Titre : Les flamants roses
Chapitre 12 : L'arrivée à New York
Paring : Jotakak
Rating : K
Disclaimer : Les personnages et l'univers de Jojo's bizarre adventure appartiennent au génie Hirohiko Araki, et non pas à mon humble personne
Rétablissons la vérité : Kakyoin did lay this egg.
Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas eu une analyse sérieuse dans cette section. Il était temps d'y remédier. Car oui le fandom se divise en deux, ceux qui disent que Kakyoin est un milfhunter, et ceux qui pensent qu'il a pondu cet œuf. Très clairement vous aurez deviné à quelle catégorie je m'identifie. Mais vous n'imaginez pas à quel point ça m'agace quand les sympathisants de la première bashent ouvertement ce doujinshi, qui en plus d'être un ravissement visuel (CLAMP drawing queens) , est à la fois une histoire drôle mignonne, et décalée. Sincèrement j'adore ce doujin, il compte parmi mes préférés de Jotakak ! Alors je comprends qu'on n'aime pas le yaoi etc., mais ce n'est pas une raison pour en dégouter les autres !
Et ces charmantes personnes quand on a le malheur de leur expliquer poliment que la blague du chasseur de milf c'est un peu lourd et surtout c'est contraire à ce qui est dit dans l'histoire, on se fait envoyer traiter de rabat-joie. Donc à un moment mangez vos crottes ! :')
Mais pour en revenir à cette merveille de doujin, je salue grandement le courage de CLAMP pour avoir osé faire une adaptation aussi explicite d'une relation aussi allusive. Et surtout Jouta non de non, il n'y a rien de plus adorable que son affection pour Kakyoin, et de plus hilarant que sa rivalité avec Jotaro :3.
Après de longues heures de vol et une de plus coincés dans les bouchons de Manhattan, Jotaro et Kakyoin posèrent enfin leurs valises dans le spacieux appartement.
L'artiste n'en revenait pas de ce cadre... Ils se trouvaient au 24ième étage d'une immense tour, avec une vue panoramique sur Central Park, le poumon de la ville. Les grandes baies vitrées du salon apportaient beaucoup de lumière dans cet intérieur minimaliste composé seulement de meubles en bois blanc, et de canapés en cuir de la même couleur. Il semblait même que des agents de la Fondation étaient passés juste avant pour préparer l'appartement puisque la climatisation était allumée et qu'une bouteille de champagne se trouvait dans un bac à glace au milieu sur la table basse. Kakyoin émerveillé, s'attardait sur chaque recoin, chaque détail décoratif, sans en croire ses yeux :
- C'est vraiment ici qu'on va vivre Jojo ?
- L'appartement te plait mon amour?
- Oui beaucoup...
Jotaro sortit alors un trousseau de clés de son manteau et le tendit à son petit ami.
- Voilà tes clés.
- Je ne pensais pas recevoir si vite les clés de ton appartement...,dit Kakyoin avec une voix taquine
- Pas mon appartement, ton appartement.
Kakyoin resta bête un instant. Il n'osa pas comprendre ce que son petit-ami venait de lui dire.
- Comment ça « mon » appartement?
- Il est à toi. L'appartement est à ton nom.
- Hein ? C'est une blague ? Jojo, mais... !
Le dénommé ne répondit pas, tout simplement parce que la réponse coulait de source. Il aimait son peintre plus que tout et ne désirait qu'une seule chose : le rendre heureux. Alors il se contenta de le prendre tendrement dans ses bras. Hors de lui, Kakyoin refusa l'étreinte et agrippa sèchement la chemise de Jotaro.
- Mmh ?!
- Jotaro ! Tu es devenu fou ou quoi ?! ,s'écria le rosé à deux doigts de lui arracher son vêtement.
- ... Prend ça comme une rétribution pour avoir accepté de me suivre à New York, lui répondit son interlocuteur du ton le plus serein qui soit.
L'artiste n'en croyait pas ses oreilles. Qu'avait-il pu bien faire pour avoir la chance de partager la vie d'un tel un homme ? L'esprit vif, le corps fort et le cœur généreux : Jotaro était véritablement parfait en tout point. Une fois encore Kakyoin se demandait comment faire pour le mériter, sans même avoir conscience de sa propre valeur. Ne trouvant pas les mots pour répondre à un tel cadeau, il continua à froisser un peu plus le tissu face à lui, mais cette fois avec une mine résignée. Face à cet acte extrême de générosité, il peinait à trouver une réponse adéquate. Le brun, paisible devant ce silence, se contenta de d'embrasser le sommet de la tête de son petit ami.
- ...C'est malpoli de refuser un cadeau surtout de cette envergure. Donc laisses moi juste te prévenir que je ne pourrais jamais rien t'offrir d'équivalent en retour, murmura Kakyoin contre son torse
- ... Je peux dormir chez toi quelques jours ? Ou quelques mois ?
