Chapitre 11 : Sous la Cicatrice

« Harry, ce n'est pas juste ! » se plaignit Ron. « Depuis que ce Jor est arrivé, tu passes le plus clair de ton temps avec lui et tu m'oublies ! Moi, ton meilleur pote ! »

Harry soupira et jeta un regard entendu à Jormungandr. Ce dernier leva les mains en signe de paix et s'éloigna.

« Je te laisse régler ça. Tu sais comment me retrouver. »

Le jeune homme hocha la tête avant de se tourner vers le rouquin.

« Viens, on va dans la Salle-Sur-Demande. Pour t'expliquer ça, tu vas avoir besoin d'un énorme dessin. Et je préférerais garder l'une ou l'autre chose à l'abri de certaines oreilles indiscrètes. Je suis sûr que Voldy a déjà appris beaucoup de choses et doit se demander pourquoi les Avengers sont venus me voir mais je ne vais pas lui donner des indications en te racontant tout ici. Tu viens, Mione ? »

« Bien sûr ! Cela me permettra de confirmer mes hypothèses. »

Le trio d'or monta au sixième étage afin d'entrer dans la salle va-et-vient. Harry demanda un salon douillet qui ressemblait beaucoup à la chambre de Loki à Asgard, dans des tons verts et or, le parfait mélange entre Serpentard et Gryffondor.

« Alors ? » fit Hermione en se laissant tomber dans un fauteuil. « Pourquoi un être mythique reste auprès de toi et t'appelle Harry par moment et Papa à d'autres ? »

« C'est assez délicat à expliquer et il faut accepter l'existence de certaines choses ... »

« Je pense pouvoir croire en l'existence des dieux nordiques après avoir rencontré Jormungandr et Fenrir en personne. Enfin, surtout Jormungandr. »

« Et qui sont les parents de Jormungandr et Fenrir selon toi ? » demanda Harry calmement en agitant simplement la main pour faire apparaître un plateau de thé.

« Selon les récits nordiques, ce serait Loki et une géante des glaces du nom d'Angrboda. Ils auraient aussi une soeur du nom de Hel et un frère cheval du nom de Slipnirr. »

« Sleipnir, » corrigea doucement le brun. « Et elle préfère Hela. »

« Comment tu peux le savoir ? »

« Parce que je suis la réincarnation de Loki. »

« Tu déconnes, mec ? » fit Ron, les yeux écarquillés.

« Non. Au ministère, l'an dernier, Voldemort est entré dans mon esprit et a brisé des barrières qu'Hela avait placées pour me protéger de mon passé afin que je puisse vivre une vie normale, loin de la souffrance. On ne peut pas dire que j'ai vécu loin de la souffrance dans cette vie-ci mais ... C'est cent fois mieux que ma précédente. »

« Pourquoi ? » firent les deux autres.

« Le mépris, la torture jusqu'à la folie et la perte d'un enfant à la naissance ont eu raison de mon esprit, » répondit Harry en baissant la tête, le regard dans le vide. « Alors j'ai agi de telle manière à accomplir mon devoir mais que je ne survive pas. J'étais le sorcier le plus puissant d'Yggdrasil. En devenant fou, je devenais le sorcier le plus dangereux et n'étant pas le Dieu du Chaos pour rien, je vous laisse imaginer ce qui aurait pu arriver ... »

« Tu aurais déclenché Ragnarök, » comprit Hermione.

« Ragna-quoi ? » fit Ron.

Harry et Hermione échangèrent un regard amusé. Ron et sa culture générale ... Il ne changerait jamais.

« La fin du monde tel que nous le connaissons, » expliqua le brun, faisant pâlir son meilleur ami. « Et oui, le destin de Loki était de provoquer Ragnarök. Mais il a été exécuté pour ses crimes. »

« Et le fait que tu te sois réincarné est ... normal ? » s'enquit Hermione.

