*hum hum* pour des raisons purement... Heu... Co... Comment dire... restons au maximum tout public ^^' le chapitre faisant normalement suite au précédent est légèrement passé à la trappe. Faisons comme s'il ne s'était presque rien passé. Comme si nous avions suivit le petit voyage de Mathieu au lieu des libertés prises par le patron. Tout ce que vous devez savoir, c'est que le patron… fais… des trucs, pire que le striptease quand il est laissé sans surveillance. Reprenons et entrons dans le vif du sujet.
RAR :
Korean Panda : Contente que le PDV Wifi te plaise j'ai prévu un chapitre sur lui ^-^ heureusement que tu t'en rappelle pas il fait parti de ceux que je gardais précieusement x) ah et prépare-toi à vraiment découvrir les chapitres parce qu'en dehors de Noël et du ski c'est beaucoup d'exclusivité maintenant xD
Le patron se laissa tomber sur son matelas. Cette journée s'était montrée particulièrement intéressante. Même si Mathieu était revenu, lui laissant moins de liberté, il avait pu faire deux trois blagues au gamin, avait reçu une cargaison de cartouches de cigarettes provenant d'Espagne (un petit cadeau de Tatiana) et n'avait pas entendu parler des guignols qui voulaient apparemment sa mort. Le quotidien d'un mafieux important, rien d'incroyable, menace de morts plus ou moins classique, et puis avoir à gérer des affaires vaguement malsaines. Enfin, il était tranquillement dans sa chambre après avoir survécu une journée de plus. Il était deux heures du matin, dehors il faisait nuit noire. Quand son téléphone vibra il jura. Il n'y avait pas moyen d'être tranquille ici ? Même installé dans son lit il fallait qu'on le dérange. De mauvais poil, il regarda son écran et se figea. Mathieu. Le criminel fronça les sourcils et décrocha immédiatement.
- Gamin ?
- Pat... Patron...
Le mafieux se releva brusquement de son matelas en attrapant son arme à feu qu'il glissa dans sa ceinture.
- T'es où ?
- En bas... Près du resto, répondit Mathieu avant de se mettre à tousser.
- J'arrive gamin, dit précipitamment le patron, laissant l'inquiétude qui le traversait s'entendre dans sa voix d'ordinaire si posée.
- Dépêche mec, supplia Mathieu dans un souffle.
Puis il raccrocha. Le patron se rua hors de sa chambre et dévala l'escalier tout en envoyant un texto au Prof. "Rouge sang. Trace-moi." Il sortit ensuite, débarquant dans la rue déserte.
- Le resto...
Le patron pris à gauche et se mit à courir sur le bitume.
- Gamin ! T'es où ?
Un bruit retentit et le criminel ralenti pour tourner dans une ruelle. Il esquiva une canette qui roulait dans sa direction et fit un nouveau pas. Mathieu était étendu au sol, un bras sur le visage, et un pied près d'une poubelle renversée, probablement l'origine du bruit qui avait attiré l'homme aux lunettes. Le patron s'arrêta et se laissa tomber à genoux devant Mathieu.
- Eh gamin ? demanda-t-il d'une voix douce. Tu m'entends ?
- ... Ouais, répondit faiblement Mathieu.
- Ils étaient combien ? questionna l'homme en noir pendant qu'il enlevait sa veste pour couvrir Mathieu.
- J'en sais rien, siffla méchamment Mathieu quand la main du patron appuya légèrement sur son estomac. Fais attention !
- Ça va ! Je sais quand même ce que je fais ! Toi essaye plutôt de te rappeler qui t'a attaqué.
- Ils étaient masqués Patron, grogna Mathieu. Aïe...
- Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ?
- Je... Je sais pas... Ça fait mal à la tête. Ça faisait pas mal avant.
Le criminel approcha ses doigts et palpa lentement le crâne de Mathieu.
- Putain, jura soudainement le youtubeur.
Le patron enleva précipitamment sa main. Il la leva un peu pour l'exposer à la lumière de la rue et contempla le liquide sombre.
- Tu sens rien ?
- Je viens de te dire que ça me faisait mal...
- Hum...
Le mafieux reposa son regard sur Mathieu qui commençait à trembler.
- Fais froid.
- Non, non, non, non, non, non.
Le patron regarda le corps de Mathieu, à moitié couvert par la veste de costume. Il regretta sur le moment de ne porter qu'une veste et une chemise.
- 'tain il fait quoi ce prof à la con...
