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Chapitre 11 : Acceptation

Un nouveau conseil royal avait vu le jour, peu de temps après l'incroyable bal masqué. Les nobles avaient énormément insisté auprès du Roi pour en organiser un. En effet, la réunion des Seigneurs organisée dans six mois, avait atteint les oreilles des plus curieux. Et les plus curieux étant ces mêmes nobles, le Roi n'avait pas eu d'autres choix que d'accepter de les retrouver dans la salle du conseil. Et c'est ainsi que Jellal se trouvait assis en bout de table avec beaucoup moins d'enthousiasme que la dernière fois. Les nobles radotaient au souverain comment il devait se tenir et quels sujets il devait aborder. Et plein d'autres choses qu'il avait arrêté d'écouter. Afin de combler son ennui, il s'attardait sur les détails qui l'entouraient, plus particulièrement sur ces petites choses qui n'existaient que lorsqu'on y faisait vraiment attention. Il observa un à un les nobles présents – ils étaient moins nombreux que la dernière fois – qui adoptaient tous des attitudes différentes. Certains prenaient un plaisir malsain à rappeler au Roi comment il devait se comporter en présence des Seigneurs. Comme s'ils s'octroyaient un semblant d'importance en le « conseillant » de la sorte. Jellal prenait plus de plaisir à observer les nobles ne sachant pas du tout ce qu'ils faisaient ici. Ces nobles étaient pour la plupart des fils à papa qui ne levaient pas un seul instant le petit doigt pour entretenir leur petite vie. Il reconnaissait aussi sans problème ceux attendant le moment opportun pour intervenir et ainsi se garantir les grâces du Roi. Il soupira discrètement de lassitude. Les nobles lui faisaient mal à la tête, autant se concentrer sur quelque chose de plus attrayant. Le souverain regarda d'abord Juvia qui était plongée sur une feuille et donnait l'impression de prendre consciencieusement des notes sur la réunion. Mais Jellal savait que la vérité était tout autre. En effet, la seconde avait développé un passe-temps charmant qu'elle mettait en pratique lors des réunions avec les nobles. Jellal se dit qu'il aurait bien aimé savoir dessiner et ainsi combler son ennuie de la même manière que la jeune femme. Il stoppa son inspection de la dessinatrice et se concentra sur son second qui ne dissimulait jamais son antipathie des réunions comme celle-ci. Et Jellal en était sûr, Grey s'était endormi. Une partie de lui le démangeait particulièrement de lui mettre un coup de pied dans les jambes pour qu'il subisse ce conseil au même titre que lui. Mais étant un souverain magnanime, il ne put se résoudre à réveiller son ami, tant que celui-ci ne ronflait pas, bien évidemment. Hughes, Sugar Boy et Cobra, de leur côté, discutaient discrètement de choses et autres. Zeref faisait encore plus fort et écrivait une lettre – certainement à la charmante madame Dradenger – avec un sourire non feint.

Jellal soupira, cette fois-ci sans retenu, en entendant un noble dire :

-Majesté, il ne faut pas oublier non plus les potentielles alliances que les Seigneurs vous feront. Vous devez être impartial à cet instant et bien leur faire comprendre qu'Edolas ne négociera pas avec une province faible.

Jellal dissimulait son air de dégout face à cet orgueil faussement caché. Et il fut d'un soulagement extrême lorsqu'une incroyable samaritaine prit la peine de répondre à sa place :

-Une province faible ? Et selon vous qu'est-ce qui fait qu'une province est faible ? Sa richesse ? Son armée ? Edolas n'a pas besoin d'affirmer encore plus sa puissance. Les Seigneurs nous ont fait un honneur en nous invitant à cette réunion. Car malgré le refus peu orthodoxe de l'ancien Roi, ils ont renoncé à écouter leur fierté et se sont préoccupés du bien-être de leurs terres. Je déteste que des membres aussi hauts placés de notre cher pays, bafouent ainsi le code d'honneur qu'il a instauré. Nous ne devons pas être imbus de nos personnes en affirmant sans honte que nous valons mieux que d'autres.

