Me revoilà ! J'espère que l'attente n'a pas été trop longue haha.

Merci Miss MPREG, alors le traumatisme dont parle Draco, c'est en rapport avec ce que Voldemort a fait subir à ses parents l'été dernier, Blaise en avait parlé dans les chapitres précédents ! Les derniers horcruxes à trouver sont Nagini, le diadème de Serdaigle et bien sûr Harry (mais bon ça il l'ignore totalement on s'en doute haha)

Merci beaucoup justeMarianne, je comprends tout à fait ton ressenti. J'espère que la fin ne te décevra pas !

Merci encore Fleur d'Ange, oui les amis de Hermione ont encore beaucoup de mal à gérer tous ces problèmes (la bataille, la maladie de Hermione, sa relation avec Draco)... Mais ils font des efforts je t'assure haha

Enfin, merci Aurelie Malfoy, ton commentaire me fait plaisir !

Bonne lecture !


De faibles rayons de soleil traversaient les grandes vitres de l'infirmerie. Hermione était sagement assise sur un lit, l'air absent. Elle attendait que Pomfresh revienne vers elle. L'infirmière s'occupait d'un Gryffondor de troisième année qui s'était blessé lors d'un duel.

Les jambes de la préfète-en-chef tremblaient, à tel point que cela l'épuisait. Elle redoutait toujours ces visites et ce qu'on allait lui annoncer. Son moral était au plus bas aujourd'hui.

Le jeune garçon s'était endormi et Pompom se précipita vers Hermione. La vieille femme avait l'air débordée. Elle attrapa une plume qui se trouvait dans sa poche et lui ordonna de noter sur un parchemin des remèdes qu'il fallait à tout prix commander. Puis elle reporta son attention sur la jeune sorcière.

- Miss Granger. Je crains que les transferts à St-Mangouste ou chez votre médecin ne soient compromis au vu des circonstances. J'ignore encore comment procéder pour réaliser vos radios afin de suivre l'évolution de votre maladie.

Elle paraissait désemparée.

- Ne vous en faites pas, je comprends. Ce n'est pas de votre faute. La rassura la lionne

- Je vais essayer de faire venir l'équipement ici, je ne veux pas vous laisser tomber. Nous devons garder le contrôle sur cette tumeur. Déclara l'infirmière d'un ton ferme

Hermione lui sourit, c'était la première fois que Pomfresh se montrait si optimiste.

- Avez-vous eu des symptômes les derniers temps ?

- Mes maux de tête se calment, par contre les médicaments sont vraiment très durs à supporter. Ce sont eux qui m'affaiblissent désormais.

- Je m'en doute bien, et j'en suis navrée. Je suis en discussion avec des médecins pour vous donner un nouveau traitement, mais pour l'instant je ne peux rien vous promettre.

La Gryffondor hocha la tête et se leva.

- Je dois y aller, je ne veux pas être en retard. Je vous remercie Madame Pomfresh, pour tout ce que vous faites.

L'infirmière lui fit un petit sourire triste et la regarda partir. Hermione allait mieux, c'était indéniable. Les effets secondaires de ses médicaments n'étaient rien comparés à l'enfer qu'elle avait vécu quelques mois plus tôt, où son corps entier l'avait lâchée dès qu'il en avait eu l'occasion.

Mais la vieille femme craignait qu'elle ne rechute à tout moment, et à cette pensée elle sentit son coeur se serrer.

En sortant, Hermione aperçut Zabini qui faisait les cent pas non loin de l'infirmerie. La brune fronça les sourcils. Etait-il en train de l'attendre ?

- Je peux savoir ce que tu fais là ?

Le préfet-en-chef tourna la tête vers elle.

- Rien, je passais juste dans le coin c'est tout. Se défendit-il

Hermione ne le crut pas une seule seconde, mais elle ne répliqua pas. Le fait de tomber sur le Serpentard lui rappela Draco. Cela allait bientôt faire un jour qu'il était parti et elle s'inquiétait terriblement. Elle espérait qu'il n'était pas en danger.

