Départ pour une meilleure vie
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Disclamer : L'univers merveilleux d'Hikaru no Go, ainsi que ces personnages ne m'appartiennent pas ! Et c'est vraiment dommage ... Je ne fait que les emprunter pour mon histoire.
''Bla et bla.'' = Dialogue
''Bla et bla.'' = pensée
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Chapitre 10 : Sensibilité accrue
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Les jours et les semaines passèrent depuis la rencontre au cimetière de Koyo Touya et Sayaka Fujiwara, cette rencontre inattendu qui fut le début de leur amitié. Bien que cette dernière n'était pas du tout vieille, elle n'en était pas pour le moins fragile, au contraire, leur amitié devenait solide et réelle au fur et à mesure que les rencontres entre eux se déroulaient.
Pour la protection de Sayaka et son identité secrète de saint du NetGo, ils ne pouvaient pas se voir facilement en dehors de leur rendez-vous discret au café de cette dernière. Plusieurs raisons les empêchaient de réellement se montrer ensemble en public : la première est bien entendu la réputation de Koyo dans le monde du Go, car même si ce dernier avait arrêté le Go, il était toujours l'ancien Meijin au yeux des journalistes avides de scoop et sans scrupules. Si il était vu en compagnie d'une nouvelle personne dans son entourage proche, les journalistes chercheraient à la connaître et à tout savoir de leur lien, même si le Go n'en serait pas le lien en apparence. Donc pour éviter toutes nouvelles rumeurs farfelues qui pourrait nuire à leurs réputations, Sayaka et Koyo évitaient au maximum les sorties à l'extérieur du café.
L'autre raison était que si une personne, connaissant un minimum le Go et ses actualités, entendant l'ancien Meijin appeler une personne 'Sai', le danger que l'identité secrète de Sayaka soit révélée, grandirait. Même si la femme venait à nier tout en bloc concernant une quelconque implication dans le Go, certaines personnes comme son disciple Ogata ne la lâcheront pas avant d'être infiniment convaincu qu'elle ne soit pas le 'Sai' qu'ils rechercheraient. Les dégâts qu'ils pourraient faire à Sai ne pouvaient même pas être imaginés, ce genre de personne pourrait détruire sa vie et même la menacer physique pour avoir la réponse qu'ils désiraient.
Donc, au lieu de faire des tas de sorties comme le font les amis, Koyo et Sai préféraient se rencontrer une ou deux fois par semaine pour parler et découvrir de nouvelles choses ensembles. Ils leur arrivait de jouer à d'autres jeu que le Go comme les échecs ou encore le shogi, Koyo avait remarqué que Sai semblait s'en sortir très bien dans ces jeux comparé à lui. Même si ces jeux étaient souvent intéressant à ces yeux, Koyo ne ressentait pas le même frisson qu'il vivait quand il jouait au Go. Quand il fit part de ses sentiments et impressions, Sai eut un petit sourire avant de lui dire des mots étonnamment sage et mélancolique pour son âge.
''C'est normal mon cher ami, on ne peut pas demander du jour au lendemain à un homme à marcher sur un seul pied … c'est pareil pour ces jeux, ils ont bon tous être des jeux portant sur la réflexion et la conquête de pièce, ils ne seront jamais la même chose malgré leur similitudes apparentes. On ne peux pas oublier la sensation des pierres sur le bout de nos doigt, leurs poids à la fois physique et mental sur une partie … que l'ont soit bon joueur ou non, les années et les habitudes qu'on se force à adopter pour jouer, resteront ancrés en nous à jamais … qu'on le veuille ou non, notre corps ne cessera pas à réclamer ce qui lui manque tant.''
Koyo pouvait se souvenir de ses yeux perdu dans le vide quand elle regardait sa main, de sa voix neutre et pourtant fébrile quand elle parlait. C'était la seule fois qu'il l'avait vu aussi perturbée et atteinte par son incapacité à jouer.
Quand Sai ne lui proposait pas de découvrir un nouveau jeu, elle lui lançait des défis pour leurs futurs rencontres. La plupart du temps, ils devaient chacun de leur coté s'initier à une activité ou un passe-temps, ou encore un sujet en particulier. Une fois cela fait, chacun devait s'informer suffisamment pour en parler à l'autre, de cette manière, ils avaient toujours quelque chose à dire, surtout Koyo.
Sai avait vendu ces défis comme des jeux de découverte, insistant sur le fait qu'il pourrait peut-être trouver quelque chose qu'il aimerait autant que le Go. Bien qu'il doutait de cela, il joua le jeu autant que pour lui que pour elle.
