Revenons un peu à ce cher B. lol Lune, tu passes ton tour ! XDDD


Chapitre 191 : B. like Alpha

Ça me plaît terriblement que B. soit le mâle Alpha par excellence !... J'avoue, l'idée me grise. Et flatte également mon orgueil : je suis la femelle Alpha, dans ce cas. Celle qui est parvenue à retenir ses faveurs.

Sa paume sur ma fesse dans les files d'attente, sirotant un soda de l'autre.

Le regard envieux des autres femelles...

Mâle Alpha, lui, s'en cogne comme de son premier coït.


A la Wammy's, on surnommait B. "Corvus". A cause de ses cheveux et parce qu'il appréciait se vêtir de noir.

B. disposait de deux territoires de prédilection : la vaste paillasse sous l'escalier central en intérieur, le chêne centenaire en extérieur.

Lorsqu'il s'y trouvait, gare au premier qui osait pénétrer le périmètre !... Et la règle valait aussi bien pour les pensionnaires que pour les éducateurs.

Le lieu était à fuir de toute urgence lorsqu'il l'occupait.

B. était souvent allongé sous la paillasse, casque musical sur les oreilles.

Il a fallu des mois pour que je sois autorisée à l'y retrouver, la nuit.

On y a même fait l'amour plusieurs fois.

C'était terriblement excitant de se laisser aller lorsque le gardien assigné la nuit s'éloignait de l'endroit et se retenir au moment où il se trouvait dans les parages !... Souvent, B. appliquait son index sur mes lèvres, venant le dévorer, lèvres comprises, l'instant d'après, une fois le "danger" écarté.


Je me souviens la fois où cet imbécile heureux de S. - Seth - a instigué une descente dans le périmètre territorial de B. Il s'était adjoint l'aide de quelques camarades, fanfaronnant, se vantant de l'exploit avant même d'y avoir procédé !...

Ils avaient convenu de profiter d'une pause pour s'y risquer, pensant l'endroit désert...

C'est là que B. a surgi, lèvres retroussées, poussé à quatre pattes, les troussant comme le ferait le meilleur chien des enfers !... Le groupe de quatre filait, coursé par un B. grognant de rage, se déplaçant aussi rapidement qu'eux, voire davantage, avec une dextérité peu commune, négociant les virages sans même chasser du train !...

L'un d'eux eut tant la trouille qu'il se fit dessus !...

Et en prime, ils écopèrent d'une sanction car ils avaient été jugés responsables d'avoir ennuyé un camarade.

"Tu leur as foutu une trouille bleue !..." riais-je, blottie contre l'animal en question.

"C'était le but, Girl !..." se marrant. "Si je ne défends pas mes espaces, ils finiront par me marcher dessus !..."


J'ignore de quelle manière le bruit s'est mis à courir dans les couloirs... car nous étions, malgré tout, aussi discrets que précautionneux, ne nous affichant jamais en public.

Quoi qu'il en soit, ce matin-là, j'ai pu percevoir certains regards, des murmures...

Ça a fini par se savoir, d'être même de notoriété.

Dès que le bruit a enflé, B. a été convoqué en haut lieu plusieurs fois.

Mais ils manquaient de preuves. Et s'ils espéraient en disposer, B. les démontait dans les règles de l'art.

B. connaissait les ficelles subtiles de la manipulation et n'hésitait pas à exercer le chantage sur éducateurs/pions.

Watari lui-même eut droit à plusieurs doigts d'honneur et même une bonne main au paquet de la part de B. !...

Plus l'autorité était élevée, plus B. se permettait des gestes irrévérencieux !... Le menu fretin ne lui était pas digne d'intérêt.

"Quel démon..." soupirait le grand fondateur tandis que L. examinait la dernière copie de Backup.

"Hmm... ses résultats sont en hausse, Watari. Quel fabuleux cerveau, vraiment..." admiratif, ayant presque envie d'aller s'y frotter, long frisson déplacé lui remontant l'échine.

"B. finira par nous jouer de vilains tours, L. Je crains que jamais il n'accepte le rôle que nous lui avons assigné." se laissant tomber dans son fauteuil avec une certaine lassitude.

L. leva la copie qu'il tenait au bout du pouce et de l'index. "Celui d'être ma copie ? Non, probablement jamais."

Leur conversation de la veille revint à l'esprit du détective. B. lui avait clairement signifié que son cerveau était englué de sirop de glucose... Et que lui, B., n'était affamé que de sexe et de fraises.

