aux allures de bêtes sauvages qui semblaient indestructibles.

Rufus fit un geste en direction de l'un de ses hommes, qui quitta instantanément le bureau de l'ingénieur, alors que le fils du Président reportait son attention sur le Directeur du Département de Développement Urbain, lui rendant dans le même temps, la tablette.

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- Monsieur TUESTI… J'espère que vous savez ce que vous faites.

- Pourquoi cette question, monsieur le Vice-président ?

- … Pour rien. Je vous remercie pour vos informations. Bonne journée.

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Le blond ne perdit pas plus de temps et quitta la pièce, suivi de près par ses Turks.


Génésis remontait les couloirs afin d'atteindre le secrétariat du département d'Urbanisation, afin de finaliser l'un des dossiers d'Angeal. Les traits de son visage étaient tirés sous l'ennui, alors qu'il grommelait dans sa barbe inexistante, lorsqu'il se fit bousculer par un homme en costume noir, qui ne prit même pas la peine de s'excuser, avant de s'engouffrer dans l'ascenseur.

Génésis arqua un sourcil, avant de porter son attention sur la porte que venait de quitter le Turks. Le roux prit quelques secondes avant de faire le détour et de se diriger vers le bureau du Directeur du Département de Développement Urbain. Le Banoran n'eut pas le temps d'atteindre sa destination, qu'il vit le Vice-président, escorté de trois de ses Turks, quitter le bureau de Reeve TUESTI.

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- Je veux un rapport détaillé de tout ce que vous pourrez trouver sur les projets et les entrevues entre TUESTI et HEWLEY.

- Oui, monsieur.

- Et dites à Tseng de me rejoindre dans mon bureau.

- Très bien monsieur.

- Je n'aime moyennement pas la façon dont TUESTI et MICKAELLISS me baladent.

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Génésis fronça des sourcils à ses mots. Lorsqu'il constata que le blond portait son attention sur lui, le Banoran plongea son regard sur le dossier qu'il tenait dans ses mains, et poursuivi son chemin, en direction du bureau de l'adjoint de Reeve.

Rufus arqua un sourcil, mais ne resta pas plus longtemps dans les couloirs, prenant la direction de l'ascenseur, suivi de deux de ses hommes. Le 1ère class se retourna, dévisageant l'ascenseur durant quelques secondes avant d'être interpellé par le Directeur du DDU lui-même.

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- Commandant RASPHODOS. Je peux faire quelque chose pour vous ?

- Euh... Eh bien… Je venais déposer ceci.

- Oh. Le dossier sur la sécurité des futurs travaux de Midgar. Je pensais que le Commandant HEWLEY s'en chargeait…

- Je ne fais qu'être émissaire, Directeur. Au fait, je n'ai pas pu m'empêcher de constater que vous avez reçu une visite des plus… Inattendue.

- En effet. C'est le moins que l'on puisse dire.

- Et… Peut-on savoir ce que le Vice-président de la SHINRA voulait au Directeur du Département de Développement Urbain, de si important, qu'il l'oblige à se déplacer lui-même escorté de Turks ?

- Rien de bien extraordinaire. Il souhaitait juste savoir où se trouvait l'un des 1ères class de l'armée de la SHINRA.

- Oh… Et il a eu réponse j'imagine.

- En effet. En salle de simulation, après une discussion des plus passionnante.

- En salle de… Oui ! Bien sûr !

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Le brun s'approcha du Banoran, posant une main sur l'épaule de ce dernier afin de rapprocher son visage de celui du 1ère class. Génésis arqua un sourcil à l'approche, mais ne fit aucuns mouvements, laissant Reeve approcher sa bouche, murmurant à son oreille.

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- Je serais vous, Commandant, je me dépêcherais de réparer les résultats indésirables, et ne laisserais pas Angeal gérer d'avantage l'affaire. Son absence se fait remarquer, quand bien même vous ayez réussi à la justifier jusqu'ici. Parce qu'à partir de maintenant, vous aurez également les Turks sur le dos.

