ATTENTION : Ce chapitre contient une scène de sexe explicite
Je préfère le signaler au cas où si vous n'êtes pas à l'aise avec ce genre d'écrit...
Bien que je pense avoir utilisé un vocabulaire assez simple et édulcoré.
Par contre je ne compte pas me priver d'écrire d'autres scènes érotiques par la suite...
Et je ne pense pas le signaler à chaque chapitre, ça gâche un peu la surprise je trouve...
Puis si j'ai mis ma fiction en Rating M ce n'est pas pour rien ;)
BREF ! Si vous l'attendez avec impatience, je croise les doigts pour être à la hauteur de vos attentes ! =)
Bonne lecture !
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Morose.
C'est comment Livaï décrirait Mikasa actuellement. Cela faisait des jours qu'elle était comme ça... Certes elle n'avait jamais était du genre à respirer la joie de vivre non plus, mais elle était habituellement quand même moins lasse et plus motivée. Actuellement, c'était comme si elle n'était que l'ombre d'elle même, une lisse et pâle copie. Hansi avait dit à Livaï qu'il fallait un peu de temps avant qu'elle redevienne comme avant mais que c'était également possible qu'elle change un peu. Ce qui pouvait être totalement normal, la perte de proches n'étant pas un événement insignifiant, cela avait toujours un impact.
Alors Livaï avait décidé de briser un peu leur petite routine du soir en revenant de temps en temps passer leur fin de soirée dans la salle de détente. Et cela sembla aider à sortir petit à petit Mikasa de son état mélancolique.
Après lui, Mike était celui le plus proche de la jeune soldate donc naturellement ils s'étaient rapprochés du trio que formaient le grand blond avec Erwin et Hansi. Quand Erwin avait appelée Mikasa par son prénom au cours d'une discussion quelconque, elle lui avait répondu d'une voix presque cassante " C'est à nouveau Mikasa maintenant ? Plus Ackerman ? " avait-elle dit sans se soucier de s'adresser ainsi à son Major. Et cela fit intérieurement sourire Livaï, elle retrouvait et n'avait pas perdu son côté sarcastique.
Erwin avait subtilement souri, satisfait lui aussi de retrouver un peu de la vraie nature de sa plus jeune soldate. Il appelait toujours ses soldats par leur prénom peu importe leur proximité, certains à l'instar de Livaï, n'avaient pas de nom de famille alors c'était plus simple ainsi. Mais quand Mikasa devenait un peu trop insubordonnée à son goût, il avait prit l'habitude de l'appeler par son nom pour se faire plus ferme et autoritaire.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Erwin était un supérieur très accessible et humble, il traitait ses subordonnés comme ses égaux tout en réussissant à maintenir malgré tout la hiérarchie en place. C'était en parti pour ça qu'il inspirait tant de respect, Erwin savait mesurer et doser à la perfection le côté impartial de son rôle de Major et son coté compréhensible en tant qu'homme. Il ne se contentait pas d'être l'un ou l'autre selon la situation, non, il faisait un savant mélange des deux pour s'adapter à la situation. "Une main de fer dans un gant de velours" correspondait plutôt bien pour décrire le Major Erwin Smith.
C'est d'ailleurs ainsi qu'il avait gagné le respect et la reconnaissance de Livaï, qui n'avait pas été un de ses fans de la première heure. Mais le Caporal ne pouvait pas nier que le Major était un homme juste, honorable et droit. Il n'était pas un supérieur imbu de lui même, se pensant supérieur aux autres avec son grade élevé. Il n'avait pas tenu rigueur à Livaï le fait qu'il avait voulu le tuer après la mort de Farlan et Isabel, car malgré tout Erwin, aussi mesuré soit-il, était quelqu'un de compréhensif. Et il l'avait démontré à nouveau quand Mikasa était partie en vrille et que Livaï commençait à éprouver des remords.
Pendant justement l'une de ces soirées, Hansi invita Mikasa à passer la journée du lendemain avec elle, la jeune soldate avait acceptée naïvement, elle aimait bien Hansi alors pourquoi pas passer une journée avec elle. Même si Mikasa savait qu'Hansi pouvait se révéler très passionnée mais actuellement tout semblait couler indifféremment sur la jeune Ackerman alors elle pourrait l'endurer.
Grossière erreur...
Ne jamais, jamais sous-estimer Hansi...
Le soir même, Mikasa rentra dans le bureau de Livaï, ce dernier fut presque amusé de l'expression fatiguée et blasée de la jeune femme. Peut-être qu'il aurait dû être soucieux mais voir autre chose sur son visage qu'une expression plate et sans émotion, le réconfortait intérieurement. Une tasse de thé à la main, il la suivit du regard tandis qu'elle alla dans la chambre pour s'effondrer sur le lit.
" Oï ! Retires tes bottes et tes vêtements sales, les draps sont tout propres ! " Il se leva et se posa dans l'encadrement de la porte, il savait qu'Hansi avait dû parler en long en large et en travers des titans et de ses expériences. Elle rentrait tellement dans les moindres détails et narrait si joyeusement qu'elle parvenait à épuiser mentalement la personne à qui elle parlait. Livaï le savait car Hansi lui avait fait la même, sauf que lui n'avait pas laissée la journée passer ! Quand il avait comprit le personnage, il l'avait assommée et était parti simplement. D'ailleurs, depuis il sentait que Moblit était devenu un petit peu méfiant vis à vis de lui.
Mikasa émit une petite plainte étouffée par l'oreiller où elle avait fourrer son visage avant de se retourner et de se mettre sur le dos, portant une main à son front. " Ma tête est brouillée, je ne peux plus penser... " Livaï vint s'asseoir sur le rebord du lit, il prit les jambes de Mikasa sur ses genoux et s'affaira à lui enlever les bottes. Cette dernière le regarda en plissant les yeux. " Tu savais n'est ce pas ? "
" C'est pas un secret, Flagon nous avez prévenus de ne jamais lancer Hansi sur les titans. " répondit-il simplement avec évidence tandis qu'il s'attaqua à ôter la deuxième botte.
