Bonjour !

Les proportions d'Enkil/Lucifer changent un peu pour ce chapitre, mais vous comprendrez vite pourquoi. Il y a un gros changement dans ce chapitre, j'espère qu'il vous plaira :)

Bonne lecture et n'oubliez pas de commenter !


Chapitre 10 : Retour

Quand les Winchester rentrèrent de leur dernière chasse, ce jour-là, ils trouvèrent Lucifer amorphe, figé dans une posture raide et les yeux perdus dans le vide.

- Père ? Est-ce que tout va bien ? s'enquit Jack en lui pokant l'épaule pour le faire réagir.

L'archange cligna des yeux, étonnés de les voir autour de lui, puis les passa en revue, visiblement bouleversé.

- Il s'est passé quelque chose ? s'inquiéta Mary en défaisant son sac de son épaule pour le poser sur le sol.

- Si t'as fait du mal à qui que ce soit, espèce de… commença Dean avant que Sam ne l'arrête d'une main sur le bras.

Dean voulut ajouter quelque chose, mais son frère secoua la tête avant de reporter son attention sur le Diable. Même dans la Cage, ce dernier n'avait jamais tiré une tronche pareille, alors oui, il y avait de quoi s'en faire, selon lui.

Lucifer laissa son regard tomber sur Jack et il daigna enfin ouvrir la bouche pour s'expliquer :

- Il va se passer un truc, annonça-t-il.

La petite famille attendit un moment qu'il développe, mais Lucifer était déjà retourné à son mutisme obstiné.

- Un… truc, fit platement Castiel. Quel genre de truc, au juste ?

Lucifer secoua la tête, agacé, un peu comme si il chassait une mouche qui lui tournait autour.

- J'en sais rien, c'est juste une impression diffuse qu'un truc va se produire. Un truc grave… ou important, je ne sais pas encore.

Jack se redressa, les sourcils froncés par la concentration.

- Je ne sens… rien. Cas ?

- Moi non plus, répliqua l'homme en pardessus. C'est peut-être juste un pressentiment, quelque chose qui n'a rien à voir avec un quelconque pouvoir angélique ?

- C'est l'intuition féminine de Lucifer, cherchez pas, s'esclaffa Dean en s'éloignant pour aller ranger ses affaires dans sa chambre.

Mary hésita, puis finit par suivre son exemple. Lucifer n'était pas agressif (pour l'instant), alors pourquoi s'agglutiner autour de lui en attendant qu'il fasse une chose répréhensible ?

Etonnamment, Lucifer fit peu de cas de la blague de Dean, trop attentif à ses impressions pour y faire attention. Sam le scruta un instant en silence, mais comme le grand blond n'arrivait pas à s'expliquer, il finit par imiter sa mère et son frère.


Le soir venu, Lucifer ne savait toujours pas quel genre d'événement atroce allait leur tomber dessus, mais il n'en démordait pas : il allait se passer un truc. Il ne pensait pas qu'il s'agissait d'une nouvelle Apocalypse ou d'une attaque ennemie sur le bunker, mais ça avait un rapport avec lui, il le sentait. Sinon, pourquoi l'aurait-il ressenti aussi clairement ?

Pourquoi éprouverait-il un tel sentiment d'urgence… non, d'excitation inexpliquée ?

Frustré, le grand blond lâcha un "tsk" irrité et se leva d'un bond pour rejoindre Sam et Jack, qui regardaient un vieux film comique sur l'ordinateur de Sam. Il prit une chaise sans se soucier de la soulever et se plaça d'autorité entre les deux hommes, un peu en retrait.