- Effectivement. Personne ne souhaite cela. Je vous remercie de l'avertissement M. TUESTI. Murmurant également.

- Mais ce n'est rien, Commandant RASPHODOS ! Et je vous remercie pour ce dossier. Je l'examinerais avec minutie. S'exclamât-il.

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Le Directeur du Département Urbain, adressa un clin d'œil au Banoran avant de se détourner, disparaissant derrière la porte de son bureau. Génésis prit quelques secondes pour analyser les dernières paroles du brun, avant de se précipiter vers l'ascenseur, toute trace d'ennui ayant disparu au profit d'un sérieux presqu'effrayant.


Zack ne lâchait pas le visage du Général. Ce dernier était assis à la droite du jeune homme. Sa posture était droite et fière. Ses mains calmement posées sur la grande table en verre, jointes entre elles. Et son regard semblait ne pas vouloir lâcher le Directeur du Département Scientifique ; le Professeur Hojo, qui souriait sournoisement face à la présentation des arguments de son collègue sur leurs derniers projets en date.

Au premier abord, Séphiroth semblait ne pas du tout s'intéresser aux mots prononcés par le scientifique, au pire il en était indifférent. Mais les yeux entrainés du jeune 1ère class ne manquaient pas la lueur qui faisait scintiller les iris Mako de l'argenté. Ni l'infime contraction musculaire de la mâchoire du Soldat. Et encore moins la force que semblait exercer le plus haut gradé sur ses propres mains, qui semblaient ne vouloir qu'une chose ; rencontrer plus intimement le visage du Directeur du Département Scientifique.

Le natif de Gongaga grimaça légèrement, avant de reporter son attention sur l'argumentaire du scientifique, qui faisait face au Président. Ce dernier arborait une expression des plus sérieuse, semblant calculer le moindre coût que les projets exposés lui coûterait. Lorsque l'homme en blouse blanche termina sa prise de parole, le regard du vieil homme se posa automatiquement sur le Général du SOLDAT, qui décrocha son regard d'Hojo pour la première fois, depuis le début de la présentation.

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- Général. Qu'en dîtes-vous ?

- À moins que tous ces hommes en blouse blanche ne souhaitent prendre ma place ou celle des Soldats sur le terrain. Ce qu'ils proposent est irréalisable. Mon Lieutenant a payé les frais de l'une de leur expérimentation lors de l'une de ses missions. Et non content d'avoir mis à mal son intégrité ainsi que celle de la poignée d'homme à ses côtés. L'image de la SHINRA aurait pu prendre un, très, mauvais coup.

- Il me semble que le Lieutenant FAIR est un 1ère class, il en va de ses responsabilités de gérer ce genre… « D'incident ».

- Très bien. Je vais donc reformuler.

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Zack adressa un rapide coup d'œil au Professeur installé en face du Général. Et le sourire qui se dessinait sur le visage de ce dernier ne plus, absolument pas, au natif de Gongaga. Le brun reporta son attention sur son supérieur. Le voyant prendre une profonde respiration, l'ensemble de ses muscles tendus sous sa combinaison de cuir, le jeune homme sut que Séphiroth avait atteint sa limite depuis bien longtemps. Sans même réfléchir à deux fois, Zack devança l'argenté.

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- Rentabilité !

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Le silence s'empara de la pièce, alors que tous les regards convergeaient dans la direction du jeune homme, qui se tendit instantanément.

L'incrédulité s'était emparée de la plus part des personnes présentent dans la salle, en dehors de Séphiroth dont la surprise fut la première expression qui traversa son visage, avant que la gratitude et la fierté ne viennent s'installer lorsqu'il constata la colère qui déformait les traits du visage d'Hojo.

FAIR se dandina sur sa chaise, alors que le Président fronçait des sourcils, dévisageant durement le jeune homme. N'arrangeant pas la situation pour le brun.

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- Je vous demande pardon ?

- Je… Je dis. Que c'est. Une question de rentabilité.

