Guest : Merci de ta fidélité et ce à chaque chapitre ! Voici la suite.
Chapitre 11
Mu se réveilla en premier le lendemain matin, un peu paniqué tout d'abord car il ne sentait plus Camus contre lui. Mais quand il tâtonna dans son lit, il le retrouva un peu plus loin. Quand il le toucha le français, il soupira d'aise.
Camus s'éveilla sentant une caresse sur son dos, il tourna la tête et vit son compagnon en train de sourire le regard poser sur lui.
- Bonjour ! murmura Camus avant d'étouffer un bâillement dans l'oreiller.
- Bonjour ! répondit Mu souriant encore plus, ne cessant pas pour autant de caresser le bras du français.
Camus se redressa un peu, il y avait quelque chose de louche dans son attitude ce matin, mais il n'arrivait pas à deviner quoi.
Mu fit glisser sa main sur le bras du français, remontant vers l'épaule, puis le cou avant de caresser la mâchoire de l'homme avant de s'avancer et l'embrasser.
Quand le baiser cessa, Camus plongea son regard dans celui de Mu et il comprit.
- Tu me vois.
- Pour l'instant...
Bien entendu cela ne dura pas et très vite sa vue se brouilla à nouveau. Mais ces quelques minutes pendant lesquelles Mu put voir encore une fois semblèrent magiques aux deux amoureux.
- Et voilà, murmura-t-il doucement en se laissant tomber dans le lit. C'est fini…
- Ne te décourage pas ! le gronda Camus gentiment en le câlinant. Cela fait deux fois et ça veut dire que ça revient, il faut le dire à ton frère et à Lorcan !
- Tu as raison… tu es si beau Camus…
- Pas autant que toi mon amour.
S'ensuivit un baiser plus que torride et un moment qui n'appartenait qu'à eux et qui remontèrent le moral de Mu avant qu'ils ne se décident à rejoindre tout le monde pour le petit déjeuner.
On était dimanche matin et pour une fois, toute la maisonnée était au complet. Les amis si proches qu'ils faisaient presque parti de la famille maintenant avaient tous regagnés leur domicile, en couple ou seul suivant les envies. Lorcan et Shion furent heureux d'apprendre ce nouvel épisode de retour à la normale de la vue de Mu, même si encore une fois, cela avait été court.
- Ta thérapie y est peut-être pour quelque chose, remarqua Shion. En tout cas, c'est encourageant !
- Oui, mais si frustrant !
- Il faut persévérer, dit Lorcan. Peut-être devrions-nous accueillir à demeure Camus, ajouta-t-il pour redonner espoir à son meilleur ami, je suis certain qu'il n'y est pas étranger !
Ce qui suffit à redonner un peu le sourire à Mu.
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Shura était en train de retranscrire ses notes, il avançait bien dans sa thérapie avec Mu. Cela lui faisait plaisir, ils avançaient à petits pas, mais c'était mieux que rien.
Il entendit soudain la porte se refermer dans un claquement. Sa secrétaire était-elle de mauvaise humeur ? Aussi il redressa la tête pour voir effectivement quelqu'un de fâcher, mais ce n'était pas sa secrétaire.
- Shun ? Tout va bien ?
-Tu ne m'a pas rappelé ! répondit ce dernier avec humeur.
- C'est vrai, sourit Shura. Je manque à tous mes devoirs… mais tu sais, j'ai un travail très prenant.
- Ce n'est pas une raison, bouda Shun en faisant une moue adorable.
- Un petit déjeuner pourrait-t-il te remettre de bonne humeur ?
- Va savoir…
Mais c'est sourire aux lèvres que Shun suivit Shura jusqu'à la salle de pause des médecins où les attendait café et viennoiserie. Ils s'installèrent dans la salle vide encore à cette heure matinale.
- Tu n'es pas du genre à abandonner n'est-ce pas ? demanda le médecin à son jeune admirateur en buvant son café.
- Et pourquoi ferais-je une telle chose ?