« Non. C'est ... en quelque sorte ... un cadeau. A ma mort, j'ai laissé quelque chose derrière moi. Un journal et des preuves montrant que je n'avais pas eu le choix d'agir ainsi à New York. Parce que je n'étais pas mort au combat, j'ai été envoyé à Helheim. Cela me convenait très bien, j'étais avec ma fille. Mais quelque part, j'étais ... anéanti. J'avais tellement souffert ... Odin a appris la vérité et a décidé de m'offrir une deuxième chance d'avoir une vie heureuse. Hela a accepté à la condition de choisir le corps qui serait le réceptacle de mon âme. J'ignore encore pourquoi elle a choisi celui d'un bébé né dans le passé mais je suppose que je le saurais bientôt. »

« Et donc, vous créez une relation père-fils, c'est ça ? »

« Ils ont le même âge ! »

« Pas exactement, Ron, » soupira Harry. « Enfin, oui, proportionnellement à nos durées de vie, Jormungandr à mon âge, enfin ... un peu plus jeune même, mais ... Non, Jormugandr a un peu plus de mille ans maintenant. Ce qui fait qu'il en a presque onze selon notre échelle. »

« Il a l'air d'en avoir quinze, » contra Hermione en secouant la tête.

« Et Fenrir une trentaine, » répliqua le brun en souriant. « Pourtant, il est à peine plus vieux que Jor... seulement quelques minutes. Ce qui les différencie, c'est leur forme animale. Ils ont acquis certains de leurs traits. Fenrir est un loup, Jor un serpent. Cela a certainement dû avoir un effet sur leur croissance. Mais c'est un détail... »

« Ils ont vraiment été banni d'As ... As... ? » demanda la brune.

« D'Asgard, oui. Ils ont été considérés comme des monstres il y a longtemps. A mes yeux, ils ne le sont pas. Hélas, je doute que Fenrir me pardonne, sa nature de loup l'en empêche sans doute. »

Harry soupira à ces pensées avant de secouer la tête.

« Mais aujourd'hui, je ne suis plus Loki, je ne suis plus vraiment Harry non plus. »

« Qu'est-ce que tu veux dire, Harry ? » fit Ron les sourcils froncés.

« J'ai en moi la mémoire d'Harry mais également celle de Loki. Je porte le poids des deux passés afin de me construire un avenir. Je suis un mélange des deux maintenant. »

« Est-ce que cela veut dire que nous ... »

« Quoi ? Que nous ne sommes plus amis ? » fit le brun les sourcils relevés. « Bien sûr que non, Ron ! Vous êtes mes deux meilleurs amis ! Je ne vous lâcherai jamais. Mais il faut comprendre que pour le moment, je suis un peu instable, divisé entre deux personnalités. Il faut que je fasse le tri et que je me recentre sur moi-même afin de savoir qui je suis réellement. Jor m'y aide. »

« Je ne suis pas sûr que te donner des coups de poings et te battre à l'épée soit vraiment de l'aide... »

« Il entraîne mon corps, Ron, » pouffa Harry. « Mon esprit a des réflexes. Je me souviens des gestes mais je n'ai plus ma force d'antan. Je n'ai plus le même corps. Et il y a un danger qui rôde au-dessus de nous, encore pire que Voldemort. Je m'entraîne afin de pouvoir aider à l'arrêter. »

« Mais tu as déjà assez avec Voldemort sur les bras non ? » s'exclama Ron, choqué. « Tu ne peux pas laisser celui-là à quelqu'un d'autre ? »

« Je ne serai pas seul, Ron. Il y aura les Avengers, et peut-être même des Asgardiens, pour les combattre. Mais je suis le seul à réellement les connaître. Loki a été leur prisonnier avant de devenir leur marionnette. Et leur but, c'est la destruction totale. On ne peut laisser faire cela. »

« Est-ce qu'on pourra t'aider ? »

« Oui mais pas au combat. Pas directement. »