La lionne s'approcha de son collègue et le toisa, ne le lâchant pas du regard.

- S'il te plaît, dis-moi où il est.

- Je ne sais pas. Répondit Blaise

Les lèvres de la préfète-en-chef se pincèrent.

- Arrête de me mentir. Je me doute très bien que tu es un mangemort toi aussi, alors tu dois forcément être mis au courant de ce qu'il fait.

- Merde Granger, parle moins fort ! S'emporta le jeune homme

Il ne voulait pas que les autres élèves l'apprennent, il n'avait pas envie d'être vu comme un fidèle partisan de ce Mage Noir qui terrorisait le monde entier maintenant qu'il avait renversé le ministère. Blaise n'assumait plus ce statut.

Il soupira tout en se frottant la nuque.

- Je ne sais pas. S'il est parti sans te le dire, c'est qu'il avait une raison. Il était probablement obligé de rejoindre le Lord dès que possible.

- Est-ce qu'il va lui faire du mal ? S'enquit Hermione

Blaise s'esclaffa.

- Bien sûr que non, j'ignore ce qu'il se trame dans la tête du Lord mais il tient à ce que Draco reste dans ses rangs, et ce malgré toutes les erreurs qu'il a faites.

Cela ne rassura pas la Gryffondor, elle redoutait que Voldemort ne finisse par apprendre que son protégé était tombé amoureux de l'interdit, d'une fille au sang-impur. Il le tuerait dans la seconde.

- Et toi ? Pourquoi il ne t'appelle jamais ?

Le sorcier se racla la gorge, mal à l'aise.

- Il sait que je suis préfet-en-chef et que j'ai des responsabilités, si je disparais à tout bout de champ la directrice ne me laissera plus revenir.

Heureusement, Draco avait aidé le côté du Bien en lui assurant des alliés lors de la bataille, ainsi McGonagall lui faisait confiance et acceptait qu'il revienne au château bien qu'il partait souvent chez l'ennemi.

Mais qu'en était-il des élèves ? Ils remarquaient à chaque fois l'absence du blond et Hermione ne voulait pas qu'il soit accusé à tort alors qu'il désirait plus que tout anéantir les forces du Mal. Ce camp auquel il appartenait autrefois, et continuait d'appartenir afin de mieux les tromper.

Harry, Ron et Ginny seraient les premiers à lui balancer à la figure que son mangemort de petit-ami était probablement en train de faire part d'informations importantes au Mage Noir.

- Est-ce que tu aimerais les rejoindre et aider Tu-Sais-Qui ? Questionna Hermione, soudain méfiante

- Si tu savais Granger, tu devrais plutôt te méfier d'autres élèves, et pas forcément que des Serpentards. Je suis bien content de ne plus être appelé par le Lord, si je peux éviter de prendre part à tout cela alors tant mieux. Je ne suis pas comme Nott ou Parkinson.

- Alors pourquoi est-ce que tu m'as suivie ? Maintenant tu viens même m'espionner pendant mes visites à l'infirmerie.

Blaise roula des yeux, perdant patience.

- Draco est parti. Et il m'a fait promettre que dès qu'il quitterait Poudlard, je devais faire attention à toi, car, je le cite, "ses amis en sont incapables".

- Pardon ? S'égosilla Hermione

Même quand il n'était pas là, Draco parvenait à agacer la préfète-en-chef avec son caractère surprotecteur et possessif. Elle n'avait pas à être surveillée, elle était majeure et s'en sortait très bien toute seule. Harry et Ron n'avaient pas besoin d'être "capables" de s'occuper d'elle, elle prenait suffisamment soin d'elle-même. Pourquoi le blond tenait-il tant à la surprotéger ? Personne ne pourrait empêcher sa maladie de l'atteindre.

Elle était en train d'halluciner et le Serpentard identifia cette exaspération sur son visage.

- Tu t'attendais à quoi en te mettant avec lui, Granger ? Draco n'est pas un prince charmant.

