Chapitre 10

Le lendemain matin, Terry partit avec Julia pour la visite prévue chez l'orthophoniste dont Candy pensait le plus grand bien. Il examina la fillette et pensa que si elle ne parlait pas ce n'était pas par incapacité mais psychologique. Sa surdité de naissance était due à une malformation des tympans mais son larynx et ses cordes vocales semblaient normales. Il tenta une expérience pour voir si Julia avait compris ce qu'étaient les sons en se servant d'un vibrato et en lui faisant sentir que la gorge vibrait aussi si on soufflait de l'air fortement avec la bouche. Julia sembla surprise mais ne réussit pas à faire un son en soufflant sur sa main. Par contre, il fut impressionné par sa facilité à articuler clairement les syllabes en différenciant bien les consonnes. Il fit d'autres tests et une heure après émit l'hypothèse que Julia avait un blocage mental et qu'en travaillant dessus, il était possible de le débloquer et qu'elle parle, mais sans certitudes. Il parla à Terry d'une école pour sourds muets à Philadelphie qui utilisait les méthodes les plus modernes pour leurs élèves leur donnant un maximum de connaissances et de moyens de communiquer. Mais il lui conseilla aussi vu son métier et s'il pouvait, de tenter de lui faire connaître l'art et en particulier le théâtre qui pourrait être un bon moteur pour débloquer ce qu'elle pense peut-être inutile. Terry trouva l'idée intéressante car il se souvenait qu'elle avait dit avoir aimé Cyrano et compris plein de choses de l'histoire, surtout des sentiments et de l'humour. Candy lui avait dit aussi qu'elle l'avait bien vu rire aux moments drôles mais pas quand c'était triste même sans larmes et preuves visibles.

Une fois rentré, il appela Candy pour lui répéter tout ça en détails mais il ne put parler qu'au docteur Shelton qui lui dit qu'elle était au chevet d'un patient en train de mourir qui lui dictait ses dernières volontés pour sa famille. Terry raccrocha en pensant qu'elle était vraiment courageuse, que lui ne saurait pas rester souriant et rassurant face à la mort. Elle le rappela une heure après et ne semblait pas découragée dans sa voie. Elle écouta tout le récit de Terry et se réjouit de cette bonne nouvelle pleine d'optimisme. Mais Terry ne lui dit rien sur l'idée du docteur d'utiliser le théâtre en thérapie, non qu'il ne veuille le tenter mais voulait d'abord tester Julia et que ça lui plaise, et si ça marchait, en faire une surprise.

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Anthony rentra tard de Sing Sing ce mercredi et préféra dormir à l'appartement. De toute façon, vu qu'il dormait seul à la maison aussi il ne raterait pas grand chose. Il commençait à trouver longue l'incartade de Candy, se sentait moins important pour Terry qui semblait heureux d'être toute la journée papa poule, surtout depuis lundi où il jouait des rôles de théâtre pour elle. Bien sûr, il savait que sa jalousie était ridicule et ne regrettait pas que Julia soit là, il l'aimait aussi. Mais il était anxieux car son client semblait encore changé, fatigué, souvent absent et indifférent. En plus il avait eu droit encore ce matin à une réflexion de Bradley sur ses capacités professionnelles à cause d'une erreur faite sur un acte juridique, petite erreur sans conséquences mais il en fit tout un plat et ça lui donna la migraine. Il prit deux aspirines, sauta le dîner car il n'y avait rien à manger ici à part des biscottes et biscuits secs, puis se coucha sans délai. Quand il se réveilla il se sentit fiévreux, le réveil indiquait neuf heures, il n'avait pas sonné. Il se leva en soupirant mais une fois debout vit les meubles tourner, la nausée le prit et il se rassit sur le lit en comprenant qu'il était malade et qu'il avait bien remonté son réveil mais il ne l'avait pas entendu. Il se traîna jusqu'au téléphone, appela Bradley qui eut le culot de lui dire qu'il avait dû trop boire tout simplement et avait une gueule de bois. Il lui cria qu'il n'avait pas bu et qu'il n'était pas une chochotte puis qu'il le rappellerait après avoir vu un médecin. Il pensa appeler d'abord Terry mais ce serait l'inquiéter et le faire accourir peut-être pour pas grand chose. Il appela alors un médecin qu'il avait vu à son arrivée pour lui prescrire ses anti-coagulants, antalgiques puissants et somnifères. Il lui dit qu'il ne pourrait venir qu'en fin d'après midi si lui ne pouvait pas venir à son cabinet. Il tenta alors de se relever mais ne se sentait vraiment pas capable de marcher beaucoup, son dos lui faisait mal, ni de conduire. Alors à cours d'idées, il appela Terry.