« QUOI ?! »

« Si demain, Thanos vient à apparaître au-dessus de nos têtes, vous ne m'aiderez pas en venant vous battre à mes côtés. Au contraire, j'aurais peur pour vous. Mais s'il n'arrive que dans quelques années, c'est à voir. Je ne sais pas où il est pour le moment. Mais croyez-moi, s'il a réussi à me soumettre quand j'étais Loki, certes affaibli, mais tout de même Loki, un sorcier et un Jotunn, c'est qu'il est très fort. Nous autres, Midgardiens, ne pourrons pas grand-chose contre lui. Même moi. Je le laisserai à Thor sans doute pour ne m'occuper que de leur sorcier et les fantassins. »

« Tu ne nous écarteras pas ? » demanda Ron.

« Pas si je sais que vous savez vous défendre. Aujourd'hui, je vous écarterai. Mais dans quelques années, vous pourrez peut-être m'aider. »

« Mais on a le même âge ! » s'indigna le rouquin.

« Mais Harry a l'expérience de Loki, » répliqua Hermione avec sagesse. « Il a été meilleur que nous toute l'année, Ron. Meilleur que moi ! Il ne nous écartera que tant qu'il nous considérera trop vulnérables. Il ne tient qu'à nous de nous entraîner et nous améliorer pour venir le rejoindre. C'est ça, Harry ? »

Ce dernier sourit et hocha la tête avant de se lever.

« Je retourne voir Jor, mais si tu veux, on se fait une partie d'échec ce soir, Ron, » proposa-t-il avec un sourire.

Le rouquin accepta, rassuré de ne pas être relégué au second plan, ou même remplacé par un autre à la place de meilleur ami. Harry sortit de la Salle Sur Demande et rejoignit Jormungandr dans le parc au bord du lac. Il s'installa en tailleur à côté de lui et partit en méditation profonde afin de faire le tri dans sa mémoire avec l'aide du Serpent de Midgard qui l'aidait à ne pas trop souffrir avec les souvenirs extrêmement douloureux. Le but était de se refaire des barrières mentales des plus solides pas seulement pour Voldemort mais aussi contre l'Autre, le sorcier de Thanos.

Harry devait redevenir aussi puissant et solide que Loki. Et cela ne serait pas une mince affaire. Surtout en ce qui concernait son corps. Il était un fébrile humain, un être midgardien, un enfant. Il n'avait plus rien du Jotunn, ou presque plus. Par chance, certaines vieilles familles sorcières, dont la sienne, avaient parmi leurs ancêtres des Jotunns, mais le sang était tellement dilué que c'était infime. Cela rendait juste Harry un peu plus résistant. Cela expliquait pourquoi il avait survécu si facilement à ces nuits dans le froid à Privet Drive et comment il avait toujours fait pour que son corps encaisse autant de coups. Les Jotunns étaient des êtres résistants. Harry en avait encore quelques traits. Maintenant, il ne restait plus qu'à s'entraîner.

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Harry rouvrit les yeux alors que sa colère explosait. Il se sentait une fois de plus trahi alors qu'il réalisait ce qu'il était lui-même, ce qu'il avait dans la tête, juste en-dessous de sa cicatrice. Son regard émeraude pailleté d'or se posa immédiatement sur Jormungandr qui recula d'instinct sur deux mètres.

« Je ne sais pas ce qui te met dans cette colère noire, » dit-il d'une voix légèrement tremblante alors qu'il levait les mains en signe d'apaisement. « Mais je n'y suis pour rien. »

« Je sais, » répondit calmement le Gryffondor. « Ce n'est pas le cas du responsable qui m'a fait cela, par contre. Ni celui qui m'a menti durant toutes ces années et qui me parle de certaines choses tout en m'en cachant d'autres. »

« Développe. »

« Allons voir Dumbledore, » fit Harry en se levant.

