Combien de temps s'était écoulé après toutes les horreurs qu'elle avait subies ? Elle avait l'impression que ça faisait une éternité...

Ève sentit Jack la mettre sur son épaule et la jetait sans ménagement dans la salle de jeux.

Incapable de résister ou de faire le moindre geste, Ève resta inerte contre le plancher, les membres tremblants, Jack se permit alors de mettre un collier pour chien autour de son cou.

Il accrocha la laisse à la table de billard.

Lorsqu'il eut finit, il tapota la tête d'Ève d'un geste moqueur :

- Bienvenue dans ton nouveau foyer. Ricana le père Baker

Ève ne répondit rien, son corps blessé et meurtri lui faisait énormément souffrir. Les coupures sanglantes qu'elle avait, brûlaient sa peau devenue pâle...

Elle était épuisée, elle avait mal partout et elle avait froid à cause de sa nuisette qui n'avait pas complètement séchée, en l'absence de source de chaleur.

- Tu dois avoir faim et soif. Justement j'ai laissé des gamelles ici. Dit Jack

Ève tressauta quand elle entendit les pas lourds de Jack qui se dirigeaient à l'opposé de la pièce.

Il déposa devant elle deux gamelles, l'une était remplie d'une eau trouble et l'autre de pâtée pour chiens.

Ève se contenta de regarder Jack avec indignation, son cœur accélérait dans sa poitrine, sa colère ainsi que son amertume étaient sur le point de fondre.

Elle se mit en position assise, pour garder ainsi le peu de fierté qui lui restait.

Ève fulmina, hors d'elle :

- Vous ne comprenez pas que je ne veux rien avoir affaire avec vous et vos folies ?! Foutez-moi la paix ! Allez-vous-en ! Partez, partez ! Je ne veux plus vous voir ! Aucun de vous !

- Tu te permets de m'aboyer dessus alors que je te donne de la nourriture ?! Voilà ce que tu mérites ! S'exclama Jack furieux

- Non ! Arrêtez ! Supplia t-elle

Sans qu'elle ne puisse l'en empêcher, Jack saisit une poignée de ses cheveux et enfonça sa tête dans la pâtée pour chiens.

Ève essayait désespérément de se relever, elle n'y arriva pas, elle n'avait plus de force.

- Tu la sens un peu mieux, maintenant ? Ça doit te donner envie d'y goûter, non ? Ironisa le patriarche

La pauvre jeune femme sentit la matière gluante et collante de la pâtée suinter et recouvrir son visage ensanglanté.

- Un vrai animal affamé, regarde-toi, tu en as mis partout et tu as tout renversé ! Tu vas devoir nettoyer...Rit t-il froidement

Jack s'esclaffa, il finit par lâcher prise, Ève s'empressa de s'éloigner de la gamelle et de respirer de grandes bouffées d'air.

C'était un véritable monstre qui se trouvait au-dessus d'elle, il ne lui laissait aucun répit, il la torturait sans avoir une once de pitié et d'humanité.

Il adorait la faire souffrir, il se nourrissait de sa douleur, de sa peur et de son insécurité.

En dépit de tout, elle fit face au patriarche qui l'observait avec contentement, il croisa ses bras sur sa poitrine, il afficha un horrible sourire.

- Tu vas la manger entièrement et aussi ce que tu as mis par terre. Ordonna Jack

- Ce n'est pas moi qui a salit ! Protesta Ève

- Fais-le ou je t'oblige à lécher le sol et le dessous de ma botte. Grogna Jack

- Vous êtes malade ! Rétorqua Ève répugnée

Elle reçut une nouvelle gifle qui la fit basculer par terre. Le sang coulait à flot de chaque plaies qu'elle avait, épuisée, elle resta allongée sur le sol.

Sa tête tournait, la faiblesse rongeait impitoyablement son corps. Elle souhaitait combattre, sauf qu'elle n'en pouvait plus...

- Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter tout ça ? Se demanda Ève d'une voix faible et tremblante

- Tu n'en as aucune idée ? Railla Jack qui avait entendu ce qu'elle avait dit

Ève regarda le père Baker droit dans les yeux :

- J'ai refusé de me déflorer ?

- Ça sera bien plus que ça. Sois un gentil petit chiot...Mange ! Ordonna Jack

- Très bien...Prétendit la jeune femme

Ève saisit lentement la gamelle entre ses mains, ses yeux restaient poser sur le père Baker.

- Non, laisse la par terre ! S'agaça Jack

- Comme vous voulez. Sourit t-elle

Sans qu'il ne s'y attende, Ève renversa la pâtée pour chiens par terre et jeta la gamelle sur Jack avec autant de force qu'elle avait.

Le patriarche poussa un hurlement de rage. Il donna un coup de pied dans la table qui se renversa à l'impact de sa force.

Il releva Ève en saisissant son collier si brusquement qu'elle faillit trébucher en avant, il la tenait bien trop fermement.

- Ça suffit ! J'en ai plus qu'assez de toi ! Tu vas voir, tu vas regretter de ne pas avoir obéi...S'écria t-il

La jeune adulte fronça les sourcils d'un air anxieux, elle avala difficilement sa salive.


Clancy ouvrit lentement ses paupières, sa tête semblait peser une tonne, il avait des maux de tête insupportables.

Ce fut à cet intant, qu'il se rendit compte qu'il était allongé et ligoté à un lit.

Clancy ne comprenait pas ce qui avait bien pu se passer.

Il essayait de se remettre les idées en place.

Les événements précédents finirent par lui revenir en mémoire.

Il avait presque réussi à s'enfuir, encore une fois, il avait échoué...

Il était de retour dans cet enfer. Clancy observait minutieusement l'endroit où il se trouvait.

Le caméraman ne reconnut pas les lieux, de plus, impossible de bien discerner les éléments, la pièce était plongée dans la pénombre.

Seuls les lueurs des bougies posées sur la commode éclairaient légèrement.

Il faisait froid, des courants d'air frappaient la peau découverte de Clancy.

Une insupportable odeur de renfermée, entourait la chambre. Ouvraient-ils une seule fois les fenêtres pour aérer ? Apparemment non...

Le jeune homme sursauta à l'entente de la porte qui grinçait.

Dans l'entrebâillement, apparut une lueur familière.

Elle provenait d'une lanterne. Marguerite Baker, la matriarche, se révéla en poussant la porte.

Elle tenait dans ses mains un plateau, une assiette était dessus, accompagnée d'une cuillère et de sa lanterne qu'elle avait toujours l'habitude d'emporter où qu'elle soit.

Clancy respira difficilement, il connaissait parfaitement la mère Baker, quand il avait dû assister contre son gré au "dîner familial", elle s'était déchaînée sur lui et l'avait menacé de le tuer.

La contrarier était tellement simple, trop simple, et le résultat pouvait être dévastateur...

La voix criarde, mais pour l'instant doucereuse de Marguerite, s'enquit :

- Bien dormi, mon grand ?

Clancy resta silencieux et se contenta de dévisager cette dernière avec inquiétude, elle s'approchait pas à pas dans sa direction.

- La petite t'aime beaucoup, tu sais. Elle veut que tu sois son grand frère. Lui révéla t-elle

Marguerite se stoppa devant le sommier du lit, elle observa la réaction de Clancy et poursuivit :

- Je sais que tu meurs d'envie de la voir. Mais chaque chose en son temps...

Reprenant son chemin, elle s'avança vers le crochet suspendu au mur et juste à côté du lit.

- Si tu veux faire partie de la famille, tu dois manger comme la famille.

Elle accrocha la lanterne, Marguerite renifla l'odeur que dégageait le contenu de l'assiette et commenta :

- Mmh, ça sent bon, n'est-ce pas ?

