Chad voulant préserver au maximum le fils de Cruella des tentatives quotidiennes et intempestives de Jay à discuter, ou s'excuser, proposa au blond d'aller passer quelques jours durant les vacances à Cinderellasbourg, château et ville natale du Prince, pour souffler. Carlos était à la fois intimidé et impressionné de se retrouver dans un tel château avec des parents aussi célèbres que ceux de Chad. Il avait tant appréhendé sa rencontre avec Cendrillon et Henri Charmant, étant le fils de la terrible Cruella D'Enfer il avait peur d'être juger par la réputation de sa tarée de mère. Fort heureusement pour lui les parents du blond doré avaient été adorable et accueillants avec lui.
Les deux garçons se diriger vers la chambre du jeune aristocrate, qui entre nous était plus un penthouse qu'une chambre, en effet Chad disposait d'une aile complète du château familial. Ce qui donnait grossomodo un espace de 200m2 avec en plus de l'espace de sommeil, un cinéma privatif, un bureau avec bibliothèque, une salle de jeux vidéo, un spa avec sauna, hammam, jacuzzi, et même une piscine intérieur/extérieur qui dépassait sur le balcon. Le Prince Charmant Junior, réalisait très bien qu'un tel environnement devait paraître absolument hors norme pour le garçon de l'Île, il resta donc très modeste. Cela faisait dix minutes qu'ils étaient tous les deux dans l'immense chambre, et Carlos regardait partout la bouche grande ouverte.
"Ouai ça impressionne toujours les filles..." lança timidement Chad à son encontre.
"C'est complètement indécent Cha'... C'est plus grand que tout le Manoir D'Enfer... Et pourtant crois moi : c'est une des propriétés la plus grande de l'Île !" dit il presque sans voix. Le blond doré posa un regard tendre sur son ami aux cheveux décoloré.
"C'était comment là bas ? T'en parle jamais vraiment... Tu sais, ça me parait tellement irréel l'Île, je me rend pas bien compte de ce que ça peut être la vie là bas. Pour tout te dire, avant que vous arriviez tous les quatre je pensais que les histoires qu'on nous racontait sur l'Île depuis des générations, c'était juste un truc pour nous faire peur comme le croquemitaine. Ma mère était toujours en mode "Si t'es pas sage je t'envoie sur l'Île avec mes belles soeurs !" ça me semblait si ouf que les gens dont nos parents avaient le plus peur soit enfermé, tous ensemble, sur ce petit rocher là." fit il en pointant du menton l'Île au loin à travers la baie vitrée de la chambre. Carlos réprima un frisson en regardant lui aussi l'horizon.
"Oh tu sais c'est pas très intéressant là bas. C'est genre The Walking Dead mais avec un petit côté Gang of New York, c'est assez indescriptible... Soit dit en passant sâche que tes belles tantes ont beaux être des putes, l'une d'entre elle a eu une fille juste incroyable, Java. C'était une de nos meilleure amie. En fait toute la belle famille de ta mère, a un salon de coiffure qui marche de ouf sur l'Île, c'est ta belle grand mère qui coiffait ma mère, ça me rendait fou de passer des heures à l'attendre dans ce salon qui puait l'eau oxygénée, mais heureusement y'avais Java pour passer un bon moment. Enfin... jusqu'au premier coup de sang de Cruella..."
"Comment elle est... ta mère ?" Demanda Chad. Carlos soupira, il n'aimait pas parler de sa mère, ou de tout ce qu'elle pouvait représenter. Il regarda un instant l'Île au loin, à travers la baie vitrée, elle était là bas quelque part, folle de rage de ne plus avoir son emprise malveillante sur lui. Il s'asseya sur la méridienne bleu ciel de la chambre et regarda ses chaussures, un petit moment avant de répondre.
