Soulagée de sa réconciliation avec Malefoy, Hermione fit rapidement la paix avec Harry et Ginny. Le samedi suivant, aux alentours de neuf heures et demie, elle souhaita bonne chance à Harry pour sa retenue et se mit en route pour les vestiaires de Quidditch en compagnie de Ginny, Ron et Luna.

Cette dernière, bien que personne ne sache comment, semblait avoir convaincu McGonagall de lui confier une dernière fois le commentaire de l'ultime match de la saison.

Arrivés aux portes des vestiaires, elle se tourna vers les Weasley et les gratifia de son habituel sourire vaporeux.

« Bonne chance ! »

« A toi aussi, » répondit Ron en souriant à son tour. « Fais nous rêver avec tes commentaires ! »

Luna rosit légèrement puis Hermione et elle prirent la direction des gradins déjà bondés. Les élèves étaient en folie et un tumulte de tous les diables éclata lorsque les joueurs firent irruption sur le terrain. Hermione se joignit à ses camarades et applaudit allègrement Ginny lorsqu'elle passa devant les gradins de Gryffondor en effectuant une cabriole des plus impressionnantes.

Sous un soleil radieux, Gryffondor entama le match du bon pied. L'équipe semblait en profonde communion et développait une synergie déconcertante. Ginny était si énergique qu'elle arpentait le terrain d'un bout à l'autre sans s'arrêter, à une telle vitesse qu'il était presque impossible de la distinguer clairement. Katie Bell, fraîchement réintégrée depuis son retour de Sainte Mangouste, était également dans une forme olympique et enchaînait les buts.

Une vingtaine de minutes après le début du match, la victoire semblait déjà approcher à grands pas du camp de Gryffondor. Hermione se leva discrètement, prétextant avoir besoin de se rendre aux toilettes et prit hâtivement la direction du château. Elle monta les escaliers sur la pointe des pieds, appréhendant de devoir justifier sa présence mais non, tous les élèves se trouvaient bel et bien au match et elle ne croisa personne dans les couloirs.

Elle entrouvrit la porte de l'infirmerie sans un bruit et se glissa furtivement derrière les rideaux qui bordaient le lit de Malefoy. Ce dernier, qui semblait l'attendre depuis un moment, leva un sourcil narquois et jeta un assurdiato murmuré sur le cadre qui soutenait les rideaux.

« Eh bien, c'est à cette heure-ci qu'on arrive, Infirmière Granger ? »

Il lui servit son sempiternel sourire en coin et se poussa légèrement afin qu'elle prenne place à ses côtés. Hermione répondit à son sourire avec amusement, posa ses lèvres sur les siennes avec la légèreté d'une plume et s'installa confortablement contre lui.

« Tu n'écoutes pas le match ? » demanda Hermione, interloquée.

La pièce était tout à fait calme, or, connaissant l'intérêt de Malefoy pour le Quidditch, Hermione était étonnée de ne pas entendre jusqu'ici les commentaires de Luna, chose qu'elle savait totalement possible puisque Ron avait pu en profiter quelques semaines auparavant.

« Non. Même si l'on met de côté le fait que je préfèrerais y être plutôt qu'être bloqué dans ce lit, les commentaires de Lovegood sont un supplice pour mes oreilles. J'ai dit à Madame Pomfresh que j'avais besoin de repos et elle a insonorisé la pièce. »

Hermione leva les yeux au ciel devant le sourire satisfait de Malefoy. Quel goujat.

« Alors ? Il paraît que Potter ne participe pas au match d'aujourd'hui ? Me faire découper les entrailles aura au moins servi à quelque chose, les Gryffondors sont cuits. » Fanfaronna-t-il avec un sourire satisfait.

« Minute Malefoy, Serais-tu en train d'insinuer que Harry est un bon joueur de Quidditch ? »

« Tout juste passable. » Répondit-t-il avec mauvaise foi. « N'empêche, des heures de colle pour avoir failli tuer un élève… Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne dans cette école ! »

Pour toute réponse, Hermione soupira et lui mit une tape à l'arrière de la tête.

« Hé ! »

« Non, Malefoy, n'y pense même pas. Crois-moi, tu n'as pas envie de la ramener, là. »

Face à son regard interrogateur, Hermione poursuivit, légèrement agacée.

« Dois-je te rappeler que tu étais sur le point de jeter un sortilège impardonnable sur mon meilleur ami ? »

Malefoy se renfrogna en croisant les bras.

