Bonjour a touuuuus,
tout d'abord, je voulais m'excusé pour cette absence, il c'est passé pas mal de choses IRL, et même si j'ai eu un peu de temps pour écrire, je n'ai pas eu l'occasion de posté des chapitres, c'est pour cela que cette fois, je vais en mettre plusieurs en lignes, histoire de me rattrapé ^^'
Enfin bref, bonne lecture !
J'espère que les prochains chapitres vous plairons ^^
Je fis quelque toast avec des œufs au plat, et mit les croissants a chauffé dans le four. Quand le tout fut prêt, je les emmenais au grand salon, les domestiques qui passaient pouvaient en prendre. J'avais fait en sorte que cela ressemble à un buffet. Je pris un croissant pour moi et laissait des boissons différentes sur la table avec quelque assiette. J'entendis des pas légers sur le sol, et un vampire aux cheveux ébouriffé fit son apparition dans la pièce. Il bâilla légèrement, il n'avait pas l'air d'avoir bien dormi… ces yeux d'acier semblait d'un coup bien moins menaçant, je souris sarcastiquement, mais la manière dont il s'était occupé de moi hier m'empêcha de lui dire quoi que ce soit, à la place je pointais un des pichets sur la table, d'un petit mouvement de la main,
- du café peut-être ?
Il m'envoya un regard qui disait de virer rapidement le sourire sarcastique de mon visage, retrouvant son tranchant habituel, avant de se servir une tasse pleine du liquide noir. Qu'il but d'une traite. En le regardant un peu, mon regard glissa vers ces sabres… je les vit un instant teinté de rouge avant que je ne repousse cette vision très loin dans mon esprit. J'ajoutais sur un ton à moitié amusé, en tâchant de penser a autre chose,
- je croyais que les vampires n'avaient pas besoin de dormir.
- hum… c'est dans les légendes ça
je haussais les épaules en me servant moi aussi une tasse de café, lui répondant d'un ton détaché, en espérant néanmoins avoir plus d'indications sur la véracité des mythes, je fis de mon mieux pour ne pas laisser mon regard affiché une lueur d'intérêt alors que je tendais silencieusement l'oreille,
- difficile de savoir ce qui est vrai ou faux
Il ricana légèrement avec son sourire en coin, que je ne trouvais pas si insupportable pour une fois.
- Certes
Je fus un peu déçu en comprenant qu'il n'avait pas l'intention de me répondre plus que cela. C'est qu'il ne lâchais pas des informations comme ça en plus. Il bâilla encore, reposa sa tasse sur la table, dans un cliquetis de porcelaine et ressorti de la pièce en lançant par dessus son épaule
- je serais dans mon bureau si tu me cherches. Quelque formalité à remplir…
Il disparut derrière le claquement des lourdes portes en bois en me laissant seul au milieu de la pièce, pourquoi avait-il ressenti le besoin de me dire ou il était ? Comme si j'allais nécessairement le solliciter pour quelque chose, pas comme si j'avais déjà eu… oh…
Aussitôt que j'eus comprit ces intentions, un léger sourire étira mes lèvres en passant machinalement une main dans mes cheveux…
au cas ou j'ai besoin de… depuis quand était il gentil ?…
Je réalisais ce que je venais de pensée et secouais la tête, ce n'était pas le moment, depuis quand j'étais capable d'associer ce mot avec lui ? Mes yeux se durcirent. Pas question de faire quelque chose d'aussi stupide que de m'attacher. C'était mon ennemi ! Un meurtrier de surcroît. Il se mettait entre moi et ma liberté. Il m'a acheté dans le seul but de me tuer par la suite ! J'avais intérêt à ne pas l'oublier… ou sinon ça finirait mal pour moi.
Aussitôt, une colère familière revint chatouiller mon cœur. Je préférais ça. Il fallait que je fasse plus de recherche sur les vraies faiblesses des vampires avant que la sournoise idée de me rétracter n'effleure mon esprit.