Les paupières de Mikasa clignèrent lentement plusieurs fois. " Ouais... Mais je ne suspectais pas que c'était à ce point... " répondit-elle d'une voix lasse presque inaudible tandis qu'elle ferma les yeux.
Livaï déposa la botte sur le sol et tourna sa tête pour voir Mikasa... Endormie. Il lui secoua les jambes " Oï ! " Mais elle ne réagissait pas. " Tu te moques de moi... " Il soupira avant de placer un bras sous les genoux de la jeune soldate et un autre dans son dos. Il la porta dans la salle de bain pour la déposer sur le sol de la douche, très délicatement pour ne pas la réveiller... Il prit le pommeau de douche et actionna l'eau.
En sentant l'eau froide l'arroser subitement, Mikasa se réveilla en sursaut, elle leva les yeux sur Livaï. " Qu'est ce qui te prends ?! "
Livaï la regarda dédaigneusement de haut. " Ce n'est pas parce que t'as passée la journée avec l'autre folle que tu dois prendre exemple sur son absence d'hygiène. " Il ré-actionna l'eau pour "laver" brutalement un peu plus la soldate et bizarrement il jubila intérieurement quand Mikasa lui lança un de ses regards si noirs dont elle avait le secret. Cependant ce sentiment partit vite quand elle tira sur le câble du pommeau de douche ce qui fit tomber ce dernier au sol. Elle s'empressa de l'attraper tandis que Livaï s'agenouilla et plaqua le pommeau de douche d'une main tandis que de l'autre il ferma l'eau. " Trop lente gamine ! " Il la surplombait en la regardant avec son habituelle expression blasée si ce n'est qu'une petite lueur rieuse étincelait dans ses yeux gris. Avait-elle vraiment cru qu'elle pourrait le prendre de court et l'arroser ? Elle était née cent ans trop tard pour ça.
Mikasa dériva son regard sur le côté en fronçant les sourcils, se mordant imperceptiblement la lèvre inférieure, elle était un peu frustrée et vexée. Malgré ses efforts, Livaï était toujours plus rapide qu'elle et il ne se gênait pas pour le lui rappeler et la narguer en prenant un malin plaisir peu importe les circonstances.
Livaï n'avait pas bougé, la surplombant toujours légèrement. Quand Mikasa rompit le contact visuel, le regard du Caporal examina alors le visage trempé, ses cheveux noirs mouillés qui collaient à sa peau blanche. Le noir était tout aussi intense que le blanc rendant ainsi le contraste incroyablement saisissant. Il s'attarda sur l'une des gouttes d'eau qui coula le long de la tempe de la jeune femme. Comme hypnotisé, il suivit la goutte glisser le long de sa joue puis de son cou et pour finir sa trajectoire à la naissance de sa poitrine pourvue d'autres gouttes d'eau froide et de chair de poule. Son regard tomba plus bas sur la chemise blanche trempée et devenue transparente dévoilant son sous-vêtement et la courbure des formes arrondies qu'il cachait... Il déglutit lourdement sans pouvoir détourner ni cligner des yeux... " Merde. "
" Vous êtes en train de fixer, Caporal... " La voix plate de Mikasa le sortit de sa contemplation. Il sursauta légèrement de surprise tandis qu'un petit voile rosé prenait place sur ses joues signe de sa gêne d'être prit sur le fait. Livaï releva les yeux pour voir deux billes noires le fixer, comme sa voix, son expression était placide. Seul le vouvoiement et le ton suave qu'elle avait prit en prononçant Caporal trahissait sa taquinerie.
Livaï effaça rapidement la surprise et la gêne de son visage en fronçant ses sourcils. Il détestait quand elle faisait ça et elle le savait sciemment... L'appeler par son grade et le vouvoyer, c'était toujours une fausse politesse pour masquer une moquerie.
Et pourtant dans ces moments, même si elle avait juste l'innocente intention de le taquiner elle réussissait toujours à tendre l'atmosphère d'une manière ou d'une autre... Il détestait quand elle faisait ça en toute connaissance de cause, c'était de la pure provocation.
Livaï détestait quand Mikasa l'appelait Caporal.
Mikasa avait observé l'air béat qu'il avait eu pendant qu'il, n'ayons pas peur de le dire, reluquait sa poitrine. Air qui s'était transformé en une petite gêne pour être rapidement balayé par une expression contrarié quand elle l'avait interpellé en le prenant sur le fait. Le panel d'expression qu'il lui avait offert en un court laps de temps, lui qui habituellement avait toujours cet air ennuyé et blasé, la fit sourire doucement.
Le premier sourire depuis des semaines. Mikasa leva doucement la main et la posa avec délicatesse sur la joue de Livaï qui frémissait au contact, peut-être à cause de la main froide et mouillée ou peut-être à cause de l'extrême douceur du geste.
Mikasa laissa glisser sa main, elle traça du bout de ses doigts le contour de la mâchoire du jeune Caporal, elle pouvait sentir la chaleur de sa peau contraster avec le bout de ses doigts froids. Elle retraça dans le sens inverse la ligne osseuse avant de passer sa main sur la nuque de Livaï, caressant de son pouce cette zone juste derrière l'oreille, une zone qu'elle savait sensible et érogène pour lui... Et pourtant, il ne bougeait pas d'un cheveu, il la fixait simplement avec encore plus d'intensité.
Mikasa rapprocha son visage toujours sans le quitter des yeux, elle s'arrêta suffisamment proche pour que chacun sente le souffle de l'autre s'heurter contre leurs lèvres. Il restait toujours immobile, elle laissa ses yeux tomber sur ses lèvres fines qui s'étaient entrouvertes, elle pouvait sentir le souffle du Caporal s'accélérer tandis qu'elle se rapprochait encore un tout petit peu plus... Elle releva son regard dans le sien tout en effleurant ses lèvres contre les siennes, aussi légèrement que la caresse d'une plume. Elle sentit avec satisfaction le souffle de Livaï s'accélérer encore d'un cran.
