SALUT A TOUS VOUS M'AVEZ PAS OUBLIEEEEEEEE ?!
Moi j'ai bcp pensé à vous en n'écrivant pas mais ... me revoilà !
Comment s'est passée votre rentrée ? Moi c'est ce qui a bouffé tout mon temps je vous avoue (surtout les soirées mddrrrr mais j'en ai sacrifié pour vous pondre ce joli chapitre plein de rebondissement).
ON A DÉPASSÉ LES 2000 VUES MERCI AUX 2034 VUUUUUEEESSSS

merci aux nouveaux followers : claragreau, pupuce2015

merci aux nouveaux favorites : claragreau

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira, n'hésitez pas à commenter pour m'améliorer et m'encourager !

Réponses aux reviews :

Hikimari

" Je suis passée par tout un tas d'émotions, le rire, quand elle a rencontré Ace (mais quel phénomène cette allumette), ou quand Satch est arrivé, et puis de la tristesse pour ses frères qui lui manque. Enfin bon, je passe toujours d'aussi bon moments devant ta fic ! "
- Salut toi ! Désolée pour le temps d'attente peut-être un peu long mais la rentrée m'a pris pas mal de mon organisation ... Sérieux ? J'en suis ravie alors, et oui Ace va aider à pas mal de blagues dans cette histoire parce qu'on le connait hein ... C'est vrai que j'essaie de bien montrer qu'elle a beau s'intégrer, sa famille lui manque et que vivre par dessus ça est compliqué pour elle. Bah écoute ce chapitre est fait pour te procurer pas mal d'émotions ;) je te souhaite une bonne lecture !

Ryu

" Hello! Alors par où commencer! Si je devais noté ton chapitre je lui mettrais 12/10, vraiment génial je pourrais même pas te dire le moment que je préfère,ils sont tous mystiques. Quoi que l'arrivée de Satch m'a tellement fait rire mais les infirmières aussi surtout celle avec le tic anglais. Enfin bref! génial vivement la suite et oui je serais la pour le prochain chapitre et pour tout les autres aussi! Merci à toi auteur san! "
- Saluuuuut comment ça va ? Pas trop longue à publier j'espère ... MERCIIIIIIII ça me fait vraiment plaisir que tu commentes et aimes mon histoire toujours autant ! Ouiiiiii j'essaie de faire transparaître le côté "manga" en donnant des personnalités marquantes aux persos haha, haaaaa les infirmières elles vont être assez présentes dans la vie de notre chère Emma ! Merci à toi, voici un chapitre assez surprenant et sympathique !

Pikagirls

" Continue comme ca :D "
- Merci à toi nouvelle lectrice, me revoilà avec un nouveau chapitre, n'hésite pas à me donner ton avis dessus ;)

TOUT DE SUITE LE CHAPITRE :

/

L'obscurité recouvre le ciel. Seule la lune inonde la nuit, se reflète et illumine l'océan. Les étoiles tracent un chemin dans la voute céleste et sont parfois éteintes par un nuage.
Un calme olympien règne dans l'atmosphère.
Quelques vagues éclaboussent tranquillement la coque du gigantesque bateau à tête de baleine tandis que des papillons volent vers la lumière.

Dans le grand dortoir des infirmières, des ronflements se laissent entendre et je cogite. Mes yeux restent ouverts, fixés sur le plafond en face de moi. Le matelas très confortable du lit sur lequel je repose mange mon corps et je ferme les paupières.

\\ Emma ?! Qu'est-ce que tu fais encore là ?!

- On dirait bien qu'on m'a ramené héhé.

- Ils t'ont surtout éjectée nan ?

- On s'en fout, c'étaient des trous d'uc de toute façon.