« C'est Cruella... ça a jamais été facile de l'avoir comme... génitrice. Parce que c'est ce qu'elle est. Je me suis longtemps demandé pourquoi elle m'avait eu, et elle m'a avoué une fois que c'est uniquement parce qu'elle s'était rendu compte de sa grossesse trop tard, elle ne pouvait donc plus avorter. J'ai vécu une enfance de merde avec elle en fait. J'étais son petit serviteur attitré, j'avais un emploi du temps que je devais suivre à la lettre, nettoyer les fourrures, brosser les fourrures, l'amener chez le coiffeur, récurer la maison... bref c'était pas marrant. Dès que je faisais pas toutes ces tâches assez bien pour elle, elle s'emporter et j'étais le premier à me manger tout dans la gueule. Heureusement j'avais... » il s'arrêta un instant pour soupirer. « ...j'avais Jay, il me protégeait et me remontait le moral dans les moments les plus difficile, et Cruellesque. Jusqu'au jour où elle a voulu me jeter par la fenêtre parce que j'avais oublié de brosser une manche de sa doudoune en poil de lévrier suisse, j'ai appelé Jay sur un vieux talkie walkie que j'avais trafiqué, vu qu'on a ni smartphone, ni réseaux là bas, je lui ai dit qu'elle allait me tuer. Il est venu, il m'a sauvé, et il m'a promis que j'y retournerai jamais. J'ai vécu chez Jafar au début, puis dans un petit immeuble qu'on avait aménagé avec les filles, et deux ans plus tard on nous envoyé sur Auradon. Voilà. »
L'air fut glaciale dans la chambre du Prince, Chad encaissé tout ce que venait de lui confier le petit blond, et Carlos essayait de ne pas penser à toutes ses années de douleurs sur l'Île.
« Je comprend mieux pourquoi c'est si spécial entre vous, fin en plus du sexe je veux dire... » affirma Chad.
« Ouai c'est... » Carlos réprima un sanglot, s'essuya les yeux, avant de se lever avec un semblant de courage. « Bon aller. On est pas venu ici pour parler de lui, et encore moins d'elle. Tu m'as dit que t'avais des écuries avec des chevaux, une piscine, et tout des tas de trucs chouette ! »
« Ouai ! J'ai plein de truc, tu veux commencer par quoi ? On peut aller faire un tour en ville même ! » dit Chad remplie d'enthousiasme.
« Je connais rien, donc fais moi découvrir ce que tu veux ! » dit le petit blond avec joie.
De son côté, Jay était dans un état dépressif avancé. La dispute avec Carlos l'affecter plus que de raison, et pour cause, il était rongé par la culpabilité d'avoir trahis et mentis à celui qui avait été son roc pendant tant d'année. Il avait tenté en vain d'envoyer des sms, des messages privés, et même une lettre papier à son ami, en vain. Carlos restait hermétique tel un Tupperware haut de gamme.
Il était fatigué également, Ben jouait au yoyo avec lui. Il pouvait l'envoyer chier lorsque Jay réclamait son attention, comme passer à 3h du matin pour « tirer son coup » vite fait. Beaucoup trop épris par un certains nombres de sentiments, et aussi parce qu'il n'avait plus que Ben comme « soutiens » au quotidien, le fils de Jafar se laissait faire, se disant qu'au moins il avait quelqu'un près de lui. Le Roi était de plus en plus exigeant avec lui, souhaitant réaliser ses moindres fantasmes avec l'aide de Jay, et comment lui refuser ? C'était tout de même le Roi d'Auradon ! Ses désirs étaient des ordres.
Ce soir là, Jay était invité, pour son plus grand désespoir, à une soirée couple entre Doug & Evie, et surtout Ben & Mal. La fille de Maléfique avait insisté pour qu'il vienne puisqu'elle ne le sentait pas très heureux ces derniers temps. Pour ne pas éveiller ses soupçons sur les raisons de son mal être, qui aurait conduit à lui révéler la relation adultère de son petit-ami, Le Brun avait accepté. Ne sachant pas que Carlos était parti avec Chad à Cinderellasbourg, il espérait aussi un peu le voir ce soir.