Le chasseur et le Néphilim lui adressèrent des coups d'œil incertains, puis retournèrent vers le film (un vieux machin en noir et blanc avec un moustachu maladroit, manifestement) en haussant les épaules. Lucifer considéra le long-métrage avec consternation, puis lâcha un grand éclat de rire quand Charlie Chaplin lâcha une réplique plus drôle que les autres. Sam sursauta violemment, rentra la tête dans les épaules avant de réaliser que Lucifer ne retombait pas dans le Côté Obscur de la Force. Le jeune homme se retourna lentement et tomba sur une vision surréaliste : Lucifer, les yeux plein de larmes de joie et le teint rouge d'avoir trop ri.

Sam écarquilla les yeux et esquissa un petit sourire avant de retourner à son film.

Le Diable aimait Charlot. Tout allait bien.

Bien sûr, Sam dut expliquer le contexte de l'époque de la sortie du film aux deux êtres célestes qui se grattaient la tête en écoutant le discours étonnant de Chaplin à la fin du Dictateur. Jack fut choqué de ce pan de l'Histoire mondiale dont il n'avait pas encore entendu parler. Quant à Lucifer, il connaissait déjà tout ça - la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration, tout ça, mais il dut admettre qu'une fois remis dans son contexte, le speech du comédien avait plus d'impact, d'un coup.

Il fit promettre à Sam de leur faire regarder les autres films de Chaplin les soirs suivants et alla se percher sur le faux toit du bunker pour méditer là-dessus pendant la nuit tout en réfléchissant à son étrange intuition.


Le retour d'Enkil dans la bâtisse en ruines où Michel l'avait emprisonné pendant des semaines ne se fit pas exactement en douceur. La téléportation de l'archange l'avait rendu malade et Enkil avait rendu son dernier - et maigre - repas dès qu'ils étaient apparus dans le hall crasseux. Michel le regardait de haut, le méprisant en silence, mais étonnamment, il se garda de tout commentaire insultant.

Enkil se redressa sur ses genoux, encore secoué par de légers haut-le-cœur. Il jeta un coup d'œil défait aux environs, écœuré d'avoir été si proche de la liberté pour la perdre aussitôt. Sans ces vampires… non, en fait Michel le suivait de près depuis le début, il avait juste attendu qu'Enkil se fasse tuer pour intervenir et prouver Dieu sait quoi.

Le foutu archange était encore capable de le filer de loin pour le regarder se débattre comme un con dans cette fichue forêt. Enkil l'imaginait bien en train de savourer du popcorn pendant l'altercation avec les vampires.

Bon, les archanges n'étaient pas obligés de manger et Enkil voyait mal un raciste comme Michel s'abaisser à manger une friandise humaine, mais l'effet restait le même.

Gabriel, lui, ne crachait jamais sur une bonne dose de sucre.

…Il lui manquait tellement…

Il fallut un moment à Enkil pour réaliser que Michel se contentait de le mater de loin avec une grimace de dégoût au lieu de le traîner de force dans sa geôle. Interloqué, le jeune homme se releva vaille que vaille en ignorant ses genoux flageolants et s'appuya contre un mur pour défier l'archange du regard, comme pour dire "Et maintenant, espèce de connard ?".

Michel pencha la tête sur le côté dans un mouvement très angélique et le jaugea en silence, un air calculateur sur le visage.

- Qu'est-ce que tu me veux à la fin ?! finit par lâcher Enkil, fatigué par toute cette histoire.

Il voulait juste rentrer dans son monde, trouver un trou et y mourir en paix en croisant les doigts pour retrouver Gabriel là où il irait. Enfin, il savait que c'était utopique, mais n'importe quel au-delà serait préférable à la compagnie de ce psychopathe.

- Je ne vais pas me fatiguer à te répondre, tu ne comprendrais pas, de toute façon.

Piqué au vif, Enkil oublia sa nausée et fixa Michel avec toute la haine dont il était capable.

- Je comprends plus de choses que tu le penses, espèce de fils à papa coincé du cul !

Aaaaah, elle lui brûlait les lèvres depuis des semaines, celle-là. Bon, Michel lui envoya un revers qui faillit lui dévisser la tête, mais ça en valait le coup.