« Il m'avait énervé », bouda-t-il.

Mi-crispée, mi-amusée, Hermione prit le parti de rire de son comportement enfantin. Après tout, elle n'était absolument pas venue pour parler de Harry. Elle embrassa la joue boudeuse de Malefoy qui finit par se dérider. Il l'enlaça délicatement et l'embrassa juste sous l'oreille dans un soupir de bien-être.

« Hmm, tu as remis ton parfum… » souffla-t-il, le nez toujours plongé dans sa nuque.

Les légers baisers qu'il déposait sur sa peau la firent frissonner jusqu'à l'os et elle l'enlaça à son tour. Ils restèrent ainsi un long moment, tant et si bien qu'Hermione perdit la notion du temps. Un vif claquement lui ramena cependant bien vite les pieds sur terre et elle se figea, prête à bondir sous le lit au besoin.

« Madame Pomfresh ! Madame Pomfresh, nous avons un blessé ! »

La voix pompeuse et essoufflée d'Ernie MacMillan fit éclater la bulle d'Hermione en une seconde tandis que l'infirmière semblait sortir à toutes jambes de son bureau.

« Que s'est-il passé ? »

« Au moment même où Ginny Weasley a attrapé le vif d'or, Chambers a pris un cognard en pleine tête. Le Professeur Bibine m'a personnellement envoyé vous chercher. » Termina-t-il, non sans une once de fierté dans la voix.

Les pas précipités de Madame Pomfresh furent étouffés par le claquement de la porte puis tout redevint calme. Ils étaient à nouveau seuls. Hermione offrit à Malefoy son sourire le plus snob, laissant éclater sa joie pour la victoire de sa maison.

Ce dernier lui rendit un sourire amusé et l'embrassa tendrement avant de la chasser de son lit.

« Mais qu'est-ce que… ? »

« Bien que mon estomac se révulse à cette idée, tu as une victoire à célébrer avec le reste de ta maison. Tes meilleurs amis sont dans l'équipe, tu risques d'avoir un peu de mal à justifier ton absence si tu ne t'y pointes pas. »

Hermione leva un sourcil perplexe. Elle n'aurait jamais au grand jamais imaginé un Malefoy soucieux d'elle au point de l'encourager à passer du temps avec ses éternels ennemis.

« Quoi ? » demanda Malefoy, interloqué devant sa moue surprise.

« Tu m'encourages à te délaisser au profit de mes amis, Malefoy ? »

« Certainement pas, mais je te connais, si tu arrives en retard, tu vas t'en vouloir et, pour compenser, je ne te verrai pas pendant trois semaines et ça, ce n'est pas une option. »

Amusée et, elle devait bien l'admettre, quelque peu surprise que Malefoy la connaisse aussi bien, Hermione quitta la pièce après un dernier et long baiser.

Elle hésita une seconde à retourner près du stade attendre Ron et Ginny à la sortie des vestiaires mais réalisa que, le temps qu'elle y parvienne, ils seraient probablement déjà sortis et il lui faudrait justifier une fois de plus son retard. Elle préféra donc se hâter en direction de salle commune de Gryffondor et entreprit de parer ses murs d'une multitude de décorations en l'honneur de sa maison. Après tout, Malefoy disait vrai, ils avaient une victoire à célébrer.

Les premiers élèves entrèrent dans la tour et Hermione prit le chemin inverse, désireuse d'attendre ses amis à l'extérieur. Avec un peu de chance, Harry aurait bientôt terminé sa retenue et pourrait, lui aussi, être de la partie.

Elle patienta de longues minutes, alors que les Gryffondor entraient en nombre par le trou du portrait de la Grosse Dame et s'entassaient dans la salle commune en attendant leur équipe pour leur offrir la traditionnelle ovation aux vainqueurs.

Enfin, Ginny tourna au détour du couloir en compagnie de Katie et d'Angelina avec qui elle semblait déjà refaire le match. Le reste de l'équipe suivait mais Hermione n'aperçut Ron que quelques mètres derrière en compagnie de Luna. Cette dernière déposa un léger baiser sur la joue du rouquin, devenu pivoine et s'en alla de sa démarche légère habituelle. Hermione ne put retenir un sourire attendri et rejoignit ses amis, l'air de rien, l'excitation prenant le pas sur ses interrogations quant aux potentiels intérêts amoureux de Ron pour la jolie blonde.

