Bonjour à tous ! voici le chapitre 11, toujours corrigé par scrameustache4 !

Bonne lecture !

Chapitre 11 : chassez le naturel...

Bakugo Katsuki était sous tension.

Tout son corps était tendu comme un arc, il pouvait sentir ses muscles le tirailler tellement il était bloqué dans cette position droite et rigide. Lui qui était toujours si tordu lorsqu'il se mouvait.

Et bien là, il était si crispé que cela ce voyait à des kilomètres . Kirishima à sa droite posa une main réconfortante sur son épaule tandis que Tsuyu lui adressa un sourire encourageant.

- T'inquiète alpha, ça va bien se passer crois moi, fit la jeune femme, confiante.

- Bien sûr que ça va bien se passer tu me prends pour qui bordel ! Je n'ai pas besoin de ton putain de soutien.

Tsuyu roula des yeux mais garda le sourire, son alpha gérait du mieux qu'il pouvait sa tension et si cela voulait dire grogner un peu sur ses paires, grand bien lui fasse. Elle continua à avancer tranquillement, faisant fi des ondes mauvaises que laissait déborder en vagues tempétueuses le loup dans son dos.

Reprenant la marche, le groupe s'arrêta finalement devant la porte où étaient enfermés l'inspecteur Tsukauchi, Denki ainsi que son mari Kai Chisaki.

Le groupe n'avait pas eu l'autorisation d'entré dans la salle avec le renard, ce qui avait énervé l'alpha, qui avait méchamment grogné sur le pauvre inspecteur. Heureusement pour lui, Kirishima l'avait rappelé gentiment à l'ordre.

Et docilement ils étaient partis faire un tour le temps que l'interrogatoire se termine. Aucun d'entre eux ne savait ce qui ressortirait de cet entretien. En fait il ne savait même pas pourquoi le blond avait été convoqué chez la police.

Bon ils se doutaient que ça avait forcément un lien avec l'enquête en cours, c'est vrai. Mais pourquoi Denki et Kai ensemble dans la même pièce ?

Ils n'en savaient rien et prenaient malheureusement leur mal en patience.

La porte finit par s'ouvrir sur l'inspecteur qui les regarda d'un air interrogateur. Il sortit en premier, puis Denki sorti le visage baissé, dans son dos Chisaki le suivait de près. Une tension régnait entre les deux, tout le monde pouvait le sentir.

Bien habillé, Kai Chisaki leur adressa un salut poli. Autour de lui, on pouvait sentir son aura puissante et écrasante qui dansait lourdement. Une veste épaisse cachait en grande parti son corps, mais il était évident que celui-ci était aussi bien bâti que Kota. Un gros gabarit, tout ce qu'il y avait de plus original.

Ces yeux jaunes, si intense, les dévisagea tous les trois, posant sur eux un bref moment la prestance quasi inhumaine qu'il dégageait. Et chacun d'entre eux fut subjugué par la beauté et la ressemblance frappante qu'il y avait entre ses yeux et ceux de Denki.

Il ressemblait à un véritable ours, il produisait quelque chose de fort, de supérieur. Il ressemblait aussi bien à un prince qu'au plus vil des malfrats.

Bakugo le dévisagea sans aucune honte ni retenue, dans un sens il comprenait parfaitement pourquoi Denki était tombé amoureux d'un tel type. Il était beau, c'était indéniable. Beau et puissant. N'importe quel petit gabarit aurait été attiré par quelqu'un comme ça. Peu importe si celui-ci revendait de la drogue ou pas.

L'instinct des petits gabarits était fait de cette manière : les gros gabarit exercés une attraction sur eux. Simple. Évident même. D'une certaine manière, ce fait prouvait que les forts protégeaient les faibles. Et ainsi, les personnes comme Denki se trouvaient la plupart du temps totalement sous le charme et très bien protégés par leurs paires plus fort. C'était la loi animale, personne ne pouvait y redire.

Denki, lui, ne bougeait plus d'un iota, paralysé par la présence de son compagnon à ses côtés, il résistait tant bien que mal a son instinct. Se mordant les lèvres durement, il avait évité pendant tout l'échange de regarder Kai dans les yeux. Pour se protéger de l'ours, mais aussi pour se protéger de lui-même, ne sachant pas quelle réaction il pourrait avoir s'il déposait de nouveau son regard sur lui.

Il ressentait l'attraction que faisait exercer Chisaki sur lui comme la plus dure chose au monde à laquelle il devait résister.