Je réplique à Quentin en m'asseyant brutalement à ses côtés. Il me regarde avec un air désabusé et se détourne finalement de moi pour continuer sa partie de jeu vidéo. De rapides bruits de pas se font alors entendre de plus en plus forts avant qu'un monstre n'atterrisse dans mes bras.
La touffe brune et bouclée de Samuel chatouille mon nez et je le repousse brusquement, le jetant à terre.

- Beeeeuuuurrkk pouah Sam-Sam tu schlingues, tu t'es pas lavé depuis que je suis partie ou quoi ? Hors de ma vue déchet ambulant.

- Héééé mais c'est même pas vrai, tu mens je suis allé à la douche mardi.

- On est vendredi idiot, Quentin ricane en se pinçant les narines.

- Mardi, vendredi, lundi c'est que des jours ça'a pas de sens ! Je dis NON à l'ordre des jours de la semaine NON NON NON ! HOUUAAAAAA

- T'as raison Samy, mène ta guérilla contre les calendriers, ils le méritent.

Je ris accompagnée de Quentin alors que Samuel sort de la chambre en courant et en hurlant des bêtises incompréhensibles.

- Puisque t'es là, tu veux pas faire mes devoirs ?

- Tu peux toujours crever, dis moi plutôt où est Yanis.

Il fait mine de réfléchir et répond finalement :

- Huumm je sais pas, peut-être dans sa famille d'accueil comme là où tu étais sensée être toi aussi ..?

- Ho c'est bon la ferme. \\

Je me tourne un peu et une mèche vient s'installer sur ma joue.

\\ Médecin ? Tu vas devenir médecin ? Comme le gars avec la cane à la télé ?

- Ha nan j'espère que j'aurai pas de cane. Mais ouais c'est ce que je veux faire, c'est décidé !

Je suis entourée de tous mes frères, dans notre salle de réunion improvisée (qui est en fait la plus grande chambre de la maison, on a mis plein de couvertures partout, ça fait une tente). Il est tard et le couvre-feu est déjà passé mais cela ne nous empêche pas de discuter.

- Faut pas être intelligent pour faire médecine ?

Maxime me lance tout moqueur en jetant un coup d'œil à Quentin qui hoche la tête.

- Ha Ha Ha, dis le plus con d'entre nous. Nan sérieusement les gars, vous avez réfléchi à ce que vous allez faire plus tard ? Moi je veux gagner beaucoup d'argent et devenir indispensable dans n'importe quelle situation. BAM médecine, en plus soigner les gens c'est cool.

- Ha ouais c'est pas bête ... Mais j'ai mieux ! (il tape son poing dans sa main tout sourire) TU fais médecine, gagnes plein de thunes tout ça tout ça et après on partage ! T'en dis quoi ?

Je fronce les sourcils et prends ma tête la plus choquée en entendant ses âneries. Les visages des garçons s'éclairent tous un à un de joie.

- Ho yes, ça c'est ce qu'on appelle une idée ! Quentin passe moi une feuille, il faut qu'on la note.

- Nan nan Samy rassis toi, je tire son t-shirt vers le bas et ses fesses viennent taper le sol. Va falloir que vous appreniez à vous débrouiller sans moi, j'suis pas votre mère bande de merdeux, je garde mon argent, c'est moi la star ici.

- Ha ouais c'est toi la star ? C'est toi le personnage principal ? Je crois pas non, hop du balais !

Maxime s'exclame en claquant des doigts et en me virant de leur chambre (mais toujours en chuchotant). Les autres ris sans agir plus que nécessaire et je me retrouve rapidement à la porte.

- Un jour je vais vraiment lui faire bouffer ses cheveux à celui-la. \\

Je me réveille en sentant un souffle caresser mes oreilles. Un chuchotement se fait ensuite entendre et mes paupières papillonnent.
En les ouvrant je suis surprise par un nez et deux énormes yeux roses qui me coupent la vue. Deux lèvres se mouvent et me murmurent des rites vaudous ?
Je me redresse vivement et éloigne mon visage de celui de l'étrange infirmière. Je peux alors remarquer l'agitation présente dans le dortoir : les filles sont toutes levées et s'affairent à se préparer, discutant dans tous les sens (de quoi peuvent-elles parler aussi tôt ?). Je baille, me gratte la tête et finis par descendre de mon lit pour m'habiller à mon tour.

