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Chapitre 10 : migration dangereuse
Le mois d'août était passé à une vitesse folle. Hermione avait maintenant un peu plus d'autonomie au travail et elle s'y sentait terriblement bien. C'était un peu comme si la jeune femme avait enfin trouvé sa place dans le monde sorcier, une place loin de la guerre et enfin encrée dans une vie simple comme elle avait toujours rêvée d'avoir.
- Miss Granger, pourriez-vous me dire pourquoi je n'ai toujours pas le compte rendu du sauvetage d'hier ?
La susnommée sursauta en entendant la voix autoritaire de sa patronne. Elle devait bien l'avouer, le rythme de son rêve était parfois un peu difficile à suivre.
- Je suis en train de le terminer Mme Griffacier, vous l'aurez sur votre bureau dès ce soir.
- Bien, répondit la cheffe sur un ton trop calme au goût de la lionne, je vous attends d'ici une heure !
Elle avait dit cela tout en sortant du bureau comme si de rien était. Hermione lança un 'tempus' pour voir l'heure et sentit son cœur rater un battement :
- Une heure… mais comment je vais faire pour finir en une heure ?
Il y avait de quoi s'arracher les cheveux et l'employée du ministère dut lutter pour ne pas le faire. En ce début d'après-midi, Hermione était déjà sur les rotules et pourtant, elle se replongea directement sur son dossier. Elle avait estimé à 3h le temps qu'il lui faudrait pour terminer son compte-rendu, mais sa supérieure en ayant décidé autrement, la lionne allait devoir apprendre à synthétiser rapidement.
La veille, son équipe avait dû intervenir pour libérer des matagots qui étaient maltraités par leurs maîtres. C'était le voisin de ces derniers qui avait lancé l'alerte et sur place, Hermione et ses collègues avaient eu l'horreur de découvrir un élevage clandestin de ces pauvres félins magiques. Des dizaines et des dizaines de matagots et leurs bébés étaient enfermés dans des cages, dans diverses pièces de la maison des malotrus. Il avait alors fallu recenser l'ensemble des créatures, les examiner, les identifier et il fallait maintenant terminer d'exposer sur papier tout ce qui avait été fait. L'héroïne de guerre étant la dernière arrivée dans le service, c'était à elle de terminer la paperasse, bizutage oblige…
Ce ne fut que 1h30 plus tard qu'Hermione toqua à la porte de sa supérieure. Bien que Mme Griffacier ne soit pas une dragonne, la jeune femme s'attendait presque à voir de la fumée sortir par les narines de cette dernière. Pourtant, ce fut avec calme que l'aînée récupéra le dossier avant de le feuilleter rapidement :
- Bien, vous vous améliorez sur la longueur de vos comptes rendus. Mais vous allez devoir apprendre à faire mieux encore miss Granger ! Retournez donc travailler maintenant !
Le ton employé était neutre mais sans appel et Hermione sut qu'elle n'avait rien à répondre à cela. Le poids qu'elle avait sur les épaules s'était envolé quelque peu, mais elle conservait un arrière-goût d'échec tout au fond de son être : son travail n'avait pas été optimal !
Elle avait pourtant l'habitude de réussir à la perfection tout ce qu'elle entreprenait, et ce depuis l'école primaire. Depuis toujours, la jeune femme avait tout fait pour se montrer à la hauteur de ses parents. Les Granger étaient des dentistes doués, des intellectuels ayant réussi leurs études avec brio et Hermione voulait être comme eux, bien que ces dernier n'eurent jamais rien exigé de la sorte. La seule chose qui avait toujours importé à leurs yeux, c'était que leur fille soit heureuse, et elle l'avait été en réussissant ses études, quel que soit la matière. Enfin, excepté la divination… mais cela ne comptait pas, car ce n'était que froufrous, supercheries et spectacles. Bon, et à bien y réfléchir, elle n'avait jamais eu d'optimal en potion non plus, à l'exception de ses examens de fin d'année bien entendu, notés par des membres du ministère et non son ancien professeur.
Sur ses pensées, la lionne était arrivée à son bureau. Elle s'assit et se remémora ses cours avec la terreur des cachots. Il n'avait clairement jamais été tendre avec elle, ni avec aucun étudiant en dehors des Serpentard, mais elle n'avait jamais autant appris sur les potions qu'avec lui. Son remplaçant, le professeur Slughorn, était bien moins doué et ce malgré le fait qu'il fut lui-même l'enseignant de Rogue à l'époque. Secouant la tête, la lionne finit par se souvenir qu'elle n'avait pas encore terminé sa journée de travail. Elle n'avait clairement pas le temps de penser une fois de plus à son ancien maître des potions, d'autant plus que cela lui arrivait bien trop souvent depuis quelques temps, ce qui était agaçant.
