Bonjour à tous !
Je suis en vacances, et je compte bien profiter de ces deux semaines pour avancer sur l'écriture. Merci merci merci à vous, toujours plus nombreux à me lire.
Dans ce chapitre, un peu de légèreté, qu'il s'agisse d'Hermione ( qui va devoir assumer les conséquences de ses actions du chapitre précédent), de Draco et même d'Harry. Ceux qui en ont marre de la harpie Ginny, vous serez servis ! Il n'en a pas l'air, mais ce chapitre va amorcer la suite. Profitez, les suivants seront moins légers...
Nourson : Merci, oui quelqu'un ne tardera pas à comprendre. Mais ça va prendre un peu de temps, focus sur d'autres personnages dans les prochains chapitres. J'espère que la manière dont ce sera découvert te conviendra, pour moi c'était la plus logique.
Quelques précisions d'usage :
L'univers Harry Potter et ses inspirants personnages appartiennent à JK Rowling bien entendu.
Le Rating M sera justifié pour langage, mention de thèmes difficiles et relations explicites de tous ordres donc homophobes goudebaille !
Autre précision : Chaque chapitre comporte un titre se rapportant à une ou plusieurs chansons ayant un lien avec le chapitre. J'ai beaucoup écouté Deezer durant l'écriture, de tout mais principalement du rock et du métal. Vous trouverez donc une playlist dédiée en suivant ce lien en ôtant les espaces : deezer . page . link / ZXLLLWSaGXfqHtjz7 (ou simplement en tapant le titre de cette histoire) qui sera alimentée au fur et à mesure de la publication.
Chapitre 10 Here Comes Revenge
Playlist : Here Comes Revenge - Metallica
Rock the Blues Away - AC/DC
Au cours suivant de Défenses contre les forces du Mal, le professeur Black accueillit ses étudiants par un grognement réprobateur. En effet, selon lui, ils avaient deux minutes de 'un étudiant tenta de lui signifier que c'était en réalité lui qui avait deux minutes d'avance, il se fit si sévèrement réprimander que personne d'autre n'osa répliquer.
Il les assaillit d'exercices particulièrement difficiles sur les propriétés de la pierre de lune dans les sorts défensifs. La pierre et les sortilèges servant à confectionner un talisman capable d'agir comme un charme du Bouclier de longue durée et de large action envers celui qui le portait, sans qu'il soit nécessaire de répéter le sort. Comme attendu, il avait perdu une grande partie de la classe. Ce qui, apparemment, lui semblait d'une relative facilité était vraiment ardu pour des 7e années ordinaires. Seuls Hermione, Draco, Harry et Luna semblaient être encore mentalement présents, tant que Luna pouvait l'être du moins. Pansy se faisait ostensiblement les ongles, Blaise lisait un magazine de Quidditch et Théo murmurait on ne savait quoi à son voisin de droite. Les autres n'étaient guère plus attentifs.
Hermione venait de poser une question à Draco et attendait sa réponse concernant un mot du cours qui avait été évoqué trop rapidement et dont elle n'avait pas saisi l'orthographe, lorsque son professeur l'interpella :
« Miss Granger. Ce que je dis ne vous intéresse pas ?
– N..non professeur, ce n'est pas...
– Avez vous mieux à faire que de m'écouter ? Bavarder avec votre voisin par exemple ?
– N...non, pas du tout
– Peut-être pensez vous réellement être capable de faire cours à ma place ?
– Non, je...
– Dans ce cas, merci de la fermer et peut-être, je dis bien peut-être, que vous pourriez vous concentrer sur le cours, à l'occasion, et non sur les stupides cheveux de votre professeur ou son air de connard arrogant. Au fait, je suis un connard arrogant, et si vous ne vous concentrez pas je vous jette dehors et bien à vous pour rattraper le cours, quiconque vous le fournira sera en retenue un mois entier. »
Hermione baissa les yeux, totalement mortifiée. C'était donc lui. Il avait fallu qu'il s'agisse de lui, la personne à qui elle avait dit toutes ces choses, fait tous ces reproches, et oh par Merlin, elle s'était même vautrée sur lui. Si elle avait pu disparaître dans un trou de souris elle l'aurait certainement fait en cet instant. A la place, elle se contenta de prendre silencieusement des notes sans regarder personne. Son professeur reprit le cours en jetant de temps en temps sur elle des regards sombres.
