Coucou! Nouveau souvenir mais cette fois nous allons à la rencontre du dernier Prodige, celle des Zora! Bon, par contre autant prévenir, je ne shippe absolument pas Link avec Mipha donc ne vous étonnez pas de ce que vous allez lire et surtout de Link qui pipe rien hein XD
Bonne lecture!
Mijoqui: Ouais mon Link me désole aussi XD et là avec Mipha c'est encore pire comme il comprend rien, mais bon... C'est assez horrible de savoir comment ça finit parce que là aussi je mets des phrases qui donnent de l'espoir alors que je sais que c'est mort. Mais eux ne le savent pas encore, c'est atroce. Ah, la grenouille tempo va refaire un petit coucou ici aussi tu verras XD Merci pour ta review!
Zakuro Kagame: Roh...t'aimes pas les fleurs? Triste XD Là aussi j'ai fait une concaténation encore, ça m'éclate! Ah oui, même pas fait exprès pour les rimes de la dernière fois tiens... Mon texte fait ce qu'il veut parfois x) Le "Oh Déesse" ouais XD ça me rappelle des trucs à moi aussi... Oh bah il la mange pas au final cette pauvre grenouille, enfin je crois? XD Merci pour ta review!
Aujourd'hui nous sommes en visite au Domaine Zora. Zelda est en plein entretient avec le Roi de ce peuple : Dorefah. La Créature de l'eau Vah'Ruta est l'une des plus docile et simple à contrôler, elle ne doit y apporter que quelques modifications mineures contrairement aux trois autres bêtes mécaniques. C'est assez ironique lorsque l'on sait que cette machine antique est pourtant la plus colossale de toutes. Mais je me suis aussi vite rendu compte lors des essais avec Ruta qu'elle cachait une puissance certaine sous ses dehors de paisible animal géant plutôt lent. Finalement, la Créature Divine des Zora est comme l'eau qui entoure le territoire de cette ethnie : à la fois calme mais aussi tempêtueuse à l'occasion. Il faut bel et bien se méfier de l'eau qui dort avec elle.
En venant dans ces contrées aquatiques avec la princesse, nous avons de nouveau fait de mauvaises rencontres en chemin. Que les monstres s'approchent de si près des différents villages nous inquiète de plus en plus. D'ordinaire les Lezalfos qui nous ont attaqué se cantonnent à camper en aval de la rivière, près du Lac Hylia. Pourtant cette fois nous en avons croisé énormément sur le chemin menant au Domaine. Suite à cela j'ai été légèrement blessé, les boomerangs lezals étant particulièrement tranchants et difficiles à esquiver lorsque ces monstres reptiliens se déplacent rapidement au point que l'on ait du mal à suivre leurs bonds incessants.
La blonde était plutôt inquiète de cette entaille que j'ai récolté au point de me dire que si j'avais mangé l'une de ces grenouilles tempo de la dernière fois j'aurais sûrement été suffisamment rapide pour triompher de ce combat sans le moindre encombre. Je ne sais pas si elle était sérieuse ou bien si c'était là une boutade de sa part alors je ne dis rien de plus. Plaisanterie ou non elle avait sans doute raison mais la perspective de boire ces remèdes tempo, après avoir failli avaler le batracien vivant, ne m'enchantait pas plus que cela étrangement. Peu importe, j'ai tout de même défait tous les ennemis que nous avons croisé avant d'enfin parvenir là où habitent les Zora. Une petite égratignure n'est qu'un faible prix à payer pour protéger la jeune femme.
Quoiqu'il en soit, tandis que Zelda est reçue par le Roi Zora, je me prépare pour ma part à attendre son retour lorsque je croise la route de quelqu'un que je connais bien. Mipha, princesse des Zora, revenant d'un entrainement pour apprendre à son petit frère Sidon à nager en remontant une cascade. Le jeune prince est tout fier de lui d'y être parvenu et me fait un sourire éblouissant en m'apprenant la nouvelle. Congédiant son cadet, la future souveraine du peuple de l'eau s'aperçoit alors que je suis blessé et me propose de me soigner.
Nous voilà donc perchés sur la trompe de Vah'Ruta depuis laquelle nous pouvons aussi observer le magnifique panorama du Domaine. Les pics rocheux qui nous entourent d'ailleurs me rappellent un peu la Montagne de la Mort des Goron. A la différence que ceux du volcan ne brillent pas de cet éclat bleuté que l'on peut voir ici. Un peu comme si les arrêtes escarpées étaient ce qui produit l'eau de la rivière. Il parait que de nuit le spectacle est encore plus beau à regarder, lorsque les roches desquelles l'on extrait les prisées gemmes nox illuminent le plateau Zoran. Peut-être reviendrai-je pour admirer cela.
Silencieux, je reporte mon regard sur Mipha qui a apposé sa main au-dessus de ma blessure. Tout comme les trois autres Prodiges, elle aussi possède une faculté spéciale qui lui permet de soigner ses alliés et ceux qui en ont besoin. Je sens la douce chaleur de son pouvoir recouvrir et envelopper mon avant-bras, atténuant la douleur qui, bien que je minimise la chose, pulsait désagréablement depuis mon combat. Concentrée à sa tâche depuis quelques minutes, la princesse des Zora prend soudain la parole.