- Peut-être parce que tu es encore jeune et que tu as plein de choses à découvrir avant de te caser avec un vieux comme moi ? J'en suis flatté certes, mais…
- Mais rien du tout, j'ai presque vingt ans et je suis tout à fait capable de savoir ce qui est le mieux pour moi Monsieur le médecin. Alors inutile de me psychanalyser, je ne changerai pas d'avis !
- Si c'est le cas alors… fit Shura en se penchant au-dessus de la table qui les séparait et en capturant ses lèvres.
Shun était surpris mais ravi et répondit vivement à ce baiser qui aurait pu être magique si la porte ne s'était pas ouverte sur un autre médecin venant déjeuner lui aussi et les faisant se séparer à la hâte.
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Loin de là, Sylphide préparait sa vengeance contre celui qui n'avait rien à faire dans l'entourage de Mu. Il était grand temps qu'il redevienne le seul homme pour celui qui faisait battre son cœur depuis tant d'années.
Il s'était renseigné sur ce Camus et comme son avertissement n'avait pas été suffisant pour porter ses fruits, il avait décidé de passer à une étape supérieure. L'attaquer lui ne servirait à rien sauf à peiner Mu, il en était bien conscient alors il fallait le forcer à lâcher prise, à se retirer de lui-même.
Il se rendit donc au stade du quartier de résidence de son rival où comme chaque dimanche matin une classe du lycée voisin faisait son entrainement hebdomadaire. Il observa longuement les lycéens et surtout celui qu'il visait particulièrement, attendant le moment propice où il se retrouverait seul et vulnérable. Il s'était caché dans un recoin du couloir qui menait à la pelouse et aux pistes de courses mais avait une belle vue d'ensemble sur les lycéens qui faisaient encore leurs exercices d'échauffement.
Parmi eux, Hyoga, encore sous le charme de sa soirée de la veille avec Kanon, s'entrainait sans trop forcer comme lui avait recommandé son coach après se récente blessure. Mais ces entrainements le dimanche dans la fraicheur matinale de la capitale étaient un de ses plaisirs. Ici, il oubliait tout et laissait son corps parler.
- Cours un peu si tu veux, mais pas de course aujourd'hui pour toi, lui dit son coach alors que les lycéens se rassemblaient pour s'affronter sur la piste. C'est encore trop tôt. Prends le temps de te remettre pour être au meilleur de ta forme pour la suite des compétitions, ok ?
- Ok, je vais aller de l'autre côté du stade pour ne pas vous gêner.
C'est le moment qu'attendait Sylphide. L'autre côté du stade avait une autre entrée sur la pelouse, il avait parfaitement étudié les plans des lieux avant d'agir. Quand il parvint par l'intérieur à l'entrée opposée de la pelouse, Hyoga avait déjà commencé à courir sur la piste, des écouteurs sur les oreilles ce qui l'arrangeait bien. Il attendit qu'il revienne au plus près de l'entrée où il se trouvait pour surgir à ses côtés, une arme à la main qu'il lui posa sur le flanc :
- Tu me suis sans rien dire si tu veux rester en vie !
Malgré les écouteurs, Hyoga comprit immédiatement la situation et resta calme. Le canon de l'arme froid était plus persuasif que tous les discours du monde.
De l'autre côté du terrain, un de ses camarades cria en voyant la scène de loin :
- Eh coach ! Qu'est-ce qui se passe là-bas ?
Le temps que ce dernier se retourne, Hyoga disparaissait dans les entrailles du stade.
- Qu'est-ce que vous voulez ? demanda Hyoga suivant tant bien que mal son kidnappeur.
- Que tu te taises pour l'instant ! Et je vais te mettre ce bandeau sur tes yeux !
Hyoga se laissa faire, Kanon, lui avait expliqué comment réagir face à ce genre d'individus mais il était loin d'imaginer que cela serait aussi effrayant.
