Titre : ode à l'être aimé

Note : celui-là n'était pas vraiment prévu. J'étais juste en panne d'inspiration pour un celui qui aurait dû sortir aujourd'hui, j'ai entendu la chanson qui constitue cette ode, et j'ai eu une idée. Voilà voilà^^

Disclaimer : Masami Kurumada, et ici aussi à Chimaki Kuori

Pardon pardon, mais j'aime tellement Saintia Shô, je ne piuvais décidement pas passer à côté de celui-là... Promis après vous aurez des couples plus connus.


Kyoko à Rigel

Kyoko s'avança à pas lents sur la moquette qui tapissait sa chambre, prenant garde à ne réveiller ni Mii, ni Katya qui dormaient profondément. Elle alla jusqu'à la fenêtre et l'ouvrit doucement, sans faire aucun bruit, pour se glisser sur balcon et respirer l'air frais de la nuit.

Dieu d'amour, quelle faut ai-je commise ?

Pour un jour avoir été promise.

Par mon père au pire ennemi,

Quelle ironie.

C'était très agréable, sentir cette caresse du vent sur son visage. Emplie d'une certaine mélancolie, elle s'accouda à la rembarre de pierre et se mit à contempler le ciel étoilé. Il était tellement magnifique. Les étoiles brillaient d'une telle intensité que s'en était presque aveuglant, mais en même temps, émouvant.

Dieu d'amour n'est-t-il pas permit,

d'épouser l'homme que j'aurais choisi.

N'aurais-je que cette mélodie

Pour seule amie. Pour seule amie.

Kyoko leva les yeux vers la voûte céleste et chercha des yeux le Petit Cheval, sa constellation gardienne qui brillait si peu. Bien évidemment, celle-ci n'était pas visible en cette partie-là de l'année. Elle sentie une inspiration soudaine, comme un souffle de vie, monter en elle. Une partie de son cœur qui n'avait pas encore totalement accepté sa condition.

Je veux être libre,

Pour rêver l'impossible !

En baissant la tête, elle croisa par hasard un autre regard, tapis dans l'ombre et qui manifestement semblait l'observer.

- Rigel...

Le jeune homme porta un doigt à ses lèvres, lui intimement de se taire, de peur de révéler sa présence.

Oh Angus fils du Dieu céleste,

N'entends-tu le chant de ma détresse.

Permets-moi de connaître l'ivresse,

de ma jeunesse.

Le chevalier d'Orion lui adressa un sourire, que l'adolescente lui rendit.

Est-ce toi qui as envoyé,

Jusqu'à moi ce vaillant chevalier.

Est-ce lui l'homme que j'attendais

Que j'espérais. Que j'espérais.

Rigel s'agrippa aux failles qui constituaient la pierre, et en éclair, il fut près d'elle. Les deux échangèrent un nouveau sourire complice et entendu, et, lentement, leurs visages se rapprochèrent, leur souffle se mêlèrent, et leur lèvres s'unirent dans un tendre baiser.

Je veux être libre,

Pour rêver l'impossible !


Paroles : rêver l'impossible by Camille Lou, from La légende du Roi Arthur