C'était sans compter Chisaki qui se retourna vers lui à peine eut-il fini de saluer la Brigade. Un air tracassé sur le visage, il s'approcha du renard avec douceur. Sa main, si longue et délicate vint empoigner son menton dans un geste de grande douceur. Il le releva souplement vers lui, ne rencontrant presque aucune résistance.

Lorsque leur regard se croisa, Denki se sentit chavirer. Tous ses sens étaient assaillis par la présence de son compagnon. Il respira à grandes bouffées son odeur si enivrante et se sentie défaillir encore plus.

Les yeux vitreux, il ne voyait plus que lui. Rien que lui.

- Den' tu m'as manqué, souffla la voix grave de Chisaki.

Ces frêles jambes tremblèrent sous le son de sa voix.

Bon sang, cette voix lui avait tellement manqué.

Chaque morceau de lui vibrait vers Chisaki. Il se sentait attirer. Totalement et si profondément. Il avait l'impression que son cœur était rattaché à l'autre. Comme si pendant tous ces mois il n'avait vécu qu'avec un morceau fragile de son propre cœur.

À cet instant il avait tout oublié.

Tout oublié des mensonges de son compagnon.

Tous ces manipulations.

Il ne voyait que sa splendeur, sa beauté.

Son être entier qui l'appelait de tout son corps. Un long frisson descendit tout le long de son corps et il pencha la tête de côté. Quémandeur. Fermant doucement les yeux, troublé par la présence de l'ours. Offrant son cou à la vue de son compagnon, comme un appel inconscient qu'il faisait à lui seul.

Perdu dans ses sentiments et ses émotions, la seule chose qu'il lui semblait juste à l'instant était de lui offrir son cou. De lui offrir tout ce qui faisait de lui le renard faible qu'il était.

Il voulait lui donner son corps ainsi que son cœur. Plus que tout au monde, il aurait aimé de nouveau ne faire qu'un avec lui, il le voulait du plus profond de son esprit, être de nouveau marqué par les dents pointues de l'homme qu'il avait tant aimé. Si son odeur était toujours liée à celle de Chisaki, il savait qu'un nouveau coup de dent renforcera ce sentiment d'appartenance.

Il voulait se lier, encore et encore avec lui. Un couinement misérable sortit de ses lèvres .

Il voulait tellement Chisaki.

Voyant que son compagnon ne le rejetait pas, Chisaki sourit doucement avant de venir se pencher sur le cou gracile à découvert devant lui. Croc dehors, il lui tardait de presser et de déchirer la chaire si vide de ses marques. 4 mois avaient été longs sans lui. Son rayon de soleil, son petit cobaye dont il s'était épris.

Son odeur, si semblable à la sienne, son visage fin de renard, cette incapacité à garder totalement forme humaine, ses longues canines qui grattaient ses lèvres avec rudesses, ses si longues oreilles qu'il voyait toujours dépasser du canapé lorsqu'il rentrait chez lui, tout du renard lui avait manqué.

Alors qu'il effleurait à peine le cou à porté de lui, il sentit le corps entre ses bras lui échapper. Avec un grondement mécontent, il releva la tête pour tomber directement dans des orbes rouges et mauvais.

Une aura forte rempli de violence vint s'abattre sur lui avec force et il se sentit ployer légèrement avant de reprendre contenance. Son regard fit un bref aller-retour entre le corps de Denki dans les bras du loup devant lui et le regard rouge puis soupira, ennuyé.

- Tu dois être Bakugo Katsuki. Je suis content de te rencontrer, je vois que tu as pris soin de mon compagnon, il lui sourit légèrement et reprit, ne t'inquiète pas je ne serais pas long avant de venir le récupérer...

- Tch ! Tu récupéras personne sale ours de merde ! Tu vas faire un joli petit tour en prison, connard !

- Tu n'es pas à la hauteur pour t'occuper de lui, Bakugo Katsuki, un loup de troisième génération avec un vaccin actif est une perte de temps.

- D'où tu me parles comme ça toi ?!

Bakugo s'avança d'un pas rageur, avant sentir le poids presque mort entre ses bras trembler de nouveau. Il baissa le regard sur le corps de Denki et soupira d'agacement. Si le renard n'était pas là, il aurait fait qu'une bouchée de ce foutu ours.

Chisaki hocha la tête d'un air entendu, son regard s'attardant un peu plus sur le corps figé du renard entre ses bras et se retourna en leur adressant un petit au revoir de la main. L'air satisfait collé sur son visage ne partait pas le moins du monde.