En ce moment même, Koyo se trouvait assit dans un train, celui qui l'emmènerait dans le centre de Tokyo. L'une des chose qu'il n'avait jamais avoué à Sai concernant ces visites, c'est qu'il commençait à aimer à prendre le train, car il s'était inventé un jeu. Il aimait voir tant de personne vivre leur vie au fil des trains, tantôt heureux et souriant de joie, tantôt triste et déchiré par des larmes, aucune expression n'était semblable à une autre, tout comme leurs voix qui changeaient selon leurs humeurs.
Ce temps qu'il avait consacré au Go, il l'avait perdu pour d'autres choses plus futiles comme regarder simplement la vie. Cela il l'avait compris le jour où Sai apparu dans sa vie, qu'elle leva le voile obscurcissant sa vue. Maintenant il se rattrapait, imaginant la vie des autres passagers comme par exemple leurs emplois ou leurs âges, ou bien même leurs personnalités. Tout cela était son jeu.
Quand il arriva à sa station, il sortit du train en jetant un dernier regard aux passagers familiers qui reconnaissait de vue. En sortant de la gare, il fit le chemin entre cette dernière et le café 'Douceurs et Petits Amours', chemin qu'il connaissait par cœur.
Une fois qu'il passa la porte d'entré, Hinami arrivait pour l'accueillir et le conduire à sa table habituelle. Une fois assis, la femme prit rapidement sa commande tout en lui demandant en passant les dernières nouvelles le concernant. Quand ils eurent fini de discuter des derniers livres que l'ancien Meijin avait lu, Hinami s'excusa en partant, l'informant que Sai pourrait avoir de nouveau avoir du retard.
''Quand va-t-elle perdre cette habitude d'être en retard ?'' soupira Koyo.
Peu après avoir reçu sa commande, il vit Sai apparaître en haut des escaliers menant à leur table, semblant épuisée pour une raison qu'il ignore. Cependant quand elle vit Koyo, elle eut un grand sourire et elle rayonnait d'énergie.
''Bonjour ! Je ne t'ai pas fait attendre trop longtemps ?'' demanda Sai en s'installant en face de lui avec un plateau de jeu d'échecs. ''Blanc ou Noir ?
''Bonjour, juste une dizaine de minute.'' répondit-il en buvant un gorgée de thé. ''Noir.''
''Ah ouf ! Heureusement, je m'en serais voulu de t'avoir laisser patienter plus longtemps.'' souffla Sai en préparant les pions et les déposant à leur place. ''J'ai juste eu un problème de dernière minute.''
''Laisse moi devinez, tu as du venir plus tôt pour porter main forte à ton équipe … hum à cause d'un important afflux de client.'' analysa Koyo qui commencer à bien la cerner. ''Cependant tu as encore rechigné à travailler, et tu t'es disputée avec tes collègues, vous faisant perdre du temps inutilement. Donc en conclusion, vous avez dit donner les bouchés doubles pour satisfaire tous les clients, à cause de toi.''
''Comment tu arrive toujours à deviner juste à chaque fois ?'' s'étonna Sai amusée, déplaçant sa première pièce. ''Bonne partie.''
''Je commence à m'habituer à toi, dés qu'on te connaît assez bien, on peux facilement prévoir ton comportement.'' répondit Koyo avec un petit sourire, commençant attendant son tour. ''Bonne partie.''
''Je suis si transparente que ça ?'' demanda-t-elle confuse en déplaçant un autre pion.
''D'habitude personne arrive à prévoir aussi vite mon comportement.'' remarqua Sai surprise par Koyo.
''Oui.'' dit-il simplement en se concentrant sur le plateau d'échecs.
''Tu sais que tu peux te montrer moins direct …'' dit-elle touchée par sa froideur et sa tactique sur le plateau.
''Je suis comme ça.'' rétorqua Koyo en jouant son tour.
''Et puis c'est aussi la faute d'Hinami.'' barguina Sai en gonflant les joues.
''Je ne pense pas, tu es totalement coupable cette fois.'' dit-il fermement. ''S'il te plaît arrête tes bêtises et commence à prendre ton travail au sérieux. Un jour, tu risque d'avoir des problèmes au café à cause de ton comportement.''
''Eh ! Je suis sérieuse avec la paperasse !'' rétorqua Sai.
''Et en salle ? En cuisine ? Au moment de la fermeture où tu dois faire le ménage ?'' ajouta-t-il en déplaçant un fou.
''Ok je m'avoue coupable … mais je fais déjà tant d'effort, pourquoi personne ne le voit.'' murmura Sayaka à elle-même.
''Tu dois en faire plus … au moins pour cette petite sœur dont tu me parle un peu.'' déclara Koyo pour l'aider.
''Ouais … même si ces derniers temps, elle est plutôt autonome.'' répondit Sayaka le visage triste.