Le soir venu, Hermione rentra au square Grimmaurd et retrouva Sirius en pleine discussion avec Cléo. La française avait décidé de prolonger son séjour au Royaume-Uni depuis qu'elle avait retrouvé son frère. La lionne en était ravie, cela lui faisait après tout une présence féminine ici et elle se sentait bien moins seule maintenant. Quoi qu'il en fût, elle s'approcha et entendit Sirius qui bouclait une phrase sur un ton sérieux :
- … les ruines du château de sir McGregor le borgne aussi !
- Vraiment ? Et sont-elles accessibles facilement ? demanda Cléo, visiblement très intéressée.
- Pour une sorcière, oui. Malgré la destruction partielle du lieu en 1762, les barrières magiques anti-moldus sont restées en place.
- Parfais, alors j'irais voir ça ! dit joyeusement Cléo avec bonne humeur. Il faudra juste me dire où c'est exactement.
- Je pourrais vous acc…
- Ha Hermione, te voilà enfin ! s'exclama la française qui venait de voir son amie.
- Eh oui, je suis enfin rentrée et je ne rêve que d'une chose, un bain chaud.
- J'espère que tu auras faim après, j'ai commencé à préparer un bon petit plat.
- Si tu as encore fait un plat français, j'aurai forcément faim !
Hermione échangea encore quelques banalités avec ses colocataires et monta rapidement faire couler l'eau dans la baignoire. Une fois dans son bain, elle ferma les yeux et soupira d'aise :
- Qu'est-ce que ça fait du bien !
Tout en se prélassant, la lionne sourit en pensant au repas qu'elle allait pouvoir manger juste après. Cléo était meilleure cuisinière que Kreattur et encore plus qu'elle et les deux autres habitants du square. Le fait que la jeune Rogue ait décidé de rester avait des avantages certains. Néanmoins, peut-être était-ce à cause de sa présence, ou du fait qu'elle correspondait maintenant régulièrement avec son frère et en parlait souvent avec la lionne, mais Hermione pensait de plus en plus à Severus au fur et à mesure que les jours passaient. Ce qui la taraudait le plus, c'était de repenser au fait qu'il lui avait laissé une autorisation d'accès chez lui. Tout du moins, c'était ce qu'elle avait cru comprendre, mais c'était probablement faux vu que Cléo n'avait clairement pas eu ce droit de transplanage.
« Severus » se répéta-t-elle intérieurement avant de rouvrir les yeux.
Depuis quand son ancien professeur était-il devenu Severus ? Ce n'étaient que des pensées, mais Hermione avait l'impression de dépasser des limites imaginaires en employant le prénom du sombre sorcier. Le fait d'en entendre parler régulièrement était probablement le facteur déclenchant, mais tout de même !
Soupirant alors, la lionne se ressaisit et sourit même finalement. A force de trop penser de la sorte, elle allait finir par se rendre malade, et elle n'avait clairement pas envie de refaire des crises d'angoisses comme les semaines précédentes.
En redescendant pour rejoindre les autres, elle constata avec joie que Harry était rentré. Il semblait fatigué mais riait de bon cœur avec Sirius. Ils s'installèrent tous à table autour d'un bœuf bourguignon et mangèrent dans une joie communicative. Hermione se sentait bien à cet instant précis, entourée de personnes importantes pour elle, à manger, parler et rire tous ensemble. Et pourtant, il lui manquait toujours ses parents pour se sentir entièrement comblée, elle le sentait dans son cœur.
Le soir, une fois dans son lit, elle repensa à la loi de restriction des déplacements. Finalement, elle avait été modifiée mais la lionne allait devoir attendre plusieurs semaines encore avant de les retrouver en Australie.
En effet, elle travaillait maintenant et ne pouvait pas encore poser des jours pour aller les retrouver et les désenvoûter. Même en étant une sorcière, transplaner d'un continent à un autre était impossible, il aurait fallu une puissance magique hors normes que même Albus Dumbledore ne possédait pas. Quant aux portoloins, c'était finalement quasiment le même problème, il aurait donc fallu en 'commander' plusieurs, dans au moins 5 pays différents avant d'atteindre l'Australie, mais le nombre d'autorisations à demander était faramineux. Ne restait donc que la possibilité de prendre un moyen de transport moldu, car oui, parfois il y avait des solutions plus simples que la magie. Mais alors, il allait lui falloir au bas mot une semaine ou dix jours de repos pour réussir son entreprise.
Enfin, au moins elle allait pouvoir quitter le territoire quand elle aura réussi à négocier des jours avec sa patronne… Cela prendrait sûrement trois ou quatre mois, pas plus vu le nombre d'heures supplémentaires quotidiennes que faisait la lionne.
Avant de s'endormir, Hermione repensa ensuite à la bonne nouvelle que Harry avait annoncée au cours du repas. La majorité des mangemorts en fuite avaient été retrouvés et emprisonnés. Il ne restait plus que deux ou trois d'entre eux en liberté grâce à la collaboration des Malfoy avec le ministère. Le seul hic, c'était la présence parmi eux de la plus dangereuse et la plus recherchée qui restait totalement insaisissable.