Hermione grommela des mots que Zabini ne réussit pas à comprendre. Elle savait très bien qu'il ne l'était pas et ne le serait jamais. Elle l'avait accepté pour ce qu'il était, il essayait simplement de devenir une meilleure version de lui-même et cela suffisait amplement à la Gryffondor.

Mais il n'avait pas le droit de la traiter telle une petite fille sans défense, ils s'étaient déjà disputés à ce propos quelques jours plus tôt, et il n'avait toujours pas compris.

Désormais Hermione avait encore plus hâte qu'il revienne à Poudlard. Elle allait lui pousser une telle gueulante que même les Beuglantes envoyées par Molly iraient se cacher.

- Allez va-t'en Granger, tous les élèves vont sortir de la Grande Salle et il ne vaudrait mieux pas qu'on voie la meilleure amie de Saint Potter le sauveur discuter avec un Serpentard.

Hermione leva les yeux au ciel mais s'exécuta. Elle avait cours de toute façon.

Dans la salle de classe de Défense contre les forces du Mal, Harry, assit au deuxième rang, fit signe à la lionne de venir s'assoir à côté de lui. Ron avait choisi de se mettre avec Seamus.

- Ils n'arrêtent pas de parler de Potterveille depuis ce matin. Lui raconta l'Elu tandis qu'elle installait ses affaires sur la petite table

- Je pense que cela fait du bien à Ron d'entendre la voix de Fred. Devina Hermione

- Je pense aussi. Comment s'est passée ta visite ?

- Ca allait, Harry. Je me sens de mieux en mieux physiquement, c'est le plus important. Lui assura-t-elle

Harry lui sourit. Il voulut ajouter quelque chose mais fut coupé dans son élan par l'entrée de Remus.

Le professeur était dans un piteux état ce matin. Il souffrait d'insomnies à cause des inquiétudes qu'il se faisait pour sa femme et son futur enfant, et la dernière pleine lune n'avait pas dû être très facile à supporter.

La jeune sorcière avait beaucoup de peine pour lui, notamment lorsqu'elle remarqua qu'il portait encore ce vieux gilet miteux. Il l'avait tous les jours depuis quelques temps et Hermione eut un pincement au coeur à l'idée qu'il n'ait plus que cela à se mettre.

L'Elu suivit le regard de son amie et il se rendit compte qu'elle fixait le vêtement de Remus.

- J'ai appris que ce gilet était un cadeau de Sirius. J'imagine que c'est pour ça qu'il le porte autant.

- Oh.

Cette fois-ci, la brune sentit son coeur se fendre en deux. Elle n'osait pas imaginer la douleur qu'il devait éprouver lorsqu'il se levait chaque matin et se rappelait qu'il était le seul maraudeur encore en vie.

C'était bien pour cela que Hermione se battait chaque jour contre sa maladie. Elle refusait d'abandonner Harry et Ron. Elle ne voulait pas briser leur éternel trio.

- Veuillez excuser ma fatigue très apparente aujourd'hui. Je vais boire un peu de thé et ça ira mieux.

Les élèves de Serdaigle et de Gryffondor hochèrent la tête, lui adressant des regards remplis de compassion.

- Bien. Aujourd'hui nous allons nous intéresser au sortilège du Patronus. De par les temps sombres qui approchent, il est important de l'aborder. C'est un sortilège de défense très complexe, peu de sorciers parviennent à le réaliser.

- Harry nous l'a appris en cinquième année ! Annonça fièrement Seamus

- Oui, il était un excellent professeur. Ajouta Luna avec un sourire rêveur

Tous les regards se tournèrent vers le garçon à la cicatrice, dont celui de Hermione. Elle l'admirait tant. Son meilleur ami ne cessait de l'impressionner.

- Cela ne m'étonne pas de vous, Harry.

Le concerné baissa la tête, un petit sourire timide sur le coin de la bouche. Il était toujours très mal à l'aise lorsque toute l'attention était portée sur lui.