Clancy n'était pas du tout d'accord avec elle, l'assiette n'était même pas encore à proximité de lui, qu'il sentait l'odeur d'organes en décomposition qu'on aurait délaissé depuis des jours...

Marguerite, qui n'attendit pas de réponses, contourna à nouveau le lit pour être en face de son prisonnier.

Elle déposa le plateau sur la tablette en bois et se pencha au-dessus de Clancy.

Le caméraman plissa son nez répugné, il pouvait sentir la sueur et la saleté qui recouvrait tout le corps de Marguerite, combien de temps ne s'était-elle pas lavée ?

Il essaya de ne pas montrer davantage sa répulsion.

La matriarche encouragea :

- Allez, mange ça et tu pourras être l'un des nôtres. Je t'enleverai ces trucs et tu pourras sortir jouer. Mais d'abord, tu dois tout manger.

La mère Baker afficha un horrible sourire, sa respiration haletante d'excitation, attendant cette fois-ci, une réponse.

Clancy hésita, il devait cependant dire quelque chose avant de provoquer la colère sanguinaire de Marguerite.

Il finit par déclarer d'une voix un peu tremblante :

- Ça...Ça a l'air délicieux...Oui, vraiment...Ça a l'air bon...

- Oh, tant mieux...Souffla la matriarche

Marguerite se recula un peu, ce qui provoqua un sentiment de soulagement chez Clancy.

- Je reviendrai te voir dans un petit moment. Annonça Marguerite en commençant à s'éloigner

Clancy, qui s'attendait à avoir au moins un couteau dans l'espoir de déserrer la sangle, osa demander :

- Attendez ! Il n'y a rien d'autres à manger ?

- Tu n'as besoin de rien d'autres ! S'emporta Marguerite

Elle se tourna pour lui faire face, elle continua d'une voix envenimée :

- Alors bouffe ta putain d'assiette !

À ces mots, elle claqua la porte et la verrouilla.

Clancy se retrouva enfin seul, il allait en profiter. Grâce à la cuillère, il réussit à dévisser la visse de sa sangle en métal.

- Il doit bien avoir un autre moyen de sortir d'ici. Réfléchit à haute voix Clancy


Ève attendait les coups qu'elle allait recevoir mais rien ne vint. Jack toisait amusé la jeune femme.

- Qu'est-ce que vous attendez ? S'inquiéta Ève

- Tu aimes tant que ça de te faire punir par moi ? Ricana le patriarche

- Vous savez très bien ce que je veux dire. Coupa Ève

- Tu veux que je te dise un secret, ma biche ? Quand je te vois, je deviens incontrôlable...Déclara le père Baker

Ève soutint le regard fou de ce dernier, des frissons parcoururent son corps.

- Je n'ai qu'une envie c'est de te battre à mort, t'entendre hurler de douleur, t'entendre geindre et supplier que ça s'arrête. Mais tu n'es qu'une sale garce qui refuse de gémir. Qu'est-ce qui te ferait réagir ? Reprit-il d'un ton acerbe

- Si vous vous imaginez que je vais vous le dire. Ricana Ève

- Fais-moi confiance, je finirai par trouver, tu peux en être certaine...Ronchonna t-il

- Oh non, vous n'y arriverez pas. Tout simplement parce que je n'ai pas peur de vous ! Répliqua Ève

- Pourquoi trembles-tu, alors ? Se moqua Jack

Ève ne répondit rien, lasse.

