Je me suis mis une alarme cette foisC'est parti pour le second semestre et les conséquences de leur bêtise !
Mention encore une fois de cigarettes !
Bonne lecture tout.e.s!
Chapitre 12: Sanction et opportunité
Cela faisait un peu plus d'un mois que Caroline, Maëlla et Marie étaient revenues de leur vacances de Noël. Elles avaient passé les fêtes avec leur famille respective. Caroline avait pu rejoindre tous les siens, ses parents, sa jeune sœur, ses tantes, ses oncles, ses cousines... Maëlla avait simplement passé le réveillon avec sa mère, son frère, sa femme et leur petit garçon qui venait tout juste de fêter ses un ans. Marie, quant à elle, avait eu deux noëls, un repas chez son père et un chez sa mère avec ses deux sœurs. Les jeunes femmes avaient pu finalement dire à leur famille leur condition de sorcière. Le dernier cours de Sortilège avait été dédié au sort de l' Imprononçable. Les personnes qui essayeraient de divulguer un secret seraient dans l'incapacité de formuler des phrases sensées une fois soumis à ce sort. Depuis les révélations de Rowling, le monde sorcier était devenu de plus en plus strict sur la communication avec les Moldus et il était désormais interdit de parler de magie à un non sorcier sans utiliser ce sort. Lors de ces révélations, les jeunes sorcière avaient dû affronter différentes réactions, de la surprise à la joie, passant par le scepticisme mais tous avaient finalement très bien accepté la nouvelle.
Elles étaient de retour dans leur école et comme prévu, elles avaient repris leurs cours mais aussi, à leur grand désespoir, elles devaient entamer la longue liste de corvées que Madame Maxime leur avait donné suite à leur infraction aux règles. Pendant plusieurs semaines, elles avaient consacré la moindre minutes de leur temps libre à effectuer leurs tâches. En contre partie, les jeunes femmes reçurent de la part des autres élèves quelques acclamations.
Marie, Caroline et Maëlla étaient entrain de manger dans la grande salle de Banquet, prenant des forces pour la punition de l'après midi. Même si celle-ci n'aurait rien d'autant éprouvant que le récurage des écuries ou aussi dangereuse que l'élimination des Bandimons des caves, elle serait si ennuyeuse que le ravitaillement était nécessaire. En effet, elles devraient classer et ranger de nombreux livres dans la bibliothèque. Une fois le repas fini, les jeunes femmes se dirigèrent, sans vie, vers la tour nord. A l'entrée, elles virent les deux statues encadrant la porte, en train de dormir. Les trois amies entrèrent, essayant d'être le plus discrètes possible, pour ne pas réveiller les gardiens de la bibliothèque qui pouvaient être très intimidants. Jacqueline Lelong, la bibliothécaire, les accueillit avec trois chariots remplis de livres. C'était une petite femme potelée, les cheveux coupés très court et d'un blanc immaculé. Elle avait l'air d'une des grands mères des contes pour enfant avec son châle tricoté main sur les épaules et ses petites lunettes rondes au bout du nez.
-Bonjour, mesdemoiselles. Vous allez ranger ces livres et si vous avez fini avant ce soir, venez me voir, j'en ai d'autres dans la réserve, dit-elle avec un sourire narquois.
Les jeunes femmes se mirent rapidement au travail dans le silence le plus total. Elles rangèrent livres après livres, avec beaucoup d'entrain au début mais plus le temps défilait plus leur énergie disparaissait. Caroline s'attarda sur les titres des ouvrages qu'elle rangeait espérant que les heures ne s'égrainent plus rapidement. Elle étouffa un léger rire en lisant le titre d'un petit livre orange, Les épopées du saugrenu bossu. Les autres manuscrits avaient des noms bien plus commun comme Les constellations et autres divinités du ciel ou L'illustre famille des Tristesan. Maëlla s'était assise entre deux étagères et lisait un des livres qu'elle devait ranger.
-T'es sérieuse! Tu veux pas nous aider?râla Marie.
-Attend deux secondes...répondit-elle sans même lever les yeux.
-Mais tu nous laisses travaillez toutes seules là!
-Je crois que j'ai trouvé quelque chose de très intéressant.