- J'ai simplement appris du meilleur. Murmura-t-il

Hermione repensa soudain à Draco. Suite à son départ il avait raté son cours de Défense contre les forces du Mal ce matin. Il continuerait d'être incapable de réaliser un Patronus. La brune se souvenait encore du désespoir qu'elle avait vu dans ses yeux gris lorsqu'ils étaient dans la forêt interdite quelques mois plus tôt, et qu'il n'avait pas pu la sauver.

Elle osa imaginer qu'elle pourrait peut-être devenir la raison de ses souvenirs heureux et ainsi l'aider à créer un Patronus. Mais la jeune sorcière chassa aussitôt ces idées de sa tête, elle se trouvait bien prétentieuse à prétendre qu'elle était capable de faire oublier au blond les pires moments de sa vie qui le hantaient encore aujourd'hui.

oOOo

Hermione avait décidé de passer sa soirée dans la Salle Commune des Gryffondors. Cela lui fit du bien de passer un peu de temps avec tout le monde. Dean, Neville et Seamus étaient très heureux de la revoir en dehors des cours.

Vers vingt-et-une heures, tous les Gryffondors décidèrent d'aller se coucher, ils avaient eu une longue journée. Harry, Ron, Ginny et Hermione eurent ainsi l'occasion de passer un moment ensemble. Même si le rouquin avait eu beaucoup de mal à convaincre Lavande de le laisser un peu tranquille.

La préfète-en-chef leur avait même préparé du chocolat chaud. D'un coup de baguette, elle envoya chaque tasse vers ses amis.

- Merci Hermione, ils sont toujours aussi délicieux. La complimenta Ron, qui avait déjà des traces de chocolat sur les coins de sa bouche

Hermione lui sourit, tout en s'asseyant sur le tapis près de la cheminée. La chaleur qui émanait du feu lui fit du bien. Entourée des personnes qu'elle aimait, elle se sentait apaisée.

Même si au fond d'elle, la Gryffondor ressentait un vide énorme.

- J'en viens à me demander si je ne devrais pas essayer de rentrer dans sa tête. Déclara tout à coup Harry

La brune sortit de ses pensées et lança un regard sévère à son meilleur ami.

- Ne fais surtout pas ça Harry.

- T'es devenu dingue vieux, tu veux qu'il rapplique demain ou quoi ? Lâcha Ron, effaré

Ginny se contenta de simplement lever les yeux au ciel, ne trouvant même plus quoi dire tant l'Elu semblait devenir fou.

Harry et Ron commencèrent alors à se chamailler, l'Elu n'arrivait plus à accepter qu'on le contredise à chaque fois et qu'on ne le laisse pas avancer dans sa quête. Il avait l'impression de faire du surplace et cela le rendait dingue.

Lorsque le rouquin mit fin à leur petite dispute, Harry tourna la tête vers Hermione. Son visage était pensif et de la tristesse émanait de son regard. Il se rappela soudain de ce dont il avait voulu lui parler aujourd'hui.

- Il est parti à nouveau, n'est-ce pas ?

La jeune femme releva ses yeux bruns vers son meilleur ami, et elle hocha la tête. Elle n'avait pas l'air d'avoir envie d'aborder le sujet. Les deux Weasley comprirent que Harry parlait de Draco et se sentirent soudain mal à l'aise.

- Il est foncièrement mauvais et méprisable, Hermione. Tu en as encore la preuve avec son départ. Il a rejoint son camp n'est-ce pas ?

- Harry ne commence pas. Le prévint Ginny qui était désormais excédée

Hermione savait que ses amis ne seraient jamais de son côté quant à sa relation avec le Serpentard, mais en plus de cela ils continuaient de vouloir lui faire comprendre qu'il n'était qu'un monstre.

Elle comprenait parfaitement, ils avaient le droit de penser ainsi, car Draco avait été horrible avec eux tout au long de leurs années à Poudlard, et il continuait de l'être. Contrairement à la lionne avait qui il essayait chaque jour de se faire pardonner pour tout le mal qu'il lui avait fait.

Mais à force d'entendre ces mots, Hermione en venait à se demander si ses amis n'avaient pas raison. Draco s'était peut-être rendu compte qu'il n'avait pas à être avec la Gryffondor, que son sang-impur ne pourrait jamais se lier à la pureté du sien et qu'il finirait par décevoir ses parents.