- De rentabilité ? Soyez plus clair Lieutenant.

- Eh bien… Euh… Comment dire…

- Il ne sait même pas s'exprimer correctement, Général. Vous auriez dû le laisser là où est sa place. Chantonna Hojo, moqueur.

- Sa place est ici. Professeur. Grinça Séphiroth.

- Ah, oui ?

- Oui. Dis ce que tu as à dire, Zack.

- En effet, expliquez-vous, Lieutenant.

- Eh bien. Ce que ces scientifiques proposent demandent une attention, une coordination, ainsi qu'une programmation que des Soldats n'auront pas le temps et encore moins les compétences d'appliquer sur le terrain.

- Personne n'a demander à ses primates de toucher à ses bijoux de la technologie. Soldat.

- Le Pr. Hojo a raison. Il suffirait d'envoyer un technicien sur le terrain afin de combler cette lacune.

- Bien sûr, monsieur le Président. Mais, si technicien on envoi sur le terrain, protection cela entrainera. Des hommes seront alors assignés à la surveillance du matériel nécessaire à l'entretien, ainsi qu'à la protection de ce technicien. Des hommes qui pourraient être utiles ailleurs. Des hommes qu'il faudra entretenir, équiper, et préparer à défendre en groupe restreint. Pour un résultat, hypothétique, qui ne sera jamais au point au premier essai. Et donc pas utilisé sur les grandes opérations. Donc, une technologie qui serait utiliser sur de petites missions, ne nécessitant pas forcément ce genre de déploiement de force. Ce qui pourrait discréditer la SHINRA aux yeux du public. Pour arriver à un point où cela ne serait pas rentable pour vous, monsieur.

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Le silence suivi le monologue de FAIR, qui semblait revenir d'une session en apnée. Le jeune homme balaya la salle des yeux, pour constater que les principaux scientifiques semblaient songeurs, au contraire d'Hojo qui donnait l'impression de fulminer, juste en constatant que le Président prenait sincèrement en compte l'argumentaire du natif de Gongaga. L'argenté lui, esquissa un léger sourire en coin, qu'il adressa à son Lieutenant, suivi d'un subtile mouvement de tête.

Le Président resta silencieux encore quelques secondes supplémentaires, avant de faire glisser son regard sur le Professeur Hojo, dont le mécontentement était visible, à la plus haute satisfaction du Général.

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- Est-ce qu'il serait possible de les utiliser à Wutai, Professeur ?

- Ce serait possible. Mais il faudrait à ce moment parler de commande à distance. Avec tous les inconvénients.

- Oui, donc en sommes, rien qui ne vaudrait des Soldats entrainer.

- Il serait possible de mettre des Soldats aux commandes, de plusieurs prototypes, ce depuis la Tour. Il suffirait d'inclure cela dans leur formation… Professeur ?

- Des primates, incapables de réfléchir par eux-mêmes aux commandes de tels engins ?! N'y pensez même pas !

- Donc le débat est clos. Revenez avec quelque chose de plus fiable la prochaine fois messieurs. Le plus gros de la Guerre est passé, mais ils ne sont pas encore maitrisés. La SHINRA a besoin de force de frappes fiables, pas de gadgets. Général, vous avez carte blanche concernant le commandement, la stratégie et également les ressources nécessaires pour gérer ce conflit. Jusqu'au prochain rendez-vous. Bien messieurs. La réunion est terminée. J'ai rendez-vous avec le Directeur du SOLDAT et celui de l'armement.

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Le Président n'attendit pas qu'il y ai de mouvement, pour se lever et quitter la pièce. Les deux membres du SOLDAT en firent de même, saluant brièvement les scientifiques face à eux.

Séphiroth et Zack eurent à peine le temps d'atteindre les ascenseurs que l'un d'eux s'ouvrit sur le Banoran roux. Le visage du roux était fermé, alarmant immédiatement les deux hommes. L'argenté fit un signe à son Commandant, entrainant les deux membres du SOLDAT dans un autre ascenseur, en direction du bureau du Général.