-Qu'est ce que c'est?demanda Caroline en rejoignant ses amies.
-Je crois avoir compris pourquoi on a échoué...
-Échoué quoi ?
-Notre transformation en Animagi!répondit Maëlla avec une pointe de jugement dans la voix.
-Et donc où est-ce que nous avons échoué?
-Je comprend pas tout mais la potion qu'on a fait est une solution très instable. La moindre perturbation pourraient altérer la concoction. Vous savez ce que ça veut dire?
-Tu veux qu'on recommence?interrogea Caroline.
-Mais non! On va pas recommencer! Vous avez vu la réaction de Maxime! On a failli se faire expulser ou pire, être interdites de pratiquer la magie. Je sais pas pour vous mais c'est sans moi! répondit Marie, en levant la voix.
Un chut retentit dans toute la bibliothèque.
-D'accord mais c'est toujours bon à savoir. On pourra toujours retenter à la fin de nos études quand on sera assez expérimentées, dit Maëlla en rangeant le livre sur une étagère.
Il était bientôt dix-neuf heure quand Marie rangea le dernier grimoire, les jeunes femmes s'installèrent quelques instants sur les fauteuils mis à disposition. Madame Lelong arriva avec d'autres chariots et repartit s'installer à son bureau, sans rien dire. Elles restèrent bouche bée sous cette montagne de travail qu'elles devaient encore faire. Toutes maugréèrent, maudissant la bibliothécaire.
Après un week-end de corvée bibliothèque, Marie, Caroline et Maëlla reprirent les cours et leur vie studieuse, malgré leur punition et la fatigue, et continuèrent de s'impliquer énormément dans leurs études.
Elles se dirigèrent vers le deuxième étage pour se rendre au cours de potion. Le beau professeur Villagarda attendait ses élèves de pied ferme devant sa salle. Il lança un sourire charmeur à toutes les élèves qui entrèrent ce qui n'exclut pas les trois sorcières. Elles s'installèrent à leur table habituelle et sortirent leur manuel. Potion d'amnésie était écrit sur l'énorme tableau noir au fond de la salle, suivit par la liste des ingrédients. Avant que le cours ne commence, les jeunes femmes se levèrent pour récupérer les composants nécessaires qui disparaissaient sur les différentes étagères.
-Bonjour! Comme vous avez pu le voir, nous allons faire la potion d'amnésie aujourd'hui, annonça le professeur, toujours avec son fort accent hispanique.
Le cours commença par les explications théoriques de Monsieur Villagrada. Il énonça chaque ingrédient et développa à chaque fois leurs propriétés. Une fois l'aspect conceptuel fini, les élèves se mirent à préparer la potion. Pendant plus d'une heure, tout ce qu'on pouvait entendre étaient les gloups gloups des chaudrons et les pas du professeur qui tournait autour des élèves pour surveiller leur préparation. Quelques minutes avant la fin du cours, l'intégralité de la classe avait finit leur potion et avait déposé sur une fiole de celle-ci avec leur nom sur l'étiquette sur le bureau du professeur Villagarda.
-Bien... Bien... Vous avez fait du bon travail! Espérons que je n'oublie pas de vous donner à tous une bonne note, rit le professeur.
La plupart des élèves rigolèrent faussement à la blague de leur enseignement sauf un petit groupe de jeunes filles qui étaient sous le charme du beau professeur.
-Avant que vous partiez, j'ai quelque chose d'important à vous dire. Cela fait une dizaine d'année que l'académie de Beauxbâtons fait des échanges avec les autres écoles de sorcellerie, chaque année, pour entretenir la fraternité magique entre toutes les écoles. Dix élèves serons sélectionnées parmi les sixièmes , les septièmes années et les déclarées et auront la chance de partir pendant le premier semestre de l'année prochaine. C'est un privilège et une véritable chance qui s'offre à vous.
Un élève leva la main si vite qu'un crac résonna dans la pièce, Caroline grimaça en entendant se bruit.
-Oui... Monsieur Simon...
-Partir dans quelle école?demanda le susnommé.
-Madame Maxime ne nous a pas encore communiqué cette information et toute façon vous ne le saurez que si vous êtes sélectionné pour l'échange.
-Comment on est sélectionné? demanda Caroline.