- Terry, je n'ai pas pu aller travailler ce matin, je ne me sens pas bien. J'ai besoin de ton aide pour aller voir un médecin.

- J'arrive tout de suite Anthony.

-Va doucement... quand même.

Terry avait raccroché avant la fin, il se recoucha en grimaçant. Il dut se rendormir car la main de Terry sur sa joue l'éveilla en douceur.

- Terry!

- Où as-tu mal mon cœur?

- A la tête, au ventre et un peu au dos. Si je me lève ça tourne et je me sens fatigué et gelé.

- Tu n'as jamais eu ça?

- Non mais ça ressemble à la grippe sauf pour mon dos.

- Où est ton médecin?

- A Brooklyn.

- Tu crois pouvoir y aller en voiture?

- Oui, si tu conduis ça ira. Aide-moi à m'habiller s'il te plait.

Il fit plus, il l'habilla, lui rafraîchit le visage, le couvrit chaudement et l'emmena dans ses bras dans sa voiture sans s'occuper des voisins curieux.

Une heure après le médecin n'avait pas trouvé d'autre raison à son mal qu'une lombalgie aiguë mêlée à un état de stress. Il lui prescrit des radios, des massages chez le kiné et des anti-inflammatoires et des anxiolytiques. Terry douta de ce diagnostic et une fois qu'il l'eut ramené à la maison, appela un autre médecin, celui de sa mère, qui vint dans la soirée. Celui-ci était d'accord sur l'état nerveux mais envisagea aussi une petite infection rénale et proposa un traitement antibiotique en plus.

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Quand Candy appela, Terry lui énuméra les symptômes et diagnostics pour avoir son avis bien qu'Anthony lui ait dit de ne pas l'inquiéter et lui rajouter encore des soucis en plus de tout ce qu'elle devait vivre depuis dix jours. Elle nota tout et lui dit qu'elle allait en parler avec le docteur Shelton puis le rappeler. Terry attendit alors patiemment en soignant tendrement Anthony qui regrettait d'avoir pensé qu'il n'était plus si important pour lui la veille vu son attention permanente et son inquiétude. En plus il avait confié Julia à Martha avec interdiction qu'elle les voit tous les deux tant qu'on aurait pas de certitude de contagion et la petite devait en être bien triste.

Candy rappela trois quart d'heures après en demandant si Anthony avait mangé ou bu quelque chose d'inhabituel ou dans un lieu étranger la veille ou l'avant veille de son mal. Anthony se souvint alors avoir bu un café à Sing Sing avec son client et mangé sa part de tarte à sa place vu que celui-ci se sentait toujours barbouillé et n'en voulait pas. Il se souvint d'un coup aussi qu'il s'était plaint de maux de têtes, vertiges puis nausées déjà la semaine dernière et que son attitude lointaine et fatiguée était peut-être due à son état physique. Candy expliqua tout ça à Michael à ses côtés et finalement le laissa parler directement à Terry pour aller plus vite.

- Oui monsieur Grandchester, ici le docteur Shelton. Je pense que monsieur Brown a été empoisonné à l'arsenic et que son patient aussi mais sans doute plus gravement car depuis plus longtemps. Mais ne vous alarmez pas, il n'a pas ingéré une dose mortelle de poison et après un petit traitement pour lui nettoyer l'organisme et quelques jours de repos, il n'en paraîtra plus. Mais ce qui m'inquiète, c'est son patient qui risque la mort si il en ingère encore et cette évidence que ça signifie que quelqu'un tente de l'assassiner.

- Ne vous inquiétez pas docteur, je vais tout de suite appeler mon secrétaire qui va aller porter plainte et demander à un juge d'enquêter et surtout vite soigner cet homme. Merci docteur, vous nous sauvez d'un drame évident.

- De rien. J'ai pensé à une intoxication parce que Candy m'a dit que son frère ne se plaignait jamais pour des broutilles et qu'il ne lui semblait pas stressé au point d'en être malade, tout l'inverse de sa nature. Sinon, j'aurai peut-être conclu aussi vite que mes confrères, je crois que connaître la nature psychique d'un patient aide au bon diagnostic. Je vais vous faire une ordonnance, si quelqu'un peut venir la chercher.

