NDT : Hey ! Voici le chapitre de la semaine. Je ne l'avais peut-être pas mentionné, mais l'histoire contient trois parties et ce chapitre-ci marque le début de la deuxième. La relation entre Severus et Harry étant déjà établie, le reste ne sera plus autant centré sur eux deux. Elle continuera à évoluer, mais elle est déjà bien ancrée. Peut-être que le prochain chapitre sera un peu en retard, puisque celui-ci m'a pris beaucoup plus de temps. Bref, l'histoire ne m'appartient pas, elle vient de WalkingThePlank et l'univers Harry Potter à J.K. Rowling. Je remercie tout le monde qui a pris le temps de me répondre, je vous en suis très reconnaisssante. L'auteur m'a fait par de son avis et puisqu'il (elle) est l'auteur, je lui ai donné le dernier mot. Vous verrez à la fin de ce que moi et lui (elle) avons choisi.


Merci du fond du coeur à Pouika qui a complètement traduit et créé la prophétie que vous allez lire.


Laissez-moi un review, soit pour un commentaire, soit pour me faire part d'une erreur, ça me ferait très plaisir.


Les disclaimers et le résumé complet se trouvent dans le premier chapitre.


Chapitre 12, partie 2

« Harry. »

Harry gémit et tira ses couvertures par-dessus sa tête. Son horloge interne n'était plus selon l'horaire de Poudlard. Il était selon celui de Severus, puis celui de Sirius qui le laissait se lever à l'heure qu'il le voulait, et faire ce qu'il voulait toute la journée. Le soleil n'était même pas encore levé. Pourquoi devrait-il l'être ?

« Harry, dit Hermione avec plus d'insistance et secoua son épaule. Nous devons descendre petit-déjeuner.

-Pourquoi es-tu dans le dortoir des garçons ? Demanda-t-il de sous sa couette.

-Oh, s'il te plaît. »

Harry pouvait pratiquement entendre ses yeux rouler. Elle retira ses couvertures de lui, exposant son torse nu à l'air froid du château.

Harry n'avait pas eu assez de sommeil. Il était retourné au château la soirée d'avant, anticipant un retour de ses promenades de nuit avec Severus, mais l'homme n'était pas dans ses quartiers. Harry s'était allongé dans son lit pendant des heures, incapable de trouver le sommeil. Même au Square Grimmauld, il restait éveillé en parlant avec Remus et son parrain.

La tour de Griffondor était peu fréquentée une fois que tout le monde dormait, seuls les ronflements de Neville laissaient savoir à Harry qu'il n'était pas seul.

Il essaya, vraiment, de ne pas penser à Severus mais, d'une quelconque manière, son esprit insistait pour revenir vers l'homme.

Plusieurs mois auparavant, l'homme était quelqu'un qu'Harry redoutait de voir. Maintenant, il était son réconfort. C'était son confident. C'était son ami. Harry s'était endormi en pensant aux yeux de l'homme comme un ciel orageux, sa peau qui était parfois froide, mais qui lui fournissait toujours de la chaleur, ses cheveux qui chatouillaient les oreilles d'Harry quand ils s'étreignaient.

« D'accord, ouais, ok. » Dit sèchement Harry alors qu'il se sortait de son lit douillet. Hermione était déjà habillée et prête pour la journée.

Ron n'avait cours qu'un peu plus tard et avait l'habitude de dormir pendant l'heure du petit-déjeuner ces derniers mois, donc les deux le laissèrent dormir pour se rendre à la Grande Salle.

Les premiers rayons du Soleil commencèrent à apparaître alors qu'ils s'assirent à leur table.

« Il n'est pas là encore, dit Hermione de l'autre côté de la table.

-Hum ?

-Je te vois lever la tête toutes les minutes. Il n'est pas là, Harry.

-Il n'était pas au château hier soir non plus, dit Harry d'un air entendu.

-Je suis sûre qu'il est correct. Il l'est toujours. »

Harry haussa les épaules, résigné.


« Tu l'aimes. » Hermione bouscula gentiment Harry avec son épaule alors qu'ils marchaient.

-Pas ça encore.

-Encore ?

-Remus m'a dit la même chose après que j'ai quitté le refuge. Vous donnez l'impression que je suis obsédé par lui.