Ma décision prise, je me rendis à la bibliothèque. J'avais déjà regardé tous les livres qui étaient entreposés dans d'autres lieux. Il ne restait plus que cet endroit. J'y pénétrais avec une certaine suspicion, je n'étais jamais venu ici. L'air était saturé d'une odeur de papier ancien mêlé aux couvertures de cuire. Au sommet des hauts murs, une baie vitrée laissait passer les fins rayons du soleil, qui répandait une lueur chaleureuse dans la pièce, qui restait malgré tout assez sombre. Les grains de poussière en suspension dans l'air devenaient des paillettes d'or en attrapant les raies lumineuses. Et une fois que jeu regardé un peu autour de moi, mes épaules s'affaissèrent. Non, mais c'était quoi ce nombre indécent d'ouvrages ?! J'allais y passer le reste de ma vie ! La pièce était remplie d'étagère, qui grimpait presque jusqu'au plafond, pleine à craquer de livre en tout genre.
Je poussais un long soupire résigné et commençais a cherché si il n'y avait pas un registre ou quelque chose qui y ressemblerais. À mon plus grand bonheur, après avoir fait le tour de la bibliothèque, en laissant mes pas grincer sur le parquet ancien qui recouvrait le sol, je trouvais un grand papier, étendu sur un bureau entier. Je le parcourais rapidement. C'était un registre. Oh joie ! Une partie était réservée aux vampires ! Avec ça peut-être… je notais la référence dans le coin de ma tête et commençais à chercher dans quelle partie ils étaient rangés. Les lettres d'or à moitié effacé sur le côté des étagères m'aidèrent dans ma tâche et je ne mis pas longtemps à découvrir les livres en question. Commençant à en feuilleté quelque un délicatement, je ne voulais pas les abîmé. Je ne lus malheureusement rien de bien utile, jusqu'a que je tombe sur un chapitre particulièrement intéressant, l'œuvre avait été placée derrière une autre. L'une de ses pages était importante, elle détaillait quelque faiblesse des vampires. Je crus être tombé sur la chose qui me permettrait enfin de m'enfuir. Mais je réalisais que certaines informations étaient incorrectes.
Par exemple, l'ail était catégorisé comme une faiblesse. Ce qui était faux, je le savais, il n'avait pas non plus un teint pâle, et avait bien une ombre et un reflet. Mais je me dis que même si la plupart étaient fausses… il devait au moins y en avoir une de valable…
{Pourquoi pas les objets religieux !}
Je réfléchis, puis me souvint que nous étions passés devant une église au marché. Et il n'avait pas réagi… pas ça alors… apparemment leurs cœurs ne battaient pas. C'était faux aussi. Je l'avais entendu quand… enfin… hier quoi. Mes yeux continuèrent de glisser sur les pages
{hum, yeux rouges ça c'est OK. Croc, c'est OK aussi. Peau froide. Totalement faux.}
Je commençais à croire que ce livre ne m'apprendrait rien de bon, quand une ligne retint mon attention, elle avait été rayé avec rage, le papier abîmé semblait avoir été gratté avec quelque chose de pointu, comme une plume sans encre, et les mots étaient encore un peu prêt visible, après l'avoir déchiffrée je la lus à voix basse
- les vampires craignent un matériau particulier. L'argent.
Je réfléchis… de l'argent, de l'argent… il n'y avait pas d'argent dans le manoir ! Les couverts, qui sont généralement faits de cet élément, sont faits avec de l'acier si je ne me trompais pas… je plissais les yeux… dans un manoir aussi riche que celui-là, on n'employait pas des matériaux comme cela… et plus je passais les couloirs dans ma tête, plus j'étais persuadé qu'il n'y avait nulle par la trace de ce métal… nulle part sauf, dans l'un des tiroirs de la cuisine. Le couteau que j'avais acheté au marché… était en argent…
Je plissais les yeux. Je n'avais pas pensé l'utiliser comme cela, mais…
En plus, si je me souvenais bien… dans le sac de pièces qu'il m'avait donné, aucune n'était en argent, privilégiant la monnaie de cuivre… ou encore les plus grosses pièces d'or… mais pas l'intermédiaire…
mes yeux se perdirent dans le vague. J'avais une hypothèse qui tenait la route. À présent… je devais faire ce qui s'imposait. Et surtout, ne pas me défiler, j'avais décidé d'agir de la sorte, et j'allais m'y tenir.
Je me redressais en remettant bien les livres à leurs places et sortis de la bibliothèque. L'air déterminé.
Je passais dans la cuisine prendre le couteau et grimpais rapidement dans ma chambre. Je ne voulais pas qu'on me surprenne avec, comme si je faisais une bêtise… après avoir refermé la porte derrière moi en vitesse, je posais la lame sur une étagère. Mon lit fit quelque grincement quand je m'assis sur le matelas sans douceur, dans un gros soupir. Je passais mes mains fraîches sur mes tempes, le contact me fit le plus grand bien, tâchant de me concentrer sur ma décision.