Le brun lui lança un petit sourire espiègle en prononçant cette phrase. Kakyoin était à deux doigts de péter les plombs. Il avait envie coller son coude dans le visage de son amoureux tellement il le trouvait craquant et incroyablement merveilleux. Puis soudain, une pensée malicieuse traversa son esprit:
- ...Dormir ne me semble pas être une activité très intéressante...
Jotaro lâcha un petit rire et fit aussitôt tomber son petit-ami à la renverse sur le grand canapé blanc. Il lui saisit les chevilles pour ôter ses chaussures, et s'installa entre ses cuisses, en se penchant complètement sur lui avec un air dominateur.
- Tu as d'autres suggestions... ?
Leurs visages se trouvaient à quelques centimètres l'un de l'autre, quand soudain le gamer détourna le regard en direction d'un objet placé dans la commode la télévision.
- Oui...J'ai une idée~
Quelques minutes plus tard Jotaro se haïssait d'avoir acheté cette foutue console pour faire plaisir à son petit-ami. D'autant qu'il avait encore perdu la partie...
- Encore gagné ! Fais un effort Jotaro...
- Yare yare daze. C'est déjà un effort de jouer à ce jeu de...
Kakyoin fronça les sourcils de mécontentement. Jotaro lui répondit par un soupir de lassitude accompagné d'un baiser sur la joue qui lui fit reprendre une mine réjouie. Il posa sa console et grimpa dans les bras de son homme.
- Jotaro... Je suis trop heureux...
- Je préfère ça.
- Du coup je pensais, maintenant qu'on a testé le canapé... peut-être qu'on pourrait tester le lit ?...,proposa son amoureux d'un ton aguicheur.
Cette fois, ils parlaient bien de la même chose. Il ne fallut pas un mot de plus, pour que le jeune homme frustré de ne pas avoir pu assouvir ses pulsions ne le plaque sur les coussins.
- J'ai déjà suffisamment attendu. On le fait ici, déclara Jotaro impatient.
Aussitôt il commença à lui ôter ses vêtements avec précipitation et lui faire des mamours sur le torse qui le firent glousser. Quand soudain, ils furent brusquement interrompus par le tintement de la sonnette. Les deux garçons partiellement dévêtus se fossilisèrent un instant. Ils se lancèrent un regard inquiet puis se rhabillèrent aussi sec.
Bien que Jotaro et Kakyoin aient décidé d'emménager ensemble, ils n'avaient toujours pas avoué à leurs proches la véritable nature de leur relation. Pour leurs familles ils étaient simplement de très, très bons amis qui prenaient une colocation ensemble, d'où la présence de deux chambres séparées dans leur logement. Non pas qu'ils avaient honte ou n'assumaient bien au contraire, ils craignaient seulement que leur amour soit vu d'un mauvais œil par leurs proches. Ils préféraient laisser le temps faire les choses avant de leur avouer la vérité. Et comme dit le proverbe, pour vivre heureux vivons cachés.
Tout à coup la porte s'ouvrit laissant place à un petit bout de femme vêtue d'un élégant tailleur, et d'un chapeau exubérant. Elle entra telle une fleur avec un grand sourire aux lèvres.
- Oh quel bel appartement !, s'écria Suzie Q
Les garçons qui s'étaient remis debout comme des piquets devant la table basse la saluèrent le plus naturellement possible mais ne manquèrent pas d'attiser sa suspicion. Elle, qui avait de nombreuses fois soupçonné son mari d'adultère, avait l'habitude d'analyser le sentiment culpabilité chez les individus de sexe masculin. Les vêtements légèrement débraillés, les épaules remontées, les poings serrés, les lèvres pincées. Tout portait à croire que les deux jeunes hommes avaient quelque chose à se reprocher. Mais cette femme de caractère, qui maîtrisait également l'art de la manipulation, fit semblant de ne rien remarquer et en vint à la raison de sa présence inopinée.
- Noriaki, comme convenu je t'ai fait apporter le tableau que tu voulais.
- Oh merci beaucoup Madame Joestar ! Je tiens énormément à cette œuvre, déclara l'artiste.
Un déménageur entra et déposa la peinture plastifiée au milieu du salon, avant de repartir aussi vite qu'il n'était apparu. Lorsqu'une l'immense toile représentant deux flamants roses fit son entrée, un silence pesant emplit inexplicablement la pièce. Cette drôle d'ambiance ne plut guère à la grand-mère qui sentit que sa présence était l'origine du malaise. A moins que ce ne fut cette mystérieuse toile? Ou bien était ce les deux ? Mais qu'est ce qui pouvait bien clocher dans ce tableau pour que ces deux gamins en aient perdu leur langue. Telle une profane en art, elle dévisagea naïvement l'œuvre en tentant de comprendre ce qui avait bien pu provoquer un tel blanc. Soudain elle se mit à froncer les sourcils puis au bout de quelques instants reprit la parole :
- Je ne vais pas vous déranger longtemps, j'espère que vous vous êtes bien installés.