-Non, tu donnes cette impression. Nous observons simplement. »

Harry roula les yeux. « Tous les jours, je me lève en me demandant s'il est en sécurité. Je suis infiniment terrifié pour lui, admit Harry. Alors ouais, je trouve cela difficile de penser à autre chose que lui.

-Si cela te fait sentir mieux, il se ressent la même chose.

Harry resta silencieux, attendant qu'elle continue, comme elle le faisait juste pour combler le silence.

Fidèle à elle-même, elle poursuivit. « Il m'a laissé utiliser sa cheminée dans ses appartements pendant les vacances pour que je puisse aller à la bibliothèque.

-Ouais, Ron me l'a dit.

-En bien, je passais par ses quartiers à toutes heures du jour et de la nuit. Je ne l'ai jamais trouvé en train de dormir ou de relaxer. Il était soit parti, soit complètement absorbé par ses recherches pour toi. »

Harry soupira.

« À chaque fois que je passais, il me demandait des nouvelles de toi. Si j'avais entendu parler de toi, qu'est-ce que tu avais dit, comment tu allais…

-Et qu'est-ce que tu lui as répondu ?

-Qu'il avait passé plus de temps avec toi que je l'ai fait, et qu'il connaissait mieux ces réponses que moi. »

Hermione attrapa la poignée de porte de la classe, mais s'arrêta et regarda Harry. « Fais attention, Harry, plaida-t-elle.

-Attention à quoi ? »

Elle ignora sa question et ouvrit la porte.


« Bon travail, M. Potter, » complimenta McGonagall avec son accent écossais.

Il retourna le papillon dans son état original d'une plume et elle flotta délicatement pour arriver sur le bureau.

« Putain, grogna Ron hors d'haleine. Comment t'as fait ça ? » Ron agita sa baguette furieusement plusieurs fois, mais abandonna. « Heureux d'être de retour à l'école ? Demanda-t-il en s'adossant à son dossier de chaise.

-Pas vraiment, admit Harry.

-Ouais, approuva Ron, compréhensif. Eh bien, au moins quand tu es ici, tu peux avoir un peu de temps avec ton précieux Severus. »

Harry siffla. « Bordel, Hermione. »

L'étudiante aux cheveux bouclés en avant de lui se tourna sur elle-même à la mention de son nom. « Quoi ? »

Harry la fusilla du regard, sans qu'il y ait du véritable venin derrière.

« Je comprends, dit Ron. Je trouve ça foutument bizarre, mais j'ai pigé.

-Non, tu ne comprends pas, soupira Harry.

-Oooh, Potty a-t-il un crush ? Rit fortement Draco. Dis-nous, qui est-elle, alors ?

-Ferme-la Draco, dit Hermione, Ron et Harry simultanément, avec lassitude.

-J'essaie juste d'avoir un peu de divertissement, » grommela Draco.

L'animosité entre Draco et le trio s'était estompée depuis presque un an et demi quand Harry l'avait convaincu de ne pas prendre la Marque des Ténèbres. Les Malfoys l'ont fait quitter sa propre maison, le reniant complètement lorsqu'il avait refusé avec véhémence de rejoindre les Mangemorts. Ils avaient déclaré qu'il était une honte pour le nom de leur famille. Curieusement, ce fut Mc Gonagall qui le logea pendant les temps où il ne vivait pas à Poudlard.

Draco semblait extérieurement comme si toute l'épreuve ne l'avait pas affecté le moins du monde, mais il s'était suffisamment confié à Harry pour qu'il sache que c'était le cas.

Harry termina la dernière feuille de travail et écrivit son nom en haut juste au moment où une libellule en papier blanc se posa à côté de sa main.

Harry regarda autour de lui pour voir que le professeur McGonagall était occupé avec Neville avant de taper sur la libellule avec sa baguette. Il se déplia, révélant une note rapide.

Discutons ce soir.

C'était l'écriture de Draco.

Harry se tourna sur son siège pour trouver les yeux gris du jeune homme déjà dans les siens. Harry lui fit un signe de la tête, puis leva neuf doigts.


À neuf heures ce soir-là, Harry s'éloigna des Gryffondors assis un peu partout dans la salle commune, parlant de leurs vacances de Noël.

