Coucou tout le monde, me revoilà ! Le chapitre est un peu (beaucoup) court, je suis vraiment désolée. Mais je me rattraperai en postant un autre chapitre avant la fin du week-end. Et, s'il vous plaît, mettez moi une petite review ! Les vues fantôme c'est vraiment frustrant et j'aimerai beaucoup connaître votre avis pour pouvoir m'améliorer ! Sur ce, enjoy !
Chapitre onze
Assise sur la table d'examen dans l'infirmerie, Hermione attends Malfoy avec toute la patience dont elle est-capable, c'est à dire très peu. Celui-ci est en retard, chose qui n'était jamais arrivée et la jeune fille se surprend à s'inquiéter pour lui. Lui serait-il arrivé quelque chose ? Une bataille qui aurait mal tourné ? Ou alors une dispute avec le Seigneur ? Ce n'est pas un secret que les mangemorts ont une espérance de vie bien réduite. Elle soupire de soulagement lorsqu'il passe la porte, un sourire au lèvres, allant apparemment bien.
- Béni soit ce jour, salue t-elle.
- Béni soit ce jour. Désolé pour le retard, j'ai été pris par une patiente.
- Qui ?
- Je peux rien te dire, c'est le secret médical, Granger.
- Je le répéterais pas ! S'exclame t-elle, un peu indignée par le manque de confiance du médicomage.
- Non, non et non. Ne t'en fais pas, elle va bien. A ton tour maintenant.
Il jette l'habituel sortilège de diagnostic qui entoure son ventre d'une lumière violette et d'une douce chaleur.
- Tout va bien ! Dit-il.
- Parfait. Est-ce que je peux connaître le sexe des bébés ? Demande la gryffondor.
- Bah non, c'est impossible, je le sais pas moi-même. Pourquoi, vous les moldus vous pouvez ?
- Premièrement je ne suis pas une moldue, je suis une sorcière tout comme toi. Et oui, les moldus peuvent savoir.
- Comment font-ils ? demande le blond, intrigué, en ignorant la première partie de sa phrase.
- Ils ont un examen qui s'appelle l'échographie. On met du gel sur le ventre de la future maman, on pose un appareil dessus qui envoie des ultra-sons et ça permet d'avoir des images du bébé en temps réel. Du coup, on peut savoir si c'est une fille ou un garçon.
- C'est super cool ! Enfin, nous on a pas ça. Le sortilège ne donne que des éléments médicaux, pas des détails physiques.
- C'est dommage...
Il ne répond rien et les deux restent immobile un moment. Hermione le détaille et lui ne se prive pas de faire pareil. Le jeune garçon de serpentard a bien grandi. Sa mâchoire, ses yeux... même ses cheveux sont désormais attirants. Lentement, elle se lève, poussée par son instinct, et pose la main sur le torse de Draco. Celui-ci ne la repousse pas et plonge son regard acier dans le sien. Ils savent tout les deux qu'ils ne devraient pas faire ça. C'est interdit et si quiconque l'apprenait, elle ne donne pas cher de leur peau…
Mais ils ne peuvent s'en empêcher, ils sont attirés l'un par l'autre depuis qu'ils se sont revus. Le ventre proéminent de la jeune femme repose désormais contre Malfoy, signe de leur proximité. Le blond passe sa main dans sa chevelure interdite et habituellement cachés, ces cheveux broussailleux dont il s'était si souvent moqué et qui aujourd'hui lui semblait magnifique. Leurs gestes sont hésitants, comme s'ils étaient des jeunes pré-adolescents. Tout doucement, leur visage se rapproche. Elle se perd dans les yeux du serpentard et, sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, leur lèvres se touchent. Commence alors un baiser long, passionné, doux, de ceux qui ont été privés d'amour pendant si longtemps. Ils se détestent. Ou se détestaient ? Tout cela n'a pas d'importance. L'être humain ne sait être seul et le manque d'amour que les deux ressentent depuis si longtemps semble tuer leurs âmes. Draco n'a épousé Astoria Greengrass que parce que cela était convenu depuis sa naissance. Ron est décédé depuis un moment et de toute façon celui-ci ne lui a jamais vraiment rendu son amour, si ce n'est le dernier jour de sa vie. Leur union, celle d'une lionne et d'un serpent, représente l'interdit, le blâmable, la tentation… Ils ne s'aiment pas, l'amour n'a pas sa place dans le monde instauré par Voldemort. Non, ils s'attirent, inexorablement, dans une liaison qui pourrait être destructrice.