Il y avait plusieurs semaines de cela, Lestrange avait pourtant été aperçue, mais cela fut la seule fois. Depuis ce jour, il n'y eut plus aucun signe de la mangemort, au plus grand désarroi du ministère et de la population sorcière. Peut-être avait-elle compris qu'elle ne pourrait pas se battre ainsi et qu'elle avait fini par préférer se terrer dans un trou pour y terminer ses jours. Ou pas, non, c'était peu probable après tout. Elle devait plutôt préparer quelque chose, mais elle échouerait forcément, les Aurors y veilleraient !
Sur ce, elle s'endormit avec l'espoir que bientôt, tout s'arrangerait et deviendrait enfin paisible dans sa vie.
Quand elle se réveilla le matin suivant, ce fut avec une impression gênante qu'elle ne comprit pas. Elle regarda le plafond et essaya de se souvenir de son rêve sans y parvenir. S'étirant finalement, elle se leva et se dirigea en pyjama jusqu'à la salle de bain de son étage. C'était assez pratique de vivre ici, il y avait des salles d'eau à tous les niveaux et Hermione pouvait y passer des heures sans gêner personne. Non pas qu'elle se pouponnait interminablement chaque matin, mais ses cheveux étaient un calvaire à coiffer et elle se devait tout de même de faire un minimum attention à son image. Elle travaillait au ministère après tout. Enfin, même sans ça, quand elle prenait un bain, elle adorait traîner dans l'eau jusqu'à ce que sa peau se fripe.
Ce matin-là néanmoins, elle n'avait pas le temps de trop traîner. Se saisissant donc de sa brosse à cheveux, elle s'appliqua à se les démêler et à se les attacher avant d'appliquer une très légère touche de maquillage sur ses yeux. Heureusement que Ginny lui avait appris quelques techniques.
Après avoir enfilé un blue jean et un tee-shirt rouge aux manches trois quarts, elle descendit prendre un petit déjeuner sur le pouce. Avant même de s'asseoir, Harry l'interpella en souriant :
- Eh bien 'mione, tu ne vas pas au travail aujourd'hui ?
- Si, il s'agit même d'une journée un peu à rallonge aujourd'hui, pourquoi ?
- Oh, c'est surprenant de te voir autrement qu'en tailleur pour aller au boulot.
- Ah ça, oui c'est normal. Aujourd'hui on va devoir superviser la migration des trows dans le nord de l'Ecosse, et on ne va pas au bureau du coup. Rolf m'a dit de m'habiller plutôt confortablement, on risque d'aller sur des zones boueuses.
- Tu parles beaucoup de ce Rolf dit donc ! fit remarquer la voix malicieuse de Cléo qui entrait tout juste dans la cuisine.
Hermione tourna la tête vers elle, non sans lever les yeux au ciel, avant de répondre simplement :
- C'est un collègue, rien de plus. Je le côtoie quasiment tous les jours même s'il n'est plus obligé de me superviser, normal que je parle de lui.
- Mais tu as d'autres collègues dans ton équipe, insista cette fois Harry en souriant.
- Ah non, tu ne vas pas t'y mettre toi aussi ! supplia la jeune femme, exaspérée mais quand-même amusée. J'ai d'autres collègues, oui, nous sommes une bonne dizaine, mais Rolf à exactement le même roulement que moi. C'est presque mon binôme finalement, nous faisons du bon travail ensemble et Griffacier a dû le remarquer.
Les deux comiques ne semblèrent pas entièrement convaincus mais eurent le mérite de ne pas en rajouter quand Sirius arriva à son tour. Harry se mit à parler avec ce dernier des nouvelles du journal quotidien pendant qu'Hermione regarda Cléo :
- Tu vas venir voir la migration des trows dans la soirée ? questionna l'employée ministérielle.
- Je vais essayer en tout cas. Dans l'après-midi je vais voir le château de McGregor le borgne, je pense que nous y resterons quelques heures seulement.
- 'Nous' ? répéta Hermione en regardant la française, intriguée.
- Oui, Sirius a proposé de m'y accompagner. Il connaît déjà les ruines et me montrera comme ça les endroits les plus intéressants de ce qu'il reste de la propriété de ce sorcier.
- Oh, je ne savais pas que tu y allais avec lui ! C'est bien, ça le fera sortir un peu. Il reste bien trop souvent cloîtré entre ces murs depuis la fin de la guerre.
En disant cela, la lionne jeta un coup d'œil sur son ami et hôte qui semblait surpris par un des articles que lui montrait son filleul. Hermione s'inquiétait un peu pour Sirius qui n'avait clairement plus l'habitude de vivre dans la société actuelle. Il avait été si longtemps enfermé à Azkaban pour rien, pour ensuite être en cavale avant d'être enfin libre, bien des années plus tard. Il sortait parfois pour voir Remus et Tonks ou se dégourdir les jambes, mais il n'avait pas de réels Hobbies et restait donc souvent à la maison à tourner en rond. Enfin, la jeune femme avait l'impression qu'il tramait quelque chose dans son coin, mais sans qu'il n'ose en parler visiblement.