La commandante ne cachait aucunement son agacement et sa colère. Jellal souriait de toutes ses dents derrière sa main, elle venait littéralement d'effrayer tous les nobles du conseil avec un ton froid et maitrisé. Le silence se prolongea alors qu'Erza continuait à bouillonner de frustration. Elle était certainement une des seules qui écoutait attentivement les nobles depuis le début. Elle s'efforçait de retenir toutes les informations qui lui seraient utiles. La commandante ne savait rien de ce conseil avec les Seigneurs, et elle s'était dit qu'écouter la réunion lui permettrait de connaître le protocole qu'imposait la protection du Roi. Mais voilà, elle s'était piégée elle-même et subissait en fin de compte le manque de lumière des nobles d'Edolas. Jellal décida enfin d'intervenir pour détendre l'atmosphère, mais surtout la commandante.

-Eh bien, heureusement pour nous, il n'existe que peu de nobles que vous détestez commandante.

Grey, qui s'était réveillé en sentant qu'une ambiance sympa – pour lui bien sur – s'installait, s'était mis à rire de manière peu discrète. Résultat la commandante se dérida un peu ayant compris la subtilité du souverain. Les nobles aussi s'étaient détendus et la réunion reprit son cours.

Après avoir attendu que la tension soit bien descendue, Jellal s'approcha discrètement de la commandante. Celle-ci étant assise dorénavant près du Roi car la chaise du commandant de la première division avait été retiré. Il lui dit alors discrètement :

-Madame je vous suis très reconnaissant d'être intervenu.

-Si je ne l'avais pas fait, vous auriez sorti une énième absurdité. Il faut dire qu'être aussi longtemps déconcentré ne doit pas aider, répondit-elle d'un ton piquant mais amusé.

Il ne se préoccupa pas de la remarque de la jeune femme et poursuivit :

-Je viens de me rendre compte que vous avez un point commun flagrant avec Erza Scarlett.

-Lequel ? Elle avait demandé avec une grande curiosité.

-Vous avez la même manie d'effrayer toutes les personnes que vous côtoyez.

Gagné ! Jellal venait d'arracher un sourire à Erza Knightwalker. Sourire qui attira l'attention de Hughes.

-Je rêve ou Erza a souri ?

-Je crois bien. Sugar Boy lui avait répondu distraitement en observant la rousse.

-C'est qu'il doit être drôle ce Roi. Simple phrase, mais lourde de sens pour les deux complices qui ne connaissaient que trop bien la commandante et son attachement particulier à l'impassibilité.

-Et donc Majesté, qui avez-vous décidé d'amener à cette grande réunion des Seigneurs ? Demande le seul et l'unique vicomte Bluenote.

-Vicomte Bluenote, quelle chance nous avons de vous avoir parmi nous. Vous avez un savoir-faire unique pour poser les bonnes questions. J'y répond donc. J'ai choisi d'amener naturellement mon conseiller, la commandante Knighwalker et sa seconde. Jellal avait dit cela avec ironie, mais semblait décidé dans le choix de ses accompagnateurs.

-Êtes-vous sur de cela ? Il est tout naturel que…

-Cette décision est sans équivoque. Ils m'accompagneront et je n'ai rien d'autre à ajouter concernant ce sujet. Jellal avait fait en sorte de couper le vicomte qui devenait de moins en moins discret avec le temps.

La réunion se termina peu de temps après, à l'immense bonheur du Roi.

*…*

Grey se sentait mal. Non, Grey se sentait très mal. Et il y avait plusieurs raisons à cela. Déjà Juvia, depuis la fin du bal masqué, agissait bizarrement. Le conseiller ne l'avait jamais vu aussi distraite et refermé sur elle-même. Et à chaque fois qu'il essayait d'aborder le sujet, elle le snobait méchamment et sans retenu. Grey avait bien sur l'habitude qu'elle le fasse, mais jamais elle n'était froide, ou du moins pas autant.