Tour SHINRA ; Bureau de Séphiroth.

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- Bordel ! Séph ! Je t'ai cherché partout ! Les Turks sont dans la partie, et Rufus est sur les nerfs.

- Je suis au courant, Zack m'en a informé.

- Oh ? Et comment tu as été mis au courant le chiot ?

- J'y ai été confronté. Ils m'ont acculé dans le hall, et m'ont demandé où se trouvait Angeal. Mais je les ai affronté, et leur ai dit d'aller voir Lazard pour qu'il leur explique qu'ils ne peuvent pas déranger un haut gradé comme Angeal.

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Les deux ainés échangèrent un regard, avant qu'ils ne reportent leur attention sur le natif de Gongaga. Un sourire en coin étirait les lèvres de l'argenté, alors que le Banoran dévisageait le jeune 1ère class, l'un de ses sourcils arqués. Zack jongla du regard entre les deux Soldats, avant de croiser les bras, une grimace étirant les traits de son visage.

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- Quoi ?! Vous ne me croyez pas ?

- Perso, moi j'y crois moyen.

- Ne l'écoute pas Zack. Il est juste impressionné que tu es réussi à détourner l'attention de Rufus.

- N'empêche, ça ne nous dit pas ce que l'on fait maintenant. Si on continue comme ça, on va finir par avoir de sérieux problème.

- Surtout s'il va demander au Directeur du DDU s'il se trouvait avec Angeal.

- Pourquoi il ferait une chose pareille ?

- Parce que ta secrétaire l'a insinué.

- Et Rufus est déjà allé voir TUESTI.

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Le Général dévisagea les deux jeunes hommes face à lui, avant de fermer les yeux et de se masser l'arête du nez. Génésis s'installa sur l'un des canapés présents face au bureau de son ami, tandis que le brun s'appuyait contre l'un des murs, les bras croisés. Séphiroth prit une grande respiration, puis posa son regard sur le protégé d'Angeal.

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- Il faudrait voir comment le médecin s'en sort, s'il a avancé.

- Très bien. J'y vais tout de suite. Dit-il en quittant la pièce.

- Gén' il va falloir que l'on planche sur une bonne raison pour une longue absence d'un 1ère class.

- Une bonne raison… ? Un congé, une mission, un séjour au Département Scientifique. Sauf que ces raisons, aucune ne peut convenir puisque cela ne dépend pas directement de toi. Les deux premières sont au bon vouloir de notre Directeur, et la dernière, tu l'as refusé catégoriquement, dès le départ.

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Le « Héros de la SHINRA » ne répondit pas au Banoran, se contentant de s'enfoncer dans son siège, une main maintenant son menton. Quelques secondes s'écoulèrent avant que la porte du bureau ne s'ouvre sur la secrétaire de l'argenté. Les deux membres du SOLDAT eurent à peine le temps d'être surprit que la jeune femme prît la parole.

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- Général, il semblerait que votre Lieutenant est quelques soucis avec les Turks.

- Quoi ?!

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Les deux hommes se levèrent en même temps et quittèrent le bureau presque en courant, suivi par la jeune femme. Ils n'eurent pas à aller bien loin. Zack se trouvait en pleine lutte contre quatre Turks encore debout, dont deux titubaient, tandis que deux autres tentaient de le maintenir. Sans obtenir de résultat aux vues de la magistrale droite que le brun asséna à l'un d'eux, qui se fracassa contre le mur, s'ouvrant l'arcade sourcilière gauche, ainsi que la lèvre inférieure, avant de chuter lamentablement au sol, Groggy. Rejoignant trois autres qui se trouvaient déjà au sol.

Les deux Soldats se précipitèrent, s'interposant entre le jeune 1ère class et les cinq Turks encore debout. Zack fut maintenu par les bras du Banoran roux, tandis que d'une main, Séphiroth mit à terre un Turks à la longue queue de cheval châtaine, et ancra ses iris félines dans les yeux des quatre autres, son corps faisant obstacle entre les Turks et son Lieutenant.

