Bonsoir,
un nouveau chapitre de cette première partie de fiction, l'avant-dernier, d'ailleurs.
Il ne restera ensuite que le dixième et dernier chapitre et ensuite, je posterai la deuxième partir de cette fiction. Le titre, l'ambiance, l'époque... n'auront plus rien à voir avec cette première partie. Seuls les personnages seront les mêmes (+ des nouveaux) et cette histoire d'équilibre de l'Univers va continuer.
Bonne lecture
KitsuneA
L'équilibre de l'Univers fut fortement menacé ce jour là, lorsque Dean, plus ou moins bien réveillé, avait posé les yeux sur Castiel sortit de son look habituel, ayant revêtit un t-shirt noir et un jean bleu foncé. Rien d'extraordinaire si ce n'était que, premièrement Dean n'avait jamais vu Castiel habillé autrement qu'en costard depuis son arrivée et, deuxièmement, qu'il portait ses habits. Et Castiel dans ses habits, c'était quelque chose.
Le coeur de Dean avait battu si fort que le jeune homme avait pensé un instant qu'il allait s'arrêter brusquement, ses mains étaient devenues moites, ses jambes s'étaient mises à trembler légèrement, son ventre s'était noué, ses joues s'étaient mises à chauffer puissamment. C'était la plus belle vision que Dean avait vu de sa vie.
- Tu... Tu... tu portes mes... mes habits, avait balbutié le jeune homme, ne sachant quoi dire d'autre.
- Ta maman m'a demandé de mettre cela pendant que mes habits sont dans la machine. J'espère que ça ne te dérange pas ? s'enquit l'ange, soucieux que ça ne convienne pas à l'humain.
Mais le jeune homme secoua la tête.
- Non... non, aucun souci. Ça te va très bien et... bref, aucun souci.
Et l'humain tourna les talons, sentant qu'il avait besoin d'une bonne douche froide pour calmer ses nerfs à vif.
Sam Winchester se plaisait à Stanford, il ne pouvait pas dire le contraire. Il avait rencontré des amis, une fille qui lui plaisait bien et à laquelle il semblait plaire aussi, il suivait des cours qui le passionnait. Il avait tout pour être heureux... et pourtant, quelque chose n'allait pas et il savait très bien quoi. Son frère. Dean lui manquait terriblement, c'était presque intenable. Après tout, ils avaient grandis si longtemps collés l'un à l'autre et maintenant, il devait s'habituer à vivre seul. C'était impensable. Chaque jour Sam se disait qu'il n'y arriverait pas, qu'il finirait par vouloir rentrer et que le besoin de voir son frère serait plus fort que le désir de faire des études. Il était même prêt à reprendre exactement la vie qu'ils avaient toujours menée, enfermés dans cette maison-bunker. Il était prêt à garder à vie le secret de ses parents juste pour pouvoir être avec son frère.
Que faisait Dean, maintenant ? Ses parents avaient-il trouvés un ami pour lui ? Avait-il réussi à se lier d'amitié avec l'ami qui devait vivre avec lui et ses parents ? Il espérait que oui. Au moins, Dean n'était certainement pas seul. C'était la seule pensée qui aidait un peu Sam à tenir le coup. Un jour, il reviendrait vers Dean et lui demanderait pardon pour l'avoir laisser sans explications. Il lui expliquerait qu'il avait vraiment eu besoin de faire des études, pour lui, mais aussi pour son frère. Pour pouvoir l'aider plus tard, le soutenir face à leurs parents qui semblaient pour lui, être à présent des tortionnaires d'un genre assez étrange. Mais c'est ce qu'ils étaient au final. Ils torturaient Dean depuis sa naissance en le gardant dans cette maison. Ils lui mentaient et lui prenaient une grande partie de sa vie. Une dont il aurait dû oser profiter. Un jour, Sam leur ferait payer cela.
Castiel posa sa main sur le bois brun de la porte de la pièce interdite. Il ferma les yeux et se concentra. Il ressenti derrière lui la fébrilité de son ami. Ce dernier comptait beaucoup sur lui pour lui révéler des choses.