« Qu'est-ce que tu comptes faire ? »

La réincarnation de Loki posa sur Jor un regard pénétrant et un brin menaçant.

« Lui dire ma façon de penser ! »

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Albus Dumbledore était dans son bureau en compagnie de Severus Snape. Ce dernier traitait la main du directeur qui nécessitait des soins réguliers afin de réduire la propagation de la malédiction mortelle. Les deux hommes sursautèrent quand la porte de chêne s'ouvrit dans un grand fracas. Ils sortirent tous deux leur baguette et la pointèrent vers l'intrus qui se trouvait être Harry Potter. Le jeune homme réagit immédiatement en claquant des doigts. Les deux baguettes volèrent dans sa main alors qu'il pénétrait dans la pièce, le regard dangereusement sombre, suivi du jeune adolescent au nom imprononçable rebaptisé Jor.

« Vous comptiez me le dire quand ? » demanda Harry à Dumbledore alors qu'il s'arrêtait devant le bureau et toisait le vieil homme de toute sa hauteur.

« De quoi parles-tu, Harry ? » s'enquit le directeur d'une voix calme.

« Ne me prenez pas pour un idiot ! » s'époumona le jeune homme en frappant le meuble du plat de la main, et libérant sa magie en une vague écrasante. « Quand comptiez-vous me le dire ?! »

« De quoi parlez-vous, Potter ? » demanda Snape à son tour.

« La raison pour laquelle j'ai une connexion avec Voldemort. La vraie raison ! »

Dumbledore soupira et parut soudain bien vieux alors que ses épaules s'affaissaient, comme s'il portait sur ces dernières tout le poids du monde.

« Tu n'aurais pas dû t'en rendre compte. Pas avant la fin... »

« Il est clair que si j'étais toujours simplement le Gryffondor fonceur, je ne m'en serai pas aperçu. Mais il se trouve que j'ai un petit plus tout à fait intelligent, fourbe et, en somme, Serpentard, » rétorqua Harry d'une voix glaciale alors qu'il réfléchissait rapidement à la réponse. « Alors vous comptiez faire quoi ? Me l'annoncer à la toute fin pour me faire comprendre que je n'ai pas d'autre choix que celui de sacrifier ma vie pour que toute cette folie, cette guerre en finisse ? C'était ça, votre plan ?! »

« Oui, » soupira Dumbledore, surprenant par là-même le Maître des Potions.

« Comment ..., » commença ce dernier avant d'être interrompu par Harry.

« J'ose espérer que vous avez fait des recherches sur le sujet avant de me condamner. »

« Je suis navré, Harry, » soupira le directeur. « Détruire un horcruxe est difficile. Extrêmement difficile même. Et les seuls procédés connus sont malheureusement mortels. »

« Et en apprenant qui j'étais autrefois et d'où je venais, il ne vous est pas venu à l'esprit que je pouvais peut-être trouver une réponse autre part ? »

« C'est hélas impossible... »

« Bien que je ne sache pas trop tous les tenants et aboutissants, » intervint calmement Jormungandr. « Je sais ceci. Ce qui est a priori impossible sur Midgard ne l'est pas spécialement dans les autres royaumes. Votre planète est jeune et vous perdez facilement votre savoir là où on le préserve à grande échelle à Alfheim. »

« La bibliothèque d'Asgard n'est pas triste aussi, » commenta Harry qui observait toujours Dumbledore avec un regard noir.