Elles m'ont toutes offert différentes affaires étant donné que je n'avais rien à me mettre. J'enfile de ce fait un short gris large que je serre à la taille avec une grosse ceinture rouge. J'ajoute un t-shirt à manches courtes blanc moulant et mets de lourdes baskets en cuir claires. Je sens des yeux m'observer mais je préfère les ignorer pour continuer mon chemin hors de cette pièce bruyante.

Le vent me frappe mais le soleil est encore bas dans le ciel. Je peux totalement ouvrir mes yeux et regarder la mer se colorer au levé du jour.
En me dirigeant vers les cuisines, je croise quelques membres de l'équipage qui s'occupent déjà du bateau et de son entretien.
Je pousse les lourdes portes, passe ma tête et avance. Il n'y a pas beaucoup de monde à cette heure, le calme règne donc dans la pièce. Mais quelques ronflements se font tout de même entendre : certains se sont ré-endormis sur leur table.

C'est en m'asseyant avec mon plateau pour commencer à manger que je vois un petit crane brun s'installer à côté de moi.

" Haruto ?

- Haruta.

Je grimace en remarquant mon erreur et rejette la faute sur la fatigue du matin.

- Café ? je le sers avec son accord et nous retournons dans le silence.

- Tu te lèves tôt, j'ai pourtant pas l'impression que t'ai quelque chose à faire ici.

- Je n'ai pas vraiment eu le choix en fait, vos infirmières sont de très bonnes raisons pour se lever le matin.

Il semble soudain être pris de frissons :
- M'en parle pas, elles me font froid dans le dos, surtout Anika ...

Je n'ai aucune idée de qui est cette Anika (simplement parce que je n'ai pas encore mémorisé le nom de tout le monde) mais je retiens de m'en méfier.
La porte claque d'un coup, manquant de me faire sursauter et faisant tomber un matelot de la table sur laquelle il reposait.
Entre alors Ice, les yeux complètement fermés mais les mains en avant, prêtes à attraper la moindre nourriture présente en cuisine. Une traînée de bave l'accompagne comme un escargot.

C'est amusant de regarder l'équipage d'un si gros navire vivre. De voir le quotidien des pirates, leurs réactions, habitudes.

Un nouveau monde s'ouvre à moi.

La porte se met à s'ouvrir de plus en plus souvent, et la salle à se remplir. Haruta m'a quitté, il avait du travail en temps que commandant de ce navire. Je suis donc là, à observer.
Ace mange toujours, je bois tranquillement mon café. Rien ne vient perturber cet instant figé dans le temps.
Rien sauf mes souvenirs.

Cette nuit j'ai rêvé de ma vie d'avant. De mon enfance, de ma famille et de ce qui me pousse à vouloir rentrer chez moi.
Parfois je les vois en tournant la tête, Jewelry me faisait beaucoup penser à Sam pour sa spontanéité avec un mélange de Shoyo pour les cheveux roux.
Mais eux aussi ont disparu. Et j'ai l'impression que chaque élément qui m'a constitué s'éteint et disparaît pour me laisser seule. Et je déteste ce sentiment.
Mes mains enferment ma tasse froide. Un fond terreux y marque un croissant de lune.
Il faut que je prenne l'air.

" T'as l'air triste,

- C'est parce que t'es plus grand que moi, tu vois mon visage tout déformé, je vais très bien.

Je souris largement à Ace qui est venu s'installer à côté de moi sous le soleil.

- J'aime mieux ça héhé, il me fait un énorme sourire à son tour qui rend le mien plus vrai.

