Réponses aux reviews anonymes :
Drou : Ah les secrets restent rarement des secrets longtemps... ;)
Chapitre X
Hermione Granger devait s'habituer à sa nouvelle vie. Une vie seule. Cette nouvelle vie présentait des bons côtés comme des mauvais. Elle n'avait plus à pester contre le côté légèrement bordélique de Ron, ils n'avaient plus à organiser leurs emplois du temps ensemble, elle faisait ce qu'elle voulait quand elle le voulait. Elle appréciait tout ce temps qu'elle avait seule, temps dont elle avait cruellement besoin pour se retrouver. Mais une vie de solitude présentait des mauvais côtés. Elle rentrait dans un appartement systématiquement vide le soir. Parfois elle était heureuse de se retrouver seule dans son salon avec un bon roman. D'autre fois, elle aurait préféré avoir un peu de compagnie. La présence de Ron hantait sa demeure comme un fantôme qui n'aurait jamais quitté les lieux dans lesquels il était décédé. Cette présence fantomatique lui pesait un peu plus chaque jour. Parfois, elle se sentait même nostalgique. Oui. Parfois Ron lui manquait. Ça lui arrivait de penser que tout aurait été plus simple si elle l'avait détesté, même si elle savait qu'elle avait tort. Rien n'aurait été simple.
Hermione Granger devait prendre de nouvelles habitudes, se faire à un nouveau quotidien, à une nouvelle vie. Et rien, dans ce processus, ne se révélait être simple. Elle pouvait heureusement compter sur ses amis, ses collègues mais aussi sur l'aide de professionnels tels que Théodore. Elle admit rapidement que les séances avec lui lui faisaient du bien, l'aidaient à gérer ses émotions et ses pensées sombres. Alors elle n'arrêta pas. Tant qu'il lui faisait du bien, elle ne voyait pas l'intérêt d'arrêter et, avec lui, elle pouvait parler de sujets dont elle ne pouvait parler avec personne d'autre, ou presque.
Elle avait rendez-vous avec lui dans l'après-midi ce jour-là. Elle était partie du Ministère plus tôt, exprès. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais elle faisait chaque semaine plus d'heures que convenues dans son contrat, alors elle s'était dit, qu'une fois de temps en temps, elle pouvait prendre la liberté de partir deux heures plus tôt.
Elle ressortit du rendez-vous, le cœur un peu plus léger, un petit sourire aux lèvres. Théodore lui fit un sourire chaleureux alors qu'il lui serrait la main pour la saluer.
- À dans deux semaines, Théodore, lui sourit Hermione doucement.
- À dans deux semaines, Hermione, lui assura-t-il. Si tu as besoin de moi avant, tu sais que ma porte reste ouverte.
Elle le remercia en un sourire et quitta son cabinet. Ils étaient rapidement passés au tutoiement. Même s'ils ne s'étaient pas tant connus que ça à Poudlard, il semblait étrange pour Hermione de vouvoyer une personne avec qui elle avait été élève à Poudlard et qui avait son âge, avec qui elle avait même des amis en commun.
Elle quitta la section dans laquelle travaillait Théodore, son sac à main sur l'épaule et sa veste sur le bras. Elle se dirigeait d'un pas rapide vers le point de transplanage. Elle ne voulait trop s'attarder, de peur qu'on la reconnaisse et que quelqu'un informe les journalistes qu'elle était là. La frénésie de l'après divorce ne s'était pas encore tarie.
- Granger ! entendit-elle.
Hermione sursauta presque et se tourna vers la source de la voix. Elle se dit l'espace d'un instant qu'elle n'aurait même pas eu besoin de se retourner pour savoir qui l'appelait : Drago Malefoy se tenait là à plusieurs mètres. Elle lui fit un sourire alors qu'il s'approchait d'elle.
- Bonjour, Malefoy, le salua-t-elle avec un petit sourire.
Drago n'était d'habitude pas quelqu'un de réellement impulsif. Il était plutôt du genre à penser avant d'agir. Mais là, il avait eu un peu de temps entre deux rendez-vous et s'était dit qu'il allait prendre un café en salle de pause des médecins, puis il avait aperçu Hermione. Il n'avait pas pensé. Il avait juste agi et l'avait interpellée. Et maintenant il se retrouvait face à elle sans savoir quoi lui dire. Il rajusta sa blouse pour se donner contenance.