Un coup de klaxon retentit et le criminel se redressa. Il s'éloigna de Mathieu pour faire signe à la camionnette qui stationnait dans la rue. Le véhicule fit un appel de phare et s'approcha. Le prof en sortit.
- Il est où ?
- Derrière.
- Comment ?
- Mauvais.
Sans échanger un mot de plus, ils se tournèrent le dos. Le prof allant au près de Mathieu, le patron ouvrant l'arrière de la camionnette avant de rejoindre les deux autres.
- Faut qu'on l'emmène à l'hôpital, annonça le scientifique en se relevant dès qu'il entendit le patron.
- T'es pas sérieux ?
- Si. Terriblement sérieux, répondit le prof en fixant ses yeux bleus sur le patron. Il faut qu'il soit pris en charge.
- Mais tu peux pas le faire toi ? Comme d'habitude ?
- D'habitude ce n'est pas à ce point là. Je n'ai pas le nécessaire. C'est soit il va à l'hôpital, soit il meurt Patron.
Le criminel sera les dents et les poings et détourna le regard. Mathieu allongé au sol avait fermé les yeux et respirait faiblement. Il posa son regard sur le prof.
- Okay, accepta-t-il finalement. On l'amène.
- Bien.
Le patron s'accroupit une nouvelle fois et souleva Mathieu. Le scientifique lui, se posta à ses côtés pour le surveiller.
- Lentement. Évite de trop le faire bouger. J'ai juste eu le temps de mettre un bandage rapide sur son torse. Ça ne va jamais tenir sinon.
- Compris...
Le prof ouvrit la porte de la camionnette blanche, aménagée comme une ambulance.
- Attention à son bras. Et à son crâne.
Mathieu fut assis sur le lit métallique et gémit faiblement.
- Soutiens-lui la tête !
Le patron grogna sous l'ordre mais rapidement se glissa aux côtés de Mathieu. Il l'accompagna jusqu'à ce qu'il soit allongé.
- Je ne pensais pas que je me retrouverais ici une nouvelle fois...
- Ça aurait été mieux Mathieu, soupira l'homme de science en posant une compresse sur le côté du crâne sanglant.
Il passa des sangles autour de lui pendant que le patron sortait, fermait la porte et se positionnait à la place conducteur.
- Quel hôpital Einstein ? demanda-t-il bouclant sa ceinture.
- Sacré Cœur. On ne nous posera pas de question là-bas.
Le patron démarra sans répondre. Les mains crispées sur le volant, il était extrêmement concentré sur la conduite mais pensait déjà sérieusement à ce qu'il allait pouvoir faire pour venger Mathieu. Après avoir traversé la ville en mépris absolu du code de la route, le patron arrêta la camionnette sur le parking de l'hôpital. Il sauta hors du véhicule et ouvrit l'arrière.
- On fait quoi ?
Le scientifique regarda Mathieu qui avait perdu connaissance.
- On va l'amener discrètement à l'intérieur. Porte-le.
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- Salut ça fait plaisir de te revoir ici Prof !
- Pas le temps.
L'interne regarda le prof passer devant lui. Le scientifique s'arrêta et fit demi-tour, se remettant face à lui.
- Ton chef de service n'est pas là ?
- Non, il surveille le troisième étage. Il y a un problème ?
- Oui.
- Je suppose que c'est pour lui, dit-il en indiquant du doigt Mathieu dans les bras du criminel.
- C'est ça.
L'interne regarda autour de lui. Il n'y avait strictement personne dans les couloirs. Il saisit la barre métallique qui entourait un des lits qui attendait dans le couloir.
- Mettez-le là.
Le scientifique fit signe au patron et dès que Mathieu fut déposé, l'interne posa ses mains au niveau de la tête de lit.
- L'opération de la salle 2 est finie depuis une heure. On peut avoir la salle. Prof tu connais encore le chemin ?
- Y'a des choses qui restent.
- Très bien. Je bipe mon chef.
Les deux commencèrent à partir et le patron les suivis aussitôt.
- C'est un civil ?
- Laisse-le venir. C'est son garde du corps... En quelque sorte.
L'interne ne chercha pas plus loin, se contentant de guider le lit jusqu'à la salle. Une équipe s'installait déjà. Le professeur enleva sa blouse et la déposa dans un bac avant d'enfiler la tenue qu'on lui tendait.
- Patron, tu restes dehors. Ce n'est pas discutable, ajouta l'homme de science avant que le criminel n'ouvre la bouche.