Alors il avait définitivement quitté le château et c'était pour cela qu'il n'avait pas mis Zabini au courant. Il attendrait patiemment la bataille, mènerait sa vengeance à bien et finirait par s'enfuir avec ses parents.

Non, cela ne pouvait se passer ainsi. La brune se trouvait stupide d'oser penser de telles choses, Draco lui avait prouvé de nombreuses fois qu'il avait changé. Il n'était pas devenu un homme bon avec les autres, mais avec elle si. Alors Hermione secoua la tête et se ressaisit.

- Il nous a aidés, Harry. Tu sais très bien ce qu'il a fait pour le côté du Bien, tu ne peux plus le nier. Cessa ta malhonnêteté.

- Je ne veux pas qu'il te fasse du mal, il t'en a suffisamment fait.

Ron et Ginny ne purent s'empêcher d'approuver ce que Harry venait de dire. La préfète soupira et baissa la tête, jouant avec ses doigts.

- Il ne me fait pas de mal. Il est le premier à souffrir. Je ressens sa douleur, son perpétuel combat contre la marque, contre son camp. Je veux l'aider.

- Tu as besoin d'aide Hermione, pas lui. Tu veux constamment aider les autres au point de t'oublier toi-même. Lâcha l'Elu, peiné pour son amie

- C'est ce que j'ai toujours fait pour toi, et pourtant tu ne me l'as jamais reproché. Alors pourquoi ne devrais-je pas en faire autant pour Draco ? Répliqua-t-elle, les lèvres tremblantes

Ginny détestait ces moments où leur ennemi de toujours devenait le sujet principal de leurs discussions, mais elle ne voulait pas voir la brune si triste. Elle alla donc s'assoir à ses côtés et posa une main sur son épaule. Hermione lui fit un faible sourire.

- J'ai simplement peur que le fait d'être avec lui te mette en danger. Avoua Harry

- Tu-Sais-Qui ne se doute de rien. Assura la jeune sorcière

Le garçon à la cicatrice ne semblait pas convaincu, mais il n'ajouta rien et porta le chocolat chaud, devenu tiède, à sa bouche.

Cette situation pesait sur le moral de la brune. Elle se sentait coupable, comme si elle avait commis un crime en se mettant avec Draco. Elle avait le sentiment de manquer à ses engagements envers les personnes nées-moldues, car elle était avec un garçon qui l'avait rabaissée plus bas que terre à cause de son sang, et ce pendant plus de six ans.

Mais après tout qu'y pouvait-elle ? C'était lui qui avait décidé de soudain s'intéresser à elle et de cesser de la mépriser. C'était le blond qui lui avait donné cette envie de croire en eux, d'oublier tout ce qu'il avait fait et de prouver qu'il pouvait changer.

- Depuis combien de temps es-tu avec lui ? La questionna Ron, se rendant compte qu'ils ne l'avaient jamais demandé

Tous les regards se tournèrent vers Hermione. Celle-ci sentit son coeur s'emballer, elle allait à nouveau être jugée.

- Depuis début janvier.

- Il t'a suffit de seulement quatre mois pour tomber amoureuse de lui, malgré les horreurs qu'il t'a fait subir ? Il t'a lancé un sortilège d'Amnésie ? Comment est-ce possible ? Hasarda Harry, dépassé par la réponse de son amie

La préfète-en-chef secoua la tête tout en s'esclaffant. Elle s'était éprise du mauvais garçon sans le vouloir, sans y croire, contre son gré. Mais c'était pourtant évident.

Draco était entré dans sa vie au moment où elle s'était faite à l'idée qu'elle allait mourir et qu'il lui fallait vivre au jour le jour. Le mangemort avait aidé la condamnée comme jamais personne ne l'avait fait depuis la découverte de sa maladie. Il était arrivé quand elle s'était retrouvée seule, abandonnée. Et c'était là qu'il avait choisi de dévoiler le bon qu'il y avait en lui, cette part qu'il avait cachée pendant de si longues années. Comme s'il avait senti qu'il ne pourrait pas rester auprès de la jeune femme pour l'éternité, et qu'il devait donc se dépêcher.