Finalement, après un petit déjeuner rapide, elle salua ses compagnons de dortoir et partit au travail. Pour une fois, elle rejoignit Rolf et les autres directement sur le terrain et ce, pour la journée complète. Elle n'avait pas grand-chose à faire, juste s'assurer que la migration des trows se passe bien et que les curieux qui allaient venir voir ça ne gênassent pas les créatures. Cela allait être long, mais elle aurait la chance d'être aux premières loges pour observer ce spectacle si particulier.
Pour commencer, avant même que les elfes ailés ne pointent le bout de leur nez, les agents du ministère durent mettre en place diverses protections magiques. Pendant que Rolf et son groupe géraient les sortilèges anti-moldus, Hermione et le sien s'occupaient des limitations pour que les sorciers spectateurs ne s'approchassent pas trop du trajet habituel des êtres migrateurs.
Quand enfin tout fut en place, la journée avait déjà été bien entamée. À 16h, les 10km carrés de la zone dont Hermione et ses collègues avaient la responsabilité étaient protégés convenablement. À 17h, les premiers visiteurs vinrent prendre place pour le spectacle naturel qui allait avoir lieu dans les heures à venir. Il allait y avoir plus de monde que ce qu'Hermione avait pensé, heureusement que les créatures avaient été protégées par avance par le ministère pour ne pas qu'elles soient dérangées.
Plusieurs heures après, les premières créatures pointèrent le bout de leurs ailes. C'était magnifique à voir. Ces petits êtres, de prime abord assez étrange, semblaient être un mélange curieux entre des elfes et des fées. Ils étaient minuscules, les plus grands ne dépassant pas les 10cm de haut et les plus petits en faisant à peine 5. Alors pourquoi y avait-il autant de monde pour observer ces créatures farfelues, loin de là majestuosité d'un occamy ou de la mignonnerie d'un niffleur ? Eh bien, la réponse venait sûrement de la beauté de leurs ailes. Ces dernières étaient phosphorescentes et brillaient dans l'obscurité de la nuit naissante. La pleine lune les faisait scintiller en leur donnant des teintes colorées diverses et magiques.
Parmi la foule de courageux venue observer ce dédale de couleurs lumineuses et virevoltantes, la lionne vit se démarquer une tête qu'elle connaissait bien. Surprise, elle ne put cependant que s'approcher pour aller saluer cette dernière :
- Bonsoir Luna, je ne m'attendais absolument pas à te voir ici !
- Bonsoir Hermione, répondit la blonde un peu loufoque en souriant, moi je m'attendais à te voir ici, vu ton nouveau travail. Félicitations d'ailleurs.
Luna avait dit cela de sa petite voix si douce et avec son air si… tête en l'air. Elle n'avait pas changé, c'était un fait. Ce soir-là, vêtue d'une tenue bleu ciel avec des chaussures jaunes et des lunettes de soleil de cette même couleur, elle dénotait avec le paysage. Cela étant, cela faisait partie intégrante de sa personnalité si colorée et joyeuse. Hermione sourit :
- Comment vas-tu Luna ? Ça fait un moment que je ne t'avais pas vu.
- Je vais bien merci, et toi ?
- Moi aussi, je vais bien, je te remercie. Tu es donc venu voir la migration des trows ?
- Oui, en effet. Mon père n'avait pas le temps de se déplacer pour faire un article sur cet événement, je me suis donc proposé vu que je suis encore en vacances. Et puis, la migration des trows est si belle à voir…
- Oui c'est vrai que c'est magnifique.
- Et ça porte bonheur ! ajouta Luna avec son air rêveur. Surtout aux célibataires qui cherchent l'âme sœur.
- Oh, si tu le dis, répondit Hermione en tentant de cacher sa réticence. Cependant, tu devrais retirer tes lunettes de soleil pour mieux en profiter. Tu ne dois pas y voir grand-chose.
- Ne t'en fais pas, ce sont des lunettes spéciales pour voir les choses les plus imperceptibles !
- Comme les nargoles ? demanda la sang et or en souriant, cette fois presque admirative face à la naïveté de son amie d'école.
Luna était une élève de Poudlard, de la maison des Serdaigle. Elle vivait un peu dans un autre monde, mais elle était si gentille et courageuse qu'Hermione la tenait en haute estime. Néanmoins, elle avait tendance à parler de sujets si farfelus que même la 'miss-je-sais-tout' par excellence arrivait à se perdre :
- Oh, tu connais les nargoles Hermione ?
Cette dernière sursauta en entendant la voix de Rolf derrière elle. Elle se tourna vers son collègue avec un regard perplexe :
- Heu eh bien en faites, c'est… c'est plutôt mon amie qui les connaît mieux ! finit-elle par répondre, étonnée que le jeune homme parle de ces créatures imaginaires comme d'une évidence. Je te présente Luna Lovegood, Luna je te présente Rolf, mon collègue.
- Enchanté mademoiselle ! dit-il alors en souriant.
- Enchantée monsieur, répondit la plus jeune en toute simplicité.