Denki serra la veste rêche entre ses doigts pleins de griffes tout tremblotants. La respiration haletante, il espérait retrouver un semblant de logique. Ce qu'il venait de se passer là.

Ces pensées, tout ce qu'il avait ressentie pour Chisaki.

Aussi fort était-il.

Il le savait.

Cela n'avait plus lieu d'être.

Mais il était marqué.

Et c'était son compagnon, même après 4 mois sans se voir, il ne pouvait pas lui rester insensible. Peu importe à quel point il avait été blessé.

Peu importe à quel point il avait peur de relever la tête pour voir l'expression déçu du loup auquel il s'accrochait.

Peu importe à quel point Chisaki avait joué avec ses sentiments.

La marque en plus de ses instincts décuplés était une chose dont il était incapable de se soustraire.

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Les mains entourant son crâne, Denki se grattait rageusement la tête.

Qu'est-ce qui lui avait pris de réagir comme ça ? Comme une petite chose si faible et si demandeuse ? Son comportement le dégouttait. Où était donc passée sa volonté de fer ? Où était son envie de s'émanciper de l'emprise de l'ours ?

Il se dégouttait.

Un haut-le-cœur le prit. Il se détestait pour son instinct beaucoup trop grand, pour tout cette Partie animal en lui qu'il n'arrivait pas à contrôler.

À quoi ressemblait-il maintenant ?

Ils avaient dit à ces loups qu'il détestait Chisaki, alors pourquoi avait-il plié la queue si facilement devant lui ?

Pourquoi était-il si faible ?

Si soumis à ses instincts primaires ?

Il voulait tellement Chisaki.

Pourquoi avait-il fallu que Chisaki et lui se marient ? Pourquoi avait-il été si content de recevoir la marque de son compagnon ?

Tant de chose aurait été différente s'il avait au être plus fort, plus combatif.

S'il n'avait pas été un stupide renard des montagnes.

S'il n'avait pas été à 70% renard et 30% humain.

S'il n'avait pas reçu les médicaments de Chisaki en si grande quantité.

Son grattement compulsif reprit, ses griffes de sortie il commença à gratter derrière sa nuque, à cet endroit précis où tout avait commencé. Il aurait aimé ne plus jamais sentir la poigne de cet ours sur lui.

Il aurait aimé que cela ne sois jamais arrivé.

Il voulait tellement Chisaki, encore.

Ses griffes allèrent déchirer sa peau en de petits grattements, il sentait rouler sous ses ongles sa peau qui s'épluchait en de petites spirales fines. Il sentait le sang, son sang fleurir sur ses doigts.

Mais il la sentait toujours.

Cette main sur lui. Cette main à l'origine de tout.

Recroquevillé sur lui-même, il continua à se gratter jusqu'au sang encore et encore. Il voulait que cette sensation disparaisse. Il déchantait encore.

Il avait fui en arrivant à l'immeuble. Il avait évité d'aller se cacher dans l'appartement du loup. Voulant rester seul. Seul avec ses démons.

Seul avec cette main dans sa nuque. Il s'était réfugié dans la salle de bain de la salle d'entraînement. Et il avait prié pour que personne ne vienne. Après tout il était encore tôt. Personne ne venait si tôt. Il voulait y croire. Que personne ne viendrait pour lui. Il voulait que chacun reste à sa place.

Lui à la sienne. À sa place d'animal faible. De renard si faible. Cela commençait à lui faire mal. Vraiment mal. Jusqu'où était-il entrain de fouiller ? Jusqu'où partait-il dans cette nuque pour y déloger cette main ?

Il voulait tellement Chisaki, encore, encore.

Loin, si loin. Plus loin que cette nuque, il faudrait qu'il plonge dans sa tête, dans son cerveau. Ses mains ensanglanté derrière vers ses tempes.

Et il commença à gratter. Il fallait qu'il gratte encore, plus vers son cerveau. Il fallait qu'il aille là où les maux étaient les plus forts. Là où ces instincts étaient hors de contrôle. Il était capable de tout, même du pire.

il voulait déloger les pensées obsédantes qui l'avaient pris lorsque son compagnon l'avait touché.

Que toute cette envie, que tout cet amour qu'il avait, parte. Ce dégoût de lui-même lui fit déglutir, la bile amère du ressentiment lui ouvrait le cœur.

Le grattement s'intensifia. Sous sa peau il y avait le venin, le venin qui le rendait si... animal.