Cet intermède eut au moins l'effet de rendre les autres élèves suffisamment attentifs pour que le reste du cours se passe sans autre incident. Tout le monde était tellement abasourdi par ce qu'il venait de se passer qu'ils en oublièrent leurs activité le cours fut terminé, ils sortirent en silence, avec une montagne de devoirs, se demandant bien quelle mouche avait piqué leur professeur de Défense contre les Forces du Mal.
Le vendredi après-midi, eut lieu le premier entraînement de Serpentard et de Gryffondor. Ensemble.
Pour une raison obscure, peut-être une peu subtile manœuvre de coopération inter-maisons, les entraînements avaient été fusionnés.
Draco se changea et se rendit sur le terrain, parfaitement ponctuel afin d'éviter tout prétexte de remontrance. Ses camarades l'accueillirent de plusieurs sifflements moqueurs et insultes diverses. Il ne s'attendait pas à moins, mais cela ne lui fit pas plaisir pour autant. Draco serra les dents, et décolla. L'air frais lui fit le plus grand bien, il se sentait dans son élément. Il attendit le coup de sifflet qui annoncerait le lancement du vif, mais il ne vint pas. Alors il redescendit vers le sol, lorsqu'un poursuiveur lui dit qu'il avait été lancé. Il partit donc à sa recherche. Au bout de quinze minutes, pas le moindre signe du Vif. Il finit par prendre en chasse Potter et par mener une petite course poursuite avec lui, au terme de laquelle Potter attrapa son vif d'entrainement, estampillé Gryffondor. Étonnant que ses propres initiales ne soient pas dessus... Le capitaine, l'air très satisfait de sa personne, siffla alors la fin de l'entraînement. Draco remit pied à terre, dépité. Il se précipita vers son capitaine et le héla : « Hé Montgomery, où est le foutu Vif d'or ?
– Mais... Parker m'a dit qu'il le lançait...
Il se tourna vers son adjoint qui souriait : « Oups... »
– Espèce de connard, tu as aimé me voir peiner à trouver un vif d'or inexistant, avoue
– Ouais, j'avoue, on a bien aimé te voir galérer Malefoy.
– Malefoy, je suis désolé, je n'étais pas au courant...
– Ne t'excuse pas Montgomery, je sais que tu n'y es pour rien... »
Les autres riaient toujours grassement.
« De toute façon, on ne voulait pas te prendre au départ. Sans Potter tu ne serais même pas là.
– Pardon ?
– Tu as très bien entendu, sans Potter tu n'aurais certainement pas été pris dans l'équipe ! Te connaissant, tu as certainement dû lui lancer un sort de confusion ou quelque chose comme ça. Potter et toi, vous avez quelque chose en commun finalement ! Plus de parents, sauf que lui, ce n'est pas un raté comme toi ! Au moins lui, il sait rattraper les Vifs d'or »
Draco se précipita hors du terrain, non sans avoir résisté à l'envie de casser la figure de Parker pour trouver Harry qui était encore en train de se doucher dans les vestiaires Gryffondor . Il fit irruption dans sa cabine de douche sans ménagement.
– C'est vrai Potter ?
– Malefoy ? Qu'est-ce que …
Harry ouvrit de grands yeux étonnés et s'empourpra devant le jeune Serpentard furibond et fulminant qui se trouvait devant lui, dans sa cabine, alors qu'il était...
« Nu ! Malefoy, dégage, je suis en train de me doucher ! Tu devrais en faire autant d'ailleurs, tu en as clairement besoin tu empestes. Il y a d'autres cabines si tu veux . A moins que tu veuilles partager la mienne !