- Oui, je vous envoie mon secrétaire, merci encore.

- Au revoir monsieur Grandchester, je vous repasse Candy.

- Oui Terry, c'est terrible! Je n'avais pas compris qu'il défendait quelqu'un de si dangereux.

- Moi si Candy mais je n'ai jamais pensé à ce genre de danger. En fait... je vais te dire devant lui quelque chose qu'il ignore et... tant pis s'il m'en veut.

Anthony fronça les sourcils puis entendit l'effraction de son appartement, le contrat conclu avec l'homme de main de son client, l'embauche du détective pour protéger Anthony dans tous ses déplacements, le travail qu'il a effectué en salissant l'honneur de l'inculpé pour l'isoler et le contraindre à choisir d'avouer ses crimes puis vu le succès juste une surveillance de précaution depuis. Anthony le prit très mal et traita Terry de sournois, de menteur et d'hypocrite puis lui tourna le dos vexé de s'être fait avoir et que sa confiance en lui était finalement bien maigre côté professionnel pour avoir fait ça. Terry accepta sa bouderie et le fait que Candy avait tout entendu, sans broncher. Elle lui dit qu'il avait fait ce qu'il fallait, qu'elle était encore fière de lui et que dès qu'Anthony aurait ravalé son orgueil il le verrait aussi ainsi. Puis elle lui dit qu'elle regrettait d'être si loin vu les circonstances et sortirait en principe samedi ou dimanche si les examens de non contamination étaient bons.

Terry raccrocha puis appela James et lui expliqua tout. Puis il alla s'accroupir près d'Anthony et posa sa tête sur son épaule.

- Je ne regrette pas d'avoir fait ça mon amour, seulement de n'avoir pas eu le courage de te l'avouer plus tôt. Tu penses que je ne t'ai pas fait assez confiance mais face à un homme armé qui t'aurait tiré dessus, comment faire? Oui j'ai voulu te sauver et me sauver du désespoir, ce n'est peut-être pas très courageux et honnête comme méthode mais je m'en fiche puisque ça t'a fait vivre et rester près de moi. Je ne sais pas qui veut tuer ton client Anthony mais tu devrais y réfléchir plutôt que penser à me mépriser, ça peut attendre.

- Je ne te méprise pas, je me sens juste seul à nouveau. Tu as voulu me protéger, soit mais tu n'avais pas le droit de trafiquer les cartes afin que mon client n'ait plus qu'un choix. Comment veux-tu que j'ai confiance en moi pour le défendre maintenant que je sais que je n'ai rien fait pour qu'il ait confiance en moi naturellement? Bradley a peut-être raison, je ne suis qu'un gamin prétentieux et je vais me faire écraser face à l'avocat de la défense et au procureur.

- Ce que j'ai fait ne change rien à ce que tu seras capable de faire au tribunal. Ton client a choisi d'avouer suite à un peu de manipulation c'est vrai mais la police procède souvent à ces mêmes méthodes et si c'est au service de la vérité il n'y a rien de mal. Tu sauras si tu es capable de mener ce procès à terme si tu y vas Anthony, pas autrement et que tu le gagnes ou pas, je n'y serai pour rien, ni Bradley et sa langue de vipère qui serait bien capable d'avoir voulu assassiner ton client pour t'obliger à rester cet avocat sans gloire doutant trop de lui et si facilement exploitable.

- Tu divagues? Bradley? Il est cupide et méchant c'est vrai mais il ne va pas risquer sa carrière en commettant un meurtre juste pour m'écraser!

- Peut-être pas mais c'est une hypothèse à vérifier, tu sais bien qu'il a pu se débrouiller pour être insoupçonnable car forcément juste commanditaire.

- Tu es du genre à soupçonner tout le monde Terry, tu aurais pu faire flic ou chef mafieux!

- Je ne suis qu'acteur mais même dans ce milieu on voit parfois des choses incroyables pour écarter un concurrent, voler un rôle.

- N'empêche que tu te crois plus malin que tous mais tu ignores que si tu as évité une pension alimentaire astronomique à ton ex et sa mère cupide c'est parce que j'ai négocié avec son avocat ton interdit, tes preuves secrètes de ses diffamations et insultes avec des témoignages de voisins et que c'est Bradley qui l'a suggéré.