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Sorrento regardait le résultat des analyses effectuées sur le morceau de tissu arraché par le chien de Mu Ariès. L'ADN avait parlé, il était fiché sur la base d'Interpol, Sylphide Basilica. Ainsi Kanon avait raison, restait à trouver où se planquait l'homme. Il appela le détective malgré l'heure matinale. Il fallait renforcer la protection autour de la famille Ariès et de leurs proches et sur le jeune Camus et sa famille si le policier en croyait son intuition.
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- Allo ? fit Camus après avoir décrocher.
- Je vois que tu n'as pas pris en compte mes avertissements...
Le sang du français se glaça.
- Je t'aurais bien laissé plus de chances, mais vois-tu le concert d'hier à mit fin à ma patience te concernant. Donc tu vas faire exactement ce que je te dis, sinon il en paiera le prix.
- De quoi tu parles.
- Camus, ne l'écoute pas ! Puis un grand bruit.
- Hyoga ! s'écria Camus.
- Oui, oui, je tiens ton adorable petit frère... donc fais ce que je te dis et il ne lui arrivera rien d'autre.
- Qu'est-ce que vous lui avez fait ?
- Rien qu'une petite gifle... Mais revenons à nos moutons veux-tu ?
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Quand Sorrento raccrocha après avoir dit au détective de le rejoindre dans son bureau, une équipe d'intervention partait au pas de course, il avait hélé une des personnes pour savoir ce qu'il se passait.
- Un kidnapping au Campus, devant témoins !
Il sut un peu plus tard qu'il s'agissait de Hyoga. Et le détective, qui avait tout entendu du couloir, était en pétard.
- Non ! Non ! Ce salopard de sociopathe ne peut pas avoir mis la main sur Hyoga ! cria Kanon tout en balançant un dossier contre le mur en pénétrant dans le bureau de Sorrento.
- Eh, mon dossier ! fit le policier en ramassant le dit-dossier. Hyoga est un jeune homme intelligent et tu as déjà dû lui parler de comment agir dans ces cas-là, je suis sûr qu'il saura quoi faire !
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- Shaka tout va bien ? demanda Saga qui sortait d'une réunion d'urgence.
- Non, votre frère vient de téléphoner, en pétard, Basilica est passé à l'action, il a enlevé le cousin de Camus.
- Qui est Camus déjà ? demanda Saga comprenant instantanément l'urgence de la situation.
- La moitié de Mu !
- Ah oui et donc ?
- Donc Hyoga est le cousin germain de Camus. Après avoir perdu ses parents...
- Oui Camus est parti vivre chez son oncle et Hyoga est leur enfant, compléta Saga se souvenant du dossier.
- Donc il a passé un cap.
- Vous feriez mieux d'appeler votre frère et de le calmer. Et j'ai plein d'infos à vous donner.
- Prépare tes affaires, nous allons là-bas, tu m'en parleras dans l'avion !
- Pardon ?
Mais Shaka n'eut pas le temps de débattre plus longuement, il attrapa tous ses dossiers concernant l'affaire.
- T'inquiète pas on achètera des vêtements là-bas ! fit Saga une fois libérer de sa ceinture après le décollage du jet de la police grecque.
- C'n'est pas le souci...
- Tu n'aimes pas être pris au dépourvu ?
- C'n'est pas ça non plus ! J'ai été reporter, donc les départ en dernière minute, je connais !
- Alors c'est quoi ?
- Sans intérêt ! Donc pour en revenir à tu-sais-qui, il a fait le voyage en train.
- Pourtant il a loué une voiture.
- Pour brouiller les pistes… Il a fait une erreur, il a acheté un truc à la gare.
- L'un n'empêche pas l'autre.
- En effet, mais si on remarque le temps... Il lui aurait été impossible de commencer ses agressions ce jour-là en ayant fait le voyage en voiture, par contre en prenant le train de nuit avec les trains à grande vitesses, là c'est probable.
- Pourquoi pas l'avion ?
- Les contrôles ! Alors en ce qui concerne l'appartement du coupable arrêté, il s'agit en fait de Pharaon qui était victime d'un horrible chantage monté par Sylphide.