Je sens alors un nouveau mouvement à mes côtés, Thatch, le cuisinier, se pose avec nous en formant le début d'un cercle (ou d'un triangle plutôt).

- Alors Emma, cette première journée sur le Moby Dick ? T'en penses quoi ?

Il porte sa main à mon épaule et la bouge amicalement, Haruta arrive et se place face à moi (il a visiblement fini son travail super important de commandant).

- Mise à part les infirmières évidemment haha, le petit brun ajoute.

- Hou m'en parle pas, même si elles m'ont donné de chouettes vêtements (je désigne mon corps du doigt et fais valser une mèche de cheveux théâtralement).

- C'est vrai qu'ils te vont très bien, Thatch commente en me lançant un regard appuyé, je claque des doigts pour le ramener à la réalité.

- Et moi tu penses quoi de moi heeiiinnn ?

Ace tout excité fait de grands gestes pour attirer l'attention sur lui. Son chapeau chute de sa tête à cause de ses mouvements brusques (Haruta se prend même une main dans la gueule).

- Je pense que tu bouges BEAUCOUP TROP IDIOT !

J'attrape ses gros bras musclés et les ramène vers le sol pour éviter qu'ils ne blessent quelqu'un d'autre. Bloqué, il se contente de remuer son pied qui tape sur le plancher frénétiquement.

- Je pense que vous avez tous l'air de personnes, gentilles ? (tap tap tap tap tap)

- Mais on est des pirates ! (tap tap tap tap tap tap)

- C'est évident que ça change tout ! (tap tap) Attendez ! Je vais construire mon opinion personnelle sur des inconnus à partir de préjugés (tap) et de clichés racontés par des péquenots en chemise blanche (tap tap tap). Maintenant que j'y ait réfléchis, je vous déteste.

- Je ne sais pas si j'aime ou si je déteste ton sarcasme, Haruta pose sa profonde réflexion le regard perturbé, indécis et blagueur.

- Tu l'adores c'est obligé (tap tap tap) et toi Ace je te jure que si j'entends encore ce pied marteler ce pauvre sol JE TE LE COUPE !

- tap.

Le brun corbeau et moi nous fixons intensément dans les yeux. Je sens une veine se former sur mon front et palpiter comme un second cœur. Mes doigts se replient sur le plancher et mes orteils se rétractent précipitamment.
Je m'élance.
A peine je me redresse qu'il part déjà en courant, laissant une trainée de poussière ressemblant à du sel derrière lui. Quelque chose tombe de sa poche et je me contente de rester debout et droite.
Je n'ai eu besoin d'aucun effort physique pour le faire fuir alors je suis contente. Je m'avance pour récupérer ce que je trouve être un paquet de gâteau au chocolat. C'est donc au tour de Thatch de s'énerver et de partir à la poursuite du tacheté qui commençait à revenir vers nous fébrilement.

Moi je range l'emballage plein dans la poche de mon short. J'entends Haruta ricaner et des membres de l'équipage s'esclaffer. Ma bonne humeur est revenue grâce à ces étrangers (bien que ce soient des pirates).
Tout à coup, les hommes se mettent à regarder en l'air, le cou à quatre vingt dix degrés complétement tordu.
Je fais de même en prenant moins de risque, et repère une grosse mouette d'un bleu de travail vêtue.

L'oiseau marin est muni d'un couvre-chef et transporte une large sacoche pleine de papier. Abasourdie, je m'approche de l'animal à pas de loup pour ne pas l'effrayer. Je vois ensuite du coin de l'œil une chemise violette voler et un Marco fatigué apparaître.
Il n'a pas l'air étonné ou alarmé, au contraire sa démarche est calme et habituelle. Il tend son bras et le volatile lui donne avec son aile ce qui me semble être un journal.