"Que comptes-tu offrir pour stimuler mon appétit, L. ?..."

"B., ne gâche pas ainsi les attentes que nous plaçons en toi. S'il te plaît."

"Je ne serais jamais la puce savante de Watari, L."

Le détective pencha la tête sur le côté, mains ramenées sur ses genoux repliés. "Est-ce ainsi que tu me vois ?..."

Il ouvrit un paquet de fraises tagada, y puisant généreusement. "Jusqu'à preuve du contraire, tu reproduis avec une fidélité exemplaire les numéros appris. Alors oui, B., tu es bien la puce savante de Wat'." sur un ricanement mesquin.

"N'as-tu jamais eu envie de servir la justice, B. ?..."

"Quelle justice ? La tienne ou celle de Wat' ?"

"Je puis t'assurer que nos visions à ce propos sont absolument similaires, B."

"Ecoute-moi bien, L. : je ne suis le remplaçant de personne, ni même la copie, pigé ? J'en ai rien à foutre de vos petits arrangements de mes deux."


B. ouvre un œil alors que la clé tourne dans la serrure. Il consulte brièvement l'heure. 2 h 43. Putain... Girl...

Je me déleste de l'essentiel dans le séjour ouvert sur la cuisine, enfilant une tenue légère avant de me diriger jusqu'à la chambre.

Là, je laisse mon regard s'accoutumer à la pénombre ambiante avant de me glisser sous la couette, me serrant contre son corps.

"T'as... des heures d'arrivée pas possibles, Girl..."

Collée à son dos, main caressant son torse remarquablement bâti, tête entre ses omoplates, je me laisse bercer par sa respiration lente.

Je sais pertinemment qu'il revient d'un long courrier et qu'il doit être prodigieusement décalqué.

Dans quelques jours, ce sera son anniversaire... je voulais être présente.

J'apprécie la chaleur que dégage son corps.

"Tu choisis mal... ton moment..."

"Je sais."

Il passe cependant la main en arrière, caressant ma cuisse à l'aveugle. "Quoi que... je pourrai bien être encore foutu de la lever..." sur un sourire audible.

Je dégage une partie de la tignasse épaisse, me frayant un chemin jusqu'à l'oreille. "Je n'en doute pas une seule seconde..."

"A condition, bien sûr, que tu me stimules bien..."

Je descends la main jusqu'au sexe, allant le saluer sur le bas de pyjama. Il en geint direct.

"Comme ça ?..."

"C'est... pas mal... pour un début..." se laissant cajoler, se dressant à mesure qu'il connecte ses pensées sur des thèmes érotiques.

J'égratigne des dents le cartilage de son oreille, m'emparant du membre érigé à travers le tissu fin.

Il finit par se tourner sur le dos, s'offrant en totalité à mes caresses et attentions.

Je glisse une jambe entre les siennes, continuant à l'attiser, d'une pleine paume à présent.

Je câline son cou, m'offrant là les baisers qu'il me refuse.

Il glisse plusieurs doigts dans la raie de mes fesses. J'en ai le souffle coupé.

Il capte la moindre variation en moi.

Puis il entreprend de me caresser et ce qu'il découvre achève de l'exciter. Il caresse, appelant d'autant plus d'humidité. Je dodeline de la tête, vouée à lui, l'appelant par sa lettre initiale.

"Girl, Girl, Girl..." s'en pinçant la lèvre, flatté de ce qu'il est capable de déclencher chez moi.

L'effet se répercute vitesse grand V sur lui et je passe sous le large élastique pour l'empoigner.

"Giiiiirl !..." souffle littéralement coupé, s'érigeant d'autant plus.

Son corps entier semble s'enflammer et les sensations lui deviennent aiguës.

"Putain... oh putaiiiiin... Girl..."

Ça, c'est le signal oral tangible que l'excitation grimpe.

Il se cambre et se tend sur le matelas.

Je n'en mène pas plus large et il se débarrasse fissa de ce qui l'entrave, jetant le bas de pyjama dans un coin de la pièce.

Puis il vient me chevaucher, belle prune suintante venant chercher entre mes cuisses, fouillant, massant, s'y comprimant.