La peinture d'un Sombral au deuxième étage était à mi-chemin entre les donjons de Serpentard et la tour de Gryffondor, niché dans une alcôve sombre.

Draco y attendit Harry. C'était leur endroit habituel, bien qu'ils ne l'aient pas utilisé depuis un certain temps. C'était là que Draco s'était confié à Harry pour la première fois à propos de la Marque des Ténèbres et de ses craintes de rejoindre les Mangemorts. À ce moment-là, ils avaient encore une profonde rivalité, mais Draco avait senti qu'Harry serait celui à qui il devait parler.

Peu de temps après que Draco ait été expulsé de sa maison au manoir Malfoy, c'est là qu'ils se rencontraient et Harry laisserait Draco parler de ses sentiments, devenant finalement amis.

Harry se glissa en douce sur le côté dans l'alcôve, le dos contre le mur. « Draco.

-Salut. Alors, je vais aller directement au point. Je veux rejoindre l'Ordre. »

Les sourcils d'Harry se haussèrent de surprise. « Draco, c'est dangereux. Je ne sais pas… d'ailleurs, ce n'est pas ma décision.

-Je sais. C'est celle de Dumbledore et il ne me laissera pas rejoindre avant mes 18 ans.

-Eh bien, ce n'est que dans quelques mois, n'est-ce pas ?

-Oui, mais tu sais mieux que moi, que chaque jour compte. J'ai besoin que le Seigneur des Ténèbres soit abattu. Peut-être que si je peux libérer mes parents de leur maître, ils pourront voir à quel point ils se sont trompés. Peut-être que je peux les sauver.

-J'espère que oui.

-Chaque semaine, il leur demande de faire de plus en plus. Je crains qu'ils ne soient envoyés à Azkaban après sa chute, si je ne les éloigne pas de lui à temps. Qui sait ce qu'il leur demandera encore ? »

Harry plaça une main réconfortante sur l'épaule de Draco.

« Je peux parler au directeur pour toi, mais personne n'a vraiment d'influence sur cet homme une fois qu'il a pris une décision.

-Tu as raison. Je sais que tu as raison. Je voulais aussi juste voir comment tu vas. Je ne t'ai pas beaucoup vu cette année scolaire. Comment ça s'est passé avec mon parrain ?

-C'était… correct, éluda Harry.

-C'est vraiment un homme bien, Harry.

-Ouais. Je sais. »

Au moment où Draco et Harry se séparèrent, il était temps pour la leçon d'Occlumencie d'Harry.


Harry frappa à la porte des appartements du professeur, qui s'ouvrit rapidement.

Harry avait vu où Severus vivait une fois, juste de la porte, mais n'avait jamais été à l'intérieur. C'était douillet. Une petite cuisine à droite du salon, un petit couloir vers le fond de la pièce. Les murs étaient d'un brun chaud, les meubles étaient tout en bois de cerisier, avec un tissu bordeaux. Plusieurs grandes bibliothèques étaient contre le mur gauche, chaque centimètre carré des étagères était rempli.

Hermione était assise dans l'un des fauteuils, ses jambes reposant sur un bras de fauteuil, un livre et une pile de notes étaient sur ses genoux.

Harry ressentit une étrange sensation de jalousie, de la voir assise là, comme si elle était chez elle.

« Harry ! Je suis content que tu sois là ! » Elle commença à empiler les papiers et les rangea proprement afin de pouvoir poser ses pieds sur le sol et s'asseoir correctement. « Nous t'attendions ! » Elle lui sourit.

Harry regarda Severus, tenant toujours la porte ouverte.

« Avez-vous l'intention de rester à la porte toute la soirée ? Prenez un siège. »

Harry fit ce qu'on lui avait dit, et s'assit sur le canapé.

Severus se posa à côté de lui, peut-être un peu plus étroitement que nécessaire, mais laissant plus de distance qu'il ne l'avait fait quand ils étaient à la maison de sécurité.

« Lis ça, » dit Hermione, semblant un peu étourdie. Elle plaça un morceau de parchemin devant Harry. Il y jeta un œil.

« Ouais. C'est la prophétie.

-Lis-la, demanda Severus, sa voix étant un bas murmure.