- Quel genre de chantage ?
- Il a enlevé sa copine, l'a torturée et quand Pharaon voulut l'arrêter il a poussé la jeune femme au suicide, Pharaon n'ayant plus l'envie de vivre et s'est simplement laisser arrêter.
- Ce type ne perd rien pour attendre, je vais lui faire la peau ! grogna Saga faisant sursauter Shaka.
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Hyoga était sonné mais encore conscient mais la rage de son ravisseur commençait à avoir raison des conseils de Kanon et de son sang-froid. Ce mec était complètement fou. Il parlait tout seul, faisait des grandes litanies en grec, semblait-il au jeune homme, où le prénom de Mu revenait sans cesse. Il ne fallut pas très longtemps à Hyoga pour comprendre ce qu'il faisait là et qui était cet homme. L'harceleur de Mu et surement celui qui était à l'origine de sa cécité. Camus lui avait expliqué toute l'histoire.
Le jeune homme était attaché à un radiateur en fonte et bâillonné pour ne plus qu'il intervienne quand son ravisseur rappellerait Camus pour de nouvelles instructions. Hyoga ne voulait pas de cela mais il avait beau se démener, il ne parvenait pas à se libérer. Et il commença à paniquer, à suffoquer. Mais alors qu'il commençait à ne plus se contrôler, l'image de Kanon s'imposa à son esprit angoissé. Cela l'apaisa, l'aida à reprendre le contrôle de lui-même et à recommencer à lutter. Il ne parviendrait pas à se libérer, l'autre fou l'avait trop bien attaché mais il devait rester calme et tout faire pour rester en vie. Camus n'était pas fou et avait très certainement prévenu la police et Kanon. Hyoga sentit une lueur d'espoir émerger dans ses ténèbres. Telle qu'il le connaissait maintenant, le grec ne le laisserait pas tomber et ferait tout pour le sortir de là.
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Mu était complètement anéanti.
Sorrento n'avait pas fait dans la dentelle en venant annoncé à la famille Ariès et ses proches présents la confirmation de l'enlèvement du cousin de Camus. De plus le jeune aveugle était présent quand Camus avait reçu le coup de fil du ravisseur. Mais devant l'identité supposée, presque certaine précisa-t-il, du kidnappeur, Mu s'était effondré. Et Camus, même s'il faisait tout pour le réconforter, ne pouvait cacher son inquiétude grandissante pour Hyoga. L'arrivée survoltée de Kanon n'arrangea pas les choses et il fallut tout le calme et la sagesse de Dohko, arrivé sur les lieux dès que Shion l'avait prévenu pour mettre un peu de calme dans toute cette agitation, son ami étant dans l'immédiat incapable de faire autre chose que de tenter de calmer son cadet qui avait brutalement compris qu'il était à l'origine de tout cela. Lorcan faisait de son mieux pour l'aider dans cette tâche mais avait eu la bonne idée d'appeler Shura à la rescousse.
Ce dernier arriva aussi rapidement sur les lieux et trouva Mu que Dohko avait isolé avec Shion et Lorcan dans une autre pièce pendant que la police mettait tout son matériel en place en attendant le coup de téléphone de Sylphide. Kanon avait aussi été un peu calmé par Dohko qui avait su en quelques phrases lui faire comprendre que s'énerver ne ferait pas avancer le problème de quelque façon que ce soit.
- Mais… avait tenté de protester le grec devant sa fermeté.
- Mais rien, tu ne pourras pas réfléchir clairement tant que tu seras dans cet état et si tu veux aider à retrouver Hyoga au plus vite, concentre-toi pour aider Sorrento. Je sais que tu es en colère, que tu crains pour ton petit ami mais il faut que tu gardes ton sang-froid.
- Ah au fait, ajouta Sorrento, Saga et Shaka sont en routes pour nous aider.
- Saga vient ? s'étonna Kanon incrédule.
- Oui, il m'a envoyé un texto. Il doit être dans l'avion en ce moment.