L'ange recula soudain, comme frappé par quelque chose d'invisible. Il frissonna de tout son être, incapable de se contrôler et Dean s'inquiéta :
- Cas', ça va ?
- Quelque chose a changé, là-dedans.
Il n'avait pas su définir ce qu'il y avait de nouveau dans cette pièce, mais il était sûr d'une chose, c'était puissant.
- Alors, qu'est-ce qu'il y a dans cette pièce.
- J'ai... j'ai senti une voiture Dean.
Et Castiel n'avait ainsi même pas besoin de mentir. Il savait qu'il y en avait une qui était là, trônant au milieu de la pièce.
- Une voiture ? s'étonna Dean. Mais, mes parents en ont déjà une dans le garage.
- Je n'en doute pas, mais là-dedans, il y en a une autre.
- Et c'est tout ?
- Il y a des choses... je ressens des énergies, mais je ne peux pas dire que quoi cela vient, ni à quoi cela ressemble exactement. Il y a des coffres, des boîtes et des livres.
Dean fronça les sourcils.
- C'est vraiment étrange. Rien d'autre ?
''Oh Dean, tellement d'autres choses, mais je ne peux pas te le dire'', pensa Castiel, peiné de ce constat.
- Merci mec, dit le jeune humain en posant sa main sur l'épaule de son ami.
Le regard céruléen croisa celui émeraude et ils ne se lâchèrent pas pendant plusieurs longues minutes. Le temps sembla soudain s'être arrêté et tout semblait avoir disparu autour d'eux. Il n'y avait que Dean et Castiel, là, l'un en face de l'autre. L'humain touchant l'ange et ce dernier senti sa grâce vibrer dans son enveloppe charnelle.
- Merde... je sais pas ce qui m'arrive, dit Dean, puis il ôta sa main, tourna les talons et s'enfuit dans sa chambre.
C'était trop étrange tout ce qui avait traversé Dean quand son regard était dans celui de Castiel. Il avait eu chaud, froid. Il avait frissonné, il avait manqué de souffle, puis il avait senti de la chaleur partout. Une chaleur qui faisait du bien, qui relaxait. C'était doux et puissant à la fois. Déroutant, un peu douloureux et puis... il y avait eu une sensation nouvelle. Quelque chose au niveau du ventre de Dean, puis s'était descendu ailleurs, dans un endroit intime. Trop intime pour être notifié et Dean avait paniqué. Il se passait tellement de choses en lui quand il était avec Castiel, ça devenait inquiétant.
- Qu'est-ce que c'était ? dit-il tout haut.
C'était fou et encore inconnu. Dean ne pouvait pas mettre de nom là-dessus, c'était impossible. Il n'en avait pas à mettre sur ces sensations, malgré le fait qu'elles étaient bien là. De plus en plus présentes.
- J'ai un problème, ma parole, grinça-t-il, pas vraiment ravi de s'en rendre compte.
Il fallait qu'il sache ce que pouvait bien être ce trouble. Ce que ça voulait dire. Il allait devoir en parler, demander à sa mère ou à son père ce qu'il lui arrivait, ce qui se passait. Il devait savoir.
Dean hésitait. Il regardait sa mère s'affairait dans le jardin d'hiver en se triturant les mains entre elles. Comment allait-il pouvoir lui expliquer quelque chose dont il savait rien et qu'il ne comprenait pas ? Par où commencer ?
- Maman, dit-il doucement et Mary se retourna, laissant de côté le ficus dont elle prenait soin.
- Hey poussin. Ça va ? dit-elle en se posant sur le banc en fer, invitant son fils à faire pareil. Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ?
- Ouais... peut-être... je sais pas.
Mary plissa les yeux. Elle passa une main dans les cheveux courts de son fils.
- J'ai l'impression que quelque chose ne va pas.
- Non... en fait, ça va bien... mais... il y a quelque chose... En fait, c'est à propos de Castiel et...
