Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.
Résumé : Vingt-quatre fois Noël. Vingt-quatre fois Lancel. [Calendrier de l'Avent 2020]
Note de l'auteur : Ce calendrier de l'Avent est mon premier du genre et les mots donnés ont été soumis par Almayen, Starck29 et Mana2702.
Jour 11: Punir
Les Noëls de Lancel
Une punition injuste
Joffrey avait été puni.
Rien que la nouvelle tenait lieu du miracle.
Robert, excédé par le comportement de son fils, en plus d'une magistrale gifle en pleine figure, avait ordonné que celui-ci passe le repas du réveillon de la Fête de la Mère seul dans ses appartements. Il serait là pour les cérémonies officielles mais pour le repas en famille plus intime, il en serait donc exclu. Cersei n'avait rien pu y changer malgré ses essais. Myrcella avait tenté aussi, plus douce, plus gentille aussi. Oui, Joffrey avait mal agi et il méritait d'être puni. Mais passer le réveillon seul, c'était si triste ! Ne pouvait-il pas passer un soir seul après la fête ? Le roi avait été plus tendre avec sa fille mais ferme dans sa résolution. Pour le coup, même Jaime qui n'était pas proche de son neveu, trouvait la punition excessive mais ne pouvait que se taire. Tywin n'aurait jamais fait cela et pourtant, il n'était pas un exemple de tendresse paternelle. Lancel, lui, éprouvait de la crainte face à ce prince aux tendances cruelles mais face à sa stupeur, à sa tristesse, d'apprendre qu'il ne pourrait pas manger en famille lors du réveillon, lui rappela qu'il était encore si jeune ! Joffrey n'avait que trois ans de moins que lui. Il était aussi le fruit de son éducation, de son environnement. Et oui, en plus d'avoir levé la main sur lui, le roi se montrait bien trop dur par rapport à la faute. Comment apprendre la modération à un enfant quand le parent se montrait plus méchant encore ? Lancel pensa à son propre père. Kevan n'avait jamais levé la main sur lui. Jamais. Et quand on lui demandait pourquoi, il disait qu'on ne frappait pas les plus petits que soi, encore moins un enfant, le sien de surcroît.
Le jeune homme n'avait aucun moyen de faire lever la punition.
Mais il pouvait la rendre plus douce.
Alors, le soir venu, à la fin du dîner, il se faufila discrètement et frappa à la porte de Joffrey.
- Entrez ! Aboya le prince
Il toisa l'écuyer de son père avant de fixer son regard sur ce qu'il lui apportait, la rancoeur quittant ses traits, la surprise s'y peignant sans peine. L'incompréhension aussi.
Lancel lui apportait quelques bonnes parts de gâteaux au citron.
L'une des douceurs préférées de l'héritier, un des rares points communs avec son cousin.
L'aîné les déposa sur une table avant de le saluer mais alors qu'il s'apprêtait à repartir, Joffrey l'arrêta.
- Un instant.
Le prince lui montra une chaise. L'apprenti chevalier prit place. Son cousin se saisit du platn le lui tendit pour qu'il prenne l'un des carrés citronnés. Le duo les dégustèrent dans le plus grand silence.
Pourtant, le lendemain, Lancel trouvait dans ses appartements une broche aux armoiries des Lannister avec un simple billet comportant un seul mot, un qui le remplit cependant de joie :
« Merci. »
FIN