Je m'avance vers la scène jusqu'à être toute à côté du blond. Je fixe avec curiosité la mouette qui, en me remarquant me pique la tête.
Je perçois le ricanement de Marco et me frotte le crâne. Le pirate mène alors sa main à sa poche et en sort de belles pièces dorées qu'il offre à l'oiseau. Celui-ci les récupère, hoche du bec, me lance un regard noir et s'envole rapidement.
Je tente de le rattraper en sautant dans tous les sens mais sans succès. La bête est partie et ne reviendra sûrement jamais me rendre visite.

Je me tourne en direction du blond à la coupe bizarre, désireuse de lui poser toutes les questions qui affluent dans mon esprit suite à cette mouette agent de la poste. Mais ses yeux m'arrêtent.
Sa posture est plus tendue que précédemment, et ses iris plus sombres. L'aura qu'il dégage en oblige certains à s'écarter mais en pousse d'autres à venir lire le bout de papier.
Thatch, Ace, Haruta et quelques commandants viennent passer leur tête par dessus l'épaule de leur supérieur avant de me contempler à leur tour.
Ace, plus lent à la réaction, s'exclame d'un coup en brandissant le journal sous mes yeux :

- WAOW EMMA T'AS VU CE QU'ILS DISENT DANS LE JOURNAL ?!

- Hein ?

J'arrache le papier des mains du brun et plonge mes yeux dedans. Sur la première page apparaît en gros une photo de moi en train de rire sur l'île d'Odaya, c'était lorsqu'on se faisait poursuivre par la marine et que Shoyo s'était ramassé par terre. Son corps tombant au sol se dessine par ailleurs derrière moi et une chevelure rose coupe le haut de la photo.
Mais c'est bien moi. En dessous on peut voir écrit en gros titre :

" EMMA, 85 000 000 DE BERRYS, ONLY ALIVE"

\\\

Me voilà emprisonnée dans la pièce du géant à la moustache en forme de croissant de lune. Les murs sont peints d'un blanc nacré et du bois parcoure le plafond. Un immense bureau (à la taille de son maître) prend place au fond de l'espace rajoutant un effet de profondeur. Deux bibliothèques entourent un pan de mur, tandis que le reste est recouvert de grandes fenêtres donnant sur la mer. Le capitaine est assis. Il lit le journal, ayant passé depuis longtemps la page me concernant.
Ses grosses pattes tournent le papier délicatement et j'attends toujours, recroquevillée sur la chaise en bois inconfortable.
Un bruit de froissement me fait ensuite relever la tête et c'est en captant le regard du vieil homme que je comprends que la discussion va commencer.

" Petite, tu es plus intrigante que tu ne le laissais penser.

Il rit un peu et je hausse les sourcils, troublée. Il reprend cependant en prenant une large respiration.

- Une première prime si élevée pour une jeune femme comme toi, visiblement tu nous caches des choses, il se penche en avant, en te regardant comme ça je ne vois pas vraiment la menace que tu dégages. Mais le gouvernement te veut, et vivante.
Alors je vais reposer une dernière fois la question que Marco t'a déjà demandé, qui es-tu ?

J'ai la désagréable impression de ne plus pouvoir m'échapper. Sa voix rauque résonne dans la pièce tandis qu'il attend une réponse de ma part.
Je trifouille mes doigts, bouge mon pied frénétiquement à la manière d'Ace tout à l'heure, et réfléchis à toute vitesse.
J'avais déjà raconté une partie de mon histoire à Law, mais j'avais réussi à mentir sur une grosse partie. Ici c'est différent. Je peux sentir la menace planer dans ses yeux qui ne montrent à première vue que de la curiosité.
Je me reprends cependant rapidement, détestant cet état de vulnérabilité et réponds à ses interrogations avec hargne.

- Je m'appelle Emma et je ne viens pas d'ici.

Il semble prendre plus d'intérêt à la conversation car je vois son torse se redresser légèrement. Il me dicte silencieusement de continuer et je cherche longuement mes mots avant de reprendre :

- Des hommes m'ont entraîné dans ce monde complètement différent du mien. Je suis tombée dans ce que je suppose être un portail inter-dimensionnel et je suis apparue comme par magie sur une île.
J'ai rencontré un équipage qui m'a aidé et transporté jusqu'à une autre terre.

