Bonsoir à toutes et à tous.
Voici le treizième texte, et j'ai changé mon idée initiale pour faire quelque chose d'un peu plus rare. (Mais quand même avec des persos que j'aime bien!) J'espère que cela vous plaira.
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Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
Nous vous souhaitons une agréable lecture !
13- Dune
Par Saharu-chan
Allongé sur le sable, le sang coulant lentement de sa plaie, le musicien pouvait sentir ses forces le quitter. La chaleur, pourtant familière, le terrassait, le rendant incapable de se lever pour chercher un abri à l'ombre de la dune. Le soleil éblouissant l'empêchait pourtant de s'abandonner aux sommeil éternel. Exhalant lentement entre ses lèvres rougies, il entrouvrit les yeux à nouveau, et tournant la tête, il vit une figure ailée se dessiner jusqu'à s'approcher de lui. Il crut à un mirage, une hallucination alors que la mort s'apprêtait à le cueillir. Mais la présence était bien là, il entendait l'écho de ses pas dans le sable.
Ce n'était pas l'un de ses dieux. Il ne reconnaissait ni les yeux d'oiseaux, ni les ailes noires à la forme étrange. Pourtant, il dégageait une puissance époustouflante. Une fois près de lui, il put constater que c'était bien un homme, au regard amusé. Il lui sourit en se penchant vers lui, frôlant de ses doigts gantés la blessure de son abdomen.
« Eh bien, te voilà donc.
— Vous me connaissez ? Murmura l'homme blessé d'une voix saccadée.
— Bien sûr. C'est donc cela qu'attendent les musiciens jouant une seule fausse note à la cour de Pharaon.
— Qui êtes-vous ?
— Ton salut, si tu le souhaites. Je suis venu chercher l'homme qui renie ses déités aux portes de la mort. Ce n'est pas forcément très malin, déjà que tu meurs sans rituel sacré…
— Le futur ne s'annonce pas brillant, je sais. »
Un rire. Céleste, et chaud à la fois. L'être à la peau mate et aux yeux troubles sortit une pièce d'or frappée d'un écusson qu'il ne connaissait pas, avant de la placer dans sa main qu'il ramena sur sa poitrine.
« Lorsque tu arriveras, montre donc ceci à notre batelier. Normalement, une pièce d'argent suffit, mais en voyant ça, il saura que tu appartiens au Garuda. Je ne vais quand même pas laisser passer un homme comme toi. »
Le musicien sentit son esprit partir. La respiration sifflante, il serra le métal étonnamment froid, refermant les yeux en sentant des doigts glacés frôler son front. Il lui devint impossible de se concentrer, et il laissa l'engourdissement l'envelopper, alors qu'à ses côtés, la voix murmurait :
« A bientôt, mon cher premier choisi. »