Nous ne sommes plus que plaisir lancinant, bouches ouvertes sur des sons qui ne laissent aucun doute quant à notre degré d'excitation.

Il me laisse le chevaucher de bonne grâce, respiration folle, donnant dans des rauques qui roulent dans la gorge, avide, tendu.

Puis nous basculons sur les flancs et il me pénètre, bougeant des hanches, laissant les sons organiques emplir la pièce.

L'orgasme ne tarde pas sur un : "GICLE !..." crié.

C'est généreux, ça nous secoue l'un l'autre, sur ce lit dévasté.


"Prenez place, Mr Boyd." l'invitant à s'asseoir sur l'un des deux sièges devant le vaste bureau en bois exotique.

"Le 3 juillet..."

"Ma date d'anniversaire !..." le coupe B.

"Hem... en effet... je disais donc : le 3 juillet, nous offrons un grand meeting. Plusieurs engins seront à l'honneur, dont le 777X pour son vol inaugural."

"Ouais, je kiffe." avec un sourire expressif, se permettant de triturer un porte-plume posé sur le devant du bureau.

"Nous souhaiterions vous confier le pilotage du 777X durant ce meeting."

"Pour tout vous dire, j'avais déjà piloté le 787 Dreamliner lors de son vol inaugural pour mon précédent employeur."

"Bien. Je vous épargne donc le discours concernant les risques du vol en basse altitude puisque vous y avez été déjà initié."

"Généralement, en cette saison, la météo est clémente. Le seul danger reste un péril aviaire. Mais encore une fois, je pense que vous mettrez tous les moyens en oeuvre pour nous éviter une catastrophe."

"Absolument, Mr Boyd." lui serrant la main.


777X est légèrement plus large d'envergure : 64,82 m au sol et 71,75 m dans les airs, du fait de ses ailes repliables, contre 60,10 m pour le 878 Dreamliner. Une différence de taille pourtant !... Sur le train arrière, 777X possède un jeu de pneumatiques en sus. 188 tonnes contre 118 tonnes pour le 787 Dreamliner.

Plus l'envergure est importante, plus l'avion est compact à piloter.

B. dispose d'un bon mois pour se préparer. Et il dévore tout ce qu'il peut sur le sujet, effectuant des simulations de vol autant de fois que possible.

OK. 777X paré.

B. doit tenir compte du poids à vide, ce qui fera se lever, à une demi-seconde près, les deux trains d'atterrissage en même temps. L'effet doit être joli, aérien.

B. compulse, coupe de fraises à portée de doigts et de bouche.

"Tu viendras m'applaudir, Girl ?"

"Tu en doutes ?..." m'installant à ses côtés, avant-bras en appui sur son épaule, glissant un doigt gourmand le long de ses lèvres pleines.


Je me hisse sur le corps de B. de bon matin. "Bon anniversaire, Beyond..."

Il émerge en souriant, main allant se caler dans le creux de mes reins.


L'envergure du 777X est effectivement impressionnante... comment un truc aussi lourd peut-il seulement s'arracher du sol ?...

B. demeure sage ; privilégiant un angle d'attaque neutre pour éviter un cabrage, pas de montée spectaculaire, on joue la sécurité avant tout.

L'appareil répond bien aux sollicitations.

Mais B. en est moins fondu que du 787 Dreamliner qui demeure véritablement son avion fétiche !...

Il fait atterrir mollement le monstre sur la piste trempée après un bref orage.

Mission accomplie. Et dans la foule, j'applaudis les prouesses aérienne de mon mec.


"L'horreur. Un véritable fer à repasser !..." se marre B. au volant, sur le chemin du retour. "Dès lundi, je demande qu'on me rende mon Dreamliner !..."

Ouais. Pas convaincu donc mais il en fera de la pub autour de lui, pour le bien de la "grande nation américaine".


"Beau travail, Mr Boyd. Nous ne manquerons pas de verser une prime sur votre salaire de ce mois."

Pas la peine de remercier, c'est un dû.

"Il a été décelé plusieurs points préjudiciables à la certification."

"Tu m'étonnes..."

"En attendant, vous retrouverez le Dreamliner, Mr Boyd."

"Cool."