Hermione regarda son 'binôme' un instant avant de finalement demander :
- Tu n'étais pas censé t'occuper de la rive droite ?
- Oh si, mais j'ai reçu un hibou de la part de la cheffe. Visiblement, il y a un petit changement de plan. Tu vas devoir te rendre sur la côte.
- Sur la côte ? Mais pourquoi ? C'est une zone peu, voir pas fréquentée du tout. Nous n'avons pas à la protéger pourtant.
- Oui, je sais bien. Mais apparemment, ce serait pour régler un problème météorologique.
- C'est-à-dire ? interrogea la lionne, de plus en plus étonnée.
- Des grosses bourrasques de vents sont attendues pile au moment où les derniers trows devraient passer. Pour leur éviter de se faire écraser contre la falaise, il faudrait lancer des sortilèges de paravents sur quelques zones.
- C'est étrange, je croyais que nous ne devions pas intervenir sur le trajet en lui-même !
- Oui c'est ce qu'on fait normalement, mais leur espèce est en voie d'extinction et il faut les protéger au mieux pour éviter une nouvelle diminution de leur population.
- Bon, très bien. Et qui vient avec moi ?
- Je pense qu'il y aura déjà une équipe sur place, Griffacier n'a rien précisé. Mais elle demande à ce que tu y ailles car tu es la plus douée en sortilège.
- Bon, alors je suppose que je n'ai pas beaucoup le choix. Luna, j'étais contente de te voir, j'espère que nous nous reverrons rapidement.
- Avec plaisir Hermione.
Après avoir souri à la blonde, la brune transplana au point le plus reculé de la zone de migration. C'était à une quinzaine de kilomètres à peine de là où elle était initialement, mais tout y était diffèrent. L'herbe était plus verte, moins piétinée et la plaine était bien plus rocailleuse à mesure que l'on s'approchait du bord. Il n'y avait ici aucun bruit car aucun humain ne s'était aventuré vers la falaise. Le temps y était plus froid et la zone un bien trop périlleuse pour que quiconque ait envie de s'y rendre. Pourtant, le paysage était resplendissant, la lune et les ailes des premiers trows déjà au loin se reflétant sur l'eau de mer qui ondulait calmement sur le rebord de la falaise.
Ce fut une bourrasque de vent frais qui rappela à la lionne qu'elle était là pour protéger les petites créatures qui semblaient en effet gênées dans leur avancée. Les elfes-fées les plus rapides étant visiblement les plus robustes, ils arrivaient donc à passer malgré les intempéries, mais Hermione allait bien devoir aider les plus légers, qui n'allaient plus tarder, en les protégeant du vent maritime juste au niveau du précipice.
Elle se dirigea vers ce dernier et regarda autour d'elle un instant. Elle était seule et aucun son ne laissa présager de la présence de collègues du ministère. C'était assez étrange, mais après tout, un sortilège de paravent était simple à maîtriser. Ce fut alors avec un grand sourire qu'elle le lança et le maintint en place.
« Visiblement Mme Griffacier sait qu'elle peut compter sur moi ! » se dit-elle alors avec une certaine fierté naissante.
Pendant une dizaine de minutes, Hermione ne put que profiter du calme et de la beauté du spectacle qui s'offrait à elle et elle seule. C'était si paisible, si merveilleux, si… magique ! Elle repensa alors à ce que Luna lui avait dit concernant la chance que ces petits êtres, en recherche d'un coin calme pour leur prospérité, pouvaient apporter aux célibataires. La jeune femme murmura avec amusement :
- Peut-être aller vous m'apporter mon prince charmant !
- J'ai bien peur que cela ne soit pas le cas !
Hermione sursauta en entendant une voix glaciale dans son dos. Une voix qu'elle reconnue sans peine et qui lui figea le sang. Pointant sa baguette face à elle, elle ne vit pourtant absolument rien.
- Où êtes-vous, montrez-vous sale psychopathe !
- Psychopathe ? Vraiment ? Ce n'est pas très gentil de dire ça !
La lionne tourna légèrement sur sa droite, d'où provenait le son, mais toujours rien. Puis elle entendit un rire fou, cette fois sur sa gauche. Elle pivota et faillit glisser. Se rattrapant de justesse, Hermione se rappela où elle se trouvait, elle se devait d'être prudente tout en sachant qu'elle était coincée. Transplaner serait trop risqué, elle pourrait être touchée par un sort avant de disparaître entièrement. Elle ne pouvait pas se mettre à courir non plus, pas tant qu'elle ne savait pas où était son ennemie, ni même si la psychopathe était seule… Non, elle était bloquée, prise au piège, seule et isolée.
- Alors la sang de bourbe, tu as peur ?
- J'ai clairement moins peur que vous, Lestrange ! Moi au moins, je ne joue pas à cache-cache ! s'écria Hermione avec mordant.
La chercher de la sorte et l'énerver n'était peut-être pas la meilleure des idées, mais le but était de la faire commettre une erreur pour la détecter. Et cela fonctionna mieux que ne l'avait imaginé la sang et or.