- Je suis étonné de te voir ici, dit-il.
- J'avais rendez-vous avec Théodore, répondit Hermione.
- Evidemment… marmonna Drago en fronçant les sourcils.
Il le savait qu'elle voyait Théodore. Pourquoi faire cette remarque idiote ?
- Bon, je… commença Hermione en regardant autour d'eux.
- Ça te dirait de prendre un café avec moi ? J'allais en prendre un avant mon prochain rendez-vous.
La brune sembla surprise un court instant. Ils ne prenaient pas de café. Ils n'avaient pas ce genre de relation-là. Puis, elle repensa aux derniers évènements d'un autre point de vue et se dit alors qu'il était peut-être temps d'accepter que leur relation ne serait plus la même après ce qu'il s'était passé. Quand elle était entrée dans son cabinet un peu plus de deux mois auparavant et qu'elle lui avait demandé de garder secret son avortement, elle savait qu'elle prenait le risque que tout change entre eux. Si cela voulait dire prendre des cafés, c'était peut-être la solution la moins compliquée.
- Avec plaisir, sourit-elle. Est-ce qu'on peut aller dans un endroit… discret ?
Drago fronça les sourcils une seconde mais cela n'échappa pas à Hermione.
- Les journaux à potins me harcèlent encore pour avoir des scoops sur mon divorce, expliqua-t-elle. J'essaie de me faire aussi discrète que possible.
- La salle de pause des médecins est inaccessible au public, si ça te convient, la rassura Drago.
Elle lui rendit un sourire reconnaissant alors que Drago se dirigeait vers ladite salle. Il se dit pendant un moment que la salle de pause n'était pas le meilleur endroit pour partager un café avec quelqu'un. Mais après tout ce n'était pas un rendez-vous. Ils ne faisaient que partager un café. Il en avait déjà pris en coup de vent avec Pansy ou Blaise dans cette salle et ça n'avait jamais posé problème. Mais Hermione n'était pas Pansy ou Blaise et c'était bien ça le problème.
Ils entrèrent dans la salle qui était vide à cette heure-ci. Cette salle faisait partie des nombreuses pièces de repos imaginées par Sainte Mangouste pour être confortables : il y avait des canapés en cuir, plusieurs machines à broyer le café comme dans les bistrots français, plusieurs variétés de thé et un large choix de journaux sorciers ou moldus.
Hermione s'installa dans un des canapés appréciant le côté cosy de cette salle. Elle songea un moment qu'elle aurait bien aimé en avoir une comme celle-ci dans son service, ou dans son département au Ministère. Drago lui ramena un thé à la bergamote alors qu'elle regardait de loin les Unes des journaux. Ils la suivaient où qu'elle aille.
- Ils se lasseront un jour, marmonna Drago alors qu'il s'installait à côté d'elle dans le canapé.
Hermione soupira puis détourna son regard des journaux pour prendre la tasse que lui tendait Drago.
- C'est certain, sourit-elle. Comment vas-tu ? Ça fait un moment depuis…
- Les trente ans de Pansy, compléta-t-il. Tu sais… la vie banale d'un médicomage en gynécologie. Et toi ?
- La vie banale d'une jeune divorcée, rétorqua-t-elle avec un sourire en coin.
- Comment… commença Drago.
Il s'arrêta dès le début de sa phrase. Ils n'étaient pas vraiment amis et il se demanda où devaient être les limites de sa curiosité.
- Pose ta question, l'encouragea Hermione discernant le questionnement qu'il avait.
- Comment ça s'est passé avec Weasley ? finit-il par demander. Étant au courant assez tôt de votre divorce, j'avais voulu…
Hermione resta suspendue à ses lèvres mais la suite ne vint pas. Drago secoua la tête et se reprit. Il remit aussi le masque indéchiffrable qu'il avait l'habitude de porter quand il était autour d'elle. C'était plus simple ainsi.
- Ça s'est étonnamment bien passé, répondit-elle finalement. C'est pour le mieux. Je ne voulais pas que l'on se déchire. Enfin, on se serait sûrement déchirés s'il avait tout su, rajouta-t-elle en un murmure.