Cette nouvelle sembla faire du bien au grec qui se reprit. Il n'avait pas le droit de flancher maintenant, Hyoga avait besoin de lui.
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Saga et Shaka venaient d'arriver quand le téléphone de Camus sonna enfin. Tout le monde se tut.
- Allo ?
- Dans une heure à l'adresse que je vais t'envoyer pas SMS. Viens seul où je ne donne pas cher de la peau de ton cousin !
Sylphide raccrocha satisfait, il allait définitivement se débarrasser de ce gêneur !
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- Il va me quitter, je suis sûr qu'il va me quitter ! marmonna Mu sans cesse.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? questionna Shura.
- C'est évident, il tient à son cousin, alors pour qu'il ne lui arrive rien, il va me quitter.
Le psy fut surpris. Malgré le stress et la peur, Mu avait réfléchit jusque-là.
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- Kanon !
- Saga !
Les deux hommes tombèrent dans les bras l'un de l'autre.
Shaka et Sorrento restèrent un peu en retrait face aux retrouvailles des deux frères.
Ils profitèrent de ce temps pour présenter l'un et l'autre avec une franche poignée de main.
- Du nouveau ? voulut savoir Shaka pragmatique.
- Camus est rentré chez lui et attends les consignes. Et vous, du neuf ?
- A part qu'un innocent croupit en prison à sa place ?
- Que quoi ? demanda Kanon ayant enfin lâché son ainé.
Shaka fit un rapide topo sur ce qu'il avait découvert. Et Kanon devenait bizarrement de plus en plus calme.
- Quoi qu'il arrive tu restes ici ! ordonna Saga, qui avait immédiatement compris son cadet.
- Je ne vais pas rester coincé ici alors que ce fou dangereux retiens mon homme en otage ! répondit calmement Kanon.
- Si, et s'il le faut, je te menotterais au chauffage en fonte qui se trouve dans le bureau de Sorrento !
- Hors de question que je reste hors du coup ! Tu ferais quoi toi si c'était Shaka à sa place ?
Les joues de Saga prirent une jolie teinte pivoine, alors que Shaka, lui, se demandait bien ce qu'il avait à faire dans l'histoire. Quant à Sorrento il dissimulait un petit sourire.
- Là n'est pas la question ! Mais si tu pointes le bout de ton museau là-bas, ça sera catastrophique et tu le sais très bien ! J'irai à ta place ! fit Saga toujours rouge.
- Désolé de jouer les rabat-joie, mais question museau, vous avez le même donc Saga, je te conseille de rester ici avec ton frère, intervint judicieusement Sorrento.
Les trois hommes se lancèrent dans une dispute monumentale qui fut interrompue par le sifflement strident de Shaka.
- Bien, maintenant que j'ai toute votre attention, vous restez tous les deux ici, et je me rendrais sur place.
- Mais…
- Mais rien Saga, ce type ne me connait pas, donc c'est le plus logique et le plus sûr.
- Tu n'as pas l'habitude du terrain, enfin si, après...
Shaka se contenta de lever les yeux au ciel.
- Mais bien sûr... Sorrento, s'il vous plait, attachez ces deux-là à votre radiateur et allons-y.
Pour le coup Sorrento éclata de rire.
- Bien que l'idée soit tentante elle est complètement inutile avec ces deux-là. Vous deux ! fit l'homme en se tournant vers les jumeaux si vous sortez de mon bureau, je ne sais pas ce que je vais vous faire, mais je le ferai et si par malheur, il arrive quoi que ce soit à Hyoga, parce que vous êtes sortis d'ici, vous le payerez au centuple et j'y veillerai personnellement !
- Entendu ! firent les jumeaux d'une même voix.
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Camus se rendit dans un quartier mal famé et se retrouva dans un hôtel tout aussi mal famé. Il prit la clef et se dirigea vers la chambre qu'on lui avait indiquée. Il y découvrit un paquet sur le lit avec son nom écrit dessus.