Une ombre très rapide lui tourna autour avant de se stopper juste devant elle. Une femme aux yeux déments, aux cheveux longs et bouclés de couleur ébène virevoltant autour de son visage creusé et blanc et vêtue d'une longue robe noire lui fit alors face.
Bellatrix Lestrange pointa sa baguette sur la jeune femme et cracha presque :
- Pour qui tu te prends sale sang de bourbe ! Ne me parle pas comme ça ! Je vais te faire regretter d'être venue jusqu'ici !
Ne laissant pas le temps à Hermione de répondre quoi que ce soit, la folle attaqua. La lionne était maintenant presque certaine que la mangemort était seule, elle commença à se protéger tout en essayant de courir vers une zone plus à couvert. Le problème, c'était qu'il n'y avait pas beaucoup d'endroit propice pour ça !
Les sortilèges fusaient avec très peu de pause. Hermione se défendait efficacement tout en essayant parfois d'immobiliser son assaillante, hélas sans succès. Lestrange, elle, n'essayait clairement pas de figer sa cible. Entre plusieurs 'doloris' hurlés avec rage, la lionne entendit aussi des 'bombarda', des 'flipendo' et même un 'incendio'. À aucun moment elle n'utilisa le sortilège de mort, ce qui ne surpris même pas Hermione. Cela aurait été une mort bien trop douce selon les critères de la timbrée face à elle.
Les minutes se succédèrent dans un balai de sortilèges incessants. Bien que très douée en duel, Hermione sentait pertinemment que son niveau était insuffisant face à Lestrange. Elle allait devoir trouver une façon de s'enfuir…
- Alors Mlle l'héroïne de guerre, tu ne fais pas la maligne quand tu n'as personne pour se sacrifier pour toi ? hurla la mangemort tout en riant dans le même temps.
En entendant cela, la lionne se sentit piquée au vif. Elle revit l'espace d'un instant le visage ensanglanté de Rogue face à elle et une sensation désagréable l'envahit alors. Elle pensa d'abord à une nouvelle crise d'angoisse, mais elle comprit bien vite que non. Une douleur intense prit possession de tout son être et elle se retrouva à genoux, hurlant à même le sol. Un doloris venait de la percuter de plein fouet.
Elle aurait probablement dû paniquer en constatant qu'elle n'avait plus sa baguette en main, mais sa souffrance était tellement insupportable que cela n'avait plus grande importance. Puis finalement, tout cessa et Hermione put reprendre sa respiration alors que Bellatrix riait toujours :
- Eh bien dit donc, la lionne ne sait visiblement que rugir mais pas mordre hein ? Hahaha.
La jeune femme commençait à peine à reprendre ses esprits qu'une nouvelle douleur prit cette fois possession de son crâne. Elle avait l'impression que l'on disséquait ce dernier mais elle n'arriva même pas à hurler. Pourtant, employant toute la force possible en elle, elle réussit à rattraper sa baguette. Machinalement, sans même vraiment faire attention, elle cria :
- Expelliarmus !
Le sort n'était pas très puissant, mais il l'était assez pour que Lestrange tombe à la renverse. Hermione essaya de se redresser avant la sorcière, en vain. Bellatrix se leva en première, le regard flamboyant de haine. La lionne reconnut le début de l'incantation… elle allait utiliser le même sortilège que le soir de la bataille finale. Elle allait donc réellement mourir ainsi ? Non, elle ne pouvait pas se laisser avoir de la sorte, pas maintenant que la guerre était finie, pas ici, pas seule…
Avec ses dernières forces, Hermione réussit à lancer un sortilège de bouclier. Pourtant, il demeura un problème… car étant à peine en appui sur ses genoux, la lionne perdit l'équilibre et glissa des que le maléfice de Lestrange frappa sur sa protection. Elle ne se rendit compte qu'à cet instant seulement qu'elle était bêtement retournée au bord de la falaise, elle n'avait fait que longer cette dernière dans sa tentative de fuite. Se sentant partir en arrière, Hermione ferma les yeux. Au moins avait-elle une chance de s'en sortir si elle ne se fracassait pas contre des rochers. C'était toujours une probabilité plus avantageuse pour son sort que de rester face à la mangemort surentraînée en combat sur la terre ferme.
Tout sembla aller au ralenti. Elle ressentait le vent dans son dos pendant sa chute, ses cheveux volants et fouettant son visage au passage. Elle allait sûrement bientôt atteindre les vagues qui se jetaient d'elles-mêmes contre la roche. Et…
Et soit l'eau était devenue sèche, soit la pierre était devenue plus molle, mais elle n'eut ni froid, ni mal. Elle se sentit même plutôt bien, en sécurité et elle eut l'impression étrange que son corps remontait au lieu de chuter. Rouvrant alors les yeux, elle vit en effet le haut de la falaise se rapprocher et, pivotant difficilement la tête, elle vit une ombre noire qui l'enveloppait quelque peu.