- Qu'est ce qu'on a ? demanda le chirurgien.
- Plaie probablement infectée sur le crâne, blessure par balle dans le bras et plusieurs plaies ouvertes sur le torse. Je n'ai pas eu le temps de vérifier les jambes mais ça a l'air moins grave.
La double porte se referma et une infirmière demanda au patron de sortir pour attendre dans le couloir. Le criminel jeta un dernier coup d'œil par les vitres et vit Mathieu, un masque sur le visage et toute une équipe autour de lui. Le prof releva les yeux et lui indiqua la sortie d'un mouvement de la tête.
- T'as intérêt à assurer, marmonna l'homme en noir en sortant.
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- Bon, souffla le prof en sortant de la chambre de Mathieu. Moi je rentre.
- ...
- Toi aussi Patron.
- Pas la peine.
- Ce n'était pas une proposition. Tu rentres avec moi.
- Non. Je le laisse pas.
Le prof soupira.
- Patron. S'il te plaît. Les autres voudront venir demain.
- Et alors ? Ils auront qu'à venir.
- Reviens avec eux. Demain.
L'homme aux lunettes qui se tenait dans l'entrebâillement de la porte regardait Mathieu, endormi et sous intraveineuse. Le youtubeur avait l'air encore plus petit qu'il ne l'était au milieu de la chambre blanche.
- Il ne peut rien lui arriver. Laisse-le et rentre dormir. Tu ne peux rien faire de plus pour l'instant.
L'homme en noir détourna enfin son regard de l'hospitalisé. Il détestait devoir laisser le vidéaste.
- Patron ?
- C'est bon ça va, fais pas chier. Je rentre...
Les deux quittèrent l'hôpital et rejoignirent la camionnette en silence. Ils roulèrent sans échanger un mot. Quand le véhicule s'approcha de l'appartement, le criminel ouvrit la bouche.
- Il va s'en sortir ?
- Bien sûr. Il s'en sort toujours... Grâce à toi, ajouta le scientifique après un temps d'attente.
- Hum...
Le patron coupa le moteur et se tourna vers le scientifique.
- ...
- ...
- ... Merci Prof.
- C'est normal, répondit simplement l'autre homme en ouvrant sa portière.
Le patron sortit à son tour. Il faisait déjà jour.
- Il est quelle heure ?
- Six.
- Il ne se réveillera pas aujourd'hui.
- Non, confirma le prof tout en sachant que ce n'était pas vraiment une question.
Le patron hocha lentement la tête.
- J'amènerais les autres dans la semaine. Pour l'instant tu ne dis rien.
- Tu es sur ?
L'homme aux lunettes fusilla l'homme au nœud papillon du regard.
- Oui, grogna-t-il.
- Comme tu veux, soupira le prof qui préférait éviter une vague de haine.
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- Salut...
- Salut gamin.
Mathieu cligna lentement des yeux. Le patron assit dans un fauteuil contre un des murs de la chambre jonglait avec son arme. Ses lunettes de soleil étaient sur son torse, maintenues contre la chemise par une branche passée dans le col. Il fixait Mathieu du regard, sans bouger.
- Pourquoi ils t'ont tabassé ?
- Sûrement parce qu'on se ressemble. Ce n'est pas la première fois.
- Y'a autre chose. J'avais déjà tués ceux-là. Ils ont regrettés d'avoir attaqué la mauvaise personne.
- Tu crois que tu n'a plus d'ennemis Patron ? demanda Mathieu en se redressant un peu en grimaçant.
- Plus d'ennemis capables de faire ça, répliqua l'homme en noir en pointant le canon de son arme sur le bras de Mathieu.
- Quoi ? De tirer à vue ?
- Exact. Je vais aller m'occuper de ça maintenant que t'es en sécurité.
Le mafieux se releva en remettant ses lunettes sur son nez.
- Patron, lança Mathieu avant qu'il n'ouvre la porte. Merci.
- Toujours là, gamin.
Le patron referma la porte et remonta le couloir blanc jusqu'aux ascenseurs. Dans son dos, deux médecins le suivirent du regard en parlant à voix basse. Discrètement, l'un des deux prit le dos du patron en photo.
- Tu crois que c'est lui ? demanda-t-il à son collègue quand les portes de l'ascenseur se furent refermées.
- On dirait bien. Tu envoies sa photo au docteur ?
- Tout de suite.