-J'allais y venir. Vous allez devoir écrire une lettre de motivation et ceux d'entre vous qui auront les meilleurs résultats partiront. Vous avez jusqu'à la fin de la semaine prochaine pour rendre vos lettres. Une boite à lettres sera mis à disposition dans le hall principal. Donc voilà, je crois que je vous avoir tout dit. Vous avez des questions?
Tout le monde se regarda et aucune main se leva. Le professeur fit un geste pour libérer ses élèves. Les jeunes femmes marchèrent dans les couloirs, rejoignant doucement la salle de Banquet pour aller déjeuner.
-Ça serait tellement cool de partir! Par contre, il y a intérêt que ça soit Poudlard! Je veux que ça soit Poudlard, s'enjoua Marie.
-Redescends... C'est peu probable qu'on parte vu ce qu'on a fait, rétorqua Maëlla.
-Je pense que ça se tente. Après tout, on passe tout nos week-ends à faire notre punition, on continue à avoir de bonnes notes, voire d'excellentes par moment. Si on fait une lettre de motivation assez convaincante, sur un mal entendu, ça peu passer, ajouta Caroline.
-Oui c'est vrai... ça se tente mais..Maëlla s'interrompit quand elle heurta quelques choses.
Elle regarda au sol et vit, à terre, une femme recouverte de terreau.
-Professeur Deschamps! Je suis vraiment désolée! Je ne vous avez pas vue! s'excusa immédiatement la jeune femme, qui fut emplie par une vague gène, en relevant son professeur.
-Ce n'est pas grave, Mlle Verdier...
Madame Deschamps ramassa les parchemins et l'énorme pot qu'elle avait fait tombé dans sa chute, elle était si petite, si menue qu'on aurait pu croire qu'elle allait céder sous le poids de la céramique mais elle reprit son chemin comme si de rien était. Les jeunes femmes reprirent le cours de leur conversation et allèrent manger un somptueux repas.
Une fois leur ventre bien remplit, comme à leur habitude, elles descendirent les jardins pour aller sur le petit îlot qui était devenue leur fief. Malgré le vent de février, les jeunes femmes appréciaient toujours de passer un maximum de temps dehors. À l'abri des regards, elles sortirent leurs cigarettes et fumèrent tout en se délectant de leur heure de pause avant de reprendre les cours.
-Si je me souviens bien... la vendeuse nous avez dit que deux des autres baguettes qui étaient liées aux nôtres étaient à Londres. Si on a vraiment de la chance mais genre vraiment de la chance! Si on est sélectionnées pour l'échange et que c'est un échange avec Poudlard, on pourra peut être les trouver, dit Marie, avec quelques lueurs dans les yeux.
-C'est plus de la chance à ce niveau là, c'est qu'on a bu un galons de Felix Felicis. Chacune.
-Après elles sont liés...donc espérons que le destin ne soit pas une garce et qu'il nous aide un peu, ajouta Caroline.
-Je rappelle que nous sommes peut être pas liées à ces personnes de manières positive.
-J'ai un bon pressentiment... répondit Caroline pensive, espérant avoir raison.
-J'espère que ton instinct est plus bon que le mien. Parce que le mien, c'est une vrai catastrophe.
-Si Caro pense que c'est bon alors moi aussi. Je fais complètement confiance en son troisième œil. Après ta prédiction météo, je te suis aveuglement.
Après quelques instants de silence, Marie reprit:
-J'avais tellement envie que ce soit le week-end mais en même temps avec notre punition, j'ai pas envie d'y être... J'ai hâte que ça soit fini, ajouta-t-elle en soupirant toute la frustration qu'elle avait accumulée.
-Vu comme c'est parti, on en a pour encore très longtemps. Maëlla sortit la liste de sa poche. En plus ce week-end, on doit s'occuper des jardins.
-Oh non...geignit Marie.
-Ça va... C'est pas si terrible, ajouta Caroline contente de s'occuper un peu de plante.
Elles finirent leur cigarettes et se levèrent pour aller en cours de Défense.
Et voilà... Ça a peut-être pas l'air si impressionnant comme punition mais au final l'école à l'habitude que ça arrive '
On se retrouve demain comme d'habitude pour le chapitre 13 : les 23 bougies !
A demain!