Enkil porta une main à sa joue endolorie et plissa les yeux dans la direction de son geôlier.

- C'était… un coup de fillette, ça. Et je sais de quoi je parle, j'étais un archange aussi…

Le grand type en noir haussa les épaules :

- Je n'ai aucune envie de te ressusciter à nouveau, voilà tout.

Sur ces mots, Michel tourna les talons et alla chercher un genre de bassin en métal et un paquet de… sel de cuisine ?

- En direct du trou du cul du monde le plus pourri qui existe, l'archange Michel se prend pour Gordon Ramsay et va nous concocter un délicieux petit plat ! ironisa Enkil, qui avait perdu son instinct de préservation en même temps que sa vie précédente.

Michel l'ignora royalement et traça un cercle de sel d'un mètre de diamètre sur le sol poussiéreux. Il déposa la bassine sur le carrelage et se dirigea droit vers Enkil, un couteau à la main. Le petit blond recula d'un pas, effrayé, mais le céleste fut plus rapide que lui. D'un geste fluide, il attrapa la main de l'ex-véhicule et l'entailla profondément, assez pour lui faire lâcher un cri de douleur.

Le chef de guerre tira sa victime jusqu'au cercle, dans lequel il le força à s'agenouiller. Il tira sèchement sur son bras et plaça sa blessure juste au-dessus du bassin, où s'écoula bientôt une rivière de sang rouge et épais. Enkil écarquilla les yeux, refusant de croire qu'il allait mourir ainsi, vidé de son sang pour un rituel quelconque et forcément obscène.

Il commençait à voir flou quand Michel le relâcha enfin, permettant au jeune homme de panser sa main avec un bout de son t-shirt sale. Alors que le petit homme essayait de reprendre ses esprits, Michel s'entailla la main à son tour et tamponna le sang avec un tissu jusque là immaculé qui finit à son tour dans le bassin métallique. Le tissu s'imbiba de l'hémoglobine d'Enkil, qui éprouva une sensation de pure révulsion à l'idée que l'archange qu'il détestait le plus au monde ait mêlé son sang au sien.

- Qu'est-ce que tu fous ? demanda-t-il faiblement alors que sa main continuait de saigner allègrement.

- Ça ne te regarde pas.

- Un peu, que ça me regarde ! Je suis en train de me vider de mon sang, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué ! Et je connais assez la magie pour savoir que si je me trouve dans un cercle de sel, ça veut dire qu'il va m'arriver des bricoles ! Qu'est-ce que tu essaies de faire, espèce de taré ?!

- Tu le sauras bien assez tôt, répondit Michel en lui fourrant un bout de papier sous le nez. Lis ça.

Enkil jeta un œil au texte conséquent que l'autre venait de lui passer et sourcilla. C'était du latin.

- Tu crois que je vais lire ce truc sans savoir ce qui va m'arriver ? protesta le jeune homme. Je ne suis pas totalement idiot, malgré ce que tu as l'air de penser.

- Lis ça, ou je t'arrache un organe au hasard, reformula Michel en levant les yeux au ciel.

Enkil essaya de déterminer si le soldat était sérieux, mais Michel ne laissait rien paraître. En plus, de ce qu'il avait pu voir de l'archange, ce dernier n'aurait pas dit non à une petite partie de Docteur Maboule sur un cobaye vivant, et le garçon n'avait aucune envie d'éprouver sa patience.

- Okay… râla Enkil.

Il reporta son attention sur le papier chiffonné et prit le temps de le parcourir pour essayer de deviner à quoi servait ce sort. En tout cas, à première vue ça ne parlait pas de souffrances abominables ou de sacrifice humain. Il reconnut les mots "dominum", "maître" selon ses souvenirs, et "lumine", la lumière.

"Ex abysso"… un peu comme "hors des abysses" ?! Est-ce que Michel essayait d'invoquer un monstre encore plus tordu que lui pour l'épauler dans sa guerre contre les humains ?