Il y eu un moment de flottement. Les bruits de l'affrontements ayant attiré l'attention des autres employés se trouvant dans les bureaux. L'argenté jeta un regard par-dessus son épaule afin de s'assurer que le protégé d'Angeal se trouvait bien maitrisé par le roux, puis il reporta son attention aux quatre hommes face à lui. Ceux que FAIR avait réussi à sonner se relevant en grognant, se massant les tempes, la mâchoire, ou encore les côtes.

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- Je peux savoir ce qu'il se passe, ici ?

- Ces types ne voulait pas me laisser quitter l'étage ! Il y en a un qui m'est tombé dessus par surprise !

- Je peux connaitre la raison de ce refus de circuler ?

- C'est un ordre de notre Directeur.

- Un ordre ? Nous ne dépendons pas de Rufus SHINRA. Si mon Lieutenant souhaite quitter l'étage et retourner dans ses appartements, je ne vois pas qui pourrait l'en empêcher, il ne viole aucune règle.

- Une enquête est en cours, Général. La fouille exige qu'aucun membre du SOLDAT ne doit se déplacer au sein de la Tour.

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Séphiroth fronça des sourcils, détaillant les hommes face à lui, dont le sérieux caractéristique aux Turks étirait les traits de leur visage. À l'annonce, le Banoran relâcha le jeune brun, le jetant presque dans les bras de Lia, qui se tenait encore près d'eux, puis fit face aux Turks, la colère et l'indignation déformant son visage.

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- Une enquête ?! Avec une fouille ?! Sur le SOLDAT ?! Vous vous foutez de notre gueule ?! Je ne crois pas que Lazard soit informé de cela, et les Turks n'ont certainement pas y mettre leur nez ! Alors si je décide de quitter ce foutu étage, ce n'est pas les Daltons et leurs compagnons de galère qui vont me retenir !

- Les ordres sont claires, Commandant RASPHODOS. Vous ne…

- Vous allez bouger de mon chemin. Personne ne me retiendra dans cet étage. Gronda, dangereusement Génésis.

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La main gauche du roux s'illumina d'un rouge flamboyant, faisant les Turks se tendre dangereusement, se mettant en position de défense. L'atmosphère s'alourdit, faisant les quelques employés présents, fuirent, et se réfugier dans leurs bureaux. Au contraire de FAIR qui vint aux côtés de l'ami d'enfance de son protecteur, se préparant à l'affrontement.

Séphiroth fit un pas en avant, tendant son bras droit devant son Commandant ainsi que son Lieutenant. Toute fois le regard de l'argenté était d'une froideur, qui glaça le sang des hommes en costume noir. La voix du Général glissa dans les couloirs de l'étage, froide, et étonnement vide de toutes émotions, tel un trou béant s'ouvrant en direction de l'enfer. Intimidant jusqu'à Génésis.

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- Il suffit. Il n'y a pas lieu d'avoir un affrontement… Messieurs. Vous avez des ordres. Bien. Enquêtez. Mais, vous allez tout de même vous écartez, sagement.

- N… Nous… Nous ne…

- Immédiatement.

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Il eut un frisson général. La voix du « Héros de la SHINRA » raisonnant comme un ultime avertissement.

Les Turks échangèrent à peine un regard, qu'ils acquiescèrent d'un commun accord et laissèrent le libre accès à l'ascenseur dans leur dos. Séphiroth souffla un léger « Bien » avant de se diriger vers les portes en métal, qui s'ouvrirent sans attendre. Vite rejoint par le maitre du feu et le natif de Gongaga.


Les trois jeunes hommes eurent à peine le temps de débouler à l'étage de leurs appartements, qu'ils furent une nouvelle fois intercepté, cette fois-ci, par le chef des Turks, escorté par six hommes. Le Wutaïen fit face au Général. Son visage inexpressif et son regard profond, força à l'argenté à ne pas laisser sa surprise et son mécontentement s'afficher sur son visage, le laissant tout aussi lisse que celui de Tseng.