- Non, j'ignorai ça c'est vrai et même si je le déplore, ça ne change rien à ce que je pense et ressens pour toi à l'inverse de toi.

- Comme si c'était comparable! Moi je t'ai juste fait économiser de l'argent pas ton honneur!

- Bon, je crois qu'il vaut mieux terminer cette conversation Anthony, puisqu'elle ne mène nulle part. Pour l'instant tu dois guérir et te reposer, moi je dois sauver ton client et cette fois je n'ai rien trafiqué pour devoir le faire. Plus tard, tu me diras où tu en es... pour nous et notre avenir. Je vais chercher Julia, tu n'es pas contagieux, elle te tiendra compagnie pendant que je passe quelques coups de fil.

OoO

James arriva deux heures après avec les médicaments, un policier venu enregistrer le témoignage d'Anthony et le détective employé par Terry, Théodore Rogers. Anthony le reconnut et se sentit encore plus humilié en en déduisant que Terry savait même que son ex petite amie l'avait accusé de tentative de viol et qu'il lui devait aussi ce sauvetage là et encore de son honneur. Mais il garda pour lui ses sentiments et répondit au policier et au détective. Il leur divulgua aussi ses doutes sur un éventuel complice de son client qu'il n'avait pas dénoncé mais qui avait peut-être choisi de le tuer pour être sûr d'être insoupçonné. Terry écouta Anthony avec intérêt, il refusa de dire ce nom sans avoir consulté son client, ne dit rien sur Bradley ni ne voulut porter plainte pour lui vu qu'il n'était pas visé. Terry tut ses sentiments, le trouva trop orgueilleux encore mais aussi très courageux. Ensuite il ne s'occupa plus que de son bien-être et celui de sa filleule, en enfouissant sa tristesse qu'en étant seul avec lui, il l'ignore et ne lui réponde que oui ou non sur ses besoins et rien d'autre. Le lendemain il vit qu'il poursuivait ce même chemin de mépris mais accepta encore son aide pour guérir et se montrait souriant et agréable en présence de Julia ou Martha. Candy appela deux fois, la deuxième, elle put lui parler en privé.

- Anthony, j'espère que tu as compris que Terry a voulu faire au mieux pour toi?

- Il t'a demandé de plaider sa cause alors!

- Non, il m'a dit que tu l'avais accepté mais je ne l'ai pas cru à cause de Martha qui m'a dit avant qu'il était bien taciturne et qu'elle avait hâte que je rentre ramener le soleil, voilà!

- Je suis désolé de ta peine Candy mais ce n'est pas tes affaires ce que je vis avec Terry, sans vouloir t'offenser.

- Oh! Inutile de le préciser, je sais bien qui est dans la plus grande partie de son cœur va! S'écria-t-elle agacée.

Puis elle reprit avec douceur:

- Anthony, je comprends ce que tu ressens mais essaie d'y réfléchir autrement, comme j'ai dû le faire après votre rendez-vous si douloureux et humiliant pour moi.

- Mais il me traite en gamin infantile, il croit tout savoir mieux que moi, il veut tout diriger.

- Je croyais que tu l'aimais Anthony, je vois que non puisque tu ne l'acceptes plus tel qu'il est.

- Alors il a réussi à te persuader qu'aimer c'est tout accepter de l'autre, même qu'il fasse tout à ta place. Mais moi je ne veux pas de ça, j'ai assez eu à le supporter de tante Elroy et il le sait, je ne veux pas qu'on me protège, je suis un homme.

- C'est donc ça, tu nous fait un complexe de masculinité, de virilité peut-être. Ecoute moi bien Anthony et n'oublie pas mes paroles car je ne les redirai pas. Quand je reviendrai, je te conseille d'avoir bien pesé le pour et le contre parce que ton choix pourrait bien faire basculer le destin. Parce que moi, je suis prête à redevenir plus importante dans le cœur de Terry, je sais bien que c'est impossible mais même si c'était pour lui juste par désespoir, je l'accueillerai dans mes bras avec bonheur car je l'aime tel qu'il est et accepte tout de lui. C'est clair?

- Très. Mais si tu crois que je vais lui pardonner par peur qu'il tombe à nouveau dans tes bras, tu me connais bien mal. Je l'aime et certainement mieux que toi, je n'ai pas de conseils à recevoir d'une femme qui préfère soigner des étrangers à être près de sa famille et surtout sa fille. C'est clair aussi?