Le silence apparu entre eux, seul le bruit des pions qu'on déplace pouvaient être entendus, Sai semblait souvent dans cette état dés qu'elle parlait un peu de sa sœur, bien qui ne l'ai pas encore rencontrée, Koyo était certain que Sai se faisait du souci pour rien, elle était du genre à s'inquiétait pour tout et surtout pour rien.
Il avait aussi remarqué que Sai évitait d'évoquer ou de parler beaucoup de ta petite sœur malgré le grand amour qu'il pouvait sentir dans sa voix quand elle l'évoquait simplement. Son amie finissait toujours pas changer le sujet de la conversation, comme pour faire diversion du sujet. La preuve en est, qu'elle changea illico de sujet, si vite avec un sourire innocent.
''Ta semaine s'est bien passé ?'' demanda Sai avec un ton trop doux.
''Trop vite.'' dit-il en réfléchissant a son prochain mouvement. ''J'ai fini de lire les livres conseillés par Hinami qu'elle m'a prête il y-a 3 semaines. Ils étaient … unique en leur genre, si je puis me permettre bien sur.'' fini-t-il pour ne pas vexer les goûts d'Hinami.
''Vraiment ? Cela ne m'étonne pas d'elle, au final elle t'a donné quoi cette chipie ?'' ri Sai en capturant le fou de Koyo.
''Différentes pièces de théâtre, dont celle d'un certain Ionesco.'' ajouta Koyo en grimaçant de sa perte. ''Elle était à la fois original et intéressante, mais surtout très incompréhensible … oui vraiment très incompréhensible.''
''C'est pour cette raison qu'il fait parti de ses auteurs préférés.'' l'informa Sai en soufflant devant le plateau de jeu. ''Mais franchement ce n'est rien comparé à ce qu'elle lit en ce moment, je me demande même comment elle fait pour lire ce truc.''
''Il commence à bien s'en sortir, je vais devoir rusé.'' pensa Sai en regardant les poins de Koyo.
''Elle lit quoi ?'' demanda-t-il curieux.
''Je ne crois pas que tu voudrais savoir.'' rétorqua trop sérieusement Sai tout en continuant de jouer.
''Si je …''
''Tu veux pas savoir ?'' dit-elle avec plus de sérieux. ''Et tu vas pas lui demander ? Elle a déjà traumatisé Stéphanie et Ryuu, alors je veux pas ta mort sur ma conscience.''
''J'ai compris je ne poserais pas de question la dessus.'' abandonna Koyo. ''Sinon, ta semaine à toi s'est-elle bien passé ?''
''Franchement … comme d'habitude, entre mon travail à la maison et celui ici, je devrais avoir du temps à consacrer à mon petit frère.'' laissa échapper Sai sans s'en rendre compte, concentrer sur le jeu. ''Et pourtant, je passe de moins en moins de temps avec lui … pas que je n'aime pas gérer le café, mais depuis que je l'ai ouvert, rien n'est comme avant … excuse-moi je dois t'ennuyer avec mes soucis. En dehors de ça, je me suis initié à l'art délicat du pliage, ça m'a permis de découvrir des tas d'origami sympa à faire avec des serviettes.'' ri faussement Sai.
''Tu sais … si tu te sentais fatiguée aujourd'hui, cela ne m'aurait pas déranger de passer demain.'' déclara Koyo inquiet pour elle.
''Qu'est-ce que tu dis ? Je suis en pleine forme !'' s'écria-t-elle.
''Je viens de te mettre échecs et mat, et tu n'as toujours pas réagi.'' s'expliqua Koyo en soupirant. ''Tu semble ne pas être dans ton assiette, j'ai l'impression qu'il y a une chose qui ne va pas.''
''Je ne veux pas t'ennuyer avec mes problèmes … parlons d'autre chose.'' déclara-t-elle d'un ton fatigué.
''Tu peux tout me dire, c'est à ça que sert le amis.'' dit-il en posant sa main sur la sienne.
''J'ai pas envie d'en parler.'' murmura-t-elle en retirant sa main.
''Tu sais que les amis ça sert aussi à ça.'' insista Koyo.
''Et toi alors !'' s'écria Sai en tapant les mains sur la table.
''Comment ça ?''
''Ne fait pas l'ignorant ! Ça va faire presque un an que ton fils est en guerre avec toi ! Ne me dit pas que tu n'as jamais lu aucun des articles dans lesquels il s'amuse à te dénigrer !'' s'énerva Sai en serrant les poings.
''Je suis au courant bien sur, mais je ne préfère rien dire, contrairement à lui, je ne compte pas réglé nos comptes dans la presse, donc j'évite de lire ces torchons.'' rétorqua Koyo en restant stoïque. ''Mais je ne comprends pas pourquoi cela t'affecte autant.''