Les trois Soldats remarquèrent rapidement qu'en dehors de sept hommes face à eux, d'autres remplissaient l'étage, allant et venant dans les différentes pièces, dont la plupart des portes étaient ouverte, démontrant qu'une fouille minutieuse avait lieux.

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- Je me doutais que mes hommes ne vous retiendraient pas. Général.

- Pourquoi devrait-on être retenu ?

- Comme vous pouvez le voir, une fouille à lieu. Le reste de la Tour ne fait pas exception.

- Vous n'avez pas le droit de… !

- Génésis. Gronda Séphiroth.

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Le roux se vit adresser un regard polaire de la part de l'argenté. Et pour l'une des rare fois, le Banoran eu la décence de paraitre gêné, et de garder le silence. Séphiroth fixa quelques secondes de plus son Commandant, avant de reporter son attention sur le Wutaïen, qui semblait détailler minutieusement les trois hommes devant lui.

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- Pour quelle raison, une fouille de cette envergure, n'a pas été communiqué dans les règles ?

- Parce que Rufus SHINRA l'en a décidé ainsi.

- Le Directeur des Turks n'a pas autorité sur le reste des branches militaires de la SHINRA. Il me semble.

- En effet, Général. Mais le Vice-président, si.

- Dans ce cas. Un communiqué aurait dû être fait. Comme le veut le protocole. Et je me trouvais avec le Président, et lui-même ne semblait pas en être informé. Puisqu'il avait rendez-vous avec le Directeur du SOLDAT.

- Vous et vos hommes semblez ne pas apprécier l'idée qu'une fouille au sein de vos appartements ai lieu. Général.

- Effectivement ! Pour qui vous vous… !

- Génésis.

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Le grondement de Séphiroth était une octave plus basse que le précédent, et le frisson qui parcouru les deux Soldats, ainsi que les Turks, en dehors de Tseng qui ne laissa rien transparaitre, donna la confirmation que le Général venait de donner son dernier avertissement au Maitre du feu. Ce dernier se mordit la lèvre inférieure, tout en croisant ses bras contre son torse et fit un pas en arrière, se mettant à la même hauteur que FAIR.

Le « Héros de la SHINRA » plissa des yeux, tout en dévisageant le roux, lui faisant clairement comprendre qu'il s'agissait de sa dernière intervention, puis reporta son regard sur le chef des Turks, dont un sourire en coin étirait faiblement les lèvres. Tseng adressa un signe de tête à l'argenté avant de glisser son regard aux hommes dans son dos, suivant l'avancé de la fouille du coin de l'œil.

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- Comme vous pouvez le constater, Tseng. L'ordre de restriction de mouvement n'est pas très bien perçu.

- En effet. Mais normalement vous n'auriez même pas dut vous trouver ici. Mes hommes auraient dû vous garder à l'étage où vous vous trouviez.

- Mais ce n'est pas le cas. D'ailleurs, pourquoi êtes-vous, spécifiquement ici ?

- Je me doutais que vous viendriez.

- Et vous avez pensé que vous, vous réussirez à nos convaincre de ne pas bouger ?

- C'est exact. Il ne s'agit que d'une simple formalité. Une vérification que tout est en ordre au sein de tous les étages de la Tour.

- Et, puis-je savoir pourquoi un tel besoin est survenu à l'esprit du Vice-président ?

- Rien de bien particulier.

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Les deux hommes gardèrent le silence, ne se lâchant pas du regard, durant de longues secondes, jusqu'à ce qu'une nouvelle porte ne soit ouverte, attirant l'attention des trois membres du SOLDAT.

Les Turks venaient d'atteindre l'appartement du jeune 1ère class. Constatation qui tendit les trois Soldats. L'appartement du Banoran brun ne se trouvait qu'à trois portes sur la droite.