Ils entrèrent dans la salle sous les cris et les ovations de l'ensemble des Gryffondor et attrapèrent rapidement des verres pour trinquer à la nouvelle victoire des rouge et or. Bien vite, cependant, Ginny sembla chercher quelque chose. Ou quelqu'un. Elle se tourna vers Hermione.

« Tu n'as pas vu Harry ? » Hermione lui jeta un regard entendu et elle poursuivit, visiblement mal-à-l'aise. « J'avais espéré qu'il serait là… Après tout, c'est un peu sa victoire aussi et… »

« Oh, Ginny, je t'en prie, cesse de me sortir toutes les excuses de la Terre ! Je trouvais ça mignon au début mais maintenant ça suffit ! Tu es célibataire, tout comme lui, il te plaît et tu sais que tu lui plais aussi alors tu vas me faire le plaisir de prendre ton courage à deux mains et de concrétiser les choses qu'on en finisse, nom d'un chien ! »

Les yeux de Ginny s'arrondirent de surprise face aux inhabituels propos directs de son amie. Le portrait s'ouvrit quelques secondes plus tard et l'ovation reprit de plus belle pour un Harry hébété mais heureux qui venait visiblement tout juste d'apprendre la victoire de son équipe.

Ginny jeta à Hermione un regard interrogateur auquel elle répondit par un rictus de défi. C'en était apparemment trop pour la rouquine qui, le menton relevé et la mine résolue s'avança vers Harry à toute allure. Elle se jeta dans ses bras, ignorant totalement la foule qui les observait et Harry se pencha sans crier gare pour poser ses lèvres sur les siennes.

Hermione jeta discrètement un coup d'œil à Ron qui semblait être passé sous un bus et laissa échapper un rire de pur bonheur.

Ce genre de jour valait pour elle toute les galères des semaines précédentes. Sa relation avec Malefoy était au beau fixe, tout comme celle qu'elle entretenait avec ses meilleurs amis. Hermione gardait les yeux fixés sur le couple que formaient Ginny et Harry et ce dernier finit par relever la tête après de longues minutes. Hermione aurait volontiers qualifié son expression « d'imbécile heureux » mais elle se retint pour le moment. Harry semblait progressivement reposer les pieds sur Terre et cherchait anxieusement Ron du regard. Le soulagement put clairement se lire sur ses traits alors que son meilleur ami ne se prononçait que d'un simple haussement d'épaule et d'un demi-sourire blasé.

Tout était pour le mieux et Hermione ne pouvait s'empêcher de sourire. Oui, elle était aux anges.

XXX

Les semaines qui suivirent furent sans nul doute les moments les plus joyeux de la sixième année d'Hermione à Poudlard. Elle avait retrouvé une osmose presque parfaite avec ses meilleurs amis et passait de nombreuses heures dans le parc, à étudier à leurs côtés. Ginny et Luna préparaient également leurs BUSES avec beaucoup d'application et Hermione prenait plaisir à les aider dans leurs révisions.

La victoire de Gryffondor au dernier match de la saison semblait avoir apaisé les tensions et les élèves semblaient accueillir avec la plus grande liesse l'arrivée prochaine de l'été. Harry formait un couple des plus heureux avec Ginny et semblait avoir totalement oublié Malefoy, pour le plus grand bonheur d'Hermione qui pouvait, sans avoir peur d'être découverte, le retrouver au détour d'un couloir ou encore dans un de leurs lieux habituels.

C'était le cas, en ce premier jeudi de juin, puisqu'ils avaient décidé de se retrouver dans leur repère, derrière la tapisserie, qu'ils avaient quelque peu négligé au cours des derniers mois. Hermione attendait patiemment dans la salle de classe qu'elle avait éclairé d'une multitude de petits bocaux de confiture dans lesquels elle avait soigneusement enfermé les traditionnelles flammes bleues de son invention.

Après les cours, alors que Ron avait rapidement disparu, et que Harry s'était à son tour éclipsé avec Ginny, Hermione avait descendu à toute hâte les marches qui la séparaient des cuisines afin de récupérer une collation qu'elle avait commandé plus tôt dans la semaine. Elle avait ensuite grimpé les marches quatre à quatre jusqu'à la tour de Gryffondor, déterré son galion de communication au fond du tiroir de sa table de chevet et emporté quelques affaires dans un sac discret avant de prendre la direction de leur cachette au cinquième étage.