Et le second fait qui faisait que Grey Soluge se sentait mal, ce fut le spectacle sous ses yeux. En effet, le conseiller était assis sur l'un des bancs se trouvant du côté des appartements de Juvia et des autres. Il était accompagné des commandants masculins, de Cobra, Juvia et Zeref. Et tous les six, subissaient de loin une dispute plus que bruyante entre la commandante Knightwalker et nul autre que le Roi. Cette engueulade avait pourtant commencé sur un échange de réparties plus ou moins maitrisé. Mais cette joute verbale dura plus que prévu et se transforma en une Erza Knightwalker excédée par la bêtise du Roi et un Jellal plus rouge de fureur que jamais par l'entêtement de sa commandante.

-Je ne sais même plus pourquoi ils se disputent, commença Cobra malgré le bruit assourdissant plus loin.

-Je ne sais même pas si eux s'en souviennent, poursuivit Zeref amusé.

-La question est de savoir comment ça se terminera, déclara Sugar Boy vraiment perturbé.

-Il y a de bonne chance que le Roi finisse avec une lance plantée dans l'épaule. À voir son regard, Hughes se divertissait beaucoup, au même titre que le comte.

Cobra demanda ensuite : -Vous pensez qu'il peut devenir encore plus rouge de colère ? Non je veux dire, c'est possible ?

-Tout ce que je sais c'est que, Dieu ! Elle pourrait lui faire faire n'importe quoi à ce pauvre homme !

La remarque de Grey fit rire tous les hommes présents devant ce spectacle peu commun. Mais le conseiller retourna son attention vers la belle de son cœur qui s'en allait dans sa chambre. Elle n'avait même pas un peu trouvé cette situation divertissante, et était restée dans ses pensées tout le long.

*…*

Une semaine ! Voilà une semaine que Juvia n'était plus que l'ombre d'elle-même. Grey était perdu et ne parlait plus que du changement fulgurant de la jeune femme. Il avait tout essayé ! Lui faire un cadeau et le déposer devant ses appartements (elle n'avait même pas ouvert la porte de sa chambre). En parler aux filles de la guilde (elles lui avaient envoyé des tonnes de lettres qu'elle n'avait pas pris la peine d'ouvrir). Il en avait touché un mot aux deux autres seconds (elle avait répondu par du sarcasme et de la mauvaise foi). Le conseiller était au pied du mur et ne savait plus à qui s'adresser. Jusqu'au jour où Jellal lui proposa :

-Pourquoi tu ne demanderais pas à la commandante ?

-À Knighwalker ? Tu es sérieux ?

-Évidemment, elles travaillent tous les jours ensembles. Et puis c'est une femme, elle comprendra peut-être des choses que même toi tu ne perçois pas.

Grey réfléchit un instant puis soupira : -Je crois que je suis désespéré pour aller jusque-là.

Le conseiller attendit d'être seul avec la commandante de la seconde division des armées. Ce fut lors de leur séance d'entraînement à la lance qu'il passa l'heure à se demander comment aborder la jeune femme.

-Bon, conseiller, je ne suis pas de nature patiente, alors ou vous me dites ce qui vous tracasse, ou vous vous concentrez. Erza avait ravalé son agacement, elle voyait bien que le garçon faisait de son mieux.

-Je… J'ai un service à vous demander… Fit hésitant le conseiller.

-À propos de Juvia ?

-Dans le mille. Vous savez commandante, votre perspicacité me perdra, ainsi que le Roi. Vous me direz, Jellal s'est déjà perdu à de nombreuse reprise, le pauvre.

-Conseiller, vous êtes de nature prolixe et malheureusement cela ne vous aidera pas avec moi.

-Elle va mal, et je veux savoir pourquoi. Il avait dit ça rapidement pour éviter que sa manie de parler pour ne rien dire ne le rattrape.

La commandante resta impassible et lui dit :

-Je ne vois pas un seul instant pourquoi vous avez pensé à moi. Juvia et moi travaillons de manière cordiale, cela s'arrête là.

-Je vous en prie, ne me dites pas que vous n'avez pas remarqué son changement d'attitude. Elle ne dit rien alors il poursuivit : Croyez-moi, ça ne me fait pas plaisir de faire appel à vous. Mais Jellal m'a conseillé de m'adresser à vous et je…

-Attendez, le Roi vous a conseillé de venir me voir afin de parler à Juvia ? Pourquoi ?