– Pas avant d'avoir eu mon explication ! fit il en saisissant Harry à la gorge
– Con...concernant ?
– Est-ce que c'est vrai ce que les Serpentard racontent ?
– Plus spécifique
– Que tu as fait pression pour qu'ils me prennent ?
– C'est la vérité. »
Il relâcha légèrement son étreinte mais se trouvait toujours plaqué contre le brun, son uniforme de Quidditch ruisselant d'eau et de mousse.
« Je ne veux pas de ta pitié ! Qu'est-ce qui t'a pris de faire un truc pareil ?
– Rien à voir avec de la pitié. C'est plus marrant de jouer avec un véritable adversaire, c'est tout. On verra bien qui l'emportera ! Tu me relâches, maintenant ? J'aimerais bien me...finir... de me rincer.
– Ah... oui, oui, bien sûr Potter, désolé »
Le blond relâcha son étreinte et referma la porte de la cabine. Ce n'est qu'alors qu'il retirait ses vêtements avant de se rendre dans sa propre cabine qu'il comprit pourquoi les joues du Gryffondor s'étaient empourprées toute à l'heure. Il avait été dérangé alors qu'il lavait une partie spécifique de son anatomie. Voilà pourquoi il avait été si pressé de le voir partir. Il rougit à son tour, et se glissa dans sa cabine en ruminant sa colère. Potter lui faisait la charité ? C'était le monde à l'envers ! Il fallait qu'il trouve un moyen de lui rendre la monnaie de sa pièce afin qu'il comprenne bien qu'on ne faisait pas la charité à un Malefoy, non mais ! Alors, voyons, se dit-il en se savonnant, qu'est-ce qui pourrait rendre Potter ridicule ? Le travestir ? Non, c'était plus comique qu'une vraie vengeance. Le laisser nu ? Songea-t-il en repensant à la scène précédente. Non, ils avaient convenu au moins un vêtement, on était en octobre, il faisait frais et il ne voulais certainement pas que Potter attrape froid et passe ensuite les deux prochaines semaines à renifler, à ronfler et à se plaindre de sa condition. D'autant qu'il aurait certainement le pouvoir de le lui faire payer. Il fallait quelque chose de suffisamment marquant, quelque chose qui montre bien quel Malefoy, quel Serpentard il était, et en même temps de presque … Ca y est, il venait de trouver. C'était tout bête, mais tellement évident.
Le soir, en se couchant, il croisa Potter qui allait retrouver Ginny.
« Lundi Potter. Voilà ce que tu porteras.
Il lui tendit simplement un uniforme de Serpentard.
Harry sourit et prit la pile de vêtements sans rien dire. Puis il fouilla dans son chevet et finit par en tirer un pot orange qu'il lança à Draco : « Pour ton bleu, je te conseille ça, c'est efficace et ça ne le camoufle pas, ça le fait véritablement disparaître. C'est Hermione et les jumeaux qui l'ont mis au point, ça marche du tonnerre.
Draco prit le pot d'un air étonné.
– Quoi ? Elle t'en aurait donné de toute manière alors...
– Merci Potter. Mais tu ne perds rien pour attendre
– Normal. J'ai hâte que les filles me voient là dedans, je serai encore plus sexy que toi !
– Pardon ? C'est de la fiction Potter, personne n'est plus sexy que moi !
– On pourrait débattre de cette question durant des heures, débat que je finirais par remporter, mais je dois retrouver, tu sais, ma fiancée. Amusez-vous bien toi et ta main ! »
Draco grimaça. Potter avait encore visé juste. Hermione et Pansy étaient en train de faire une super soirée filles et il n'avait pas osé s'incruster. Parce qu'il était, en réalité, un garçon. Blaise et Théo traînaient on ne sait où, Longdubat devait sûrement se faire un plan avec une ou plusieurs filles, à croire qu'il avait le feu entre les jambes celui-là... Même Nyx était absent, il était vraiment tout seul dans le dortoir. Il soupira tristement et tenta de s'endormir. Il aurait bien eu besoin de compagnie pour une fois... Environ dix minutes plus tard, alors qu'il songeait à la vanité de sa condition mortelle et la vacuité de son lit et de sa vie, deux silhouettes sombres firent irruption dans la chambre et bondirent sur son lit en vociférant, leurs haleines bien alcoolisées emplissant la pièce :
« DracoOo, Draco, tu dors ?