Enkil lança un nouveau regard méfiant à l'autre homme, qui ne réagit pas. Il avait l'air impatient, mais pas excité dans le genre "Je vais tous les buter !". C'était plus de l'attente contrôlée, comme si le sort n'était qu'une étape intermédiaire dans son plan de domination du monde.

Enkil ne voulait pas l'aider à dominer ce monde ou un autre, entendons-nous bien, mais quel choix avait-il ? Soit il obtempérait, soit Michel le tuerait et le ressusciterait jusqu'à ce qu'il accepte, même si ça lui prenait un mois. Or, Enkil était déjà mort plusieurs fois et il n'avait pas hâte de renouveler l'expérience.

Il commença donc à lire en priant pour ne pas finir dans la gueule béante d'un monstre en manque de chair humaine. Michel, très calme, s'adossa contre un mur et attendit la fin du rituel, qui était tout de même assez long. Enkil envisagea un instant de dénaturer le sort en changeant un mot ou l'autre, mais le texte avait été écrit à la main, sûrement par l'archange. S'il modifiait le texte, l'autre s'en rendrait compte et le forcerait à tout recommencer.

Le sang d'Enkil imbibait la partie basse de la feuille quand il eut fini de lire, et le jeune homme se sentait de plus en plus déphasé, détaché du monde extérieur. Il avait juste envie de piquer un somme, en fait. Il changea bien vite d'avis.

Au début, il ne se passa rien dans la pièce et Enkil soupira, soulagé. Il avait sûrement merdé quelque part, et ce n'était peut-être pas plus mal. Puis l'air trembla et se chargea d'énergie, une énergie électrique qui fit se dresser tous les poils du jeune homme. Cette décharge le réveilla une bonne fois pour toutes et il rouvrit les yeux juste à temps pour voir un genre de magma noir apparaître au milieu de la pièce, en suspension à un mètre du sol.

Le magma s'étendit pour former une déchirure aussi haute que celle qui avait permis à Gabriel de passer dans ce monde-ci, puis elle s'élargit dans toutes les directions à la fois et Enkil craignit qu'elle n'engloutisse toute la pièce. Heureusement, elle se cantonna à une petite portion de la salle et n'attaqua en aucune façon les deux hommes qui se trouvaient face à elle.

Le magma noir se déforma brusquement et s'étira vers eux comme un… bras ? Oui, Enkil crut presque voir une main à l'extrémité de la chose qui s'extirpait de la boue noire et collante. Bientôt, une silhouette entière se démena pour sortir du magma et posa le pied sur le sol crasseux pour observer les environs.

- Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?! s'exclama Enkil sans s'adresser à quelqu'un en particulier, mi-effrayé, mi-fasciné par la Chose.

C'est là que la boue bizarre commença à dégouliner de la créature, révélant une intense lumière dorée qui lui fit plisser les yeux. Deux faisceaux lumineux bleus apparurent au niveau de la tête et aussitôt, Enkil sut de qui il s'agissait.

- Pourquoi ?! dit-il simplement à l'adresse de Michel.

- J'ai besoin de lui, établit calmement l'archange sans quitter le nouveau venu des yeux.

- Pourquoi avoir attendu autant de temps alors ?

- Parce que la lame archangélique a empoisonné ton enveloppe, il fallait que la blessure guérisse complètement pour que tu puisses l'accueillir à nouveau.

Enkil se tourna à nouveau vers la silhouette brillante et put presque distinguer des ailes repliées dans son dos. Il avait déjà vu cette forme, des siècles auparavant. Impossible de la confondre avec une autre.

- Gabriel… souffla-t-il, incapable d'en croire ses yeux.

Il tendit la main vers l'archange sans véhicule pour l'inviter à le rejoindre, mais Gabriel hésita, clairement inquiet à l'idée de retourner dans le monde des vivants.