Mais Mikasa savait que Livaï ne bougera pas, qu'il ne comblera pas le mini espace entre eux, même s'il le voulait ardemment, il ne le fera pas... Elle avait compris que depuis la nuit où ils s'étaient embrassés pour la première fois, il avait peur de faire passer ses désirs avant ceux de la jeune femme. Alors il la laissait toujours initier le moindre contact entre eux, si elle voulait qu'ils s'embrassent, elle devait venir ; si elle voulait être dans ses bras, ils les ouvraient simplement et attendait qu'elle vienne s'y blottir ; la seul exception était quand il voulait la réconforter ou l'apaiser, il s'autorisait alors quelques légers touchers sans risque comme caresser ses longs cheveux noirs, lui serrer la main et éventuellement son dos sur la partie bien osseuse de sa colonne vertébrale... Qu'il soit si respectueux, la touchait sincèrement.
Lentement, Mikasa déposa ses lèvres sur celles de Livaï, elle plaça son autre main sur sa nuque l'attirant plus près, pressant ainsi leurs lèvres entre elles plus fermement. Leurs langues respectives s'immiscèrent dans la bouche de l'autre, se caressant langoureusement mutuellement, arrachant à chacun un petit soupir de satisfaction.
Ils se séparèrent pour reprendre leur souffle, se regardant intensément dans les yeux embrumés par un désir charnel... Mikasa posa une main sur la tempe de Livaï, elle caressa tendrement la cicatrice qu'elle lui avait faîte lors de leur rencontre. Elle lui fit un rapide et petit bisous chaste. " Désolée... " murmura-elle presque de manière sensuelle tandis que Livaï la regarda sans comprendre.
Il ne l'avait pas vu venir... Mikasa lui donna un léger coup de pied dans les parties, pas assez fort pour le plier en deux, mais suffisamment pour qu'il sente une vive et fugace douleur à l'entrejambe.
Il porta une main à son paquet en serrant les dents, étouffant ainsi un grognement rageux avant de lancer un regard noir à Mikasa. " Putain ! Qu'est ce qui te prends ?! "
Mikasa fronça les sourcils. " C'est pour m'avoir réveillée avec de l'eau froide. " Livaï la regarda entre contrariété et incompréhension tandis qu'elle prit une expression narquoise. " Lilas avait raison. Quand on en vient au sexe ou à l'amour, les hommes deviennent stupides et manipulables... " Elle eut un petit sourire provoquant et le regard hautain. " Et il semblerait que même l'homme le plus fort de l'humanité n'y fasse pas exception... "
Livaï la regarda avec haine... Elle venait de le manipuler ? C'était juste... tellement déloyal !
Mais au fond il savait qu'elle ne l'avait pas embrassé juste pour ça, elle avait juste saisit l'occasion de se venger quand elle avait vu qu'il avait baissée sa garde. Une leçon qu'il lui avait lui même enseignée, même s'il ne lui avait pas appris à faire usage de la séduction pour ça. De plus, elle aurait vraiment pu le frapper à cet endroit ultra-sensible, tellement mais tellement plus fort qu'elle ne l'avait fait.
" Tch. " Il se releva vivement en tenant toujours ses parties légèrement endolories. Amusée et un peu fière de sa petite vengeance qui avait été agréable par dessus le marché, Mikasa le suivit du regard alors qu'il sortit en claquant la porte... Elle soupira en frissonnant dans ses vêtements trempés par sa faute. Livaï est ce qu'il est mais il était le seul à véritablement la traiter comme avant, comme il avait toujours eu l'habitude de le faire, souvent sans ménagement mais pas seulement... Elle retira ses vêtements et savoura d'autant plus le contact de l'eau chaude après avoir pris une douche si froide.
Livaï ne dormit pas avec Mikasa ce soir là, il ne se faisait pas confiance pour aller comme d'habitude bien sagement dormir avec elle. Même s'il savait se contrôler, il craignait les pensées et envies réveillées par la vision de la chemise trempée et transparence de Mikasa. Il était certain qu'à cause de ça il serait incapable de fermer l'œil. Puis il y avait une question de fierté aussi... Il ne voulait pas revenir sagement alors qu'elle l'avait frappé !
Et le lendemain matin, Mikasa ne se priva pas de lui en faire la réflexion.
Livaï lui répondit avec un air renfrogné et une voix tranchante. " C'est ce qui arrive quand on tape dans les couilles d'un mec... Ça a tendance à le refroidir ! "
Mikasa le fixa en levant un sourcil. " Vraiment ? " Elle croisa les bras sur sa poitrine. " Tu es sûr d'être assez refroidi ? Parce que on fait à peu près la même taille et pourtant tu regardes bien bas... "
Le Caporal se renfrogna un peu plus avant qu'une idée lui traverse l'esprit, il prit soin de bien la regarder dans les yeux. " On va voir lequel de nous deux va être le plus refroidi... C'est le jour du grand ménage. " Il abordait un léger sourire narquois, il adorait ce jour. Après le grand ménage mensuel, son lieu de vie était toujours à son paroxysme de propreté. Et il allait profiter de cette journée pour se venger de Mikasa en la faisant faire et refaire le ménage même si c'était parfaitement exécuté.
C'est ainsi, qu'apprêtés de foulards blancs sur leurs cheveux et sur leurs nez, Livaï et Mikasa firent le GRAND ménage mensuel, ouvrant en grand toutes les fenêtres, traquant la poussière dans les moindres coins et recoins, poussant les meubles pour balayer et récurer chaque centimètres du parquet, lessiver les murs, laver et cirer les meubles et menuiseries, nettoyer la douche, la baignoire, le lavabo, les siphons, le carrelage et ses joints, taper le matelas, changer les draps... Ils firent tout cela rigoureusement et en silence, mis à part les sommations de Livaï pour que Mikasa recommence tout au moins deux fois.
