Bonjour !
Voici la suite ! J'espère qu'il n'y aura pas de bug, comme pour mes dernières mises en ligne, avec ce chapitre !
J'ai un peu de mal à finir cette histoire, mais j'irai jusqu'au bout. Lentement, mais sûrement. C'est promis.
Je pense que je ne ferai plus de fanfictions aussi longues, après celle-ci. Je vois bien que je mets du temps à écrire mes fanfictions longues depuis deux ans. Et j'ai du mal à garder l'impulsion du début jusqu'à la toute fin. Et je pense que ce n'est pas agréable aussi pour vous.
Donc, je vais faire des OS et des drabbles... Et comme j'aime beaucoup écrire du M, il y a des chances que pas mal des OS soient seulement sur AO3. J'essaierai de faire des versions lights quand c'est possible.
Bon, sur ma dernière publication AO3 : Fiancés, ce n'était pas possible. Mais, je pense pouvoir le faire sur le prochain OS de prévu.
Bonne lecture !
Arthur ne se réveilla qu'au bout de trois jours. Francis aurait bien voulu se disputer sur le fait qu'Arthur avait tout préparé pour s'enfuir avec les jumeaux. Cependant, Francis fut attendri par le regard hagard d'Arthur. Il était vraiment dans les vapes à cause de la douleur terrible dans son corps.
De plus, Francis le soupçonnait d'avoir ensorcelé leur attelage pour faire fuir les brigands rencontrés sur la route. Par deux fois, des troupes d'hommes armés étaient passées près d'eux sans pour autant les attaquer.
C'était sûrement très coûteux en énergie pour Arthur.
Francis se demandait jusqu'où Arthur serait prêt à aller pour leurs enfants. Certainement, beaucoup trop loin. Et ça méritait une dispute également.
Francis était vraiment frustré de ne pas avoir un ou deux mots de trop avec Arthur. Seulement, ce qui comptait, c'étaient Alfred et Matthew. Pas le reste.
Le soir commençait à tomber. Il leur faudrait encore plusieurs jours de route pour atteindre le Canada. Et Francis n'était pas sûr que leur destination plaise à Arthur.
Francis s'arrêta dès qu'il le put et installa un campement provisoire. Alfred et Matthew voulurent tout de suite se mettre dans ses bras et quitter leurs landeaux. Cependant, Francis voulait lever Arthur avant. Il fallait qu'il se dégourdisse un peu les jambes. Ce n'était jamais trop bon de rester alité trop longtemps, même pour une nation.
« J'ai trop mal. Laisse-moi tranquille.
- Tu dois faire tes besoins et manger, Arthur. Sinon, tu vas te sentir encore plus mal. »
En râlant et en gémissant de douleur, Arthur accepta l'aide de Francis pour sortir de la charrette. Il tangua un peu sur ses jambes, avant de se laisser guider vers le buisson le plus proche pour faire ses besoins.
Francis le fit marcher un petit peu. Et Arthur avait tellement mal qu'il ne parlait pas et se concentrait pour ne pas se blesser davantage. Une fois qu'il fut installé dans une couverture chaude, près de la charrette, Arthur commença à râler.
« J'en ai marre. Je mets trois fois plus de temps à guérir, quand j'ai plus assez de magie.
- Tu en as fait trop. J'étais capable de me débrouiller seul sur les routes…
- Avec deux bébés dans les pattes, je ne pense pas. On aurait pu nous les enlever, voire pire, les tuer, alors qu'ils sont encore fragiles. »
En même temps, Arthur n'avait pas totalement tort. C'était juste que Francis avait envie de se disputer avec lui. De toute façon, il avait le sujet de dispute tout trouvé.
« A part ça, tu projetais certainement de t'enfuir dans mon dos avec les enfants. Tout était prêt, dit Francis en haussant la voix et en prenant Alfred dans ses bras pour le poser près d'Arthur.
- J'étais ouvert à toutes les éventualités. On ne peut pas dire qu'on se soit toujours bien entendu. Et je me méfiais de la nourrice. Elle a sûrement tout raconté au prêtre du coin…
- Elle a essayé de sauver les enfants des flammes. Et c'est certainement plus par ignorance et par naïveté qu'elle a parlé de nous.
- Elle voulait me sauver des flammes de l'enfer !
- Justement, elle ne pensait pas à mal. »
Francis avait retourné la situation dans tous les sens. La seule véritable explication à leur agression était qu'Emma s'était confiée sur ce qu'elle vivait à quelqu'un à la messe du dimanche. Ils vivaient en autarcie, évitant tout contact avec l'extérieur. Seul Emma pouvait avoir parlé d'eux.
« Tout ceci ne justifie pas que tu avais tout préparé pour te barrer !, surenchérit Francis en prenant Matthew dans ses bras.
- Désolé, de ne pas te faire totalement confiance !
- Je ne cherchais pas à me barrer ! Avec les enfants, en plus ! Je pensais qu'on était d'accord que le mieux pour eux était qu'on les élève ensemble.
- Eh bien, je n'étais pas sûr que tu respectes cet accord tacite. Malheureusement, on s'est fait assez de coups bas pour ne plus savoir se faire confiance.
- Je te connais. Et je pensais que tu ne partirais pas avec les enfants. Tu ne pouvais pas te permettre de me faire ça, siffla Francis.
- On ne sait jamais ce qui peut arriver entre nous, dit tristement Arthur, déjà las de cette dispute. Et puis, je pensais que tu me laisserais derrière moi.
- Et quel exemple pour les enfants. Et comment j'aurais pu leur expliquer que je te laisse derrière nous. Je ne pouvais pas leur faire ça. »
Il vit Arthur assez chamboulé par sa réponse.
« Et non, je n'ai pas fait ça pour toi », dit avec rage Francis.
Le reste de la soirée se passa dans un silence pesant. Leurs enfants n'avaient pas osé dire quoi que ce soit. Ils étaient assez fatigués par le fait de voyager. Et ils n'avaient sûrement pas aimé que leurs parents se disputent devant eux.
Ce devait être la première fois qu'Arthur et Francis se disputaient devant Alfred et Matthew. Francis le réalisa au moment de les coucher. Ses enfants étaient épuisés, mais cherchaient à être câlinés. Francis mit du temps à les endormir et à les remettre dans leurs landeaux.
Quant à Arthur, il sombra dans un sommeil réparateur bien avant les jumeaux. Francis fut obligé de le réveiller pour le remettre dans la charrette.
On ne savait jamais. Ils pourraient devoir repartir très vite.
Francis veilla toute la nuit, en espérant qu'il pourrait vite se reposer dans sa maison au Canada.