Gabriel tourna la tête vers Michel et sembla seulement se rendre compte de sa présence. Il recula d'un pas, prêt à retourner dans le Néant pour lui échapper, mais Michel tira une lame et la posa sur la gorge d'Enkil, qui n'y prêta aucune attention, concentré comme il l'était sur son meilleur ami.

- N'y pense même pas, mon frère, menaça Michel.

Gabriel fit un pas prudent en avant, puis se focalisa sur Enkil, qui le fixait toujours comme s'il avait deux têtes.

- Je n'arrive pas à y croire, murmura le jeune homme.

La forme chatoyante (c'était le mot qui lui convenait le mieux, décida Enkil) s'accroupit face à Enkil et pencha la tête sur le côté, comme pour le consulter.

- Ça va aller, tu peux revenir, lui dit le jeune homme en posant le bout de ses doigts sur la "peau" indéfinie de son ami.

Un courant électrique familier le traversa de part en part et amena un sourire nostalgique sur son visage. Gabriel pencha encore plus la tête, si c'était possible, et réussit à donner à sa silhouette une expression interrogative. Enkil n'eut aucun mal à comprendre ce qu'il voulait dire par là.

- Tout va bien, je me suis réveillé et j'ai retrouvé tous mes souvenirs. Je comprends pourquoi tu l'as fait et je te pardonne, mon ami. En fait, il n'y a rien à pardonner. Tu l'as fait pour me protéger.

Gabriel acquiesça lentement, comme s'il ne maîtrisait pas bien sa forme sans corps.

Enkil savait que Michel mijotait quelque chose. Il savait qu'il regretterait tôt ou tard le retour de Gabriel, il savait qu'ils allaient sûrement souffrir à nouveau tous les deux, mais il s'en fichait. Pour l'instant, seul le retour inespéré de Gabriel comptait. Jusque-là, il était seul face à Michel et il n'avait aucun espoir de revoir un jour son monde. Mais avec un archange de son côté…

- Oui, articula-t-il soigneusement en adressant un sourire rassurant à son ami de toujours.

En un battement de cils, Gabriel fut sur lui, en lui, partout autour de lui. Gabriel était l'air qu'il respirait, le sang qui coulait dans ses veines, les battements de son cœur… Gabriel était tout, et ce ne fut qu'en devenant à nouveau lui qu'Enkil comprit à quel point il s'était senti seul avant de le retrouver.

Gabriel ! Je suis tellement, tellement heureux de te revoir !

Enkil ? Tu vas bien ? Je te croyais mort ! Tu m'as tellement manqué après l'Enfer, répondit Gabriel sans hésiter. Je suis désolé… Cent fois j'ai voulu te réveiller, mais j'avais peur de te faire souffrir… Que s'est-il passé au juste ?

Les retrouvailles furent de courte durée, cependant, car Michel esquissa un sourire satisfait avant de les téléporter à nouveau dans la cellule. Gabriel lui rit au nez et voulut s'envoler, mais il ne se passa rien. Il empoigna les barreaux pour les tordre, mais ils ne bougèrent pas d'un pouce.

- Tu ne croyais tout de même pas que je suis assez bête pour te rendre ton véhicule sans prendre mes précautions ? persiffla Michel. Tant que tu es dans cette cage, tu es en mon pouvoir, Gabriel, et tu n'en sortiras jamais, je te le promets. Pour l'heure, je vous laisse à vos retrouvailles, mais je reviendrai bientôt et nous aurons une petite… discussion.

L'archange disparut dans un bruit de plumes et les deux compères se retrouvèrent seuls dans une cage désespérément close.

Mais ce n'était pas grave. Quoi qu'il arrive, ils étaient à deux et rien ne pourrait changer ça.

à suivre…


Gabe est de retouuuuuur !

Bon, si je n'oublie pas, il y aura une ellipse entre ce chapitre et le suivant et on sera dans la deuxième et dernière partie de l'histoire (ce qui me fait penser que je dois trouver une fin, moi…)

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