J'allais le faire. J'allais vérifier ma théorie, et dès ce soir !
Il y a quelques jours, j'aurais attendu d'en être sûr à 100 %, pour ne pas commettre d'erreur… mais là, j'étais pressé, je devais agir vite. Car en plus d'avoir eu la preuve que de son côté, le vampire n'avait aucun scrupule à tuer les gens qui l'avaient contrarié, ce qui pourrait m'arriver a la seconde ou il se lasserait de ma présence, ma colère commençait à s'éteindre. Et cela n'était pas concevable, il ne fallait pas que je renonce à être libre. Je l'avais promis. Et cette promesse. C'est tout ce qu'il me restait. Je fermais un instant les yeux et le son de sa voix m'apparut, comme une onde d'eau claire dans ma mémoire « quoi qu'il se passe demain, promet moi que tu ne renonceras jamais à être libre, tu m'entends ? » Je rouvris doucement mes paupières et aussitôt, le mirage venu d'un lointain songe se dissipa. Je n'avais pas le droit de flancher. Pas maintenant. Je devais oublier les événements d'hier, resté dans l'idée que ce vampire était un monstre. Et faire ce qui devait être fait.
Voilà. Ce soir, j'allais vérifier ma théorie. Si elle s'avérait exacte, alors je serais libre. Sinon, je serais mort en protégeant cette valeur.
Je ne savais pas ce qu'il se produirait… mais je n'allais pas fuir. Je n'en avais pas le droit.
{aller… tu frappe fort… et rapidement, pas de seconde chance… pas d'erreur possible…}
Le reste de la journée passa bien trop rapidement à mon goût, le repas du soir arrivait, et même si cuisiner me changea les idées, la réalité me revint dans la figure au moment ou Zoro rentra dans la pièce pour manger. Il avait toujours l'air fatigué. Il mangea rapidement son assiette. Il ne fit aucun commentaire, mais je crois qu'il avait apprécié. Je le regardais s'en aller avec un léger poids sur le cœur, en silence, je restais immobile un instant, avant de me reprendre. Je débarrassais, fit la vaisselle… avant de remonter dans ma chambre…
La nuit était tombée depuis quelque temps déjà. Et je restais là a fixé le couteau, éclairé par les reflets de la lune, sa lueur, à la fois tentatrice à la fois repoussante m'hypnotisait totalement. Je le regardais depuis combien de temps déjà ? Dix minutes ? Une heure ? Je n'en savais rien…
Je ne voulais pas le faire… une partie de moi espérait que je me trompe… le souci, c'est que s'il le découvrait… j'allais le regretter…la preuve en est, ce qu'il a fait des deux hommes qui m'ont agressé… ils avaient aussitôt été supprimé sans que je n'ai eu le temps de leurs donné une bonne correction, dommage. Je savais bien que les gens qui le défiait finiraient comme eux. Je finirais comme eux… l'idée d'être mis dans le même sac que ces deux déchets me révulsa, raison de plus pour ne pas me faire prendre… et arrêter d'hésiter.
Un soupir passa la barrière de mes lèvres, je saisis enfin le manche de l'arme et sortit silencieusement de ma chambre. Le poids de celle-ci dans ma main ne me fit qu'encore plus réaliser ce que je m'apprêtais à faire alors que je me glissais dans les ombres des couloirs, en espérant ne croiser personne. Même si a cette heure… c'était peu probable.
La porte maudite se présenta enfin à moi. J'appuyais doucement sur la poignée. Marquais une pause puis l'entrouvrit. En priant pour qu'elle ne fasse aucun bruit, et heureusement, les gonds huilés coulissèrent sans soucis… ouf, je n'aurais pas voulu me faire prendre pour ça.
Mes pupilles, déjà habituées au noir, n'eurent pas trop de mal à distinguer la pièce quand je laissais mon regard la parcourir. Aussi silencieux qu'un fantôme et l'éclat de ma lame luisant faiblement, je me rapprochais du lit que j'avais repéré rapidement. Une forme sombre se détachait sur les draps blancs. Zoro était là, dormant paisiblement. Torse nu, sur le dos, c'était presque une invitation… je restais un instant a observé son visage, détendu par le sommeille, et une pointe de culpabilité aiguillonna mon cœur, je la chassais rapidement en détachant mes yeux de lui avant que sa vue ne me fasse définitivement renoncé. Je grimpais doucement sur le lit, le matelas moelleux s'affaissa en silence, mais le froissement du tissu que j'engendrais me paraissait aussi bruyant que le grondement du tonnerre, tant j'avais peur de le réveiller. Me plaçant assis au-dessus de lui, je fixais l'endroit que j'étais censé viser. Son cœur.