Livaï ouvrit son placard d'entrée afin de le dépoussiérer et le nettoyer, il en sortit les manteaux et les capes, ses nombreux produits de nettoyage. Il s'agenouilla et sortit une à une les paires de chaussures, quand il enleva la dernière paire il vit alors deux baluchons placés le plus au fond possible dans le placard. Sans les quitter des yeux et d'un geste lent il reposa la paire de bottes, il continua de fixer ces deux sacs, songeur... C'était les affaires de Farlan et Isabel, elles étaient là depuis que Mikasa les avaient ramenées, ni elle ni lui ni avaient touchés depuis.
Le Caporal tourna la tête pour regarder Mikasa en train de faire les vitres. Il se rappela comment elle s'était raccrochée à la survie de Pegasus, le cheval d'Isabel, par substitution, pour ne pas faire face à la perte de leurs amis... Il continua de la fixer alors qu'elle nettoyait rigoureusement.
Aujourd'hui était le jour du grand ménage.
Livaï sortit les deux baluchons et les déposa devant le canapé où il s'assit sans entrain. " Mikasa. " L'interpellée se tourna vers lui mais quand son regard tomba sur les deux sacs posés devant lui, il la vit se tendre avant qu'elle détourne le regard et recommence à nettoyer la vitre. " Mikasa... On ne peut plus repousser ça plus longtemps. On doit le faire. " Elle s'arrêta, de longues secondes passèrent avant qu'elle ne se retourne et vienne s'asseoir aux côtés de Livaï. Ce dernier reporta son attention sur l'un des baluchons, il posa ses mains sur le sac pour défroncer l'ouverture cependant il se figea avec appréhension... Mikasa posa sa main sur la sienne, d'un regard et d'un acquiescement simultané ils ouvrirent le sac ensemble.
Le sac de Farlan contenait beaucoup de bouquins, il s'agissait de livres de cuisine, de roman, de recueil de poèmes. Il y avait également quelques vêtements, deux paires de chaussures et un nécessaire de rasage.
Le sac d'Isabel contenait principalement des vêtements aux couleurs plutôt vives, également une paire de bottes, une paire de bottines, un jeu de cartes et deux étranges lames en forme de plume incurvées sans garde avec un anneau au bout.
Une fois qu'ils eurent respectueusement fini l'inventaire, en se remémorant parfois des souvenirs du passé liés aux objets. Mikasa se saisit d'un des romans de Farlan. Elle demanda d'une voix basse " Qu'est ce que l'on va faire de tout ça ? "
Livaï haussa les épaules sans la regarder et en fouillant précautionnèrent dans un des baluchons. " Je ne sais pas. Je suppose qu'il faut qu'on détermine ce que l'on veut garder ou non. "
Mikasa attrapa l'une des tuniques de sa défunt amie. Elle réfléchissait en reposant le vêtement et en laissant son regard glisser sur les affaires éparpillées. Elle ne se voyait pas revêtir les vêtements d'Isabel, ça serait trop bizarre... Et les vêtements de Farlan n'étaient définitivement pas à la taille de Livaï. " Et si nous donnions les habits et les chaussures à l'hospice des vétérans ? Nous pouvons garder les livres et le jeu de cartes en souvenir. "
Livaï acquiesça silencieusement, il commença alors à replier soigneusement les vêtements pour les remettre dans le baluchon, imité par Mikasa. Quand cette dernière eu finit, son regard se posa sur les deux étranges lames, elle en prit une, la scruta attentivement, elle passa son index dans la boucle et la fit tourner. Elle arrêta le mouvement circulaire de la lame en saisissant la garde nu d'un geste maîtrisé et expert. " Je peux les garder ? "
Le Caporal releva les yeux pour voir Mikasa faire tournoyer la lame autour de son index puis arrêter le mouvement pour le reprendre. " Si tu veux... Mais, si tu prévois d'assassiner quelqu'un avec, n'oublies pas de les nettoyer après. "
La jeune femme ne releva pas l'humour sombre, elle en avait l'habitude et à vrai dire elle possédait aussi ce type d'humour alors elle se contenta de scruter la lame. " Dis... Je ne pensais pas qu'Isabel aimait ce genre d'armes. "
Livaï regarda silencieusement Mikasa un instant, notant qu'elle avait prononcé le prénom d'Isabel. " Elle ne les aimait pas. Elle les avait volé il y a des années dans les bas-fonds tout ça parce qu'elles ressemblaient à des plumes... Cette stupide gamine... "
La jeune Ackerman eut un petit sourire nostalgique, Isabel adorait les oiseaux et leur capacité à pouvoir voler où bon leur sembleraient. " Je vois, ça lui ressemble plus. "
Livaï et Mikasa s'affairèrent alors à ranger méticuleusement par thème et par gabarit les livres dans la bibliothèque très peu remplie du Caporal. Quand ils eurent fini de les ranger, ils regardèrent la bibliothèque remplie des livres de Farlan et exposant le jeu de cartes et les lames d'Isabel. Mikasa et Livaï acceptaient enfin d'aller de l'avant mais ce n'étaient pas pour autant qu'ils allaient les oublier... En témoignait cette bibliothèque trônant fièrement et en évidence dans leur lieu de vie.
Après cette journée physiquement et émotionnellement éprouvante, Mikasa alla se détendre dans un bon bain chaud en lisant l'un des romans de Farlan. Elle n'était pas très lecture de nature mais elle se disait qu'il n'était jamais trop tard pour commencer. Et ainsi elle avait l'impression de faire vivre la mémoire et l'influence de Farlan au travers de cet acte.