Une fois sur place, heureuse de constater que Malefoy n'était pas encore arrivé, Hermione étala à même le sol la couverture qu'elle avait apportée, disposa les différents casse-croûtes gentiment préparés par les elfes et au centre, plaça un gros muffin aux pépites de chocolat sur lequel elle déposa une bougie. La chaleur dégagée par les flammes bleues eurent tôt fait de la dissuader de garder sur elle son gilet. Elle le retira et le plia soigneusement avant de le poser dans un coin et de retourner s'agenouiller sur la couverture, replaçant soigneusement les plis de sa jupe sur la peau nue de ses genoux. Mais que faisait Malefoy ? Au moment où elle se posait une énième fois la question, la porte s'ouvrit et il entra, essoufflé.

« Excuse-moi Granger, Pansy, Blaise et les autres voulaient absolument… Ouah ! »

Son exclamation de surprise se mua en murmure et Hermione tendit doucement la main vers lui.

« Tu es là maintenant, non ? Alors viens t'asseoir s'il te plaît. »

Malefoy déposa ses affaires à l'entrée de la pièce et s'exécuta sans un mot. Un incendio plus tard, Hermione avait allumé la bougie d'anniversaire qui trônait fièrement sur son muffin. Elle le tendit alors vers Malefoy.

« Je sais que ce n'est pas trop ton truc mais… Pour information, les moldus font un vœu quand ils soufflent leurs bougies d'anniversaire. »

Elle s'attendait à une réflexion moqueuse mais à la place, Malefoy la regarda droit dans les yeux et souffla sa bougie.

« Joyeux anniversaire, Malefoy. » glissa-t-elle dans un souffle.

Ce dernier ne répondit pas et lui ôta simplement le muffin des mains avant de l'embrasser passionnément. Il dégagea rapidement tout ce qui se trouvait sur la couverture et se positionna au-dessus d'Hermione tandis qu'elle s'allongeait dans la pénombre, ses doigts glissant sous sa chemise encore boutonnée. Malefoy gémit contre sa bouche et elle se sentit partir, emportée par des vagues insoutenables de désir brûlant.

La main du blond se promenait lentement sur sa cuisse et elle le sentait durcir progressivement contre elle. Consumée d'excitation, Hermione plongea une main dans les cheveux de Malefoy tandis que l'autre tentait tant bien que mal de déboutonner son pantalon. Elle le sentit sourire contre ses lèvres, probablement amusé de son impatience, et cela lui donna un regain d'ardeur. Maudit Malefoy ! S'il voulait jouer…

Elle poussa de toutes ses forces pour renverser la vapeur et Malefoy, surpris, se laissa faire tandis qu'Hermione se retrouvait à califourchon sur lui, prête à en découdre.

Elle plaça les mains de Malefoy sur ses hanches et entreprit d'ouvrir un à un les boutons de sa chemise. Dans la foulée, elle défit également le bouton de son pantalon, ainsi que sa braguette. Dans cette position, le fin tissu de sa culotte était la seule chose qui séparait l'intimité déjà moite d'Hermione du pantalon tendu par une érection trop difficile à contenir de Malefoy. Gémissante d'excitation, Hermione planta son regard dans celui du blond et entreprit quelques mouvements de frottement des plus explicites de son bassin contre son entrejambe. Malefoy tentait tant bien que mal de garder les yeux ouverts alors que le plaisir s'abattait sur lui, foudroyant mais Hermione n'en avait cure, elle voulait qu'il la regarde. Elle glissa un doigt le long de sa joue, l'incitant à croiser son regard puis entreprit d'embrasser consciencieusement chaque centimètre de peau, de sa gorge à la lisière de son boxer. Elle se souleva légèrement pour retirer à Malefoy ce qui lui restait de vêtements et prit son sexe en bouche en le regardant droit dans les yeux. Elle amorça quelques aller-retours entre les grognements et gémissements anarchiques du Serpentard et bien vite, au bord de la jouissance, il se redressa pour l'embrasser ardemment avant de l'inviter à se positionner sur son pieu offert.