Si incontrôlable.

Sous sa peau, il grattait, ses griffes y plongeaient avec presque délectation, mais c'était aussi tellement douloureux. Douloureux à en crier, s'il l'avait pu. Mais lui ne pouvait pas crier. Il suffoquait, sa gorge se compressait à mi-chemin entre le renard et l'humain.

La transformation compressait sa gorge, son visage le brûlait. Son museau était en train de pointer, tout juste. Il sentait des spasmes faire tressauter durement son gosier. Il était en train de partir en vrille. Un renard totalement hors de contrôle .

Il commençait à peine à trouver du sang, beaucoup trop de sang , il empoissait du sang. Tout cela venait de lui. De lui seul.

Quand Kota Izumi arriva, l'expression horrifiée, il sauta sur lui, lui bloquant ses mains.

- Denki bon sang ! Qu'est-ce que tu fais !

Mais il ne lui répondit pas. Denki semblait vide. Son regard comme éteint, relevé sur l'ours devant lui. Il posa son front sur l'épaule forte devant lui. Et songea à quelle horrible chose il était en train de faire à l'instant. Poussé dans ses retranchements, il se connaissait.

Il pouvait être capable du pire.

Comme lorsqu'il s'était tailladé le dessous des côtes pour pouvoir sortir de là-bas. Il se rappelait encore de cela. Tenu en captivité, il n'avait pas eu d'autres choix. Aucun autre choix que celui-là. La même sensation grisante, qui n'avait pas voulu partir lorsqu'il avait tranché sa peau.

Les animaux, comme lui, qui ne savait pas gérer leur stress s'automutilait. Il le savait, sa mère l'avait toujours mis en garde de ça. La folie chez eux n'était pas rare, un mauvais soutien psychologique et il était facile pour eux de se laisser aller.

- Je fais n'importe quoi Kota, regarde-moi, je fais tout de travers...

L'ours lui releva le visage et frotta ses tempes maculées de sang.

- Qu'est-ce qui s'est passé Denki ? Raconte-moi, tu as besoin de parler.

Le renard prit les poignets entre ses mains. Il avait besoin de contact. De quelque chose de chaud. Quelque chose de vrai pour le ramener à la raison.

-J'ai vu Kai et j'ai craqué, je lui ai montré mon cou, je l'ai voulu, vraiment. Je le veux encore. J'ai peur Kota, pourquoi je le veux encore ? Pourquoi ça ne part pas ?

Sa voix se brisa.

- Ça ne fait que 4 mois Denki, c'est normal que tu te sentes comme ça... il n'y a pas de temps précis pour effacer complètement ses sentiments, regarde-moi ça fait longtemps que je suis là, et pourtant j'ai encore de la colère envers mon vieux...

- Kota...

- Non écoute-moi. Ce n'est pas pareil, la situation est différente, mais depuis que je suis là tout commence à s'adoucir, depuis que tu es là tout devient plus facile. La colère commence à partir, le temps c'est le remède. Tu finiras par passer à autre chose.

- Kota tu sais, je suis désolé, je n'ai jamais pu te protéger, j'étais trop faible... et en colère contre moi-même quand tu décidais de t'enfuir, je regrette vraiment.

- Je ne t'ai jamais tenu responsable de mes malheurs Denki, tu as été un soutien pour moi. Alors laisse-moi en être un pour toi.

Son cœur se calma, son calme revenait doucement.

Sa raison prenait de l'ampleur.

Sa conscience humaine refaisait surface.

- Mais tu n'as pas a..

- Je ne changerais pas d'avis. Pour l'instant nous devons aller retrouver Bakugo, je suis sur qu'il s'inquiète pour toi.

Denki grimaça, mais hocha tout de même la tête en se levant. Il devait reprendre son calme. La douleur lancinante dans sa nuque ne s'apaisait pas. Le gardant effaré tellement il n'était pas habitué à une douleur si intrusive. Il suivit docilement Kota jusqu'à l'appartement de Katsuki et dit un petit au revoir à son jeune ami.

Il poussa la porte d'entrée et vit que Tsuyu et Kirishima étaient toujours là. L'alpha lui était appuyé contre le buffet, les bras croisés sur son torse. Il releva les yeux vers eux et il vit que tous les trois s'étaient figés face à son visage.

L'expression fermé il s'avança rapidement vers lui tendant ses bras vers le loup qu'il vint enrouler derrière son cou.