Génésis et Zack échangèrent un regard, alors que le Général reportait son attention sur le chef des Turks. Le chiot se dandina sur lui-même, geignant sourdement, attirant par extension l'attention sur lui. Tseng adressa un regard plus prononcé au brun, qui se replia sur lui-même.

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- Est-ce que je peux juste… ?

- Que se passe-t-il, Lieutenant FAIR ?

- Je veux bien que l'on fouille et rester tranquille, si c'est un ordre du Vice-président. Mais si je tenais absolument à aller dans mon appart, c'est parce que j'ai perdu un truc hyper important !

- Un « truc » ?

- Oui… Euh, un appareil qui contient des codes d'accès à certains dossiers sur lesquels je travail. Et s'il n'est pas dans mon appart où celui d'Angeal, c'est que je l'aurais perdu dans les rues de Midgar.

- Vraiment ? Fit Tseng en fronçant des sourcils.

- Oui !

- Et vous êtes trois à venir ?

- Vos hommes en sont venu aux mains avec Zack. J'ai dû intervenir pour les séparer et les faire céder le passage.

- Et… Le Commandant RASPHODOS ?

- Il est clair que ce n'est que par pur provocation. Vous lui interdisez de bouger, sans même lui donner une chance de donner son avis. Il se fera un plaisir d'organiser une fête au sein de l'entièreté de la Tour.

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Les lueurs d'arrogance, d'indignation et de provocation qui luisaient dans les iris Mako du Banoran confirmèrent les propos du Général. Tseng dévisagea les trois jeunes hommes qui se tenaient encore debout face à lui, avant d'incliner sa tête sur le côté, fermant les yeux. Il resta ainsi six secondes avant d'ancrer à nouveau ses iris noires dans celles félines de l'argenté. Ils échangèrent un bref regard avant que le Wutaïen ne fasse un pas sur le côté.

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- L'appartement de FAIR ainsi que de HEWLEY ?

- C'est ça.

- Très bien. Mais on vous garde à l'œil. Que cela ne vous en déplaise, Commandant RASPHODOS.

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Le roux grogna, pour la forme, mais suivi rapidement les deux autres, qui entrèrent dans l'appartement du jeune 1ère class.

L'appartement se trouvait dans un état de chaos organisé. Les deux gradés adressèrent un regard interrogatif au brun, qui se massa la nuque dans un rire gêné en guise de réponse.

Du coin de l'œil Génésis constata qu'effectivement Tseng et deux de ses hommes se tenaient dans l'encadrement de la porte d'entrée, bras croisés. Le roux grogna à nouveau, mais reporta rapidement son attention sur le désordre qu'était l'appartement du protégé de son ami d'enfance.

Les trois Soldats prirent bien le temps de simuler une fouille intensive dans l'ensemble de l'appartement avant de prendre la direction de la sortie. Cependant, en quittant l'appartement, ils ne purent que constater que les Turks ouvraient déjà celui d'Angeal. Zack eu un mouvement brusque. Un mouvement qu'il contenu tant bien que mal, avant d'adresser un regard presque alarmé au Général. Ce dernier semblait liquéfié sur place. À l'inverse du Banoran dont un tremblement nerveux, à peine perceptible, saisissait l'ensemble de son corps.

Les trois Soldats virent les Turks pénétrer dans l'appartement de leur ami. Ils fermèrent les yeux.

Au bout de dix secondes, Séphiroth rouvrit ses paupières, dans un froncement de sourcils, expirant l'air qu'il n'avait pas eu conscience de retenir. Deux secondes plus tard, son Lieutenant et son Commandant en faisaient de même.

Les membres du SOLDAT échangèrent un regard furtif, avant de commencer à entendre le bruit d'objets qui se faisaient déplacer ou renverser. Celui des pas évoluant dans l'appartement, des portes ouvertes, ainsi que des mécanismes enclenchés.

Séphiroth fut à nouveau, le premier à bouger, amorçant une approche de l'entrée de l'appartement du Banoran brun. Toute fois l'argenté fut retenue par la main de Tseng sur son bras. Attirant son attention sur le Wutaïen.