Mais cela, personne ne comprendrait et ils ne pourraient jamais le comprendre. Alors Hermione se contenta simplement de sourire à son meilleur ami.

- Je te l'ai déjà dit, cela ne s'explique pas.

Après cette discussion, la lionne se rendit compte que cela faisait bientôt trois mois qu'elle était avec Draco. Le temps passait si vite. Trois mois de sourires, de baisers, de larmes, de regrets et de disputes. Pourtant elle ne changerait leur histoire pour rien au monde.

Harry voulut changer de sujet mais Ron déclara qu'il était fatigué et ils décidèrent donc d'aller se coucher, saluant les deux jeunes femmes. Celles-ci restèrent encore peu, ressentant le besoin de discuter entre elles.

- C'est fini avec Harry. Lâcha Ginny, de but en blanc

Sous le choc, la tasse de Hermione manqua de lui glisser des mains.

- Quoi ?

La brune avait remarqué que les deux amoureux étaient distants ce soir, mais ils agissaient souvent ainsi lorsque Ron était là, par pudeur.

- Depuis la dispute près du lac, je me suis un peu éloignée de lui. Je le trouvais trop extrême dans ses propos et il ne faisait que ramener l'attention sur lui, je sais que l'on ne peut pas lui en vouloir mais je n'arrive plus à le supporter. Lorsque je lui ai tout avoué il m'a dit que notre couple ne l'aidait pas à avancer dans ses recherches. Je pense que c'est mieux ainsi.

Hermione adressa un regard attristé à son amie, mais elle lui prit la main et la rassura.

- Vous vous retrouverez une fois que tout ceci sera terminé, j'en suis sûre.

- Ne t'en fais pas Hermione, ça ne fait rien. Je me sens soulagée à vrai dire.

La préfète-en-chef lui sourit faiblement, peinée de voir à quel point ce futur affrontement détruisait petit à petit chaque sorcier.

- En plus Cho n'arrête pas de lui tourner autour les derniers temps, cela me rend dingue.

Hermione pouffa.

- Oh mais Harry n'en a rien à faire, crois-moi. Elle l'a suffisamment agacé en cinquième année. Et puis, s'il n'a pas de temps pour toi, il n'en aura pour personne d'autre. Vous êtes faits pour être ensemble.

oOOo

Le lendemain après-midi, Harry, Ron et Hermione se retrouvèrent devant la cabane de Hagrid. Cela faisait un petit bout de temps maintenant qu'ils ne lui avaient plus rendu visite. Notamment la brune.

Le demi-géant les accueillit avec un grand sourire, à la limite de les prendre dans ses bras tant il était heureux de les revoir. Il leur proposa aussitôt un thé et des petits gâteaux, bien qu'il semblait déjà en avoir mangé la moitié car sa longue barbe était remplie de miettes.

Alors que les trois amis prenaient place sur les grandes chaises de Hagrid, une chouette blanche surgit tout à coup aux côtés de Harry.

- Hedwig !

Le visage de l'Elu s'illumina, il avait demandé à Hagrid de s'en occuper car il avait eu peur de la négliger avec tout ce qu'il avait en tête. L'animal se portait pour le mieux et semblait ravi de revoir son maître.

- Elle est très discrète, même Crockdur l'apprécie, ce qui est un exploit. Plaisanta Hagrid

Les Gryffondors rirent en chœur. Cela leur fit du bien de passer du temps ici. Toutefois, un air concerné apparut sur le visage du grand homme.

- Est-ce que.. Est-ce que tout va bien pour vous ? Je veux dire, vous faites face à des choses terribles les derniers temps et je me fais beaucoup de soucis. Expliqua-t-il

Hermione but une gorgée de thé avant de lui lancer un regard qui se voulait être rassurant.