—C'est drôle… Ça me rappelle notre première rencontre. Tu étais un enfant si turbulant ! C'est vrai, tu n'arrêtais pas de te blesser…
Oui, je me souviens qu'en effet j'étais un peu du genre casse-cou étant plus jeune. Le poids de la Lame Purificatrice ne reposait pas encore dans mes mains, j'étais bien plus loquace même à cette époque. Fils d'un grand chevalier certes mais je demeurais insouciant et innocent avant que les responsabilités ne commencent à me peser. Avant que, par la force des choses, je décide de rester muet. La douce voix de la pilote de Ruta me sort de ces souvenirs doux-amers.
—Et moi je…je te soignais, je veillais sur toi comme je le fais aujourd'hui.
Cela fait longtemps que je n'étais plus venu lui rendre visite, c'est vrai. Happé par mes responsabilités et devant en permanence veiller quant à moi sur Zelda, je n'ai que peu de temps libre pour mes propres loisirs. Je suis particulièrement fier et honoré d'être le chevalier servant de la princesse mais j'avoue parfois regretter ne pas avoir plus de temps pour moi. Depuis combien de temps n'ai-je plus visité ma famille et mes amis ? Ah, lorsque le Fléau sera vaincu, peut-être pourrais-je de nouveau le faire comme auparavant.
Le pouvoir de Mipha continue de doucement couler sur mon bras, refermant progressivement cette vilaine entaille. Son autre main me maintient pour que je ne bouge pas durant le processus. C'est drôle comme à chaque fois je m'étonne que la peau des Zora soit lisse et chaude quand on s'attend pourtant à ce qu'elle soit plutôt rugueuse et froide. J'ignore si cela est propre à la princesse de ce Domaine ou si tous ses semblables partagent cette particularité. Ce n'est sûrement pas une question à poser de toute façon. Je remarque alors que ma soigneuse arbore un air mélancolique depuis quelques instants. Ses prochains mots m'en expliquent la raison.
—Mais les Hyliens grandissent si vite… Bien plus vite que nous en tout cas. Tu es déjà presque un adulte.
Je la regarde alors, essayant de me souvenir comment elle était lorsque nous étions encore enfants. Il est vrai qu'elle n'a pas tellement changé, à peine grandit quand ma croissance est déjà presque terminée. Bien que nous ayons environ le même âge en terme Hylien, elle arbore toujours une apparence si jeune par rapport à moi. Le temps ne passe pas de la même manière pour les Zora, il est certain qu'elle vivra bien plus longtemps quand j'aurais déjà rejoint la Déesse au contraire. C'est un peu triste et je comprends que c'est sans doute à la suite de cette réalisation qu'elle est soudaine si nostalgique. Lorsque nous étions plus jeunes cela ne se voyait pas autant.
—Je… J'étais heureuse de pouvoir te soigner. Très heureuse même.
J'observe de nouveau mon bras suite à ces mots et constate que ma peau a retrouvé son intégrité, toute trace de ma blessure ayant été effacée. C'est incroyable, on dirait qu'il ne s'est rien passé car je ne porte même pas la moindre cicatrice. Le pouvoir de Mipha n'est pas offensif comme peut l'être celui d'Urbosa et ne ressemble en rien non plus à ceux de Daruk et de Revali. Pourtant, je sais que les soins qu'elle peut ainsi offrir seront un atout majeur dans notre lutte contre Ganon, cela ne fait aucun doute. Elle aussi mérite tout autant que les autres ce titre honorifique de Prodige qu'elle porte à présent.
—Ce Fléau qui va ressusciter… Ganon… Je connais son nom depuis toujours, mais je ne sais rien de lui ni des combats qui nous attendent.
Comme nous tous hélas. Les légendes parlant de ce monstre sont plutôt vagues hormis le fait de mentionner que seuls les pouvoirs de la prêtresse d'Hyrule et du Héros porteur de la Lame Purificatrice alliés pourront le vaincre. Nous sommes tous soumis à l'incertitude et bien que cela soit dur au moins nous ne sommes pas seuls et démunis face à ce sentiment. J'espère que Mipha le sait aussi.
—Mais…sache que si jamais il devait vous arriver quelque chose… A toi…à toi ou à l'un de nos compagnons… Je vous soignerais. A chaque fois, quelles que soient vos blessures. Je serais là…je serais là pour te protéger.
Je n'en doute pas un seul instant. Bien qu'elle ait l'air d'être la plus jeune et la plus fragile d'entre nous au sein des Prodiges, la princesse des Zora cache en vérité tout autant de courage face à l'adversité. C'est une alliée précieuse sur qui l'on peut toujours compter.
Je sens qu'elle veut ajouter quelque chose d'important à la façon dont elle joint ses mains avant d'inspirer profondément. Sa dernière phrase termine de me plonger aussi dans ces souvenirs de jours plus légers et heureux.
—Et quand la bataille sera terminée…j'aimerais beaucoup que tu reviennes me voir… Comme quand…quand nous étions tous les deux des enfants.
Ce souhait, que je partage également, s'il nous ramène à cette douce mélancolie qui nous étreint en cet instant, il nous apporte aussi de l'espoir. L'espoir que ces jours meilleurs reviendront lorsqu'enfin nous aurons triomphé du mal ancestral qu'est le Fléau.