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- Je vous demande juste d'attendre que mes hommes aient fini leur tour, Général.

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Le « Héros de la SHINRA » n'eut même pas la force d'émettre un son, beaucoup trop concentré à rendre indéchiffrable les traits de son visage et à maintenant une attitude droite et assuré.

Au bout d'une minute, Génésis fini par s'emmêler frénétiquement les cheveux dans un grognement, avant de se jeter sur le natif de Gongaga, qui hurla de surprise, dans sa chute. Entrainant le Banoran avec lui. Leurs corps émirent un bruit sourd, attirant l'attention des hommes dans le couloir sur eux.

Tseng arqua un sourcil, puis adressa un regard interrogatif à Séphiroth, qui lui-même dévisageait ses deux amis. Zack se mit à se plaindre alors que les bras de Génésis ne cessaient de se resserrer autour de son cou. Génésis qui baragouinait des mots inintelligibles.

C'est dans cette agitation que les Turks, qui fouillaient l'appartement d'Angeal, sortirent, attirant irrémédiablement toute l'attention sur eux. Les Turks en question ne semblaient pas sans soucier plus que cela. L'un d'eux se rapprocha de Tseng, alors que les autres continuaient leur évolution au sein de l'étage.

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- Rien de vraiment d'anormal monsieur.

- Vraiment ?

- Le lit est encore chaud et moite. Pas plus d'une heure. Les vêtements se trouvent encore dans l'armoire. Et certains sont même pliés sur une chaise. Pas de désordre. Pas de pellicule de poussière. Pareil dans la salle de bain. Pas de planque, ni d'objets bizarres.

- Il n'y a rien d'autre ?

- Hum… Eh bien… Peut-être une étrange odeur de chimie. De médicament.

- De médicament ?

- Oui, elle est assez forte, mais il n'y a pas de fiole, ni de produit qui ne laisse présager une expérience quelconque. Nous avons fouillé partout.

- Une explication à fournir, Général ?

- ...

- C'est moi ! Ça pose un problème ?

- Commandant RASPHODOS ?

- J'essaye de me faire mon propre parfum. Lorsque vous allez vous rendre dans mes appartements vous vous en rendrez compte, qu'il y a également une odeur de chimie. J'ai voulu faire essayer Angeal l'une de mes créations.

- C'est pour ça que tu fuis tes quartiers… Je me posais la question.

- Je ne fuis pas !

- Ah ! L'odeur nauséabonde qui envahit parfois l'étage c'est ça ?! Je croyais que c'était mes canalisations et j'en avais parler à Angeal.

- Pardon ?! Une odeur nauséabonde ?! C'est toi qui empestes le rat crevé, le chiot ! À trainer partout dans la Tour !

- Je vois. Bien. Vous pouvez aller chercher votre appareil, Lieutenant FAIR.

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Les Trois Soldats n'attendirent pas plus pour entrer dans les quartiers du Banoran brun. Et ils restèrent figés dans l'entrée.

La pièce était entièrement vidée de toute présence. En effet, les fioles du médecin n'envahissaient plus le bureau du Commandant, et les perfusions avaient également disparu. Il n'y avait aucune trace des derniers évènements et l'odeur de médicament n'était pas aussi forte que les nuits précédentes.

Séphiroth échangea un regard avec Zack, alors que le Maitre du feu faisait quelques pas supplémentaires. Le roux ouvrit la bouche, mais aucun son ne fut audible. Et alors que l'incompréhension commençait à envahir les trois membres du SOLDAT, une alarme raisonna fortement, surprenant tout le monde.

Il fallut bien dix secondes pour que tous prennent bien conscience de ce que cela signifiait ; une attaque avait lieu, en cet instant même. Une attaque à l'intérieur de la Tour avait lieu. Tous eurent un regard incrédule. Le Banoran ne tint plus et explosa son incompréhension.

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- Bordel de merde ! Mais qu'est-ce qu'il se passe ?!