Un malaise s'empara de moi, et je levais la lame au-dessus de ma tête, elle attrapa les faibles rayons de lune et se mit a luire d'une dangerosité redoublée. Restant immobilisé la ou elle était, je ne voulais pas faire ça… cela ne me ressemblais pas… une attaque en traître, pendant le sommeil… c'était des méthodes d'assassin, de fourbe… ce n'était pas les miennes… mais je n'avais pas le choix. Ce soir, c'était moi ou lui…
Le sang battait à mes tempes si fort que je n'entendais plus que ça. J'essayais d'abaisser mon bras… mais impossible. Il ne bougea pas d'un centimètre. Je ne pouvais pas…
Je serrais les dents, ce n'était pas le moment pour des débats existentiels et en plus, j'essayais de me rassurer en me disant que ce n'était qu'une théorie… si ça se trouve, c'était faux. Il s'en sortirait, et j'espérais que cela soit le cas… même si… comme je l'ai dit… si ce n'était pas lui… c'était moi.
Qu'est-ce qu'il ne tournait pas rond dans ma tête ?
Je devais me dépêcher de prendre une décision sinon…
- tu ne le fais pas ?
Sa voix transperça le silence comme une flèche de feu, qui m'atteint directement à la poitrine. Mon cœur loupa un battement, non, plutôt d'eux. Zoro avait entrouvert les yeux, et fixait ses pupilles grises dans les miennes. Son regard était froid, mais… pas menaçant. En prolongeant ce regard, je tressaillis si fort qu'il dut le sentir…
Le bras toujours levé au-dessus de lui, mes intentions étaient claires… je devais le baisser maintenant. Avant qu'il ne se reprenne sinon sinon… j'étais fini. Ces sabres étaient à porté de main, appuyé sur le mur a quelque centimètre à peine, il pouvait les saisirs quand il voulait.
Mais contrairement à ce que j'aurais pensé, il n'avait pas l'air en colère… plutôt calme, confiant ? M'étais je finalement trompé en ce qui concernait sa faiblesse ? Mon idée fut démontée par le vampire lui-même juste après.
- tu as vu juste pourtant. Si tu me transperces le cœur avec ce couteau en argent. Je mourrais.
Je tressaillis encore une fois en entendant ce mot funeste, ne pouvant détourner mon regard de lui. J'avalais ma salive et mes pupilles glissèrent jusqu'à sa poitrine dénudée, agitée par de longues respirations, comme s'il était parfaitement tranquille. Je remarquais a cet instant la grande cicatrices qui barrait son torse, restant figé dessus un moment.
J'en avais la confirmation, si j'abaissais mon bras… alors j'aurais gagné… quel genre de combat exactement ? Il ne se défendait même pas… pourquoi se laissait il faire !
Je nageais en pleine incompréhension, les événements me dépassaient complètement.
J'allais réellement le tuer ? Il allait réellement me laisser faire ?
Tout ça… n'avait aucun sens…
je serrais les dents dans une sorte de grimace à la fois déroutée et déterminée en m'accrochant à l'idée de liberté… je levais un peu plus haut mon bras, avant de tenter à nouveau de lui planter ce couteau dans la peau. Je vis le regard du vampire s'approfondir un instant, mais il n'esquissa pas le moindre mouvement, détendu, mais attentif.