Le fils de Jafar entra dans la chambre royale où se dérouler la soirée, c'était si malaisant et génant pour lui de se retrouver dans cette chambre, avec tant de monde qu'il connaissait, il avait l'impression que chacun d'entre eux pouvait sonder son âme, et y découvrir ce qui s'était passé ici. Lui en tout cas, revoyait chaque endroits où il avait couché avec le Roi, et cela suffisait à lui donner la nausée tant son organisme était dans l'angoisse d'un faux pas. Ben ne lui adressa même pas un regard, trop occupé à préparer des cocktails luxueux que Mal servait en parfaite hôtesse. Jay s'asseya sur le canapé capitonné en cuir brun du coin salon, où le monarque l'avait prit sauvagement il y a quelques heures. Evie lui tendit un verre, avant de s'asseoir sur le fauteuil adjacent. Jay se détendit un peu.
"Ça fait tellement plaisir que tu sois là ce soir Jaychou ! Tu nous manques beaucoup tu sais !" dit elle avec un immense sourire en portant un cosmopolitan à ses lèvres.
"Oui c'est sympa de se retrouver tous ensemble..." commença t il avant de baisser la voix en prenant soin que Ben ne l'entende pas. "À quelle heure doit arriver Carlos ?"
"Oh ! Tu n'es pas au courant ? Monsieur et Madame Charmant l'ont invité à Cinderellasbourg pour quelques jours. Il est parti ce matin avec Chad, ils ont posté plein de story sur Insta !"
Effectivement il ne pouvait pas l'avoir vu puisque Carlos l'avait bloqué de toutes parts, sur les réseaux sociaux. La fille aux cheveux bleus sorti son téléphone portable et montra une vidéo des deux blond dans une piscine qui semblait encastré dans un balcon, Carlos tenait le téléphone tout sourire en tournant sur lui même au milieu de l'eau. Chad arriva derrière lui et l'enserra de ses bras musclé, en lui tendant une coupe de champagne. Carlos s'écria plein de bonheur "Ce gars est entrain de me rincer comme jamais ! I'm Chad bitch !" ce à quoi Chad répondit avec amusement "Ouep je fais dans l'humanitaire maintenant, je ramène des petits nécessiteux de l'Île !". Les deux garçons se mirent à rire à plein poumons et la vidéo se coupa. Jay sentit une boule immense se former dans son estomac, Carlos l'avait-il définitivement oublié ? Comment arrivait-il à être aussi heureux alors que lui ne l'était pas ? Ben et Mal arrivèrent dans le petit salon, coupant cours à la conversation. Si Ben réalisait qu'ils parlaient de Carlos il risquait de le payer très cher plus tard, et il réalisa à cet instant qu'il avait peur de lui d'un certain sens.
Les deux amoureux s'asseyèrent sur le même canapé que lui. Mal se blottit tout contre Ben, et le Roi l'embrassa avec amour et passion. Jay se sentit mourir. C'était horrible pour lui de les voir aussi amoureux et libre ensemble, et en plus sur le même canapé, alors que lui n'était que l'amant dans le placard. Le monarque lui avait pourtant promis de la quitter, mais il n'avait pas encore trouvé le bon moment, et le fils de Jafar commençait à trouver le temps long. Il voulait juste vivre leur amour au grand jour. La soirée se déroula tranquillement, le brun tentait au maximum de s'intéresser, et de participer à chaque sujet de conversation, pour ne pas penser au fait qu'il avait envie d'embrasser Ben à pleine bouche. Après quelques cocktail, Evie et Mal proposèrent de faire un Action ou Vérité. Les premières questions et les premiers gages furent très chaste et bon enfant au début puis le jeu se corsa, pour le plus grand désespoir de Jay. Personne dans la pièce n'était, bien sûr, au courant de ce qu'il se dérouler entre le Roi et le Voleur, ainsi, personne ne réalisa à quel point les actions et les vérités furent un calvaire pour le brun.
