Disclaimer : Les personnages appartiennent à Kōhei Horikoshi.
Réponse aux reviews anonymes : Merci beaucoup Mio ! Je suis super contente que tu as aimé cette fiction jusqu'au bout :D ! Au plaisir de se revoir une nouvelle histoire ;)
Note : Comme promis, une série de tout petits bonus pour répondre aux questions que cette histoire aurait pu vous laisser… Ou pas du tout xD Le temps indiqué au début de chaque bonus est à prendre en compte par rapport au mois de décembre durant lequel s'est déroulé l'histoire.
Bonus I : Rencontre
Quelques mois plus tôt, sur le palier des Midoriya :
"Il est vraiment doué, et je ne dis pas ça pour vous faire plaisir. Vous savez, j'ai eu l'occasion de côtoyer les meilleurs du mili-
- Je me fiche de qui vous êtes ! s'emporta soudainement la femme devant lui - mais des larmes plein les yeux.
- Maman, c'est-
- Non, elle a raison, jeune Izuku", Toshinori comprit soudainement.
Il s'agenouilla devant elle, simplement, honnêtement. Ce n'était pas après la grandeur ou le prestige qu'elle courait, simplement le bien-être de son fils - et c'était quelque chose qu'il ne pouvait s'empêcher d'admirer, après le temps qu'il avait passé dans les coulisses du plus haut niveau d'un sport de compétition.
"Je ferai très attention, Madame, il promit. Je m'en occuperai comme si c'était mon propre fils. Alors, s'il vous plaît, permettez-moi de l'entraîner."
Il fallut encore un long monologue, beaucoup d'explications, et beaucoup de promesses, pour convaincre cette femme de lui confier son fils le matin et le soir, avant et après le collège. Il lui donna ses informations personnelles, et toutes les autres choses dont elle pourrait avoir besoin. Mais Toshinori n'en regretta pas une seule seconde - non seulement parce que le jeune Izuku avait un potentiel extraordinaire, mais parce que son respect pour sa mère n'avait fait que grandir au final de leur discussion.
Et puis soudainement, alors qu'il allait repartir, la mère de son désormais élève devint tout rouge.
"Oh, bafouilla-t-elle, je suis Inko.
- Toshinori", répondit-il sans aucune hésitation - complètement sous le charme.
Parce qu'il était soucieux de bien faire les choses, et parce qu'il avait aussi promis de la tenir au courant, il repassa de nombreuses fois chez les Midoriya.
Il ne lui fallut pas longtemps pour apprendre qu'Inko adorait cuisiner. Tous ses plats étaient bons, mais son curry était particulièrement fabuleux - et ce n'est que quelques rendez-vous plus tard, lorsqu'elle lui parla de son fils adopté, qu'il finit par reconstruire le puzzle.
Toshinori comprenait mieux. La mère était tout aussi exceptionnelle que le fils.
Bonus II : Papa
Mai, l'année suivante :
"Fuyumi, tu sais où est papa ?" interrogea un beau jour de printemps Natsuo en rentrant chez lui après les cours.
Un bruit d'objet qui tombe au sol répondit à sa question - derrière lui, donc. Natsuo se retourna pour voir l'adulte, les mains vides, et un classeur ouvert au sol, son contenu éparpillé par terre. Il pouvait presque voir sur son visage ébahi et émerveillé ce qu'il pensait - sans doute quelque chose comme "Il m'a appelé papa !". Et plutôt de l'horripiler, pour une fois, ça lui fit quelque chose d'agréable.
"Pourquoi as-tu besoin de moi, fiston ? demanda son père - étonnamment calme - en commençant à ramasser ses documents.
- Tomura cherche un stage, pour les vacances d'été. Et puisque ta compagnie finance plusieurs studios de jeu, et que c'est dans ce domaine qu'il aimerait travailler-
- Avec plaisir, le coupa l'adulte, un sourire aux lèvres. Je devrais pourquoi arranger ça d'ici à la semaine prochaine."
Et voilà, maintenant il avait carrément l'impression de profiter de la situation. C'était même pas comme si c'était son idée, en plus ! C'était Inko qui avait fait le lien entre son père et ce que voulait Tomura alors qu'il mangeait chez les Midoriya, et Izuku avait soutenu que c'était une bonne occasion d'interagir avec lui - puisqu'il n'avait pas d'idée, d'habitude. Quant à Tomura, on l'avait perdu dès que la perspective d'avoir réellement un stage dans son domaine favori était arrivée sur le tapis - non pas que ça le gêne.
Très bien, il ne lui restait donc qu'une option pour éviter de passer pour le profiteur de service.
"Merci, papa", il fit en se dirigeant vers sa chambre.
Natsuo n'avait pas envie de voir la réaction de son père à ses mots, ni qu'il puisse connaître l'expression qui se trouvait sur son propre visage - il n'était pas prêt, pas encore, même si Touya lui-même avait décidé de rentrer pour l'été. Malheureusement, il n'avait pas besoin de retourner pour sentir le sourire de l'adulte dans son dos - et ça étira ses lèvres, à lui aussi.
