Alors.

Bon, ça fait un bail que j'ai écrit ça alors c'est pas un vrai cadeau spécial et tout mais quand même. C'est l'anniversaire de Lae aujourd'hui et il mérite un p'tit cadeau.

Bonne lecture !

PS : Pour les personnes qui ne connaissent pas du tout l'UA « Hanahaki » et qui ne pensent pas pouvoir lire l'OS sans, j'ai expliqué à la fin !

Thème 11 : Memory

Rating : K+

Genre : Romance, Hanahaki disease AU

Personnage invité : Riku

Forget to forget you

« Vanitas ! »

Vanitas sort de l'hôpital, et il fait salement froid, il trouve, mais les médecins ont dit que la fatigue pouvait causer ça. Il sent ses jambes qui tremblent, et il se demande si c'est vraiment possible, qu'ils fassent cette opération en ambulatoire. Dans son sac il y a une ordonnance pour une infirmière à domicile pendant deux semaines. Les anti-douleurs l'aident à marcher.

« Vanitas ! »

Il trouve la voix un peu floue, un peu lointaine mais en fait, celui qui crie n'est pas bien loin. C'est un type, un type avec des cheveux trop longs et gris – enfin, trop longs, ils doivent encore être plus courts que ceux de Vanitas. Il le regarde avec un sourire bizarre, déluré. Comment il connaît son nom ?

« Attends. C'est … Bon, c'est un peu délicat. Je suis Riku. Euh, on se connaît pas, mais on est raides dingues l'un de l'autre. »

Drôle d'entrée en matière, vraiment, et Vanitas ne sait pas quoi répondre. L'autre, le Riku, dit qu'ils ne se connaissent pas. Pourtant il connaît son nom. Et il savait où le trouver. Et apparemment, ils s'aiment ? Il a envie de rire, mais les médicaments l'inhibent trop pour ça. Il aurait dû demander à Axel de venir le chercher.

« En tout cas moi je suis raide dingue de toi. Tu, euh. Tu veux un café ? »

Il ne dit pas non. Il tend la main et il attrape le gobelet en carton. Dessus, il y a écrit « Vanitas » en grosses lettres. Sur celui que tient l'inconnu, « Riku ». C'était donc quelque chose de prévu.

« On s'est donné rendez-vous ou quoi ?

— Pas vraiment. Mais je savais que tu serais là. »

Vanitas plisse les yeux. Il a de la méfiance plein le nez. Il prend un long temps pour boire son café, se dire qu'il est peut-être empoisonné, que l'autre est vraiment pas net et que tant pis, le café est bon et il en a besoin, si ce sont ses derniers instants il les passera caféinés. Il dit :

« Tu viens du futur ? »

Et l'autre est comme deux ronds de flan. Il le regarde avec de grands yeux, trop sidéré pour rire. Vanitas ricane. Il a l'air bête.

« Je déconne. »

Et l'autre est plus encore déconfit. Il ne sait plus parler. Vanitas ajoute :

« Enfin, saut s' tu viens vraiment du futur. Si tu viens du futur et qu' tu l'avoues que plus tard j' pourrai dire 'je l' savais putain' et j'adore dire ça.

— D'accord ? Tu … tu rentres chez toi ? Tu as quelqu'un qui vient te chercher en voiture ?

— J' vais p't-êt' prendre un taxi.

— Je peux … te raccompagner.

— T'es pas un stalker, desfois ?

— Quoi ? Non ! C'est … Je me suis fait opérer comme ça deux fois. Je sais que c'est inconfortable et difficile.

— Deux fois ? T'es vraiment un peu naze, toi.

— Et tu viens de te faire opérer pour oublier un naze. Je crois que ça fait de toi un naze.

— Ça te prend souvent, d'emmerder des inconnus et d' les traiter d' nazes ?

— Ça te prend souvent, de faire des coups d' pute et d'oublier pour pas culpabiliser ?

— Ouais.

— Quoi ?

— Ouais. Enfin, ouais. Genre. J' te connais pas, hein. Mais j' crois qu' je vois pourquoi … 'fin, pourquoi j' t'ai oublié.

— Pourquoi tu m'aimes.

— Je le dirai pas.

— Tu l'as dit hier.

— J'ai menti.

— Moi aussi.

— Sur quoi ?

— Nan, nan. Pas ça. Moi aussi je sais pourquoi je t'ai oublié. »

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.

.

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Mais qu'est-ce qui se passe ? De quoi on parle ?

Bref. En gros cet OS est le premier d'une suite de trois. Le second sera posté au thème 16 et le troisième au thème 31. C'est en ordre chronologique inverse. Ergo vous venez de lire la fin, donc y a pas des masses de suspens mais un peu quand même ? Je sais pas. J'ai hésité. Enfin.

Alors. Hanahaki.

Littéralement ça veut dire vomir des fleurs. En gros, quand tu vis un amour à sens unique, tu peux développer cette maladie qui fait pousser des fleurs, souvent dans tes poumons ou dans ton estomac. Et c'est joli les fleurs m'enfin c'est un peu mortel dans ce cas précis. Donc globalement, soit tu fais en sorte que l'amour soit réciproque (ou en sorte d'apprendre que l'amour est réciproque, parce que si tu penses que c'est à sens unique alors qu'en fait non tu peux quand même tomber malade), soit tu meurs, soit tu te fais opérer. Te faire opérer efface tout souvenir que tu as de la personne.

Valà.

Tchuss !

Et bon anniversaire Lae !