{Aller… tu le fais… ce n'est pas bien compliqué… tu as juste a descendre ton bras… je compte jusqu'à trois…}
1…
2…
3…
Pas un de mes muscles ne bougea et mes yeux revinrent aux siens. Aucun de nous deux ne cilla, plongé dans la contemplation de nos pupilles respective. C'était un vampire, un insupportable dominateur… c'était un tueur, une sorte de monstre dans les légendes… il allait boire mon sang jusqu'à que j'en meurs, je le haïssais. Je le haïssais non ? Les images de la nuit dernière me revinrent en tête. Il m'avait sauvé, réconforté… il s'était montré attentionné… et je m'imaginais le tuer. J'imaginais le sang sortir de la blessure… se répandre sur le drap… la lueur dans son regard s'éteindre… son corps qui refroidissait… cette vision me retourna l'estomac. Je ne pouvais pas… je ne pouvais vraiment pas…
J'essayais tellement fort que mes bras se mirent à trembler. Je me hurlait mentalement en dernier recours
{bouge… aller… BOUGE !}
je serrais tellement fort le couteau dans ma main que les articulations de mes doigts blanchirent mais peu importe à quel point je me criait d'abaisser mon bras. Rien n'y fit.
Je me rendis à l'évidence… j'en étais incapable…
Mes yeux perdu dans les siens, je les voyait reflété mon ombre au dessus de lui… l'éclat de la lame brillait dans ses pupilles d'acier. Pourtant il n'avait pas bougé, était il si persuadé que ça de ma faiblesse ?… Il faut croire… s'il n'était pas certain que je ne pourrais pas me résoudre à prendre sa vie, alors pourquoi n'aurait il pas réagi ?
Mes épaules se détendirent soudain et je laissais retomber mes bras sur le matelas, cessant de lutter. Mon regard se détourna et fixa le vide tandis que je murmurais dans un souffle.
- je ne peux pas…
La réponse ne se fit pas attendre, je le sentis prendre une respiration calme, achevant de détendre ces muscles avant qu'il ne dise dans un soupire, d'un ton qui n'avait rien de menaçant au contraire, on aurait dit qu'il voulait juste vérifier si je ne m'étais pas trompé de décision,
- Tu es sur, je pourrais te faire payer cet affront…
Je me mordis la lèvre… je ne le savais que trop bien… mais… je ne pouvais pas… la lame me glissa des mains et atterrit au sol dans un bruit métallique. Qui résonna étrangement sur les parois de la pièce, peut-être parce que c'était là, le son qui indiquait mon lamentable échec.
- je vois…
Ce fut sa seule réponse. Zoro n'avait rien dit de plus. Et sans prévenir, mes yeux s'humidifièrent, une larmes silencieuse et amère coula sur ma joue, tombant sur le ventre du sabreur. Je venais de renoncer à ma liberté si chère a mes yeux…en refusant de lui porter atteinte, lui qui était qui contribuait à m'en privé. Je venais de trahir ma promesse… juste… parce que j'étais trop faible pour le tuer… juste parce que… c'était lui.
D'autres perles salées suivirent la première, cela faisait si longtemps que je n'avais pas pleuré… j'était lamentable. Je me mordit la lèvre pour ne pas faire un bruit, alors que Zoro poursuivait
- tu es trop gentil…
Je ne répondis rien… restant figé, les yeux vide. Me répétant en boucle que j'avais échoué… ce n'était pas si compliqué… et pourtant… je fermais fort les yeux pour essayer d'endiguer les larmes qui menaçaient de redoublé, mais sans trop de conviction. Je me fichais de pleurer devant lui à présent. De toute manière… je n'étais plus a ça prêt… j'articulais difficilement, d'une voix éteinte et lointaine
- dis-moi pourquoi je ne peux pas te tuer Zoro ?
Mes yeux pleins de larmes se fixèrent dans les siens à nouveau, mon corps tremblait légèrement. J'étais faible… je me haïssais pour ça, j'avais accepté la punition qu'il m'infligerait sans doute. J'avais accepté de mourir sans doute. Et je demandais simplement des réponses… comme un enfant perdu… dans mes pupilles bleutés, on ne pouvait lire que de l'incompréhension face à ce qui m'arrivait. Je cherchais un moyen d'expliquer ça, regardant le vampire comme s'il pourrait m'apporter la solution. C'était forcément de sa faute… il n'y avait pas d'autre explication, j'aurais dut être plus prudent. C'était un appel a l'aide. Je demandais de l'aide à une personne que j'étais censé détester. Que j'avais tenté de tuer.
Et pour ne pas arranger les choses. Quand il leva la main vers moi, mon esprit l'imagina pleine de rouge, comme elle avait dut l'être au moment où il s'était occupé des autres. J'allais vraiment finir comme eux ? Je fermais les yeux en me crispant soudain effrayé de ce qu'il pourrait me faire.
Mais je ne sentis rien d'autre qu'une main étrangement douce, qui essuyait mes larmes. J'entrouvrais à nouveau mes paupières, pour surprendre son petit sourire triste.