Une fois sur la terre ferme, elle se sentit posée sur l'herbe et entendit un bruit de chute à côté d'elle. Tournant cette fois la tête avec plus de facilité, elle n'arriva pas à croire ce qu'elle vit…
- Professeur Rogue… marmonna-t-elle avec difficulté avant d'ajouter avec crainte, Lestrange est…
- Partie, finit-il à la place de la jeune femme.
Hermione sentit ses muscles se détendre instantanément et malgré les douleurs encore présentes, elle se jeta sur le sombre sorcier qui était allongé dans l'herbe à côté d'elle. Elle le sentit se tendre à ce contact et bien qu'elle pensa se faire virer de là rapidement, son soulagement était bien trop grand pour s'en inquiéter.
- Severus, Granger, ça va ? cria alors la voix du guérisseur qu'Hermione avait déjà rencontré chez l'ancien espion.
Elle entendit des bruits de pas courir vers eux mais elle ne bougea pas pour autant. Il lui fallut plusieurs secondes pour se rendre compte que Rogue ne l'avait pas repoussée mais qu'il avait passé une main dans son dos, qu'il frottait de façon réconfortante. Puis, elle constata enfin qu'elle s'était mise à pleurer, peut-être depuis l'atterrissage forcé, ce qui expliquait probablement qu'il ne la repoussait pas comme il aurait dû le faire :
- Je vais bien, répondit alors Severus de sa voix grave et calme, mais je crois que Granger est en état de choc !
Le guérisseur était déjà arrivé vers eux car Hermione sentit la main de Rogue quitter son dos. Elle eut la sensation terrible de mourir de froid sur le coup, mais elle était sûrement juste fatiguée et choquée, il avait raison. L'homme qui s'appelait Christian, si sa mémoire était bonne, attrapa délicatement le poignet de la lionne qui se laissa faire. Il lui prit son pouls puis posa sa baguette sur le dos de sa main.
Une vague de chaleur l'envahie cette fois, un court instant, avant de finalement la quitter doucement, comme emportant avec elle ses douleurs musculaires. Elle releva la tête et croisa le regard bleu clair du médecin sorcier :
- Ça va mieux ? demanda-t-il doucement.
- Oui, répondit Hermione qui s'éloigna enfin de Rogue tout en essuyant ses larmes. Je vais mieux, merci…
- C'est Severus que vous devriez remercier ! s'exclama alors une voix féminine.
Hermione s'assit délicatement là où elle avait atterri juste avant et tourna la tête vers la voix. Une jeune fille d'une quinzaine d'année aux cheveux noirs était en train d'aider Rogue à se relever :
- C'est bon Alice, je vais bien, cesse donc de t'inquiéter. Christian, envoie un patronus à Albus, ordonna finalement Rogue avant de se tourner vers elle et de la houspiller. Par Salazar, Granger, mais qu'est-ce que vous foutiez ici toute seule de la sorte ?
- Je… je travaillais.
- Loin de votre équipe ministérielle à la noix ?
- Oui, ma cheffe m'a transférée ici en dernière minute, à cause de… du vent…
- Et sans aucune aide ?
- Eh bien, elle a probablement confiance en moi…
- Confiance au point de vous envoyer à l'abattoir, seule, dans un coin reculé et sans témoins alors que vous êtes le satané cerveau du trio infernal ?
- Severus, elle vient de se faire agresser, ne l'accable pas de la sorte ! le disputa à son tour Christian, avec force.
Le sombre sorcier leva les yeux au ciel sans rien ajouter, mais Hermione ne put s'empêcher de penser que ce dernier avait raison. Cela n'avait pas été prudent, peut-être même que cela pouvait sembler être un piège… Elle aurait pu se faire tuer ce soir, elle qui pensait ne plus rien risquer. Le pire, ce fut qu'elle n'avait pas été capable de se défendre convenablement, alors qu'elle était pourtant considérée comme une héroïne.
« Je suis pitoyable… » se dit-elle alors, frustrée de s'être fait avoir de la sorte.
Ce fut la main tendue de Rogue devant elle qui la soutira de ses pensées. Elle la regarda un instant avant de s'en saisir finalement.
Sa main était douce, mais Hermione sentit les cicatrices dans la paume et à l'extérieur de celle-ci. Cette main qui avait été blessée la première fois, qui l'avait déjà sauvée de Lestrange. Une fois debout, il ne la relâcha pas pour autant et lui demanda en la toisant de toute sa hauteur :
- Vous… commença-t-il avec hésitation, sans continuer.
- Quoi ? demanda-t-elle sans bouger.
- Vous vous êtes battue avec brio Granger, finit-il par dire avec un ton des plus neutre mais aussi avec un regard semblant sincère. Ne doutez pas de vos capacités alors que vous avez réussi à repousser la plus dangereuse des mangemorts encore en liberté. Même moi, en duel face elle, j'aurais eu beaucoup de mal sans aide.
Pourquoi disait-il une chose aussi gentille au juste ? Elle aurait aimé le lui demander, mais ce fut une succession de 'pop' sonores qui l'en empêcha. Une dizaine de personnes venaient de transplaner autour d'eux. À ce moment-là, elle sentit, sans savoir pourquoi, un certain vide en elle et ce dès que Rogue eut relâché sa main pour se tourner vers Albus Dumbledore lui-même.