Sans hésitation, il l'ouvrit et y trouva des roses fanées posé dessus une enveloppe, dedans, il y avait une carte avec un itinéraire surligner avec un horaire.
Et une petite menace.
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Pendant que Shaka et Sorrento filaient discrètement Camus avec une équipe prête à intervenir au besoin, Kanon et son jumeau discutaient avec Dohko, Shion et Lorcan de toute l'affaire. Mu de son côté était toujours avec Shura. Shiryu, mais également Shun étaient venus, non seulement pour soutenir leurs amis mais aussi pour s'occuper de Kilian que dans tout cela, on avait un peu laissé de côté. Même si le petit garçon l'avait accepté pour le bien de tous, il était temps de prendre soin de lui aussi.
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Camus fila aussi vite que possible au deuxième lieu, un entrepôt dans une zone plus que douteuse du nord de Paris. Mais là encore, il ne trouva qu'un message cette fois déposé sur une chaise avec, une fois encore des roses fanées. Mais bien qu'inquiet pour son cousin, Camus refusa de se laisser impressionné par ces petites intentions destinées à le déstabiliser. Ce mec était fou et dans sa folie, il avait bien failli tuer l'homme qu'il disait aimer et ne manquerait sûrement pas de le faire si on le laissait approcher Mu.
Comme le lui avait indiqué Sorrento, il posa un localisateur microscopique qu'il cacha discrètement sous la chaise et se saisit du plan pour se rendre au lieu suivant. Il ignorait combien de temps il allait parcourir Paris ainsi mais il ne pouvait pas abandonner. Pour Hyoga d'abord, mais aussi pour Mu.
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Shura avait réussi à calmer un peu Mu et à le faire parler. Mais les souvenirs de Sylphide du jeune musicien étaient bien différents de la réalité. Il se souvenait d'un gamin plutôt gentil qu'il aimait bien mais pas plus que les autres gamins qu'il avait côtoyé à cet âge. Tout juste un peu plus collant sans doute.
Il était encore trop tôt pour le médecin pour lui faire revivre le souvenir du soir de son agression pour confirmer ou non les doutes de la police, Mu était trop sous le coup de l'émotion pour l'instant. Mais cela viendrait dès que cette affaire serait réglée et que Camus, ce que ne doutait pas Shura, reviendrait auprès de lui. Et logiquement devrait permettre à Mu de combattre enfin son traumatisme psychique à l'origine de sa cécité.
- Vous croyez vraiment que Camus ne m'en voudra pas ? demanda Mu une énième fois.
- J'en suis certain !
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La journée ne fut qu'une suite de point de rendez-vous mais sans que Camus ne rencontre une seule fois le kidnappeur de son cousin.
Pour la police, les indices étaient de plus en plus flagrants. Les messages se faisaient plus personnels, plus menaçants aussi. Partout Camus laissait un petit localisateur. La police scientifique accompagnée de Sorrento et Shaka analysait la scène après son passage.
- Il devient de plus en plus sûr de lui, fit remarquer le blond.
- Oui, mais il devient aussi de plus en plus brouillon. Il laisse des indices de plus en plus visibles. Ou il nous mène en bateau ou il est trop fou pour se rendre compte.
- Deuxième hypothèse à mon avis.
- Restons prudent tout de même, préconisa Sorrento en repartant sur les traces de Camus.
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Hyoga avançait difficilement, les yeux bandés, les mains attachées, les jambes entravées pour qu'il ne fuie pas, il ne pouvait que faire des petits pas malgré l'impatience de son ravisseur.
Ils entrèrent dans un lieu silencieux et étrangement calme. Une église, songea le jeune homme qui avait l'habitude d'y accompagner sa mère. L'atmosphère particulière des lieux ne lui était pas étrangère, il était presque certain de ne pas se tromper.
- C'est ici qu'on va attendre ton cher cousin, annonça son kidnappeur en le forçant à s'assoir le long d'une colonne. L'instant d'après il y était menotté de nouveau.
A suivre…