- pleurer ne te vas vraiment pas…
La réaction me décontenança complètement, ne m'attendant absolument pas à ça. Je restais surpris un moment, et voyant que je ne faisait rien, il en profita pour tirer sur mon bras d'un côté. Me faisant tomber à côté de lui, sur le lit. Sans chercher à bouger, je le regardais se décaler légèrement pour m'approcher, gardant une distance respectable, il tendit un peu le bras, commençant à me caresser les cheveux. Si j'avais été dans mon état normal, j'aurais sans doute remarqué qu'il faisait attention a ne pas me toucher plus que nécessaire. Mais actuellement...je ne comprenais plus rien.
N'était-il pas en colère ? Il me réconfortait ? J'étais un esclave, qui avait attenté à la vie de son maître. Qu'est ce qu'il fichait au juste ? Des images dérangeante me virent en tête… il avait peut être les même desseins que les deux autres. Mon coeur accéléra sous l'effet de la panique, et je me crispais par réflexe en faisant un mouvement de recul… mais il n'y avait rien de menaçant dans son contacte… plutôt le contraire en fait...
Il se rapprocha encore un peu, si bien que je pus sentir clairement la chaleur émanant de sa peau, pour me chuchoter quelque chose à l'oreille, comme si il avait perçu ce à quoi je venais de penser.
- idiot… Je ne veux pas te blesser… je ne te ferais rien du tout…
Mon cœur tressaillit à l'entente de ces paroles… je ne comprenais pas… il ne m'en voulait pas ? Il ne me ferait rien… rien du tout… il… il ne voulait pas me blesser ? Mes yeux se mirent à me brûler, depuis quand… pensait-il comme cela ? Je ne comprenais rien du tout… je lâchais d'une voix peut assurer, tentant de rassembler mes pensées comme je le pouvais,
- Pourquoi… maintenant
- je ne sais pas
il avait murmuré cette réponse sur le même ton que moi, un moment passa, ou je me fit violence pour ne pas craquer, j'étais partagé entre deux envie… fuir le plus loin possible de cette situation qui m'échappais complètement… de lui… ou bien resté là pour tenter de me reprendre, de comprendre… il enchaîna, aucun de nous deux n'osant bouger
- pourquoi tu ne l'as pas fait ?
- Je ne sais pas
cette réponse n'était pas un peu trop facile ?
Mais je n'arrivais pas à en trouver de meilleurs pour l'instant… pourquoi son contact qui me paraissait dangereux avant… était devenu supportable ? A cause d'hier ? Parce que j'avais vu qu'il n'était pas dénué de sentiment autre que de la suffisance… peut être…
Oh et puis, peut importais… cela… faisait bien trop à digérer d'un coup.
Doucement, je me retournais pour être dos à lui, malheureusement cela ne me permit pas d'oublier sa présence… mais je ne voulais pas bouger d'ici… Je sentit un instant son regard sur moi, avant qu'il fasse de même, s'éloignant peu pour que sa présence ne m'opresse pas. Je fermais les yeux à demi, essayant d'oublier que je pouvais sentir très clairement la chaleur de sa chair, et entendre les battements de son cœur. Je le sentis remonter la couverture sur moi aussi avant qu'il ne parle encore une fois. Et encore une fois, je ne répondis pas… Je ne savais pas quoi dire…
- dors… tu es fatigué… et moi aussi…
Comme seule réponse je calais un bras sous ma tête en guise d'oreiller avant de me mettre a fixé la fenêtre qui me faisait face.. J'en avais marre de me poser des questions. De chercher a préservé ma fierté. De me battre pour être fort. Pour une fois… je m'autorisais à être faible. Ne l'étais je pas déjà ? Je m'en fichais. Pour une fois. Juste cette nuit…
Et demain… je me reprendrais…
Je sentit le vampire s'endormir, comment le pouvait il si facilement ? Alors que la personne qui avait tenté de le tuer était juste à côté… il était si inconscient ? ou juste idiot… je penchais pour la deuxième option. Mais au moins, je l'enviais sur le fait qu'il ne se prenait certainement pas la tête avec ça.
De mon côté, impossible de fermer l'oeil… je restais là à écouter sa respiration et observé le scintillement des étoiles… dans l'espoir que le sommeil m'emporte et me fasse oublier tout ça.