- Inutile de le nier, tu as peur de moi ! J'ai envie de te voir pleurer rien qu'en me voyant. Exigea le père Baker

- Ce n'est pas vous. Défendit Ève

- Encore à ruminer ça ? Soupira t-il exaspéré

- Je me rappelle maintenant, vous étiez toujours gentil, compréhensif et à l'écoute avec moi. Je vous considérais comme mon deuxième père. Redevenez cet homme. Essaya Ève

- Moi, gentil, compréhensif et à l'écoute ? Tu m'as confondu avec quelqu'un d'autre. Pouffa Jack

- Vous devez la combattre, s'il vous plaît, j'ai réussi à vous ramener à la raison une fois, pourquoi pas une deuxième fois ? S'il vous plaît, je...Tenta Ève

- Ferme-la ! Je veux plus t'entendre dire ces bêtises ! Coupa Jack agacé

- Monsieur Baker...Murmura Ève

- Tu vas te taire, oui ?! Tu veux vraiment me voir gentil, compréhensif et à l'écoute ? Je vais te le montrer...mais à ma manière. Ricana t-il

Jack approcha son visage de celui d'Ève, son haleine rance fit plisser le nez de la jeune femme :

- Crois-moi, tu vas regretter le jour où tu es venue au monde. Menaça t-il


Clancy avait fini par trouver un moyen de sortir de cette chambre, il avait dû résoudre plusieurs énigmes, il réussit à récupérer la clé serpent et l'inséra dans la serrure de la trappe dissimulée sous le lit.

De jutesse, il parvint à échapper à Marguerite en lui tranchant la jugulaire. Il savait que ça ne ferait que la retarder, ces Baker n'étaient pas humains.

Clancy se précipita dans la trappe, le bruit des lamentations de la matriarche et du lit se refermant et bouchant le trou, retentit à ses oreilles.

Le caméraman s'enfuit sans se retourner, il s'engouffra dans le couloir sombre et étroit.

Alors qu'il se retrouva dans une pièce à peine éclairée, il y avait du sang qui coulait de partout, des scies étaient suspendues.

- Oh mon Dieu, quelle horreur...Après leur gastronomie, je dois faire honneur à leur talent artistique, je ne sais même pas comment mon estomac n'est pas tout retourné...S'horrifia Clancy

Il se hâta de quitter la pièce.

Clancy tentait de reprendre une respiration stable, son cœur cognait douloureusement contre sa cage thoracique.

Il essayait de se reposer un peu, toutes ces émotions fortes le rendait pratiquement cardiaque.

Avec un peu de chance, il réussirait à se glisser hors d'ici. Il remonta par les escaliers afin de quitter la cave.

Clancy ouvrit prudemment la porte qui menait au hall principal, il fut soulagé de constater qu'il n'y avait personne.

Sauf qu'il se trompait lourdement, la voix criarde de Marguerite le fit sursauter :

- Te voilà, mon garçon ! Tu vas voir ce qui t'attend, je vais t'apprendre à être un fils modèle ! Tu n'aurais jamais dû me menacer !

- Merde...Jura Clancy

Le caméraman se hâta de saisir le premier objet à proximité de lui, il brisa la fenêtre et se glissa dans l'ouverture.

- Reviens ! Reviens immédiatement, fils ingrat ! Ordonna Marguerite

Seulement, Clancy ne l'écoutait déjà plus.

Il courut à en perdre l'haleine et se précipita vers le grand bâtiment dans l'espoir d'être tranquille un moment, afin de réfléchir calmement comment il pourrait partir de ce trou à rats !

Clancy longeait les couloirs dont les murs étaient barbouillés de peinture blanche, des mannequins démembrés à chaque coin de rue.

Clancy respira de plus en plus fort, il reconnaissait parfaitement ces signes que le fils Baker était dans les parages et en avait fait son antre.

Il n'avait pas tort sur ce point-là.

- Tu crois que tu as de la chance ? C'est ce qu'on va voir. Railla une voix familière

Il n'eut pas le temps de tourner sa tête pour regarder derrière lui qu'un violent coup fracassa sa nuque.

Clancy poussa un cri de douleur et s'évanouit sur le coup.

Lorsqu'il retrouva ses esprits, Clancy était ligoté, allongé sur le sol froid, il agita ses mains et ses pieds liés.