– Lumos ! Pas un geste sales... aliens ? lança-t-il en tirant sa baguette de sous son oreiller
– On se calme cowboy, ce n'est que nouuuus »
Pansy et Hermione, passablement éméchées, se tenaient devant lui, des masques à l'argile bleue sur le visage et les cheveux enturbannés.
« Qu'est-ce que tu fiches, on t'attendait, nous ? Tu ne veux pas passer la soirée à faire des soins et manger des sucreries en parlant garçons ?
– Euh... je croyais que je n'étais pas invité...
– Oh Merlin, il chantait « Hello darkness my old friend » dans sa tête avant qu'on débarque, j'en mettrais ma main au feu ! Non mais regarde moi ce pauvre petit chaton tout triste Pansy ! Tu veux ouvrir un club avec Black ?
– Béta, dépêche-toi, viens, on va te faire un masque et une margarita. C'est moldu, et super bon ! » sourit Pansy en lui ébouriffant les cheveux. Il les suivit de bon cœur, tout content.
Après trois margaritas, un masque bleu et deux cookies, il raconta à Pansy et Hermione les sélections de Quidditch, puis l'entraînement de ce jour.
« Et tu es resté là, comme ça, avec Potter à poil contre toi ?
– Ouais.
– Je dois dire Draco que tu me surprends. Sacré self contrôle
– Oh, ça va, ce n'est pas comme si …
– Comme si quoi ? Dit Hermione
– Comme si je ne l'avais jamais vu à poil
– Draco Lucius Malefoy ! Des explications !
– Nan.
– Tant pis, alors je ne t'appliquerai pas ton hideuse crème orange
– Hé ! C'est moi qui l'ai inventée, tu permets Pansy ! Viens Draco chéri, je vais te la mettre
– Draco préférerait que Potter la lui mette hihi
– Pansy tu n'es pas possible quand tu es ivre !
– Pansy tu n'es pas possible quand tu es ivre .Oh ça va. C'est vrai non Dray ?
– Pansy tu abuses
– Et donc tu l'avais déjà vue ?
– Ouais. Il aime jouer les exhib avec sa copine rousse et ils se débrouillent toujours pour se faire surprendre.
– Maintenant que tu le dis, on les a déjà surpris avec Blaise c'est vrai, il la montre à tout le monde
– ARRETEZ de parler de lui comme ça, c'est trop...
– Oh mais ne nous fais pas croire que tu n'as jamais vu Potter déshabillé, on ne te croirait pas !
– Et pourtant, torse nu grand maximum.
– Tu as passé un an dans une putain de tente avec lui et ...rien ?
– Rien. Une danse une fois.
– Bon Dray, peut-être que tu as tes chances après tout ! Rien de rien ? C'est dingue ! Les Serpentard sont bien plus libérés à ce sujet...
– Crâneurs. Ou pervers. »
Après quelques cookies et d'autres verres, la discussion tourna naturellement vers Hermione.
« Alors Mione, qu'est ce que ça fait de tomber sur le sexy Sirius ? Il est plutôt moelleux ou plutôt ferme comme matelas ? Il peut être les deux...
– Vous êtes obsédés, vraiment.
– Il avait l'air d'être particulièrement énervé contre toi aujourd'hui, qu'est ce que tu lui as dit ? Ou fait ?
– Rien... J'ai peut-être un peu exprimé à voix haute mes sentiments à son sujet...
– Qui sont ?
– Un connard arrogant ?