-Je n'en sais rien. Jellal est toujours mystérieux lorsqu'il s'agit de vous. Lui-même ne sait pas pourquoi. Enfin bon, ce n'est pas le sujet ici. Réfléchissez-y au moins et dites-moi rapidement si vous…

-J'accepte. Grey n'en croyait pas ses oreilles. J'accepte de lui parler, mais je ne garantis rien. Maintenant concentrez-vous le temps de l'entraînement.

Grey se contenta d'hocher la tête et reconnaissant, il se concentra et fit de son mieux lors de son entraînement.

*…*

Il pleuvait ce jour-là. Jellal adorait ses jours de pluie. Il pouvait admirer les gouttes tomber des heures grâce à la terrasse qui se trouvait derrière son bureau. Il lui suffisait d'ouvrir les baies vitrées et d'observer la terrasse se gorger d'eau. Mais en ce jour, Jellal ne faisait pas attention à ce temps qu'il aimait tant. Il se demandait comment les choses se déroulaient dans le terrain numéro 6. Ce terrain particulier car il était celui réservé à la commandante Knightwalker. Celle-ci avait prévenu le Roi de son « plan » pour parler à Juvia. Il n'avait tout d'abord pas compris pourquoi la commandante le prévenait. Et c'est en lisant dans ses pensées – du moins il en avait l'impression – qu'elle lui expliqua qu'elle l'avait prévenu par simple politesse, d'une subordonnée à son supérieur. Il avait souri lorsqu'elle avait ajouté, qu'il ne fallait pas s'inquiéter si les deux femmes revenaient avec quelques bleus. Alors le Roi attendait patiemment le dénouement de cette confrontation anonyme. Il n'en avait pas parlé à Grey, celui-ci se serait imposé et la commandante n'aurait pas eu le champ libre. C'est à cette pensée qu'il reporta son attention sur la pluie.

Les deux femmes étaient face à face. Aucune animosité, aucune agressivité, juste de la froideur et de l'indifférence. Juvia avait reçu un message de la commandante, elle avait d'abord été surprise puis s'était résignée. Grey parlait beaucoup trop, pensa-t-elle. Le silence durait depuis un moment déjà et Juvia ne tint plus :

-Je suis venue comme vous le souhaitiez, qu'est-ce que vous attendez moi ?

-Je veux vous combattre. Elle avait dit ces mots avec beaucoup trop de sérieux. Juvia fronça les sourcils.

-Me combattre ? Pourquoi voulez-vous me combattre ?

-Je ne suis pas une femme qui s'assoie près du feu et qui raconte ses soucis à qui veut bien l'entendre. Je suis une femme d'action qui préfère régler ses problèmes au combat. Et je pense avoir la prétention de dire que je vous connais assez pour savoir que vous êtes comme moi de ce point de vu là.

-Alors selon vous j'aurais un problème ? C'est une déduction dû à votre instinct féminin ou simplement car un idiot vous l'a sussurré à l'oreille ?

-Je sais que lorsqu'un esprit est tourmenté il finit par commettre de terribles erreurs. Je sais aussi que sur du long terme votre travail en patira, c'est la dernière chose que je veux.

-Ne vous en faites pas, si je deviens un poids pour vous, vous n'aurez qu'à prévenir le Roi. Elle avait craché cette phrase avec mépris.

Erza marqua un temps d'arrêt puis dit doucement, comme si elle avouait quelque chose : -De ce fait, je n'aurai plus de seconde, et c'est la dernière chose que je souhaite.

Juvia avait compris où voulait en venir la commandante. Elle ferma les yeux, s'efforçant de refouler quelque chose.

-Ne faites pas ça. Juvia serrait les dents.

-Mais je ne fais rien.

-Ne te fous pas de moi ! Tu ne sais pas ce que ça me fait ! Et tu n'aurais jamais dû intervenir lors du bal ! Juvia venait de tutoyer Erza Knightwalker sans même s'en rendre compte. La commandante, de son côté, l'avait bien remarqué.