Son regard brun se perdit dans le vide pendant de longues secondes. Drago prit une gorgée de café, sentant une tension s'établir entre eux.
- Enfin, je me fais doucement à ma nouvelle vie, à mon nouveau quotidien, balaya-t-elle. J'imagine que lui aussi.
Elle se mordit la lèvre et prit une gorgée de thé.
- Le travail à Sainte Mangouste se passe toujours bien ? finit-elle par demander pour changer de sujet.
Elle ne voulait pas s'attarder sur ce sujet-là. Elle en parlait déjà bien suffisamment à Théodore mais aussi à ses amis qui lui demandaient constamment si tout allait bien, et comment elle se sentait. Elle ne voulait pas accabler Drago avec ces histoires-là. De plus, elle se disait que Drago pouvait justement être une personne avec qui elle parlerait d'autres choses. De sujets moins fâcheux, de sujets dont elle parlait avant. Avant le divorce, avant que sa vie personnelle ne se détériore.
- Toujours bien, sourit-il. La routine.
- Ça fait quelques années maintenant que tu es ici, tu penses rester ou casser la routine ?
Le blond esquissa un petit sourire.
- J'ai un projet, avoua-t-il.
- Lequel ? s'intéressa Hermione en portant sa tasse de thé à ses lèvres.
- Je n'aimerai pas me porter malheur en en parlant avant qu'il ne se concrétise, répondit-il avec un petit air amusé.
- Tu ne peux pas me dévoiler que tu as un projet sans m'expliquer ce que c'est par la suite, Malefoy ! s'offusqua-t-elle en lui faisant les gros yeux.
Drago sourit sincèrement.
- Aurais-je attisé ta curiosité, Granger ? plaisanta-t-il en esquissant un sourire en coin.
- Totalement ! avoua-t-elle. Et tu me laisses sur ma faim.
Drago prit une gorgée de café mais ne répondit pas, et ne confia pas son projet à Hermione. Elle soupira.
- Tu es un allumeur, Malefoy, soupira-t-elle avant de rire sincèrement.
Pris au dépourvu, il s'étouffa presque avec son café avant de rire à son tour.
Hermione déboula de l'ascenseur, l'air excédé, le pas vif, un journal à la main. Elle traversa le Département de contrôle et de régulation des créatures magiques pour arriver au bureau de replacement des elfes de maison dont elle était la directrice. Elle poussa, plus violemment que prévu, la double porte qui menait à son service. Les employés de l'open-space se tournèrent vers elle et elle les ignora, se dirigeant vers son bureau pour poser ses affaires.
Elle roula en boule la Gazette du Sorcier du jour qui annonçait avoir des preuves de l'infidélité d'Hermione ainsi que des témoignages et la jeta dans sa corbeille. Elle sortit sa baguette magique de la poche intérieure de sa veste de tailleur pour ensuite mettre le feu à sa poubelle.
C'est le moment que choisit Lina pour entrer doucement dans son bureau. Elle lança rapidement un aguamenti sur la poubelle d'Hermione pour éviter qu'elle ne prenne trop feu.
- Tu as donc vu la Une de la Gazette d'aujourd'hui, supputa Lina.
- La vraie question est de savoir qui ne l'a pas vue ? rétorqua Hermione. Dès qu'il y a un divorce, tu peux être sûre qu'ils remettront la faute sur la femme ! explosa-t-elle.
- Les témoignages sont montés de toute pièce en plus, marmonna sa collègue.
- Bien entendu qu'ils le sont ! Ils n'ont pas le choix puisque rien de ce style-là ne s'est passé !
Hermione s'assit à la chaise de son bureau et se massa les tempes en soupirant.
- Jones, de la brigade…
- Il est encore ici ? s'étonna Hermione en relevant sa tête vers sa collègue.
- Oui, il…
- Il compte camper ici indéfiniment ? Je vais le voir, conclut Hermione en se levant d'un bond de sa chaise.
Lina la regarda traverser le bureau à toute vitesse et en sortir. Elle haussa les sourcils et décida de repartir à son propre bureau pour avancer sur son travail. Il ne servait à rien d'essayer de raisonner ou de calmer Hermione. Il suffisait d'attendre quelques minutes, voire quelques heures.