– Hermione, ma chérie, je trouve que tu es dure avec lui. Tu te rends compte de ce qu'il doit traverser ? Il revient de taule, de cavale et de la mort, et se retrouve condamné à enseigner à des cornichons comme nous...
– Tu parles comme Snape Draco.
– Et les personnes qui lui étaient les plus proches sont soit mortes, soit ne lui parlent plus du tout, soit le traitent de connard arrogant … Il y aurait de quoi devenir cinglé.
– Mais...
– Non, sérieusement, je pense que tu devrais revoir ton jugement à son sujet... Il ne peut pas être si mauvais... murmura Draco
– Je veux bien, s'il n'était pas constamment si... il est toujours tellement mal léché...
– Eh bien on va améliorer son humeur alors !
– Et comment on améliore l'humeur d'un type comme lui dites moi ?
– Spontanément je dirais d'essayer la pipe. Fit Pansy d'un ton badin
– PANSY !
– Quoi ? Pas de pipe ? Bon, la conversation, et trouver ce qu'il aime alors. Mais je persiste à propos de …
– On va trouver ce qu'il aime Mione. Sourit Draco
– Voila. Et si ça ne fonctionne pas, tu pourras toujours essayer la pipe à ce moment là ! » fit Pansy d'un ton joyeux. Hermione ne répondit pas et se contenta de prendre une sucette, pensive.
Le lendemain, Sirius trouva une petite boite avec deux tartelettes Banoffee qui disaient « Pardon » et « Merci » ( Sorry et Thanks ) devant sa porte.
Elles furent accueillies avec suspicion mais dévorées avec adoration.
Snape souriait de tant de gourmandise « En tout cas Black, la Miss te connaît bien.
– Oui et ? Coup de chance sans doute.
– C'est ça bien sur. Crois ce que tu veux. Dommage, pour se faire pardonner d'un truc pareil, elle aurait au moins pu te faire une petite...
– Rien du tout, Snape, des tartelettes d'excuse, c'est parfaitement approprié. Dommage qu'il n'y en ait que deux...Elles sont super bonnes...
– Rabat joie
– Pervers
– Allez, va te doucher tu sens le clébard
– Toujours aussi aimable Snape »
Sirius obtempéra néanmoins, et alla prendre son petit déjeuner dans la Grande Salle. Il fit un simple signe de tête à Hermione qui lui répondit de même. Ils venaient de conclure une trêve, pour l'instant.
Leur échange de regards fut interrompu par l'arrivée remarquée de Harry dans la salle. Il portait un pantalon d'uniforme, qui semblait avoir été ajusté à son corps à la perfection, une chemise blanche largement ouverte, et la cravate des Serpentard, lâchement dénouée. Ses cheveux étaient encore plus ébouriffés que d'ordinaire, et son sourire ne trompait personne. Après tout, tout le monde avait eu vent du petit pari entre Potter et Malefoy, et, même si la majorité avaient souhaité voir Potter déguiser Malefoy en fille, cette option était également amusante. Les filles lui souriaient sur son passage, et toutes le déshabillaient clairement du regard. La réaction de Ginny était impayable, elle ne cessait de fusiller chaque jeune fille du regard car elles osaient regarder Harry. Elle lui tendit son jus de citrouille qu'il repoussa poliment, préférant se servir une tasse de café. Il fut rapidement évident qu'il constituait le centre d'attention de la plupart des jeunes femmes de l'école. Romilda Vane vint le saluer, une autre jeune femme de Serdaigle lui fit des oeillades plus que suggestives et même Pansy déglutit, manquant d'avaler son porridge de travers :
« Vache, Potter est foutrement canon dans cet uniforme !
– Pansy regarde par ici, tu baves, fit Draco en souriant d'un air parfaitement satisfait, le rouge empourprant néanmoins légèrement ses joues.
– Draco, c'est toi qui es responsable de ça ? Je ne dirai plus jamais rien sur le Quidditch, même si ce sport...
– Tu as dit que tu ne dénigrerais plus le Quidditch, merci !