OoOoOoOoOoOoOoO
Note :
Ce soir, j'étais un peu motivée, je publie donc le chapitre de samedi dernier aujourd'hui et je m'excuse du retard pour ces deux derniers chapitres.
Merci à toi, Zeugma, pour tes retours qui me font toujours aussi chaud au cœur et qui me motive à continuer malgré la fatigue.
Commentaires de Maze :
(Merci à toi aussi, qui te « moque » de mes délais si longs en ce moment pour un seul chapitre, mais toujours avec une gentillesse motivante… mais clairement, j'avoue, j'ai exagéré sur le nombre de réécriture du dernier en date ^^)
C'était un peu comme si la jeune femme avait enfin trouvé sa place dans le monde sorcier, une place loin de la guerre et enfin encrée dans une vie simple comme elle avait toujours rêvée d'avoir.(J'aurais bien aimé une place plus haute dans la société comme ministre de la magie mais il est vrai que cette cause l'a toujours passionnée et je suis de son avis concernant les elfes, ça me rappelle l'esclavagisme « noir » aux USA y'a même pas encore 50 ans, bon tout le monde s'en fiche mais j'avais envie de le dire mdr) Je ne m'en fiche pas, tkt !
Il y avait de quoi s'arracher les cheveux et l'employée du ministère dut lutter pour ne pas le faire. (Vu la tignasse qu'elle a, cela n'aurait pas été de trop:p) Ca aurait surtout duré longtemps mdr
son travail n'avait pas été optimal ! (Omg Hermione va nous faire une crise car elle n'a pas eu d'optimal, retour à Poudlard lol) C'est terrible c'est affreux !
notés par des membres du ministère et non son ancien professeur. (Évidemment une pensée pour Severus, on te voit venir Hermione :p) et à des millions de km en plus
ce qui était agaçant. (C'est clair Hermione, tu penses trop à Severus ma chère, tu vas encore t'évanouir en le voyant et ce n'est pas comme ça que tu vas l'amener dans ton lit) Tu aimes la voir s'évanouir toi mdr
Cléo n'avait clairement pas eu ce droit de transplanage. (Mdr elle va transplaner directement dans son lit à ce rythme) Oh yeah
Le fait d'en entendre parler régulièrement était probablement le facteur déclenchant, mais tout de même ! (Elle ne va pas que transplaner sur son lit, elle va transplaner sur lui à ce rythme :o ) Encore mieux !
Mais alors, il allait lui falloir au bas mot une semaine ou dix jours de repos pour réussir son entreprise. (Albus Dumbledore pourrait aussi l'aider, ça serait top comme ça on verrait Albus un peu) Hahahaha
Le seul hic, c'était la présence parmi eux de la plus dangereuse et la plus recherchée qui restait totalement insaisissable. (Tiens étrange Hermione ne rêve pas de Severus) A moins que…
Elle regarda le plafond et essaya de se souvenir de son rêve sans y parvenir. (Ha quoique peut-être avait-elle rêvée de Severus finalement) Hahahaha
C'est presque mon binôme finalement, nous faisons du bon travail ensemble et Griffacier a dû le remarquer. (Je suis sure que Rolf craque sur elle mais le pauvre il va être déçu, elle n'a d'yeux que pour Severus. D'ailleurs elle avait rougi quand Cleo avait dit ça à Hermione sur Severus, la c'est un élèvement d'yeux au ciel lol) Qui sait ? XD
Il reste bien trop souvent cloîtré entre ces murs depuis la fin de la guerre. (Ouiiiiiiiiiiiiiiiii on veut du Sirius Cléo oh ouiiiiiiiiiii, je le vois venir à dix kilomètres le Sirius:) ) Du Siréo ? XD
Enfin, la jeune femme avait l'impression qu'il tramait quelque chose dans son coin, mais sans qu'il n'ose en parler visiblement. (Bah oui il veut se faire Cléo, Severus va nous faire une attaque d'ailleurs en voyant cela, j'ai trop hâte de voir sa réaction d'ailleurs!) Adieu Sevy ^^
Surtout aux célibataires qui cherchent l'âme sœur. (Et si les deux célibataires viennent ça doit encore plus porter bonheur, Sirius et Cléo évidemment) Tu aimerais hein ? Tu verras !
Je te présente Luna Lovegood, Luna je te présente Rolf, mon collègue. (Oula je me suis trompée Rolf va en pincer pour Luna! Comment ça j'ai tendance à vouloir caser tout le monde LOL) J'avoue… Tu as cette tendance mdr
Partie, finit-il à la place de la jeune femme. (Le prince charmant est finalement venu) Charmant ? Tu es sûre ?
Albus Dumbledore lui-même. (Oh yeahhhhh Albus enfin, bon il interrompt une scène entre nos deux tourtereaux mais bon c'est Albus quoi!) Tu es contente hein ? mdr