Hermione entra dans la salle des archives de son service et y trouva Aidrian Jones, le membre de la brigade en charge du trafic d'elfes. Elle posa une main sur sa hanche et le toisa quelques secondes alors qu'il avait le nez dans des dossiers.
- C'est barbare de vous faire éplucher toutes ces archives seul ? dit-elle le faisant sursauter. Vous avez perdu à la courte paille ?
Aidrian balbutia quelques mots, l'air gêné. Il rajusta ses lunettes alors qu'Hermione faisait quelques pas vers lui.
- Je pensais que vous aviez fini de lire nos archives, continua-t-elle.
- Il faut recouper les affaires entre elles, finit-il par dire retrouvant ses mots.
- Et vous n'avez pas un bureau où vous pourriez faire cela ? s'étonna Hermione en haussant un sourcil.
Aidrian aurait pu prendre cette remarque de la mauvaise manière mais il préféra lui répondre par un sourire en coin. Il passa une main dans ses cheveux châtains.
- Pour être honnête, Madame Granger, c'est bien plus calme ici que dans l'open-space de la brigade. Alors si vous me le permettez et si vous voulez que l'affaire avance plus vite, je reste ici.
Des personnes extérieures à son service passèrent dans le couloir et la virent à travers les baies vitrées qui entouraient la salle des archives. Elle les vit murmurer entre elles et lui jeter des regards suspects. La brune leva les yeux au ciel et soupira. Elle imaginait bien que ces personnes parlaient de la Une de ce matin. En soupirant, elle avait attiré l'attention d'Aidrian qui lui fit un petit sourire compatissant.
Hermione toisa tous les dossiers qui recouvraient la grande table au milieu de la salle des archives. Cela semblait être un travail long, exténuant et qui demandait beaucoup, beaucoup de lecture. Un travail de rat de bibliothèque. Un travail pour Hermione. Un petit sourire apparut sur son visage.
- J'accepte que vous restiez ici si vous acceptez mon aide pour quelques heures, suggéra Hermione.
- Vous savez ce n'est pas bien passionnant de recouper les affaires entre elle…
- Détrompez-vous, lui assura-t-elle avant de s'asseoir de l'autre côté de la table.
Elle ouvrit une des chemises et commença à lire. Elle avait un train de retard sur Aidrian n'ayant pas relu certains dossiers depuis plusieurs mois voire années, mais elle était certaine qu'elle se rattraperait vite. Et elle avait surtout besoin de plonger son esprit ailleurs que dans les ragots colportés par les divers journaux anglais.
Ginny poussa les portes du bâtiment de la Ligue de Quidditch à Londres, un sourire en coin non dissimulé accroché au visage et la tête haute. Elle n'eut pas besoin de se présenter à l'accueil. Le réceptionniste savait qui elle était. Ginny était suffisamment connue dans ce bâtiment en tant que poursuiveuse des Harpies. L'homme lui indiqua le chemin à prendre pour se rendre à la salle de réunion dans laquelle elle avait rendez-vous.
Dans l'ascenseur, elle fut rejointe par le gardien titulaire des Flèches de Appleby auquel elle fit un grand sourire. Ils étaient tous deux là pour la même raison. Ils avaient la même fierté dans le regard, le même sourire collé sur le visage. Ils arrivèrent en même dans la salle de réunion et de nombreux « bonjour » et « salut » les accueillirent. Toute l'équipe d'Angleterre pour la prochaine Coupe du Monde de Quidditch était réunie.
Ginny prit plusieurs personnes dans ses bras, ayant déjà joué avec elles lors de l'ancienne Coupe du Monde. Elle salua plus rapidement qu'elle ne l'aurait voulu Olivier Dubois et fut, enfin, chaleureusement accueillie par l'entraineur Rabnott qui garda une main sur son épaule. Les autres joueurs étaient assis autour de la grande table ovale qui trônait au centre de la pièce. Les joueurs titulaires et les remplaçants avaient été conviés à la réunion. La rouquine connaissait tous les visages de cette pièce. Il y avait de nouvelles têtes au sein de l'équipe nationale, ce qui ne faisait que rajouter à son excitation.