« Mais elle ne vaut pas celle d'Alfheim. »

« C'est un fait. Les elfes de l'Académie de magie adorent la connaissance... Toutefois, cela n'excuse en rien le fait que vous ne m'en ayez pas parlé alors que vous savez que je suis bien plus que simplement Harry Potter. J'ai un immense savoir qui dépasse largement celui des Midgardiens. »

« Sais-tu comment te débarrasser de l'horcruxe sans attenter à tes jours ? »

« Non, » avoua Harry. « Mais je sais qu'il y a un rayon de la bibliothèque d'Asgard qui traite de l'âme sous différentes formes, notamment la magie qui la concerne. J'en ai lu quelques ouvrages mais pas tous. Je peux toujours tenter ma chance avant de de nouveau devoir me sacrifier. D'autant plus que ce serait donner raison à une prophétie et l'idée ne me plait pas. »

« Les prophéties sont faites pour être réalisées, Harry... »

« Les prophéties sont une branche obscure de la magie et sont surtout là pour guider les êtres vivants ! Il y en a qui se réalisent, certes, mais pas toutes. J'en suis la preuve vivante. J'aurais dû créer Ragnarok et j'aurais dû mourir des mains de Thanos, or l'univers se porte plus ou moins bien et j'ai été exécuté sur ordre du roi d'Asgard. Par conséquent, une prophétie sur la fin des temps a été évitée. Il en existe plusieurs car le futur n'est pas une ligne droite. C'est une multitude de fils qui se mêlent et s'entremêlent sous les mains des Nornes mais elles-mêmes n'ont pas toujours le contrôle sur ces choses. Un fil sur la toile peut être rebelle ou être défectueux et ainsi agir différemment de ce qu'on attend de lui, changeant ainsi le résultat obtenu. »

« Une prophétie dit que je dois tuer Thor lors de Ragnarok et mourir de sa main, » dit lentement Jormungandr. « Mon père m'en a empêché. »

« Parce qu'on a pas à faire les choses tout simplement parce qu'un devin a dit un jour que cela doit se passer ainsi. De plus, quand il y a prophétie, tout est sujet à interprétations. Il ne faut jamais les prendre au premier degré ! »

« Je l'interprète de la même manière que Tom, Harry, » soupira Dumbledore en agitant sa main blessée.

Le Gryffondor observa cette dernière un instant avec un oeil neuf avant de recroiser le regard bleu qui lui donnait autrefois l'impression de passer sous un rayon-X. Il soupira à son tour, sa colère soudain envolée.

« C'est peut-être là votre erreur et vous n'avez hélas plus le temps de faire les choses autrement, » dit-il plus calmement. « Vous allez mourir... »

« La dernière grande aventure est bientôt pour moi, je le crains. »

« Alors laissez-moi tenter de rectifier le tir à votre place, professeur, » proposa Harry. « S'il s'avère que je n'ai d'autre choix que celui de me sacrifier alors soit mais il y a des connaissances dans les autres royaumes qui dépassent largement celles de Midgard. Peut-être pourrais-je trouver des réponses là-bas. »

« Et la guerre ici ? » s'enquit Dumbledore. « Il faut la terminer au plus vite avant que Voldemort ne fasse l'irréparable. »

« Je l'accompagnerai, » dit alors Jormungandr dans un soupir. « On ne sera pas trop de deux pour éplucher la bibliothèque d'Alfheim. »

« Et d'Asgard, » ajouta Harry. « Et qui a dit que nous étions deux ? »

« Ben toi et moi. »

« Et mes clones tu en fais quoi ? » demanda la réincarnation de Loki avec un sourire alors qu'il faisait apparaître plusieurs versions de lui-même dans pièce.

« Merlin, nous voilà envahis par une horde de Potter, » maugréa Snape en se pinçant l'arête du nez.

Dumbledore soupira en s'affalant sur son siège.

« Je suppose que je n'ai pas le choix que de te laisser faire. »

« A moins que vous ayez le potentiel magique et le savoir nécessaire pour arrêter un vieux filou comme moi, je crains en effet que vous n'avez pas le choix, professeur, » confirma Harry. « Mais laissez-moi vous rassurer. Il y a longtemps, j'ai fait un serment. Celui de protéger les neufs royaumes contre ses ennemis, tant ceux de l'extérieur que de l'intérieur. Voldemort représente un danger pour Midgard. Je ne le laisserais pas gagner. »