L'endroit où il était retenu, était encore plus inquiétant que toutes les autres pièces qu'il avait visité.

- Oh non...Oh non...Se lamenta t-il

Un rire familier et désagréable résonna aux oreilles du caméraman, Lucas Baker sortit de l'ombre :

- Oh si, Clancy. J'ai vraiment eu du bol sur ce coup-là de tomber sur toi. Aller chercher des boulons et des engrenages, ça paye finalement.

- Relâche-moi ! Ordonna Clancy

Lucas gloussa en réponse.

- Tu pensais réellement que tu arriverais à t'enfuir encore, mon pote ?

- J'ai échappé à ta folle dingue de mère, je peux très bien le refaire avec toi !

- T'évites de parler comme ça de Maman. Tiqua Lucas

- Tu n'en as pas assez ?! Laisse-moi partir...Exigea Clancy

- Par ta faute j'ai dû faire attendre notre autre candidat, le pauvre, il veut absolument jouer rien que pour mon propre plaisir. Je l'ai préparé rien que pour toi ce petit jeu et qu'est-ce que je découvre en venant te chercher, que tu as disparu ! Ignora Lucas

- Tu pensais quand même pas que j'allais rester moisir dans cette prison immonde où tu m'as enfermé ? S'indigna Clancy

- Attends un peu, il y a quelque chose qui m'échappe, comment t'as réussi à t'enfuir la première fois ? Il n'y avait aucun moyen de défaire tes liens ou d'ouvrir la porte ! Et puis même si t'aurais réussi à sortir de cette pièce, tu ne saurais pas comment remonter à l'étage. S'enquit Lucas

- Qui sait, c'est juste que j'ai de la chance. Se moqua Clancy

- Te fous pas de moi, il y a quelqu'un qui est venu t'aider, pas vrai ?! Avoue ! S'exclama le fils Baker

Clancy ne répondit rien.

- Je le savais. Qui ? Qui t'as fait sortir ? Interrogea Lucas

- Je ne te le dirais pas. Refusa Clancy

- Ève...Devina Lucas

Le caméraman resta à nouveau silencieux. Lucas se mit à faire les cent pas.

- Elle ne peut pas s'empêcher de fourrer son nez partout ! Pourquoi elle lui accorde de l'importance ? Il ne me la prendra pas ! Si elle essaye encore, elle retrouvera son cadavre. Se parla t-il à lui-même

- Et oui, ça te reste en travers de la gorge qu'elle a tout risqué pour moi et rien pour toi ! Provoqua Clancy

Le fils Baker se stoppa net devant Clancy

- Elle est à moi et à personne d'autres, t'entends ?! Je pensais que je te l'avais bien fait comprendre. Tu vas le regretter, Clancy. Tellement que tu vas t'en mordre les doigts...Menaça Lucas

- Après toutes les monstruosités que tu lui as faites, tu crois qu'elle acceptera d'être avec toi ? Railla Clancy

- T'en fais pas, je ne lui laisserais pas le choix. Ricana Lucas

- Sauf que ça ne se passera pas comme tu l'as prévu, je suis là et je te laisserai pas faire, si tu tiens tant que ça à elle, fiche-lui la paix une bonne fois pour toutes ! Riposta Clancy

- C'est pas tes affaires, Clancy. C'est entre elle et moi. Alors t'as aucune excuse pour t'en mêler ! S'agaça Lucas

- Oh que si, Ève m'a sauvé, la moindre des choses c'est que je lui rendes la pareille. Rétorqua t-il .

- Et comment comptes-tu t'y prendre ? Ironisa le fils Baker

- Je vais la sortir de cet enfer et l'éloigner à tout jamais de toi ! Répondit le caméraman

- Tu crois pouvoir y arriver après que tu seras mort ? Pouffa Lucas

- Je ne mourrais pas, pas tant que je l'aurais sauvée. Assura t-il