''Eh bien tu devrais !'' rétorqua Sai en croisant les bras. ''Ton cher fils a encore fait parler de lui en laçant une rumeur sur toi. Et devine c'est quoi cette rumeur ? L'ancien Meijin aurait une relation secrète et illégitime avec une femme marié ! Je ne savais même pas que j'étais mariée !''
''Sayaka, pourrais-tu te calmer ?'' demanda Koyo avec un ton sérieux.
''Et comment veux que je me calme !'' commença Sai à avoir des larmes aux yeux et les mains dans les cheveux. ''Si une seule personne prend cette connerie au sérieux … on risque de te suivre, de te poser des questions, ou même de …''
''Sai.'' l'interrompu Koyo en la regardant dans les yeux. ''Je peux t'assurer que personne ne prend au sérieux les propos de mon fils.''
''Tu en es sur, y'a plein d'idiots sur Terre.''
''Peut-être qu'au début on se fiait a ces paroles, mais après un an de mensonges, c'est juste pour remplir une page dans un journal qu'ils acceptent encore de l'écouter.'' lui rassura Koyo. ''Tu n'es pas en danger … si je sentais que je te mettais en danger, je te l'aurais dit.''
''Est-ce que je peux vraiment te faire confiance ?'' lui demanda Sai sans le regarder.
''Tu en doute ?''
''Je sais pas … le fait que tu ne me parle pas de tes problèmes avec ton fils … je cru que tu me faisais pas assez confiance pour m'en parler.'' dit-elle en séchant ses larmes. ''Je … je me senti trahie … c'est idiot … mais c'est ce que j'ai ressenti quand j'ai vu cet article.''
''J'ai confiance en toi, mais je ne sais pas ce que tu as vécu pour te sentir si vulnérable et … trahie.'' essaya de s'exprimer Koyo. ''J'ai pris l'habitude d'ignorer ces articles, donc c'était normal pour moi de ne pas en parler … mais j'aurais du le faire quand tu m'as avoué ton identité. Je suis pas doué avec les émotions … tout le monde le sait, donc je n'ai pas vue le mal que cela pourrait te faire.''
''T'inquiète, je l'avais remarqué.'' nota Sai avec sarcasme.
''Tant que la prime et tout ce qui s'y rapporte existera, tu ne te sentira jamais en sécurité avec moi.'' réalisa Koyo légèrement déçu. ''C'est ça le problème qui te cause du souci ?''
''Je suis désolée … je tiens vraiment à être ton amie, mais …'' dit-elle avec une voix cassée.
''J'ai tellement peur que ma vie s'envole en fumée … juste pour un jeu.''
''Je sais que je ne pourrais pas te comprendre, mais si tu souhaite qu'on se voit moins, j'accepterais ton choix.''
''Je n'ai pas dit ça !'' s'écria Sai surprise.
''Sai, tu as l'air si fatiguée … et tu es à fleur de peau aujourd'hui.'' remarqua Koyo avec inquiétude. ''À quand date ta dernière bonne nuit de sommeil ? Je parle d'une nuit complète.''
''Je sais pas … 3 semaines peut-être …'' répondit Sayaka perdue.
''Va dormir.'' lui ordonna Koyo.
''Mais …''
''On se reverra quand tu aura une bonne nuit de sommeil dans le sang.'' ajouta-t-il avec un petit sourire. ''Allez ! Je sais que tu n'habite pas très loin du café.''
''Je ne vais pas te laisser seul … je …'' rétorqua Sai ne voulant pas être une mauvaise amie.
''J'ai de bons livres qui n'attendent que moi, et ne t'inquiète pas, je ne demanderais pas à Hinami ce qu'elle lit ces derniers temps.'' déclara-t-il en sortant le livre qu'il venait rendre à Hinami.
''Je n'arriverais pas à te convaincre ?''
''Non.'' fit-il en ouvrant son livre.
''Ah … merci et passe une bonne journée.'' souffla Sai en se levant de la table.
''Bonne nuit.'' répondit Koyo sans lever les yeux du livre.
''Au fait !'' commença Sai avant de descendre les escaliers.
''Hum ?'' fit-i en la regardant.
''Échecs et Mat.'' sourit Sai avant de partir définitivement.
Koyo regarda le plateau de jeu et réalisa qu'elle avait raison, il venait de perdre la partie sans qu'il ne s'en aperçoive. Il avait beau regarder attentivement la position de chaque pion, il ne trouva aucune solution pour sauver son roi et accepta une nouvelle défaite.
''Elle n'est pas doué que pour le Go … chaque jeu qu'elle m'a fait découvrir, elle semble les maîtriser à la perfection.'' remarqua Koyo en pensant à l'énigme qu'était Sayaka Fujiwara.
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A la prochaine,
Kairy Dream