- On vint juste d'arriver,déclara froidement son petit-fils
- Madame Joestar, vous ne nous dérangez pas du tout, est ce nous pouvons vous offrir un thé?, suggéra son colocataire.
- Non merci je dois y aller... Une autre fois. Jotaro, n'hésite pas à m'appeler ou appeler ton grand père s'il y a le moindre problème.
La porte claqua sur son passage, laissant seuls les deux jeunes hommes. Et lorsqu'elle se retrouva seule sur le palier, la vieille dame en état de choc plaqua sa main sur ses lèvres en retenant ses larmes. Tout était désormais clair dans son esprit : la colocation, les frais de scolarité, ça n'était pas simplement de la générosité de la part de son petit-fils... Et enfin ce gigantesque tableau peint par Kakyoin, qu'ils avaient expressément demandé à faire venir du Japon pour l'installer dans leur appartement, c'était un couple de flamands roses... Et ce couple, c'était eux...
Suzie qui venait de se prendre la vérité de plein fouet s'effondra au sol. Même si personnellement elle ne voyait pas ce « genre » de relation d'un très bon œil, elle aurait pu passer outre par amour pour son petit fils et feindre l'ignorance jusqu'à sa mort. Mais alors qu'elle venait de percer à jour le secret, toutes ses pensées se dirigèrent uniquement vers son mari.
- Madame Joestar vous allez bien ?, demanda Kakyoin
Les deux garçons alertés par le bruit de chute avaient alors aussitôt rappliqué sur le palier. Kakyoin en homme galant, alla aussitôt l'aider à se relever mais celle-ci s'arracha violement de son étreinte. D'abord choqués par sa réaction les garçons restèrent bouche bée. Puis la grand-mère qui se rendit compte de son geste violent, et reprit d'une voix douce et avec un sourire hypocrite :
- Pas besoin de me relever, je peux très bien le faire toute seule. Je ne suis pas si vieille que ça !
Puis la femme âgée s'évapora quelque secondes plus tard dans l'ascenseur sous les yeux encore étêtés des deux japonais. Sur le pas de la porte, Jotaro soupira de soulagement, lorsque sa grand-mère eut disparu. Il retrouva alors instantanément son désir sexuel et attrapa fougueusement par la taille son amoureux, mais celui-ci le repoussa doucement en retournant à l'intérieur avec un petit air maussade. La froideur de sa belle-grand-mère l'attristait.
Jojo frustré et déçu lui adressa un air d'incompréhension que Kakyoin fit semblant de ne pas voir... Le secret qu'ils cachaient le faisait profondément souffrir mais en même temps, il redoutait la réaction de leurs proches. Plus précisément, celle de la famille de Jotaro, car il sentait bien que ses propres parents, qui s'étaient montrés si dévoués depuis son enfance, accepteraient son choix. Mais en ce qui concerne les Joestar, rien ne l'effrayait plus que d'être rejeté par eux. D'autant qu'il en connaissait déjà certains, voire avait tissé des liens avec eux. De plus, il n'ignorait pas l'importance qu'ils attachaient aux liens du sang et à l'héritage...
Avec un petit sourire triste le peintre se tourna vers son homme en ôtant le plastique de son œuvre.
- Si on installait le tableau plutôt... ?
- Kakyoin. Qu'est ce qui ne va pas ?
- ...Tout va bien chéri. Mais ça ira mieux quand je verrais mon tableau dans notre salon...
En effet, vu la situation actuelle l'accrochage de cette peinture prenait une tournure symbolique presque engagée. Après cette entrevue tendue avec sa belle grand-mère, Kakyoin, angoissé pour l'avenir de son couple, avait plus que jamais besoin d'une catharsis.
Ces deux flamands roses étaient l'affirmation tacite de leur relation auprès de tous ceux qui poseraient le pied dans cet appartement. Ils étaient en tout est pour tout, l'unique preuve tangible qu'ils existaient. Non pas comme de simples amis, contrairement à ce que leur entourage croyait, mais comme un véritable couple. Une manière détournée pour l'artiste de dire la vérité tout en continuant à mentir, d'affirmer ses sentiments tout en continuant à les cacher, d'adoucir sa peine tout en continuant à la supporter...
Huehue c'est fini pour ce chapitre! (j'ai mis du temps à le pondre en raison de la fin de mes vacances, vous m'en voyez navrée..)
Comment les Joestar réagiront à la découverte de leur relation ? Bien ? Mal ?~