– D'accord...
– Bon, je vais rejoindre Hermione chez les Gryffondors, à plus tard
– Tu vas savourer ta victoire oui ! Mais vas-y, je t'en prie ! »
Draco prit son café mousseux et alla s'installer à l'autre bout de la salle.
Harry l'accueillit avec un petit sourire mutin parfaitement séduisant : « Alors, c'est qui le plus sexy ? »
Draco fit de grands efforts pour ne pas se jeter à ses pieds ou lui arracher ses vêtements, et à la place réussit à rétorquer de son air le plus magnifiquement hautain et détaché : « Moi, bien sûr. » Harry souriait. « Mais tu te défends plutôt bien Potter » .Harry retourna à son toast et à son café, c'était tout ce qu'il demandait. Hermione lui fit de la place en levant les yeux de son livre du moment. Draco la questionna aussitôt :
« Alors, est-ce que ça a fonctionné ? Tu as trouvé ?
– Il se trouve que oui. J'ai fait une tentative et apparemment elle a porté ses fruits. Il ne me hait plus, pour l'instant du moins.
– Les autres ne comprirent pas de quoi il était question, mais Draco eut l'air satisfait
– Et tu as eu besoin des grands moyens ?
– Non, j'ai sorti mes arguments les plus... sucrés
– Ah très bien, il t'en reste ?
– Il se trouve que oui. Si tu es sage. »
Les autres méditèrent à propos de l'étrangeté de la relation qui unissait ces deux-là, mais ne firent pas de commentaire.
Draco se lança ensuite dans une discussion avec Neville sur les propriétés d'une plante qu'il souhaitait utiliser dans une potion, laissant la Gryffondor à son livre. Hermione termina son thé, et lorsqu'elle finit par se lever pour aller en classe, voulant attirer l'attention, elle lança sans réfléchir : « Hé tombeur, tu viens ? » . Draco et Harry se retournèrent en même temps, suivis de près par Neville, et tout le monde éclata de rire devant la situation. Tous, sauf Ginny, qui semblait littéralement avoir pris feu sous ses cheveux flamboyants. Ginny, qui accorda le regard le plus meurtrier possible à chaque membre de la gent féminine qui osait s'approcher de son Harry chéri, et qui finit par le tirer hors de la pièce, lui arrachant presque le bras.
Draco était très satisfait de sa petite idée de vengeance, car il n'atteignait pas seulement Potter, mais également la Belette femelle, qui prenait tant de plaisir à se moquer d'Hermione et qui, il en était quasiment certain, avait tenté de faire du mal à Nyx par jalousie. Il aurait pu éprouver du remords devant la réaction des autres filles de l'école, qui, sous l'effet d'un simple uniforme, se montraient de plus en plus entreprenantes et tentaient clairement de lui piquer Potter, mais il considérait qu'elle l'avait bien cherché. Et que, même si cela lui coûtait de l'admettre, l'attention reçue par Potter était largement méritée. Il transpirait la confiance en lui et le vert de la cravate Serpentard, rejoignant le vert de se yeux, produisait un effet presque hypnotique.
Durant la semaine suivante, la Potter mania ne fit que se développer jour après jour.
Mardi, plusieurs jeunes filles l'attendaient au petit déjeuner, toutes plus empressées les unes que les autres de lui souhaiter une bonne journée. Il faisait plutôt froid, alors Harry portait également le pull des Serpentard, moulant parfaitement ses muscles de Quidditch. Elles le reniflèrent avec ravissement alors qu'il passa devant elles, manquant de défaillir.
Mercredi, lorsque Harry retira son pull, ouvrit sa chemise et desserra sa cravate à cause des vapeurs dans la classe de potions, trois filles rougirent en soupirant. De manière générale, durant toute la journée, il eut en permanence une nuée de filles qui le suivaient en se pâmant.