Bien trop excitée pour le faire languir plus longtemps, Hermione décala sa culotte de quelques centimètres et s'empala sur lui en gémissant. Elle positionna à nouveau les mains de Malefoy sur ses hanches, par-dessus sa jupe et retira lentement son débardeur tout en continuant ses mouvements de va et vient, à califourchon sur le blond. Elle retira son soutien-gorge dans la foulée puis posa une main sur le torse de Malefoy alors que, de l'autre, elle attrapa ses doigts pour les porter à sa bouche et les embrasser avant de les insérer entre ses lèvres et d'imprimer ainsi un mouvement de succion. Ses hanches toujours en action contre lui, elle plongea son regard qu'elle savait brûler d'un désir difficilement maîtrisable dans celui du Serpentard et n'en bougea plus, ses doigts toujours dans sa bouche, contenant tant bien que mal ses gémissements.

Il ne fallut pas longtemps à Malefoy pour céder et, alors qu'elle accélérait la cadence, il la serra avec force contre lui et amorça à son tour quelques mouvements de bassin qui les firent basculer de concert.

Allongée sur lui, il fallut quelques minutes à Hermione pour retrouver une respiration à peu près normale. Lorsque les battements de son cœur eurent retrouvé un rythme régulier, elle se dégagea de l'emprise de Malefoy, s'éloigna légèrement et remit son débardeur.

« Tu… Tu t'en vas déjà ? »

Malefoy avait clairement du mal à cacher sa déception.

« Non, Malefoy. Je ne vais nulle part. J'ai juste un petit cadeau pour toi. »

Elle attrapa son gilet et sortit de sa poche le galion qui leur servait à communiquer depuis le tout début de leur folle relation. Elle revint ensuite auprès de Malefoy et attrapa son poignet.

« Je peux ? » demanda-t-elle en indiquant la montre qu'il portait toujours.

Il acquiesça et la détacha lui-même de son poignet avant de la lui tendre. Elle l'attrapa, la retourna et la déposa soigneusement à même la couverture.

« J'ai appris un petit truc, pour ton anniversaire. »

Et, d'un mouvement souple de sa baguette, Hermione fondit le galion dans la montre. Il était toujours visible mais semblait faire partie de l'arrière du cadran.

« Voilà, comme ça, tu sauras toujours où le ranger. Tu n'auras qu'à faire le mouvement inverse pour l'extraire, c'est très facile en fait. Comme ça, quand tu te sentiras seul, tu auras un souvenir… de tout ça quoi. »

Hermione le regardait avec inquiétude. Elle avait peur que son cadeau soit mal interprété. Sur le coup, cela lui avait paru être une excellente idée mais, alors qu'elle regardait le visage impassible de Malefoy, elle n'était plus aussi sûre d'elle. Il finit par rattacher la montre à son poignet puis se pencha sur elle pour l'embrasser.

« Merci, Granger. Moi aussi, j'ai un petit truc pour toi. »

« Malefoy, c'est ton anniversaire, pas le mien… »

Elle s'interrompit en le voyant sortir de la poche de son pantalon son pendentif. Celui que ses parents lui avaient offert à Noël. Alors il l'avait gardé…

« Oh ! Ça alors… Je pensais que tu t'en étais débarrassé, je… »

Alors qu'elle tendait la main pour le récupérer, il éloigna soudainement le bijou de ses doigts.

« Tu sais quoi ? Il n'y a pas de raison que tu n'aies pas, toi aussi, un endroit où ranger mon galion de communication… Peut-être que tu pourrais m'apprendre. » Poursuivit-il en sortant son propre galion de la poche de son pantalon.

Alors l'idée lui plaisait. Hermione sourit de soulagement et déposa son pendentif et le galion de Malefoy sur la couverture, puis lui montra plusieurs fois le mouvement à effectuer avec sa baguette. Elle lui prêta ensuite sa baguette et il appliqua le sort sur le bijou qui se fondit au galion en un pendentif délicat. Le galion semblait lisse sur la face qui s'imbriquait au « H » mais conservait ses numéros sur le côté destiné à reposer contre le cou d'Hermione. C'était parfait.

Malefoy lui rendit sa baguette puis rattacha le pendentif à son cou. Il déposa ensuite un léger baiser dans sa nuque avant de prendre à nouveau possession de ses lèvres.

Plus tard, alors que leurs corps ne faisaient à nouveau plus qu'un, Hermione eut une seconde de lucidité durant laquelle elle se promit de graver à jamais au fond de sa mémoire la perfection de ces instants. C'était leur dernière chance de goûter à la vie normale avant la guerre qui s'annonçait et Hermione prit soudainement conscience que, peu importe ce que lui réserverait l'avenir, elle pourrait tout au moins se raccrocher à ces brefs instants volés. Et c'était, à ce moment-là, tout ce qui comptait.