- Limpide Anthony et je regrette qu'on en soit à autant d'incompréhension. Très bien, je ravale ma fierté pour respecter ma promesse à Terry et le bonheur de ma fille. Je ne montrerai rien devant eux de ce qui nous a désuni mais... je ne suis plus ta sœur ni ton amie. Prends soin de toi, au revoir !

Elle raccrocha et ravala ses larmes. Il raccrocha en regrettant déjà cette accusation injuste mais sortie par jalousie qu'elle l'aime encore plus qu'avant et soit prête à tout pour le voir heureux, plus que lui en ce moment. Il sentit ses yeux couler et sa colère disparut encore instantanément en pensant à la peine de Terry vue par Martha. Alors il se leva et mit sa robe de chambre. Il se sentait encore faible mais sa tête et son estomac ne souffraient plus. Il sortit et inspecta les pièces alentour, toutes vides. Martha tricotait dans la chambre de Candy pendant que Julia jouait avec ses poupées. Elle se précipita pour lui faire un bisou et lui dit que Terry nageait à la piscine. Il descendit alors l'escalier en se tenant à la rampe par précaution et traversa le couloir menant derrière, traversa le potager et entra dans le bâtiment. Il le vit faire ses longueur de crawl encore plus rapidement et alla s'asseoir sur un banc en attendant. Ce n'est qu'au bout de vingt allers et retours qu'il s'arrêta pour souffler et enlever ses lunettes. Il tournait le dos à Anthony et celui-ci manifesta sa présence en toussotant. Terry tourna la tête, le vit et retourna à l'échelle pour sortir de la piscine. Il ramassa sa serviette, s'essuya le visage, essora un peu ses cheveux et le rejoignit.

- Il m'a semblé que tu avais encore gagné de la vitesse, non?

- Je ne sais pas, j'ai nagé sans chercher le record, pour évacuer mon énergie vu le manque de sorties en ce moment.

- J'aimerais qu'on prenne deux jours rien que toi et moi dès que Candy reviendra. On pourrait vivre à l'appartement et rejouer au couple passionné si tu acceptes de me pardonner ma stupidité.

- Tu n'es plus fâché?

- J'ai réfléchi avec mon cœur, c'est toujours un peu long chez moi mais avec toi, je finis par comprendre où est ma vérité et mon bonheur, c'est dans tes bras seulement qu'il est et je ne veux pas le perdre pour de l'orgueil stupide.

Terry soupira, sourit et vint le prendre dans ses bras en oubliant qu'il était mouillé et presque nu.

- Oh! Mon amour! Je t'aime! Je t'aime toujours comme au premier jour!

- Moi aussi chéri et tu me manques dans mes nuits depuis trop longtemps maintenant. On a pas fait l'amour depuis deux semaines et je vire jaloux quand je me sens frustré, ce qui m'a aussi fragilisé dans mes pensées.

- Mais tu es malade mon cœur, je ne peux pas risquer ta santé pour...

Anthony ne pouvait s'empêcher de caresser ses fesses dégoulinantes en soupirant entre son aveu puis en buvant les gouttes d'eau sur ses pectoraux. Terry vit alors son sexe se dresser dans le maillot moulant et Anthony se colla dessus en serrant ses épaules pour rester debout.

- Ne sais-tu pas que c'est ça mon meilleur médicament et que je suis plus fragile en état de manque? Donne-moi un peu de remède mon trésor, un tout petit peu en attendant un meilleur moment, je t'en prie !

Terry soupira en le voyant trembler sur son torse et le percer de son regard plus clair et hypnotisant quand il le désirait fort et obéit à sa certitude.

- D'accord, c'est toi qui sait le mieux ce qui t'est bon. Viens, enfermons nous dans la salle de gym.

Il mit les matelas de mousse à terre et les coussins pour qu'Anthony soit confortable. Il ôta son slip de bain, s'essuya et le rejoint pour se faire caresser et le caresser sans le mettre entièrement nu pour qu'il n'attrape pas froid. Ils firent l'amour sans se pénétrer, en douceur, en caresses, baisers, frottements et regards profonds. Ce fut doux, tendre, délicat mais très sensuel, voluptueux et enivrant. Ensuite Anthony demanda du rab en faisant un bout de sieste dans ses bras en se disant avant:

« Désolé ou merci Candy mais il est hors de question que je te le laisse tant qu'il m'aimera ainsi, il est à moi, rien qu'à moi! »

A suivre...