Harry se racla la gorge et lut la prophétie à voix haute.

« Le sombre souhaite briser

Son plus grand ennemi, un nouveau né

Vit le septième mois, le dernier jour

Il sera marqué sans détours

L'homme de l'intérieur sera le remède

Pour celui qui l'aime pur et dans l'entraide

S'ils s'y refusent, ils ne vivront vieux

Alors il combat le sombre yeux dans les yeux

Car l'obscurité ne peut subsisté

Quand la lumière brille sur la destinée »

Harry les regarda alternativement. Il était confus. C'était la même prophétie qui existait maintenant depuis 17 ans.

« Est-ce que tu comprends ? » Demanda Hermione avec excitation.

Harry secoua la tête.

« Ce n'est pas une prophétie à propos de la mort. C'est une prophétie à propos de l'amour. »

Harry aboya dans un rire amer. « Pardon ? »

Elle soupira et roula les yeux. « Honnêtement. Ce n'est pas drôle. Écoute, alors ici, les premières lignes expliquent qu'il te marquera et que tu seras sa chute. Mais regarde, à cette ligne, l'homme de l'intérieur sera le remède. Pour celui qui l'aime pur et dans l'entraide. »

Elle regarda Harry avec impatience comme elle le faisait toujours, espérant qu'Harry le comprendrait. Harry la regarda d'un air vide.

Ce fut Severus qui expliqua. Sa voix était basse et sans émotion. « C'est moi.

-Quoi ? » Rien de tout cela n'avait de sens pour Harry, mais Hermione hocha la tête avec insistance à la réponse de Severus.

« L'homme de l'intérieur. Cela ne veut pas dire 'en tant qu'homme'. Cela dit que l'homme de l'intérieur, en tant qu'homme qui est contre le Seigneur des Ténèbres, mais qui est toujours dans son cercle - le seul qui convient… est le professeur Snape.

-Mais, les lignes suivantes disent que c'est lui qui l'aime, et ensuite s'il le refuse, il mourra.

Hermione fronça légèrement les sourcils et regarda Severus.

L'homme le plus âgé prit une profonde respiration. Ses cheveux tombèrent dans son visage, rendant impossible pour Harry de le regarder dans les yeux.

« Cela signifie que j'ai mon amour pour vous comme une arme contre le Seigneur des Ténèbres. Que je ne peux pas vous nier, je dois me tenir à vos côtés et me battre - et c'est ce qui vous sauvera. »

Harry était étonné. Il regarda l'homme plus âgé, bouche bée.

« Putain. Tu me sauves vraiment tout le temps.

-Harry, » chuchota Hermione et poussa le genou d'Harry avec son pied. Elle secoua la tête vers Severus.

« Hermione, est-ce que je peux te parler plus tard… en haut ? »

Elle sourit gentiment. « Je t'attendrai Harry. Bonne nuit, Professeur Snape. Je vous verrai demain. »

Hermione s'éclipsa silencieusement hors de la pièce. Severus ne bougea pas.

Harry s'approcha de Severus et accota sa tête contre son épaule.

Severus mit la sienne contre le haut de celle d'Harry et prit une lente et profonde respiration.

« Je t'aime aussi, Severus. »


NDT : C'est tout ! J'espère que vous avez aimé le chapitre. Donnez-moi votre avis et si vous repérez une erreur, faites-le moi savoir.

J'aimerais avoir de l'aide pour traduire la prophétie. Je l'ai traduite, mais je ne suis pas satisfaite, puisqu'une prophétie est censée être un genre de poème et j'ai uniquement traduit comme je traduit un chapitre. Je suis très nulle dans ce genre de chose, alors si quelqu'un serait capable de m'envoyer son idée de prophétie… je lui en serais très reconnaissante. Le sens doit être sensiblement le même pour ne pas bouleverser tout le reste de l'histoire et risquer des incohérences.

Bref, s'il y a quelqu'un, écrivez-moi dans les reviews, je vous enverrai un PM et la prophétie originale.

Update : Pouika s'est porté volontaire. Si vous pensez pouvoir faire meilleur, écrivez-moi.

Janned14

Over and out.

PS: Le changement de pronom est volontaire. Il restera comme ça, à moins qu'il y ait un évènement qui change encore le pronom.