Prise dans l'histoire, elle poursuivit sa lecture dans la chambre à la lueur d'une petite bougie, assise sur le lit, les genoux contre sa poitrine. Le roman était du style policier au temps médiéval, rien de bien extraordinaire mais l'intrigue de l'identité de l'assassin du dauphin du roi suscitait un petit intérêt curieux.
Quand Livaï sortit de la salle de bain après avoir pris une minutieuse mais rapide douche, elle le regarda du coin de l'œil. " Toujours aussi rapide. " dit-elle d'un ton désintéressé en replongeant dans son bouquin.
Livaï se retourna vers elle. " Ouais tout le monde n'a pas une heure à perdre... " répondit-il en faisant référence au temps anormalement long, pour lui en tout cas, que passait Mikasa dans la salle de bain.
Sans relever la pique qu'elle ignora sciemment et royalement, Mikasa dévissa sa tête sur le côté pour le regarder. " Il y a un truc que je ne comprends pas... Si tu n'aimes pas perdre du temps même pour te laver, pourquoi avoir acheté une baignoire ? Tu ne l'utilises jamais... Si tu n'aimes pas gaspiller ton temps pour le coup t'as gaspillé ton argent. "
Livaï se renfrogna à la réflexion logique de Mikasa, il n'avait pas réalisé lors de son achat le pourquoi et quand il l'avait compris un peu plus tard cette fameuse journée, il avait mit énormément de temps pour l'accepter... Et même aujourd'hui, il avait du mal à l'avouer et à l'assumer.
C'est pourquoi au lieu de répondre, il s'avança vers Mikasa, il releva un peu le livre qu'elle avait dans les mains pour voir le titre. Il connaissait ce bouquin, Livaï avait lu au moins deux fois tout les livres de Farlan y compris les livres de recette ! Faut dire qu'avec sa petite quantité d'heure de sommeil et ses occasionnelles nuits blanches, le Caporal disposait de beaucoup de temps... " C'est la duchesse. La tueuse. "
D'abord offensée, Mikasa se ressaisit rapidement et reprit comme si de rien sa lecture. Livaï la regarda en fronçant ses fins sourcils. " Oï, je viens de te révéler l'identité de l'assassin pourquoi tu continues ? "
" Parce que... " Elle tourna une page. " Ce n'est pas le plus intéressant au final. " Livaï la regarda avec un peu d'incompréhension il lui avait révélé l'identité du meurtrier et c'était tout l'intérêt et l'intrigue du livre. " Je suis curieuse de connaître ses motivations. " lui expliqua-elle en le regardant d'un air énigmatique. " Tout comme, tu sais... Pourquoi acheter un truc dont on ne se sert pas... C'est plutôt curieux. "
Livaï se renfrogna... Qu'est ce ça pouvait bien lui faire de savoir pourquoi il avait acheté une baignoire, elle était bien contente d'en profiter.
Mikasa l'observa amusée par sa réaction alors elle décida de pousser un peu plus..." Alors ? Quelles étaient vos motivations Capo- "
" Arrêtes ça ! " l'interrompit Livaï en lui lançant un regard noir menaçant.
Mikasa le regarda silencieusement du coin de l'œil, encore un peu plus amusée. Elle reporta son regard sur son livre pour reprendre sa lecture, s'il ne voulait pas le dire soit ce n'est pas comme si ses explications étaient importantes au final. Oh elle ne réalisait pas et ne pouvait pas savoir à quel point c'était naïf de penser ça...
Livaï scruta longuement et attentivement le profil de la jeune Ackerman à nouveau concentrée dans sa lecture, il soupira et détourna le regard. " C'était pour toi. " Sa voix était éraillée et basse. Mikasa releva brusquement le nez de son livre et le regarda avec surprise. " Je... Je ne l'ai pas réalisé... Jusqu'à ce que j'entende Isabel dire que tu semblais apprécier beaucoup le bain. " Il ne la regardait toujours pas, il ne pouvait pas, c'était déjà beaucoup trop gênant de parler, de lui avouer. " Tu me l'avais dis bien avant ça... Le soir où tu m'avais offert ce service à thé. "
Mikasa déposa le livre sur la table de nuit sans même se soucier de marquer ou de noter mentalement la page, il avait toute son attention. " Et le fait que j'ai acheté une baignoire le jour de ton anniversaire, même si je l'avais oublié. C'était un peu trop gros pour n'être qu'une simple coïncidence... " Il soupira presque d'agacement et prit une petite expression contrariée en regardant Mikasa. " Un tour de merde de mon subconscient ! ... En tout cas c'était la conclusion de Farlan. " Le Caporal fronça un peu plus ses fins sourcils quand il vit la jeune soldate se pincer les lèvres pour tenter de retenir un petit sourire ce qui fit ressortir deux discrètes fossettes sur ses joues.
Mikasa se leva, sans aucune hésitation elle s'avança vers Livaï et sans sommation elle l'embrassa vivement en l'attrapant par le col de son tee-shirt. Quand elle brisa leur baiser pour le regarder, elle vit l'air surprit qu'il abordait. " Qu'est tu- " il ne put terminer sa question qu'elle l'interrompit, les yeux pétillants. " Assez avec les subtilités. " Elle scella à nouveau leurs lèvres ensemble, elle passa une main dans les cheveux de Livaï en exerçant une pression sur l'arrière de son crâne pour intensifier le baiser. Leurs langues se cherchaient puis se trouvaient pour se taquiner gentiment, se titiller langoureusement ; s'arrachant mutuellement quelques gémissements étouffés par la bouche de l'autre.
Livaï tenait Mikasa par la taille, serrant et froissant ardemment la chemise de nuit de cette dernière pour empêcher ses mains de glisser et d'agripper ses hanches arrondies. Il pouvait sentir une boule de chaleur prendre naissance dans le bas de son ventre pour se répandre lentement à travers tout son corps. Et Mikasa qui se collait de plus en plus à lui au fur et à mesure que leur baiser s'intensifiait, ne fit qu'amplifier l'ardeur qui le parcourait.