-Et j'aurai dû faire quoi ? Laisser faire ? Tu te serais fait humilier. Le Roi serait intervenu ainsi que Soluge. Mais surtout, ce salopard s'en serait sorti. Erza s'approchait de la jeune femme, elle avait un plan et il devait être bien exécuté.

-Et qu'est-ce que ça aurait pu te faire ?! Bon sang Erza !

La rousse était juste devant Juvia et dit sincèrement :

-J'aurais été dégoutée. Je sais ce que pense les hommes de la noblesse. Ils pensent qu'une femme se laissera toujours faire, qu'elle n'a jamais le choix. Tu es une femme, alors je suis intervenue. Tu es mon amie, alors je suis intervenue.

Juvia le fit, exactement comme Erza l'avait prévu. La seconde avait giflé la commandante.

-Nous ne sommes pas amie !

-C'est vrai, mais je sais que ton réel problème vient de ce fait. Erza se tenait la joue, mais gardait son air sérieux.

-Je ne voie pas de quoi tu parles.

-Et moi je crois que si. Tu as honte de toi-même, car tu commences à t'attacher à notre travail. Et tu sais que dans ce sens-là, tu t'attacheras aussi à moi. C'est pour ça que tu refoules tout, tu n'assumes pas ta « faiblesse ».

Erza sentait que Juvia s'en voulait, mais elle devait la mettre devant le fait accompli.

-Ils ne me le pardonneront pas. Moi-même je ne me le pardonnerais pas. Tu as tué tant des nôtres, pendant si longtemps on a eu peur de toi. Comment je peux arriver à oublier ça et à faire comme si jamais rien ne s'était passé ?

-Tu me l'as dit toi-même un jour Juvia, tout le monde s'en fou maintenant. Le passé c'est le passé, d'autant plus aujourd'hui car tout a changé. Le royaume, le Roi, l'armée, Grey, toi, moi, on est tous passés à autre chose. J'ai fait des choses horribles Juvia, j'en ai conscience plus que tu ne le penses. Mais je sais aussi que je donne mon maximum, pas pour me faire pardonner, mais pour qu'on reconnaisse que je n'ai pas toujours tout détruit autour de moi. Je n'ai pas honte aujourd'hui de dire que Juvia de Fairy Tail, une fée, est la plus à même de devenir mon amie. Ce n'est pas une supplication seulement un constat. Mais tu peux toujours le prendre comme tu le souhaites. Tu peux rester dans la peur que ta guilde n'accepte pas ton attachement à leur ancienne ennemie. Ou tu peux affronter la vérité et comprendre qu'ils ne sont pas à ta place et qu'ils n'ont aucun droit de juger tes choix et tes décisions tant que tu les assumes et les acceptes fièrement.

Erza se sentit d'un coup, plus légère. Elle qui pensait faire la morale à sa seconde, elle venait aussi de se donner une gifle mentale. La commandante recula, laissant de l'espace à Juvia qui prenait doucement conscience de l'enjeu de cet instant.

La seconde soupira alors et rejoignit Erza qui s'était assise sur le sol.

-Merci.

-Je n'ai fait que dire ce que je pensais.

-Je parlais de l'opportunité que tu m'as laissée pour que je puisse te frapper.

Les deux femmes se mirent à rire. Rire qui se transforma rapidement en fou rire. Elles avaient profité de cet instant pour relâcher la pression accumulée. Erza et Juvia restèrent un long moment, assises et silencieuses, avant de sortir du terrain numéro 6 et de retourner à leurs affaires comme avant. Personne ne sut ce qu'il se passa entre elles. Il n'y avait que le Roi, qui perçut, les jours suivants, des regards complices entre la commandante et sa seconde. La relation d'abord froide, puis cordiale, s'était imposée d'elle-même en complice. Et même la guilde de Fairy Tail, s'était fait à l'idée que Juvia n'avait pas agi inconsciemment et que la commandante Knightwalker, ex-tueuse de fées, avaient dorénavant changé.