On posa des questions si dégradantes à Jay tel que "Comment ça se fait que tu t'es disputé avec Carlos ?" où il avait dut rester très évasif tout en ne mentant pas car c'était la règle. Il avait alors prétexté un désaccord sur ses choix de vie et aussi le manque de soutient dans sa rupture avec Jane, ce qui n'était pas faux en soit. On lui demanda également "Est ce que tu es amoureux ? / Est-ce que tu vois quelqu'un en ce moment" ce à quoi il avait répondu positivement, et Mal lui avait fait la tête pendant tout le reste de la partie car il ne voulait pas avouer qui c'était. "Je suis ta meilleure amie quand même Jay ! Comment tu peux ne pas me le dire ?" avait dit la fille aux yeux verts. Comment Jay pouvait il répondre sciemment à sa meilleure amie de toujours "Je me tape ton mec, et nous sommes amoureux !" C'était impossible ! Le garçons aux cheveux longs pensait souffler quand c'était le tour des autres, mais ce ne fut pas le cas.
Le fils de Jafar cru mourir deux fois lors de la soirée, la première fut quand on demanda à Doug cette simple question :
"Si tu pouvais coucher avec n'importe quel garçons dans l'école ça serait qui ?" et le fils de Simplet avait joyeusement et intensément répondu :
"Sans hésitation Carlos ! Il est siiii magnifique. Je suis pas gay hein, mais faut avouer qu'il a une aura et une prestance incroyable. Je crois que ce sont les tâches de rousseurs qui me font craquer, et puis faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte qu'il a un super beau cul !" avait il dit d'une traite. Jay s'était sentit mourir quand les filles avaient demandé leur avis sur la réponse de Doug.
"Oh ! Qu'en pensez-vous les garçons ?" avait demandé Mal amusée.
"Je suis désolé mais je n'arrive pas du tout à me projeter avec un garçon, je trouve ça bien trop dégueulasse ! Je suis pas homophobe ni rien, mais pour moi il n'y a que Mal qui existe !" avait répondu avec noblesse le Roi Benjamin avant d'embrasser sa copine avec passion. Jay avait la nausée, les mots du souverain lui fendait le coeur, et le voir se comporter avec tant d'amour et de tendresse avec la fille aux cheveux violets l'anéantissait.
"Et toi Jay qu'en penses tu ?" avait demandé innocemment Evie. Ben s'était arrêté de peloter sa copine et fixait Jay dangereusement. Il savait très bien qu'il n'avait pas le droit de dire du bien de Carlos devant Ben, le monarque risquait de lui faire payer plus tard ses éloges.
"Oh tu sais, vu comment on sait pas se saquer en ce moment, je lui trouverais aucunes qualité, en plus on est potes, c'est super crade de faire ça avec son petit frère si tu veux mon avis..." avait répondu le garçon à la peau doré en haussant des épaules, essayant d'être le plus détaché possible. Ben sourit, il avait réussit à ne pas le contrarier.
La deuxième fois où Jay eu la sensation d'être six pieds sous terre lors de la soirée, fut quand Ben choisit action et qu'on lui ordonna ça :
"Tu dois embrasser n'importe qui ici dans cette pièce SAUF Mal"
Le Roi avait mis un petit temps à prendre sa décision, Jay trouvait l'occasion parfaite pour s'embrasser tous les deux devant tout le monde sans éveiller les soupçons, mais ça ne fut pas l'avis du monarque qui préférait embrasser Evie avec passion sous ses yeux.
Après la soirée, il était rentré dans son dortoir seul et désemparé. Il s'allongea sur ,ce qui fut le lit de Carlos quelques semaines auparavant, et respira le linge de maison tentant de trouver les dernières traces de l'odeur du blond, mais son parfum s'était déjà complètement évaporé, et Jay se sentit encore plus seul. Il repensa à la question que lui avait posé le fils de Cruella à Halloween "Est-ce que ça en valait la peine au moins ? Est-ce que son cul était irrésistible au point d'être plus important que notre amitié ?".
Il soupira, sa relation avec Ben, le monarque lui avait prouvé ce soir, qu'elle ne menait à absolument rien. Il aimait Ben de toutes ses forces, mais le souverain lui promettait sans cesse de quitter Mal pour lui, et il n'en voyait jamais la couleur. Avait il vraiment brisé son amitié avec le blond pour ça ? Pour être dans le placard à vie ? Pour cette vie sans saveur ? Il laissa son regard vagabonder dans la pièce, il avait vécu tant de belles choses avec le fils de Cruella, il se rappelait de leur fou rire, de leur blague, de leur complicité, même de leur partie de jambes en l'air passionnée, et il eu un peu plus froid à cette idée. Il sortit donc son téléphone et l'appela, même si il savait qu'il allait se prendre un énième refus, le simple fait de tomber sur sa messagerie vocal lui redonnerait du baume au coeur.