B. observe, d'un air détaché, son jet d'urine claire éclabousser la faïence de la cuvette - le garçon possède une bonne hygiène, ne rend jamais les installations dégueulasses et se lave toujours les mains en quittant les lieux. Bref, B. est un "bonheur domestique". Les seules fois où ses bonnes pratiques ont été mises à mal, c'était lors d'épisodes bien délirants en institut - bordel, il avait envie de pisser depuis trois bonnes heures et comme les gardiens n'obtempèraient pas, il a résolu de se faire dessus. Fort heureusement, on lui a accordé un brin de toilette après l'incident. Voyons le bon côté... cons comme ils étaient ils auraient pu l'y laisser macérer durant la nuit !...

Il est également arrivé à B. d'uriner volontairement sur les affaires de personnes qui ne lui revenaient pas - le cartable de Larry, le canapé de Watari à la Wammy's, en plus de s'y être branlé. Oui, certains articles l'inspirent, que voulez-vous...


Je le rejoins sur le canapé, venant nicher contre lui tandis qu'il lit un magazine sur l'aviation civile.

"Dis... tu crois que L. bandait mou ?..."

La question tombe comme un cheveu sur la soupe, ce qui le fait éclater de rire. Mais elle demeure suffisamment instructive pour qu'il s'y penche avec un certain sérieux, posant son magazine sur le côté.

"D'après ce qu'on dit... trop de sucre impacterait le processus. Et comme L. en était gavé... Tiens, tu te rappelles les fois où je me descendais un pot de confiture entier ? Ben après, je peux te garantir que j'avais plus envie de pioncer que de bander !..."

"Vous êtes des petites choses fragiles, vous, les hommes..."

"T'as pas idée." sur un sourire.

"Et toi, c'est quoi ton secret pour bander si dur ?..."

"Une excellente partenaire !..." riant. "Nan, sérieux, ça change tout. Avec toi, j'peux bander même en étant complètement décalqué !... Sauf les fois où je manque de motivation et que l'appel de l'oreiller est plus fort que celui du cul."

"Tu... penses parfois à moi durant les vols ?..." index zigzaguant sur son torse.

"Ouais. L'effet de l'hypoxie(*), j'imagine." moqueur.

"Enfoiré."


B. émerge, engourdi de sensations qui lui parviennent avec un temps de retard jusqu'au cerveau.

Le trouvant dressé, je le caresse.

Il glisse un bras derrière sa tête sur un soupir, tignasse hirsute.

Il apprécie particulièrement lorsque ma main descend le long de la hampe pour tout caresser de lui.

"Enjoy it, Girl ?..."

"Yeah."

J'observe du coin de l'œil cette merveille outrancière.

"C'est comme ça tous les matins, je note..."

"Encore heureux ! Un mec qui se réveille tous les matins avec la trique et la vessie pleine, c'est un mec en parfait état de fonctionnement !..."

"Ça doit être vachement pratique pour pisser..."

"Oh, tu sais chacun sa technique." amusé. "Le mieux c'est d'attendre que ça passe mais là j'avoue que tu n'aides pas." sans pour autant me demander de cesser.

"Te fait pas dessus quand même..."

"Aucun risque avec une trique pareille, Girl. C'est bien étudié pour ne pas se mélanger les pinceaux."

"Tu veux que... j'arrête ?..."

"J'ai demandé quelque chose, Girl ?" allant caresse mon dos sous le haut fin.

Je glisse plus bas, laissant mes lèvres courir le long de la jolie hampe dressée. Il en geint.

Je monte tout en haut, le titillant, y allant de lèvres serrées sur le renflement sensible.

"Oooooh... putaiiiiin..."

Il en spasme des cuisses.

Je bute contre la couronne, petits mouvements enveloppants, pointe de la langue allant chercher le frein.

"Giiiiiiiiiiiirl !..." se tendant d'un seul tenant.

J'accompagne le tout d'allées et venues lentes.

"J'vais... pas être... long, Girl."

Effectivement, au bout d'un petit moment de traitement, la verge se durcit à bloc, les testicules remontent ; les meilleures seconde sont celles-ci, juste avant l'éjaculation, selon B.


(*) Inadéquation entre les besoins tissulaires en oxygène et les apports du fait de l'altitude avec, pour conséquences pour le pilote notamment : ralentissement des fonctions cognitives, réduction de la vision périphérique et du champ visuel central, baisse d'acuité et de l'accommodation, altération de l'ouïe de l'élocution verbale.