- Nous ne lâchons rien et de toute façon nous n'avons pas le choix. Répondit Harry

- On se prépare doucement. Ajouta le rouquin

Hagrid se leva et chercha un os à donner à son chien, puis il se rassit. Il était nerveux, cela se remarquait dans ses gestes.

- Ce mois de mars va très vite passer, je le sens. Et je redoute ce qui va suivre.

- Nous aussi. Approuva la préfète-en-chef, déglutissant

Les trois garçons se mirent alors à débattre au sujet des dragons. Hagrid était persuadé que ces bêtes pourraient être très utiles lors de la prochaine bataille, mais Ron le contredit aussitôt en affirmant qu'ils seraient incontrôlables et que Charlie pourrait confirmer ses propos.

Soudain, Hermione se sentit très mal. Elle ne sut si c'était les gâteaux et ou ses médicaments mais des nausées firent leur apparition, accompagnées de vertiges très désagréables.

- Excusez-moi un instant. Déclara-t-elle en sortant de table

Elle se précipita dehors, sentant qu'elle allait vomir incessamment sous peu.

À l'extérieur, la brune tenta de se faire discrète mais les vomissements étaient si violents qu'on les entendait dans la cabane. Hagrid fronça les sourcils, inquiet.

- Qu'arrive-t-il à notre petite Hermione ?

Ron voulut la rejoindre afin de l'aider mais Harry le stoppa, lui lançant un regard l'air de dire "tu sais que c'est embarrassant pour elle d'être si vulnérable face à nous", alors le jeune Weasley n'insista pas.

- Elle a sûrement mal supporté les gâteaux. Devina Harry, qui s'en voulut aussitôt de faire culpabiliser Hagrid alors que ce qu'il avait préparé était très bon, pour une fois

- Mince... J'espère que vous ne serez pas malades à votre tour.

Le demi-géant était dépité.

- Ne vous en faites pas Hagrid, c'était excellent. Complimenta Ron avec un sourire quelque peu forcé

Plus aucun bruit n'émanait de l'extérieur, les deux Gryffondors comprirent alors que leur amie s'était calmée et ils décidèrent de la rejoindre, ils ne voulaient pas qu'elle soit mal à l'aise face à Hagrid après cette scène.

Ainsi ils quittèrent le garde-chasse en le remerciant à nouveau pour son accueil chaleureux et ils lui promirent qu'ils reviendraient vite.

Lorsque Harry et Ron retrouvèrent Hermione, qui était assise sur un rocher dans le potager de Hagrid, ils prirent chacun un de ses bras et l'aidèrent à se relever. Les vertiges étaient encore intenses et elle peinait à ne pas vaciller, alors ils restèrent proches d'elle tandis qu'ils rentraient vers le château.

Hermione leur sourit, les remerciant à travers son regard. Elle les remerciait de l'aider sans un mot, de ne pas lui reprocher pour la énième fois que ces souffrances ne pouvaient plus durer et qu'elle devait se faire soigner. Elle les remerciait car pour une fois, ils avaient accepté sa condition.

oOOo

La préfète-en-chef allait déjà mieux lors du dîner. Personne ne comprit vraiment pourquoi, mais toute la table des Gryffondors était de très bonne humeur ce soir. Bien que Ginny ait décidé de ne pas venir manger avec eux.

Hermione savourait sa soupe au potiron quand elle remarqua que trois filles de Serdaigle passèrent près de Harry en gloussant, des petits sourires aguicheurs sur leurs visages. Ron donna un petite tape à son ami afin qu'il les voie, amusé, mais Lavande le réprimanda.

- Ca ne va pas non ? Pesta-t-elle

L'Elu se tourna vers les élèves qui continuaient de le scruter bien qu'elles s'étaient éloignées, et il ne trouva rien d'autre à faire que de leur adresser un sourire en coin.

La brune arqua un sourcil, ébranlée de cette scène. Elle attrapa un bout de pain et lui balança en pleine figure, sous les rires de Ron et Seamus.

- Quoi ? S'offusqua Harry

- Tu te fiches de moi ? Ces filles sont répugnantes, ce ne sont que des groupies.