Du côté de Cinderellasbourg, les deux blonds dormaient ensemble paisiblement dans le lit immense du Prince, en toute amitié bien sûr. Les deux hommes avaient été si fatigué d'avoir nager toute la journée qu'il s'était tout simplement écroulé simultanément sur le matelas moelleux de la chambre princière, après une bonne douche. Un téléphone vibra dans la pièce, ce qui réveilla les deux jeunes hommes. Carlos grogna et se mis un coussin sur le visage.
« Putain Cha' si c'est encore tes sextos avec Audrey je vais te tuer » soupira Carlos endormie.
« J'y peux rien si j'aime les chattes !" murmura t'il d'une voix endormie. Il regarda son téléphone. "Mec ! C'est le tient qui vibre ! » gémit il tout aussi amorphe, avant de reposer sa tête lourdement sur son oreiller.
Carlos grogna davantage et attrapa son téléphone, il était si léthargique qu'il ne pensa même pas à voir qui l'appelait, si il l'avait vu, il n'aurait certainement pas décroché.
"Allo ?" dit il mollement.
"Carlos... raccroche pas s'il te plait, c'est Jay..." Carlos se leva d'un bon en murmurant un 'merde', inaudible dans le combiné, il fixa Chad apeuré. Il était trop tard, et il était trop fatigué pour revêtir son masque de froideur.
"Qu'est-ce que tu veux ?" demanda t'il éteint.
"Je sais que je t'ai trahis, et je sais que tu ne me pardonnera jamais, et tu as raison, mais Carlos, tu me manques tellement ce soir... Si tu savais à quel point tu me manques tous les jours." le fils de Jafar avait la voix tremblante et ses yeux s'imbibaient d'eau au fur et à mesure qu'il parlait, Carlos sentait bien sûr cette détresse. Lui même dans un état d'extrême vulnérabilité, il n'arrivait pas à trouver une phrase cinglante pour contrer cette phrase touchante, bien que complètement mièvre. Le blond peroxydé soupira.
"Jay fallait réfléchir avant..."
"S'il te plait Carlos, laisse moi te prouver que je peux m'améliorer. Je sais que j'ai brisé quelque chose, et tu as tellement raison de m'en vouloir jusqu'à la fin de tes jours, mais tu réalises pas à quel point tu es important pour moi." La carapace de Carlos s'était cassé et il n'arrivait plus à prendre le contrôle sur la situation. Il avait tellement envie de le croire, et de lui avouer ses sentiments. Chad le fit sortir de sa léthargie.
"Bon Carlos t'éteint ton téléphone ? En plus tu piques toute la couette ! Comment tu peux faire ça avec un si petit corps ?!" avait il lancé en tournant la tête vers le fils de Cruella. Il avait parlé suffisamment fort pour que Jay l'entende.
"Tu... tu dors avec lui ? Vous... vous êtes ensemble ?" demanda Jay au bord de la nausée. Il ne su pourquoi, c'était probablement la fatigue, mais les yeux de Carlos se remplirent de larmes, il avait si mal, il avait tellement envie de lui crier son amour, de lui dire de quitter Ben et de commencer une vraie histoire avec lui.
"Jay je..." commença le blond. Chad qui n'avait pas quitté le blond des yeux, et qui avait accessoirement entendu leur conversation, vint à sa rescousse, pas question que son ami se retrouve dans le même état que quelques semaines plus tôt. Le Prince prit le téléphone des mains du garçon de l'Île et dit d'une voix traînante :
"Bon écoute Jayden, il est tard, j'ai juste envie de lui sucer la bite et qu'on aille se coucher donc au revoir." et il raccrocha.
Carlos le fixa un instant choqué.