Dean se tut, cherchant ses mots. Il se concentra sur ce qu'il ressentait exactement quand il était avec lui et un petit sourire détendit les traits de son visage, malgré lui.
- Je sais pas du tout ce que c'est, mais il y a des trucs en moi qui... Enfin, ça fait bizarre.
Mary n'eut pas besoin que son fils en ajoute plus pour comprendre. Elle demanda quand même :
- Des trucs ? Quels genres de trucs ?
- J'ai chaud et froid quand il est là et je... en dedans, j'ai l'impression que tout fonctionne tout à coup trop vite, que tout tourne à plein régime... surtout, surtout mon coeur et...
Mary se leva et resta debout devant le banc, tournant le dos à Dean. Le jeune homme attendit, un peu inquiet. L'avait-il énervée ou déçue ?
- Maman, finit-il pas murmurer.
Mary soupira et se rassit à côté de son fils.
- Dean, il faut que je te parle. Il faut que je te raconte comment j'ai rencontré ton père.
- Quel rapport ça a avec Castiel ? demanda Dean, ne comprenant pas le changement de discussion soudain.
- Je pense que tu vas comprendre.
Mary inspira pour se donner un peu de courage.
- J'ai rencontré ton père en sortant d'un cinéma. Je lui foncé dedans et mon premier réflexe a été de l'insulter. Puis, je me suis reculé et je l'ai regardé. Oh Dean, il était si beau. Il portait un costume des marines et puis, j'ai levé les yeux pour plonger mon regard dans les siens et j'ai perdu pied. Quelque chose m'a attiré vers lui sans que je ne puisse rien contrôler. Je voulait tout savoir de lui. Son nom, son âge, d'où il venait, qui il était. J'ai eu chaud, puis froid et des frissons m'ont parcouru le corps en entier. C'était LUI, l'homme de ma vie, et je l'ai su au premier regard.
Mary cligna des paupières, s'empêchant de pleureur devant son fils.
- On avait pourtant fait les choses correctement, mais... je vois que ça n'a pas suffit.
La mère de famille se pinça les lèvres entre elles, se leva et regarda son fils.
- Il fallait bien que ça arrive un jour.
- Quoi donc ? s'étonna Dean, ne comprenant pas.
- Je suis tombée amoureuse de ton père, Dean. Vraiment amoureuse dès que je l'ai rencontré.
- Mais quel rapport avec Cas...
Dean percuta enfin. Il baissa les yeux pour regarder ses pieds. Il était amoureux ? QUOI ? Mais qu'est-ce que ça voulait dire exactement ?
Mary retira une petite clé d'un médaillon autour de son cou et la tendit à son fils.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Derrière la rideau bleu dans la bibliothèque, il y a un meuble fermé à clé. Il s'ouvrira grâce à cette petite clé que j'ai toujours gardé sur moi. Il y a dans ce meuble des livres que nous avons caché, ton père et moi, car Sammy et toi ne deviez jamais les lire. Ça aurait été trop de tentations à découvrir le monde extérieur mais... il est temps je crois. Il est temps que tu saches, il est temps que tu choisisses, Dean et crois-moi, des choix tu en auras à faire.
Mary lâcha une petite larme, puis elle sortit du jardin d'hiver, laissant Dean seul, la petite clé entre ses doigts.
Dean voulait savoir, mais il avait peur. Il était même terrifié. Cette toute petite clé semblait peser bien lourd dans sa poche depuis plusieurs heures. Elle semblait porter un poids énorme, le poids des secrets et des mensonges, ce n'était pas anodin. Voulait-il vraiment savoir comment était la vie hors de sa maison ? Voulait-il savoir ce que c'était que ''tomber amoureux'' ? Avait-il suffisamment envie de comprendre ce qu'il lui arrivait ?
Le jeune homme se coucha sur son lit, fermant les yeux très fort comme pour prier silencieusement. Il pensait à Sam, à sa mère, à son père et puis à Castiel.
Il se redressa. Il devait savoir ! sa décision était prise.