Jeudi, alors qu'il étudiait à la bibliothèque les effets des potions d'Armortentia sur le corps humain, une Serpentard blonde de 6e année particulièrement entreprenante l'accula contre des rayonnages en lui suggérant de passer à des cas pratiques en posant les mains sur son postérieur, dardant ses grands yeux gris jusqu'au fond de son caleçon. Bredouillant qu'il n'était pas intéressé en rougissant, il quitta précipitamment la bibliothèque, direction les toilettes, tentant de faire disparaître une protubérance persistante.
Vendredi, lors de l'entraînement où Harry portait l'uniforme de Quidditch des Serpentard, une jeune femme de Poufsouffle peu farouche entreprit de l'attendre dans la douche à la fin de la session, ce qui ne lui était clairement pas coutumier. Il la repoussa gentiment, et elle s'en fut, tous deux étant frappés par une gêne persistante. Il était néanmoins flatté. La jeune femme avait eu l'air excessivement déçu de quelqu'un à qui l'on venait de refuser d'ouvrir son cadeau d'anniversaire.
Samedi, une Ginny en permanence échevelée ne cessait de suivre Harry partout et de jeter des Stupefix à chaque fille qui le regardait, ce qui conduisit le professeur McGonagall à la mettre en retenue pour deux semaines.
Le dimanche soir arriva, et avec lui la fin de la semaine « Barbie Reine de la Mode » comme Potter l'avait surnommée. Il était temps de rendre ses vêtements, et d'espérer que la population féminine de Poudlard retrouve un semblant de sérénité.
Une fois n'était pas coutume, Draco, Neville, Blaise et Théo se trouvaient dans le dortoir et jouaient aux cartes lorsqu' Harry entra.
« Salut tout le monde !
– Salut, Potter. Tu veux jouer avec nous ?
– Peut-être plus tard, pour l'instant j'ai besoin d'une bonne douche. »
Le brun retira son pull, puis sa cravate, sa chemise et son pantalon pour ne se retrouver qu'en caleçon devant les autres garçons du dortoir. Il tendit ensuite les vêtements au blond qui le fixait médusé, comme tous les autres garçons présents d'ailleurs.
« Tiens je te rends tes fringues Malefoy . Merci. »
Draco fut bien incapable d'articuler quoi que ce soit et tous le regardèrent partir sous la douche. Neville et Draco échangèrent un regard. Draco plia soigneusement les vêtements et les posa sur son lit. Une fois Harry sous la douche, Draco eut beaucoup plus de mal à se concentrer sur le jeu, et, plus tard, alors qu'il tentait de trouver le sommeil, il ne cessa de se poser des questions. Était-ce lui ou Potter passait littéralement son temps à se balader à moitié déshabillé ? Est-ce qu'il le faisait exprès ? Est-ce qu'il avait remarqué quelque chose ? Il avait l'impression d'un changement dans son attitude ces derniers jours, mais il n'aurait pu l'affirmer pleinement.
Cette semaine avait été bien au delà de ses espérances, le couple Potter était capable de se balader l'un sans l'autre, une première. A croire que Ginny n'était pas attirée par les Serpentards, même provisoirement. Lui, en revanche, était sérieusement mordu par ce foutu Gryffondor.
Le soir même, un Harry plutôt surpris trouva l'uniforme soigneusement plié sous son oreiller avec un petit mot calligraphié :« Juste au cas où » . Il sourit et le fit rapidement disparaître, avant que quiconque ne s'aperçoive qu'il le conserverait. Il avait adoré passer cette semaine en Serpentard, même si il ne l'aurait certainement avoué pour rien en ce monde. Changer de maison lui avait permis de se sentir différent, plus affirmé, plus direct, et, d'une certaine manière, plus lui-même. Un travestissement qui avait révélé ce qui était enfoui grâce au déguisement, en quelques sortes. Voilà une semaine tout à fait libératrice, enrichissante, nécessaire. Et l'éclat qu'il apercevait dans les regards que les autres posaient sur sa personne lui plaisait bien plus qu'il n'était prêt à se l'avouer.