Mikasa rompit le baiser en désolidarisant lentement ses lèvres de celles de Livaï, elle le regarda intensément dans les yeux en faisant glisser sa main le long de son bras musclé pour finalement atteindre la main qu'il avait sur sa taille. Elle lui fit défaire sa prise et sans le quitter des yeux, elle recula en le tirant par la main ; elle s'allongea délicatement sur le lit toujours sans rompre leur contact visuel, attirant doucement Livaï sur elle. Il se positionna au dessus d'elle, plaquant une main à côté de la tête de la brune pour assurer sa stabilité afin de ne pas lui tomber lourdement dessus tandis qu'un de ses genoux se plaça entre les cuisses de Mikasa. Elle entremêla leurs doigts ensemble alors qu'elle posa son autre main sur la nuque de Livaï, l'attirant vers elle pour l'embrasser langoureusement.
Au fur et à mesure que le baiser s'intensifiait, Mikasa pressa une main dans le creux du dos de Livaï pour le rapprocher encore un peu plus. Elle délaissa les lèvres de son amant pour l'embrasser tendrement entre la jointure de son cou et de son épaule puis elle remonta lentement jusque derrière son oreille, déposant délicatement ses lèvres comme si elle chérissait chaque cellule de sa peau. Arrachant ainsi quelques soupirs de contentement au Caporal qui frémissait de plaisir. Elle glissa sa main libre vers l'entrejambe de Livaï et caressa à travers le tissu de son pantalon le sexe qui commençait à se durcir de plus en plus sous son toucher.
" Mikasa... Attends j-je... Tu es sûre ? " Il haletait, la voix chevrotante tandis que la jeune femme continuait de le stimuler en déposant de légers baisers le long de son cou et en le caressant sous la ceinture.
Mikasa s'arrêta, elle pressa ses doigts entrelacés avec ceux de Livaï pour le conforter. " Oui. "murmura-elle, faisant ainsi parcourir un frisson le long de l'échine de Livaï quand elle prononça ce simple mot dans le creux de son oreille. Elle planta ses yeux noirs dans ceux gris luisants d'une luxure voilée. " J'en ai envie... Vraiment. " Contrairement à la voix de Livaï celle de Mikasa était un murmure sensuel et contrôlé, ses yeux noirs le regardait avec assurance. Elle était sûre d'elle et de ce qu'elle voulait.
Mikasa noua ses jambes autour des hanches de Livaï et joua des siennes pour inverser leur position. Elle sourit légèrement en pensant que c'était bien la première fois qu'elle réussissait à le mettre sur le dos, même si actuellement ce n'était pas vraiment un combat. Livaï se redressa un peu, les yeux aimantés sur ses lèvres pulpeuses retroussées. Et pour la première fois depuis la nuit où tout avait changé, ce fut lui qui combla la distance entre leurs deux bouts de chair roses. Mikasa, tout en mouvant ses lèvres contre les siennes, fit glisser ses mains le long du torse de Livaï, elle entreprit de lui enlever son tee-shirt. Il râla presque quand il dût se séparer des lèvres de Mikasa pour qu'elle puisse faire passer son vêtement par dessus sa tête.
Elle regarda attentivement son torse si musclé, ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait comme ça. Elle l'avait déjà vu un bon nombre de fois pendant leurs entraînements, elle l'avait même touché et massé quand elle l'avait soigné... Cependant à ce moment c'était différent, elle caressa doucement les trapèzes si musclés de Livaï, s'attardant un peu plus sur celui de gauche, retraçant du bout des doigts une vieille cicatrice. En prenant bien son temps pour découvrir chaque aspérité, chaque contour, elle fit glisser ses mains sur ses pectoraux puis sur son abdomen aux abdominaux bien saillants. Arrivée au bas du ventre, elle laissa ses mains passer dans le bas du dos.
Les mains de Mikasa parcoururent doucement et soigneusement le dos de Livaï tout en l'embrassant dans le cou, arrachant ainsi au Caporal plusieurs soupirs et gémissements de contentement. Les mains de Livaï agrippaient fermement les hanches de Mikasa, tirant dessus pour la coller un peu plus contre son érection battante. Il en avait tellement envie, tellement, tellement envie d'elle. Ses caresses et ses doux baisers sur sa peau, qu'il sentait s'embrasser ardemment sous son contact, le rendait fou, c'était une douce et délicieuse torture.
Mikasa dût sentir son impatience car elle délaissa ses caresses pour déboutonner son pantalon tout en continuant de l'embrasser dans le cou. Livaï attrapa les draps pour défaire le lit, il passa un bras autour de la taille de Mikasa, agrippant toujours d'une main une de ses hanches, d'un mouvement souple il la fit basculer dans le lit en la dominant et l'embrassant. Mikasa fit glisser le pantalon et le sous-vêtement sur les hanches étroites puis les cuisses de Livaï qui finnisa de s'en débarrasser d'un mouvement de jambes. Tout en continuant de l'embrasser, Mikasa les recouvrit avec les draps blancs avant de reprendre ses caresses dans son dos, elle pouvait sentir tout le corps chaud et nu de Livaï contre elle.
La jeune soldate caressait puis parfois griffait superficiellement le dos du Caporal sous l'intensité du baiser. Elle le voulait, elle voulait sentir ses mains rudes et chaudes parcourir tout son corps. Alors elle s'empara d'une des mains de Livaï et la posa sur son sein qui se soulevait à cause de sa respiration encore plus saccadée suite à ce toucher. Mikasa sentit la main de Livaï serrer son sein un peu plus, il commença à le malaxer doucement. Elle en profita un petit moment avant de lui faire glisser sa main doucement le long de ses côtes, de sa taille, de son ventre de sa hanche puis de sa cuisse. Elle continua de guider la main de Livaï le long de sa cuisse, quand elles eurent atteint le bas de la chemise de nuit, Mikasa fit langoureusement remonter leurs deux mains avec le vêtement, arrivées mi-cuisse elle enleva sa main tandis que celle de Livaï continuait le trajet. C'était comme s'ils reprenaient là où ils en étaient restés il y a quelques semaines.