Je prends une pause en me souvenant de tout ce qu'il s'est passé ces dernières semaines. Je repasse en tête des visages lointains et souffle.

- J'y ai trouvé des amis, ils voulaient être pirates ... Mais ils m'ont rattrapées, vos agents du gouvernement. La Marine, elle me recherchait dans tous les recoins pour je ne sais quelle raison, et elle m'a trouvée. Elle a tout détruit sur son passage, je ne sais pas ce que sont devenus mes camarades, notre embarcation a été attaquée et je me suis réveillée sur un de leur bateau. J'ai tenté d'avoir des informations concernant ma capture et j'ai appris leur désire de m'emmener à leur Quartier Général, le reste je n'en ai aucune idée. Vous les avez coulé avant que je puisse en savoir plus.

Le silence s'installe dans la pièce déjà vide. J'avale ma salive après mon discours et fixe à nouveau le géant devant moi. Il ne bouge pas, ses doigts s'entrecroisent et ses coudes s'appuient avec force sur la table. Il réfléchit intensément et semble se repasser mon monologue dans sa tête.
Je prends le temps de respirer à mon tour et attends patiemment qu'il s'exprime.

Au bout d'un moment éternel, il parle.

- Ce que tu me racontes me paraît bien singulier et difficile à croire, tu en es consciente.

J'hoche doucement de la tête.

- Mais en effet le gouvernement est à ta recherche. Et pour une récompense conséquente, j'hésiterai presque à te livrer, je frissonne et il à l'air de s'amuser de ma réaction.
Mais ce n'est pas le genre de cet équipage, tu es sur un territoire de liberté ici, et si tu veux y rester ...

Il s'arrête, lève ses yeux vers le plafond et se repositionne sur sa chaise.

- Tu dis venir d'ailleurs, c'est-à-dire ?

- Je ne suis pas sûre mais c'est ce que l'homme qui m'a capturé dans mon univers m'a affirmé.

- L'homme ? Il me demande, attendant que je développe.

- Ils étaient comme une organisation secrète. Un vieux bâtiment délabré à l'extérieur mais extrêmement moderne à l'intérieur. Ils portaient tous le même costume sombre avec un petit oiseau plus clair dessus. Mais l'homme en question se distinguait des autres par sa cicatrice en forme de croissant de lune sur le crâne, divulguée par sa calvitie. Il était assez intimidant.

- Une cicatrice en croissant de lune dis-tu ?

Il semble rentrer dans une profonde réflexion pendant plusieurs minutes. Je vois alors sa mâchoire se contracter avant qu'il n'appelle quelqu'un :

- Marco.

Il ne faut pas plus de trois seconde pour que le blond entre dans la pièce par une porte que je n'avais pas remarqué. Il s'avance avec assurance et me jette un regard avant de fixer son capitaine.

- Nous allons faire une petite visite à nos amis de l'île Chishiki, prépare le bateau et préviens tes hommes, nous partons demain.

Sur ces mots Marco écarquille ses yeux de surprise et hoche de la tête pour finalement s'éclipser rapidement. Il repart dans un coup de vent, laissant derrière lui une odeur marine et un courant d'air traverser la pièce. Je pose à nouveau mes pupilles sur le grand homme devant moi qui s'est levé.

- Tu es particulièrement intéressante, Emma venue d'ailleurs.

Sa grosse voix résonne et je ne sais pas encore ce qu'il sous-entend par là, mais j'ai l'étrange impression que cette fameuse île va m'éclairer sur le sujet.

\\\

FIN !
Alors ? La prime d'Emma, sa famille, son passé un peu révélé, la décision de Barbe Blanche ? Dites moi tout ! ;)