"Pourquoi t'as fait ça ?" dit il d'une petite voix en essuyant des larmes silencieuses sur son visage.
"Parce qu'il faut qu'il comprenne que tu n'es pas acquis, qu'il est tard, et qu'il est hors de questions que tu sois malheureux à Cinderellasbourg." dit il en se recouchant de son côté du lit.
À Auradon, Jay avait pleuré longuement après son appel avec Carlos. Il avait naïvement pensé qu'entendre sa voix allait le rendre moins vide, et plus heureux, mais il n'en fut rien. Il venait de prendre une douche, et avait arrêté de pleurer quand Ben passa le voir dans le dortoir, comme il avait toujours l'habitude de faire. Il s'était directement mis à caresser et embrasser Jay, qui réagit de façon complètement hermétiques au caresses du châtain. Alors que ce dernier lui caressait furieusement l'entre-jambe, le brun finit par lâcher une bombe :
"Arrête..." Ben se releva net.
"Quoi ?" dit il choqué.
"Ben, il faut qu'on parle, tout ça, ça peut plus durer..."
"Co...comment ça ?" fit il les yeux écarquillé.
"Ben je souffre trop, cette soirée à été horrible, te voir avec elle , devant moi, entrain de vous peloter et vous embrasser, c'est trop pour moi. Tu me dis tout le temps que tu vas la quitter et je vois rien arriver. J'en ai marre de vivre comme ça, d'être le petit extra caché entre 3h et 4h du matin. Si tu es pas prêts à vivre notre amour au grand jour, je pense pas trouver la force de continuer en mentant à tout le monde..." dit il d'une traite.
"T'es entrain de faire quoi là Jay ? Tu romps avec moi ?" dit il une boule dans la gorge.
"Ben tu sais très bien que je t'aime plus que tout. Mais je me sens tellement laissé de côté en ce moment. Tu viens toujours tirer ton coup vite fait, et tu me fais des promesses que je ne vois jamais arriver. Tu te rends pas compte tout ce que j'ai perdu pour vivre notre amour. Je veux bien plus Ben, si t'en ai pas capable, il va falloir qu'on réfléchisse à ce qu'on fait..." Ben encaissa tout ce que venait de dire le brun, il fallait qu'il l'a joue fine, hors de question pour lui de perdre Jay. Il se mit donc à pleurer toutes les larmes de son corps. "Ben ?..." demanda Jay interloqué. Il se leva et s'approcha de son amant.
"Oh Jay, tu sais pas à quel point c'est difficile pour moi. Je veux tellement vivre notre amour au grand jour Jayjay. Tu sais que tu es l'homme de ma vie ? Comment je vais faire sans toi ? Me quitte pas je t'en supplie, je pourrais jamais vivre sans toi, je te jure que si tu parts je me suiciderais..." il se mit à pleurer davantage, et le fils de Jafar le serra contre lui.
"Arrête, dit pas des bêtises Beny..." dit il doucement en lui caressant les cheveux.
"C'est vrai Jay... Comment vivre sans ton amour ? C'est difficile ma vie de monarque Jay... Je te jure, je te les promis, que j'allais rompre avec elle, mais c'est compliqué avec la pression qu'il y a sur mes épaules. Moi aussi j'aimerai tant qu'on puisse marcher dans les couloirs main dans la main, et ne plus jamais se cacher pour s'embrasser, mais j'ai pas encore trouver la bonne façon de le faire. S'il te plait sois patient, ne me laisse pas, je pourrais jamais vivre sans toi, tu es si important à mes yeux." dit il en suffoquant avant d'embrasser de toute ses forces le brun, qui se détendit. Le souverain tenait à lui ça se voyait, il se trouvait bête d'avoir fait l'égoïste, et il n'avait d'autant plus pas envie que le souverain commette l'irréparable à cause de lui.
"Je suis désolé mon coeur." souffla le fils de Jafar contre l'oreille du Roi.
"Tu es l'homme de ma vie, ne l'oublie jamais Jayjay. Chaque fois que je l'embrasse, je m'imagine que c'est toi tu sais..."
"Je sais."