Mikasa se releva un peu pour permettre à Livaï de pouvoir aisément lui retirer sa chemise de nuit, le dernier tissu entre eux. À présent tout les deux nus, Mikasa se rallongea, Livaï la regarda attentivement de haut en bas, elle était magnifique... Sa peau était d'un blanc laiteux, sans aucune marque, ni cicatrice... Si pure... Il releva son regard sur son visage encadré par ses cheveux brillants tel de la soie sombre, sur ses yeux... Ses putains de yeux dont la plus petite lueur pouvait étinceler comme une étoile parmi ce noir si intense... Livaï se pencha pour s'emparer de ses lèvres si douces et pulpeuses, puis comme elle le lui avait montré, il mit sa main sur son sein le malaxant doucement, ce fut à son tour de lui arracher des gémissements. L'entendre faire ces petits sons, le galvanisait, il voulait en entendre plus et plus fort.
Livaï fit glisser sa main sur l'intérieur de la cuisse de Mikasa qui écarta un peu plus les jambes en haletant. Il caressa maladroitement son sexe, frottant doucement de sa paume la zone sensible, elle soupira de contentement quand elle sentit ses doigts rugueux sur son clitoris lisse. Livaï nota ce point sensible, tout en regardant le visage de Mikasa, il effectua alors des cercles serrés avec une légère pression et un rythme constant. Il l'observa avec une grande attention... Ses joues rosies, son regard voilé de plaisir, ses lèvres qui laissaient échapper soupirs et gémissements de plus en plus forts et rapprochés, sa poitrine qui se soulevait de manière de plus en plus saccadée, le bout de ses seins roses qui pointaient durement. Il aimait et était fasciné par cette vision de Mikasa qui prenait du plaisir, d'autant plus qu'il était celui qui le lui procurait.
Livaï sentit l'humidité sur sa main alors instinctivement il inséra un doigt en elle tout en pressant sa paume contre son point sensible. Mikasa gémit plus fort en se cambrant et s'agrippant à la nuque de Livaï quand ce dernier y ajouta un second doigt qu'il mouva en elle avec ferveur. Il adapta le rythme de son toucher pour correspondre aux gémissements croissants de Mikasa qui haletait de plus en plus fort tandis qu'elle sentait une chaleur se répandre en elle, devenant de plus en plus intense. "L-livaï... " réussit elle à murmurer entre deux gémissements, elle prononça son prénom comme une prière suppliante et reconnaissante... L'appeler avec cette voix douce et suave le fit accélérer un peu plus ses gestes, lui arrachant un nouveau gémissement toujours un peu plus fort que le précédant. Et soudain elle se sent à la limite de voler en éclats, elle sent l'apogée de son plaisir devenir imminent, elle se sent brûler de l'intérieur, se contracte, se cambre, sa respiration s'arrête tandis qu'elle laisse s'échapper un délicieux et profond gémissement en fermant les yeux.
Seul le souffle court de Mikasa brise le silence de la pièce, après de longues secondes elle ouvrit doucement les yeux. Elle vit Livaï figé alors qu'il la regardait, subjugué, la bouche entrouverte. Aucun des deux ne prononce un mot ni ne bouge d'un pouce, quand son souffle commence à se calmer doucement, Mikasa embrasse rapidement Livaï puis le regarde plus intensément que jamais.
Et ça, c'est le signal.
Livaï laisse son corps se reposer entièrement sur elle, il trouve facilement son entrée si humide et si sensible quand il la sent frémir et gémir alors qu'il l'a juste effleurée du bout de son sexe. Impatient d'avoir chaque centimètre de lui-même en elle, il la pénètre à moitié, brusquement et un peu maladroitement. Il s'immobilisa instantanément quand elle ne put retenir un petit cri de douleur. Livaï la regarde soucieux et paniqué " D-Désolé... " Il voulait lui faire du bien et non la faire souffrir. Mikasa haletait fort, malgré tout elle réussit à prendre une petite voix douce pour rassurer Livaï " Juste... Laisses moi un petit moment. " Elle laissa sa tête tomber en arrière en essayant de calmer sa respiration saccadée.
Livaï pouvait sentir les muscles internes de Mikasa protester et se tendre pour lutter contre l'agréable mais inconfortable intrusion. Il savourait cette sensation de la sentir battre autour de lui, si chaude, si douce, si serrée. C'était si bon... Il voulait partager ça avec elle, qu'elle ressente ce plaisir avec lui. Grâce à lui. Alors Livaï lui déposa plusieurs légers baisers sur son cou et sur son visage pour l'aider à se détendre tout en caressant tendrement d'une main son visage et ses cheveux.
Mikasa laissa un profond et long soupir passer la barrière de ses lèvres tandis qu'à chaque geste de tendresse de Livaï elle se détendait toujours un petit peu plus, elle le regarde en passant ses mains dans son dos en traçant de petits cercles sur ses omoplates. Livaï se penche et l'embrasse tendrement, elle mouve également ses lèvres en retour tandis que la sentant un petit peu plus lâche il finit de s'enfoncer en elle et commença de lents et langoureux va-et-vient. Après plusieurs de ces mouvements, cela devient enfin vraiment incroyablement agréable pour tout les deux. Livaï soupira de plaisir en laissant tomber son front contre celui de Mikasa. Elle l'embrasse sur les lèvres puis dans le cou tandis que l'une de ses mains s'enfouit dans ses cheveux fins et l'autre dans le creux du dos de Livaï, le pressant plus contre elle.