Peut-être qu'un jour, cette histoire serait vraiment derrière eux.
Bonus III : Rentrée
Septembre, un an et quelques mois plus tôt :
C'était un peu l'évènement de la rentrée : les Big Three faisaient leur entrée en première, et Nejire n'aurait pu être plus fière de cette attention bien méritée. En un an, ils avaient déjà beaucoup fait parler d'eux, entre leurs notes exemplaires et leur investissement dans le conseil des élèves, et les terminales de l'an dernier avaient même annoncé qu'ils leur laissaient la main dessus juste avant les vacances d'été. L'immense salle était bondée ce jour-là - six cents élèves, tous rassemblés dans le gymnase, attendant l'annonce. Après un discours de rentrée plein de punch, Hizashi Yamada, proviseur du lycée, leur demanda avec un enthousiasme renversant - littéralement - s'ils avaient des questions avant de passer à la suite, et c'était précisément le moment dont elle se languissait, plus même que leur nomination.
Nejire se retint avec difficulté de sautiller d'impatience et d'excitation - ils allaient finalement pouvoir savoir si les rumeurs étaient vraies ! Enfin, si le professeur acceptait de répondre, mais le connaissant, ça ne devrait pas poser de problèmes.
"Je veux sortir", se plaignit Tamaki, alors que la main de leur compère se levait.
Juste à sa tête, elle pouvait voir qu'il n'approuvait pas spécialement le plan de ses deux camarades bruyants et sans-gêne - mais il s'en remettrait. Après tout, ce n'était pas lui qui d'eux trois qui avait perdu le pierre-feuille-ciseaux et qui devait parler devant tout le monde.
"Et voilà la first question ! s'enthousiasma Hizashi Yamada en gueulant dans le micro comme s'il commentait un match sportif. Dis-nous tout, Mirio !
- Monsieur, c'est vrai que vous sortez avec monsieur Aizawa ?
- Hell yeah !"
Soudain la cible de tous les regards, Shouta Aizawa réussit à avoir l'air encore plus blasé que d'habitude - mais Nejire était aux anges. Alors, c'était vrai !
Bonus IV : Dessin
Quelques mois plus tôt :
Eri aimait beaucoup monsieur Mirio. Il était gentil, il souriait beaucoup et il la rassurait dès qu'elle pensait avoir fait une bêtise. Quand il était là, elle avait tout chaud dans son cœur, et elle ne pensait plus aux méchants grands qui lui faisaient mal. Qui lui avait fait du mal. C'était fini, maintenant, monsieur Mirio avait promis.
"Tamaki, tu pourrais t'occuper d'elle pendant une heure ou deux ?"
Mais aujourd'hui, il ne pouvait pas rester avec elle.
"Eri, ça te va ?"
Non, ça ne lui allait pas trop. Mais elle ne voulait pas rendre triste monsieur Mirio. Et monsieur Mirio ne lui avait présenté que des personnes gentilles, depuis qu'elle le connaissait.
"O-oui", elle répondit.
Et elle se retrouva seule dans la salle de monsieur Mirio, avec ce nouveau monsieur qu'elle ne connaissait pas. Il était grand comme monsieur Mirio, et il avait des cheveux noirs. Il ne disait rien depuis que monsieur Mirio était parti, et ça lui faisait bizarre dans son ventre, bizarre mal. Est-ce qu'elle avait fait une bêtise ?
"Euh... B-bonjour", hésita le grand.
Il se tritura les mains, comme elle quand elle ne savait pas quoi faire.
"Je suis T-Tamaki", il hésita encore.
Il regardait ses pieds.
"Comment est-ce que je suis censé m'occuper d'une enfant…?" il murmura plus bas.
Mais Eri venait de comprendre - il était pareil qu'elle. Et ça lui fit tout chaud dans son corps, comme quand Mirio lui ramenait des fruits et des gâteaux. Alors elle s'avança, tremblante.
"Des dessins, elle commença tout doucement. Tu sais f-faire des dessins ?"
Et soudain, elle vit les yeux du grand briller.
"Je sais dessiner plein d'animaux. Tu veux que je te montre ?"
Elle hocha la tête, et pour la première fois il sourit.
Tamaki n'avait pas menti. Il lui fit des chevaux, des oiseaux, un papillon, un ours, et même un lion. Mais son préféré, c'était le poulpe.
Quand monsieur Mirio revint avec monsieur Aizawa, très longtemps après, Eri se jeta sur eux.
"Tamaki m'a promis qu'on irait à l'aquarium ! Tu veux venir, toi aussi ? Tamaki m'a dit qu'il y avait des poissons, et aussi des poulpes !"
Monsieur Mirio avait l'air surpris, mais il finit par faire son grand sourire.
"Bien sûr, Eri !
- Youpi !"
Et voilà, c'est terminé :D
Un immense merci à tous ceux qui ont lu jusque là, et au plaisir de vous retrouver pour une nouvelle fiction un de ces quatre :D !
Et merci pour tous vos chouettes commentaires, qui m'ont tous fait super plaisir :3 !
Enfin, encore joyeux Noël, Moira :P