C'est la gryffondor qui met fin au baiser en se reculant légèrement. Ses joues sont rouges et son souffle est court. Elle avait aimé Ron, et d'ailleurs elle l'aime encore, bien plus qu'elle ne pourrait jamais aimer Malfoy. Et pourtant, jamais avec lui elle n'avait partagé un baiser aussi intense. Son coeur bat fort dans sa poitrine et ses battements résonnent dans ses oreilles, comblant le silence gêné qui s'est installé. C'est Draco qui le brise.
- Je crois que je devrais y aller, dit-il.
- Oui, je crois aussi.
- On se voit dans trois semaines ?
Elle acquiesce et le regarde quitter la pièce, un sourire niais flottant sur ses lèvres.
Quelques jours plus tard, pendant ses commissions, Hermione reçoit la nouvelle qu'elle attendait avec impatience : son renseignement est bien parvenu à une faction de la résistance qui en a informé la France. Grâce à elle, le débarquement Anglais a échoué.
- Putain, mais c'est une blague ?
Hermione reste immobile dans le couloir qui mène à la salle à manger, son plateau dans les mains. Elle a bien reconnu la voix de Nott s'exclamer et jurer, ce qui n'était jamais arrivé par le passé. Elle s'approche doucement de la porte pour mieux écouter. D'autres voix masculines le joignent, signe d'une réunion matinale très inhabituelle.
- Non. Ces salopards de Français ont non seulement déjoué notre attaque mais eux et les allemands ont débarqué à Douvres dans la nuit.
- Mais comment est ce possible ?
- J'en sais rien, peut-être ont ils découvert qu'on voulait les attaquer.
- Tu sous-entends qu'il y a un traître dans nos rangs ?
- Peut-être bien. Pour ce que l'on sait ça pourrait très bien être toi. Mais bon, vu la couardise de ton père…
- Répète un peu ça Lestrange ?
Hermione entend des chaises racler sur le sol. Manifestement, les choses s'escaladent à l'intérieur et les deux hommes se sont levés.
- Calmez vous messieurs. Cela ne fera qu'aggraver les choses.
- Comment est la situation à Douvres ?
- L'armée anglaise est partie là bas, mais beaucoup de soldats avaient été envoyé en France et donc c'est difficile. De plus ils sont deux armées.
- Et les autres pays ?
- La Russie a affiché son soutien à notre cause dans leur journaux mais ne sont pas encore intervenus.
- Nous devons gagner cette guerre. Si on échoue…
- Nous vaincrons. Mais pour ça, il faut que chacun de nous se remette au travail. Sous son oeil.
De multiples salut retentissent dans la salle avant que les mangemorts ne sortent un par un, Hermione s'étant éloignée de la porte mais toujours présente dans le couloir.
- Qu'est ce que tu fais là toi ? Tu nous espionne ?
Marcus Flint l'attrape par le col de sa robe, le plateau qu'elle tenait tombant par terre.
- Non, non, je viens d'arriver, je portais le petit déjeuner à Monsieur et Madame Nott.
Une peur qu'elle n'avait plus ressentie depuis la fin des camps s'empare d'elle. Va t-elle être punie pour cela ? Vont-ils découvrir le réseau de résistance ? Flint la regarde avec dédain et lui crache au visage lorsque Nott intervient.
- C'est ma servante que tu malmène là. Ma servante enceinte. Lâche là immédiatement.
- Mais elle écoutait aux portes…
- Je vous jure que non Monsieur, je ne savais même pas qu'il y avait une réunion ! S'exclame la gryffondor, la terreur de sa voix.
- Je te crois Granger. Lâche là maintenant.
Le mangemort la relâche avec un dernier regard dans lequel s'entremêlent dédain et suspicion puis s'éloigne d'elle. Hermione reprend son souffle alors que Daphné s'enquiert de sa santé. La rassurant et se rassurant elle-même par la même occasion, la jeune fille s'en va vers les cuisines préparer un nouveau plateau repas alors que l'elfe de maison s'applique à nettoyer les dégâts. Elle l'a échappé belle cette fois.