- Bienvenue à toutes et tous ! s'exclama Rabnott. Et bien sûr félicitations. Si vous pensez que vous avez fait le plus dur en parvenant à être sélectionné pour l'équipe nationale, c'est que vous n'avez aucune idée de ce qu'il vous attend comme programme pour l'année qui vient.
Ginny sourit, reconnaissant bien son entraineur dans ces mots.
- D'abord les présentations, rapidement car vous nous connaissez déjà plus ou moins tous. Je suis Basil Rabnott votre entraineur. Olivier Dubois était jusqu'ici entraineur aux États-Unis et il a enfin accepté de revenir en terre civilisée pour être l'entraineur assistant de l'équipe nationale, dit-il en désignant Olivier à ses côtés. Et enfin, pour ceux qui n'ont pas encore eu le plaisir de faire sa connaissance, Ginny Weasley sera votre capitaine pour cette Coupe du Monde.
La concernée fit un sourire plus large à ses coéquipiers. Basil lui fit signe de s'asseoir et elle partit vers une chaise à côté d'une de ses coéquipières des Harpies qui avait été désignée comme remplaçante d'un batteur. Sa coéquipière lui serra la main et lui fit un sourire fier. Elle savait que cette place de capitaine tenait aux yeux de Ginny.
La réunion servait à présenter le programme d'entrainement pour l'été plus spécifiquement mais aussi pour l'année à venir. Tous les joueurs étaient attentifs et prenaient aussi des notes. L'ancienne Gryffondor savait qu'elle n'allait pas passer un été reposant mais c'était un petit prix à payer à ses yeux si cela leurs permettait de gagner la Coupe du Monde de 2011.
La pause arriva et ils se jetèrent presque sur le café, le thé et les petits biscuits qui les accompagnaient. Ces types de rassemblement avec l'équipe avaient beau être essentiels, ils n'en étaient pas pour autant palpitants. Ginny se servit un café noir alors qu'un membre de l'équipe lui parlait de la saison de Quidditch qui venait de s'achever. La rouquine l'écoutait d'une oreille attentive, hochant la tête. Dans son champ de vision, Olivier passa et tout à coup toute son attention s'évapora. Ses pensées se tournaient vers lui, plus que vers ce que son coéquipier ne lui disait. Ce dernier avait été réduit à une voix bien lointaine.
- Excuse-moi, il faut que je parle à… commença-t-elle en se retirant de la conversation pour se diriger vers Olivier.
Au départ, son plan avait été de l'ignorer, de faire comme s'il n'y avait pas de passé entre eux, comme s'il n'y avait jamais rien eu entre eux. Mais ce plan était foireux et elle devait bien se l'admettre. Hermione et Pansy l'avaient prévenue et lui avaient dit que ce plan était plus que nul. Maintenant, elle s'en rendait compte et Ginny n'était pas du genre à faire l'autruche. Non. Elle irait lui parler et crèverait l'abcès, puis ce serait réglé. Elle se retrouva en quelques secondes face à lui, l'air déterminé, mais sans trouver ses mots.
- Ginny ? dit Olivier en haussant un sourcil.
- J'étais étonnée de voir ton nom en tant qu'entraineur assistant, répondit-elle abruptement.
- Ce n'est pas le type d'offre que l'on peut refuser, expliqua-t-il avec un sourire poli.
Ginny hocha la tête, l'air distrait. Elle plongea son regard dans sa tasse de café.
- Alors ? Ton retour est définitif ? demanda-t-elle finalement.
Il soupira, puis pinça les lèvres.
- Ça dépend de ce que l'on me proposera après la Coupe du Monde. Ma place en tant qu'entraineur de l'équipe de New York m'attend toujours.
Ginny acquiesça d'un mouvement de tête. La carrière passait avant tout et elle en savait quelque chose.
- Je suis heureux de te voir, finit-il par dire, et que l'on puisse passer du temps ensemble.
La rousse vit ses yeux s'illuminer un peu. Il l'était. Elle lui fit un sourire sincère.
- Ça me fait plaisir de te revoir aussi, souffla-t-elle.
Hello hello !
Nous voici avec le chapitre 10 et le retour de Drago qui vous avez manqué durant les deux derniers chapitres.
J'espère que vous l'avez apprécié ;) Le prochain risque de vous plaire, je pense haha.
Je vous souhaite de passer un agréable réveillon et on se retrouve dimanche prochain !