D'abord surprit, le loup resta figé avant de passer doucement ses bras forts autour de son dos. Il posa son nez dans le cou du renard et demanda en grognant.

-Tu as foutu quoi putain .

- Je me suis gratté, mais ça va maintenant, dit Denki avec un sourire, s'appuyant avec douceur contre les pectoraux musclés.

L'odeur épicée terriblement délicieuse du loup lui fit gronder de plaisir. Éloignant Chisaki de sa conscience animal. L'éloignant loin de lui.

- Allons te soigner imbécile...

Ils se dirigèrent calmement vers la salle de bain où Katsuki s'occupa de lui sans poser plus de question. Il était revenu vers eux, c'était tout ce qui comptait, il aurait le temps de poser des questions après. Il tira sur les cheveux longs du blond et remarqua qu'ils avaient drôlement grandi depuis qu'il était ici.

- Tu veux que je les coupe .. ?

La main de Denki vint empoigner l'une de ses longues mèches et la tira devant ses yeux, dubitatifs. Il était rare pour lui de voir ses cheveux aussi longs. Il n'aimait pas cela, il les avait porté aussi long un bon moment lorsqu'il était sorti de la forêt, pas la peine qu'il les laisse grandir ici aussi.

- Ouais, tu peux couper Katsuki, répondit-il avec un enthousiasme surjoué.

Le loup prit des ciseaux dans son tiroir et remit les cheveux du renard dans la même forme que lorsqu'il l'avait trouvé, quoiqu'un peu plus court sur l'arrière, les blessures qu'il s'était fait serait plus visible ainsi.

Il le soigna avec un calme presque olympien. Avec tout son self-contrôle. Bakugo Katsuki n'avait jamais été aussi calme dans une telle situation. Mais comme la dernière fois, il se sentait tout simplement dépassé.

Soupirant de fatigue il tapota l'épaule du renard pour lui dire que s'était fini. Katsuki se dirigea alors vers ses deux amis et leur fit un rapide debrief puis les congédia aussi gentiment qu'il le put. Il se sentait vidé de son énergie.

Ô combien il s'était inquiété de ne pas avoir vu Denki directement chez lui ! Mais Tsuyu, égale à elle-même, lui avait sommé de lui laisser un peu d'espace privé pour se recentrer sur lui-même. Bien entendu, il l'avait écouté. Il l'écoutait toujours de toute façon, peu importe la situation il avait toujours eu une foi aveugle en ses dires.

Il pouvait s'énerver contre elle, tempêter, mais elle n'en restait pas moins une de ses amies de confiance.

Tsuyu partit la première et lui demanda si ça allait, un air soucieux sur le visage. Car malgré le caractère fort du loup, elle savait que Katsuki s'était lié d'amitié avec le renard, ça se voyait autant que ça se sentait.

Le loup était soucieux de l'état du renard et son stress ressortait par chaque pore de sa peau. À contre cœur, elle le laissa au soin de Kirishima, souvent le jeune homme au caractère entrainant était le seul à pouvoir toucher directement le cœur de Katsuki.

Raccompagnant Kirishima à la porte, Katsuki se tenait contre le chambranle, la tête ailleurs. Les marques dans la nuque du renard tournaient encore dans son esprit comme un vieux disque rayé.

Le visage défait il se sentait abattu, il ne s'attendait pas vraiment à passer une telle journée. En fait il aurait préféré ne jamais avoir à rencontrer ce Kai Chisaki.

Son second ne partit pourtant pas, tracassé pour son alpha, il resta planté là. Ne sachant pas vraiment quoi faire. Prenant son courage à deux mains, il saisit Katsuki par les hanches et le tira à lui. Leur torse se toucha sèchement et il emprisonna fortement le loup entre ses bras forts.

Katsuki se laissa étonnement faire, acceptant l'occasion que lui laissait son second de recevoir le soutien dont il avait besoin à cet instant. Tête contre épaule, personne ne bougeait, juste Katsuki et Eijirou qui s'appuyaient l'un sur l'autre.

Comme chaque loup était censé le faire. S'aider mutuellement.

Après un long moment, Katsuki fini par se dégager de la poigne de son second. Plus serein désormais, il lui claqua la porte au nez.

Un sourire presque vrai et moqueur fleurissait sur son visage quand il marmonna assez fort pour que l'autre loup l'entende « Merci Eiji' »

De l'autre côté de la porte Kirishima passa une main gêné dans ses cheveux et parti se cacher dans son appartement. Flatté dans son ego de Loup.


à suivre...