Au fur et à mesure, ils calèrent ensemble les va-et-vient en un rythme soutenu mais pas trop effréné. Trouvant la vitesse parfaite pour savourer les sensations de pénétration et de frottement, Mikasa roulait parfois des hanches pour accompagner le mouvement de Livaï, elle entourait ses hanches avec ses jambes comme s'il n'était jamais suffisamment assez en elle. Ils s'embrassaient langoureusement tandis que leurs gémissements respectifs se heurtaient entre eux. Livaï laissa un grognement presque bestial franchir la barrière de ses lèvres quand Mikasa le mordit doucement dans le cou avant de lécher et suçoter ce même endroit. Il en échappa un nouveau quand elle s'attaqua à l'un de ses lobes d'oreilles. Sans stopper ses mouvements de va-et-vient, il l'embrassa le long de cou et de sa clavicule avant de descendre sur son sein, il lécha du bout de sa langue le téton rose dressé avant de le mordiller gentiment, elle se cambra en criant fort et lui griffa le dos en réponse tandis qu'il la sentit mouiller un peu plus à l'intérieur, il aspira et téta doucement son bout de sein avant que Mikasa le ramène à elle pour l'embrasser désespérément en gémissant lourdement dans sa bouche.
Elle avait si chaud... Jamais elle avait connu une telle chaleur, elle sentait le corps de Livaï être tout aussi brûlant, leur peau se recouvrait au fur à mesure d'une fine couche de sueur. Ils pouvaient sentir leurs sens s'aiguiser comme le faisait l'adrénaline qui parcourait leurs corps pendant un combat. Leurs vues se limitaient à la vision incroyablement nette de l'autre alors que tout le reste était flou ; Chaque toucher et chaque sensation de l'être semblaient être dupliqués, plus sensibles ; L'odeur de l'autre se répandait et titillait leurs narines plus fortement grâce à leur chaleur corporelle ; Le goût salée de leur peau à cause de la sueur quand ils léchaient, mordaient, suçotaient et embrassaient la peau de l'autre ; Et les cris, soupirs et gémissements qui résonnaient dans leurs oreilles comme une incroyable et fascinante mélodie.
Ils essayaient de repousser le moment fatidique le plus longtemps possible en essayant de se contrôler du mieux qu'ils pouvaient afin de savourer encore et toujours plus. Ne voulant pas se séparer des intenses sensations enivrantes qui les parcouraient quand ils faisaient l'amour ensemble. Cet acte au summum de la communion qu'il était possible pour deux êtres humains. Mais aussi forts et contrôlés sont-ils, ils ne pouvaient pas défier les lois physiques et naturelles.
La température de leurs corps grimpa encore d'un cran, leurs muscles qu'ils avaient si sollicités commençaient à trembler, leurs sexes respectifs se gorgeaient de plus en plus de sang devenant affreusement sensibles. Chaque coup de rein supplémentaire se faisait ressentir plus intensément que le précédent, ils se tendaient agréablement de plus en plus, les cris étaient plus forts plus longs. Les ondes de plaisir qui parcouraient leurs corps devenaient plus puissantes et rapprochées. Ils ne maîtrisaient plus rien.
En sentant les parois de Mikasa se resserrer de plus en plus par à coup autour de son sexe tendu à l'extrême, Livaï se saisit brusquement de la tête de lit d'une main, serrant avec force le bois qui craqua légèrement suite à la pression, tandis qu'il s'enfonça en Mikasa le plus profondément qu'il lui était possible.
Ce fut comme un raz de marré. Le plus intense qu'ils aient pu ressentir, une immense vague de plaisir, de satisfaction et de liberté ultime. À l'unisson, Livaï poussa un dernier cri long et fort tandis que Mikasa cria tout aussi fort mais de manière entre coupée. Elle pouvait sentir dans son intimité le liquide épais et chaud de Livaï se répandre en elle, alors que ce dernier sentait les parois vaginales de la brune se resserrer fortement autour de son sexe.
Tout deux étaient essoufflés au plus haut point, la sueur perlait leur peau, leurs cheveux étaient aussi trempés que s'ils étaient restés sous une pluie battante. Ils se fixaient d'un air presque absent, Livaï se pencha sur Mikasa pour l'embrasser longuement mais chastement avant de se retirer. Ils grimacèrent à la perte de chaleur pour l'un et à la sensation de vide soudain pour l'une. Exténué, Livaï se laissa alors doucement tomber sur Mikasa, il posa sa tête sur la poitrine de cette dernière qui se soulevait dans un rythme effréné, il pouvait entendre son cœur battre frénétiquement et puissamment.
Mikasa l'enlaça fermement à son tour, elle écarta les cheveux plaqués sur le front de Livaï et déposa ses lèvres sur la cicatrice qu'elle lui avait faite lors de leur rencontre... Heureuse d'avoir cambriolée la bonne maison il y a deux ans...
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ENFIN ! Ils l'ont enfin fait ! Fiouuuuu
C'est mon premier lemon donc j'ai hâte d'avoir votre avis :)
Souvent dans les FF, Livaï est expérimenté et plus sûr de lui et de ce qu'il fait... J'aime bien aussi...
Mais apparemment il serait toujours vierge...
Alors vrai ou pas, je trouvais ça quand même plus intéressant et cohérent qu'il le soit dans mon histoire.
Et j'aime bien justement inverser un peu leurs rôles habituels dans les FF, avec une Mikasa plus entreprenante même si pas plus expérimentée que lui ;)
Sinon nous arrivons à la fin "d'un chapitre par jour"... J'ai comblé mon retard de publication par rapport à Wattpad.
Je ne veux pas promettre un rythme de parution régulier,
en général c'est toutes les semaines mais ça peut prendre parfois un peu plus de temps,
je ne m'impose rien ^^
Voilà, Voilà.
A bientôt !