- Oh du calme Hermione, c'est pour rire ! Ricana le rouquin

Hermione ne le comprenait pas. Etait-il content de voir que sa soeur et Harry n'étaient plus ensemble, au point d'encourager son ami à s'intéresser à d'autres filles ?

- C'est pathétique. Siffla-t-elle entre ses dents

Dean, qui était assis à côté de la lionne, lui murmura :

- Serais-tu jalouse ?

La préfète-en-chef se retint d'exploser de rire. Si seulement il savait.

oOOo

Alors que Hermione était en chemin vers son appartement, Draco lui revint en tête. Cela faisait deux jours qu'il s'était enfui, et elle en venait à se demander s'il n'avait pas rejoint définitivement Voldemort au final.

Dire que quelques semaines plus tôt il avait osé lui reprocher de vouloir l'abandonner lorsqu'elle lui avait annoncé son départ pour la chasse aux horcruxes, et au final c'était lui qui l'avait fait. La brune poussa un long soupir.

Une fois arrivée dans le salon, elle rassembla quelques affaires. Elle devait faire une ronde ce soir, seule. Zabini l'avait prévenue ce matin, il avait beaucoup de devoirs à rattraper et ne pourrait donc pas l'accompagner.

Il était d'ailleurs assis sur le canapé, griffonnant sur un parchemin de Défense contre les forces du Mal. Bien qu'il détestait faire ses devoirs, il paraissait joyeux, ce qui intrigua Hermione.

- Tu as l'air ravi ce soir. Tenta-t-elle

- En effet. Maintenant que Draco est parti, je n'ai plus cette boule au ventre à l'idée de tomber sur vous deux quand je viens ici. Moins je vous vois ensemble, mieux je me porte.

Cette réponse blessa la brune. Elle voulut partir mais un sentiment de rage prit le dessus et elle confronta son collègue.

- Pourquoi ? Parce que tu ne supportes pas de voir un sang-pur avec une sang-de-bourbe, comme tu aimes nous appeler ?

- Non. Je ne le supporte plus car je sais, et tu le sais également, que votre histoire finira mal.

Hermione ouvrit la bouche mais la referma aussitôt, incapable de prononcer un mot. Il avait raison, elle le savait. Mais elle ne voulait pas l'entendre.

Furieuse, elle sortit sans un dernier regard pour le Serpentard.

Tout au long de sa ronde, elle ne cessa de ruminer. Entre insultes et reproches, elle se défoulait intérieurement contre Zabini, et contre elle-même. Contre sa maladie. Le préfet-en-chef pouvait vraiment être cruel quand il le voulait.

Hermione arpentait les couloirs du quatrième étage. Elle allait pouvoir terminer sa ronde, le couvre-feu semblait être respecté. Elle aurait aimé se réfugier dans la bibliothèque et se plonger dans des livres afin d'oublier tout cela, mais elle était fermée.

La brune rebroussa chemin et observa un instant les tableaux qui ornaient les murs. Les habitants des peintures étaient tous endormis, sauf un chien qui semblait monter la garde auprès de son maître qui s'était assoupi. Hermione le trouvait mignon et elle décida alors de s'approcher, mais l'animal finit par aboyer, la faisant sursauter.

- Eh doucement ! Murmura-t-elle, surprise

Toutefois, elle se rendit compte que le chien n'aboyait pas après elle, il regardait ailleurs. La préfète-en-chef tourna alors la tête sur sa gauche et pointa sa baguette afin d'éclairer le couloir. Elle espérait que ce n'était que Rusard et non pas quelqu'un de malfaisant.

Lorsqu'elle découvrit la personne qui avait enragé l'animal du tableau, son coeur loupa un battement. Elle crut un instant halluciner, mais non, Draco Malfoy lui faisait bien face.

- Bonsoir. Chuchota-t-il, un rictus sur les lèvres

Hermione, la tête haut, croisa les bras sur sa poitrine. Elle ne savait pas si elle était heureuse ou énervée de le voir ici.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Eh bien, je suis de retour comme tu peux le voir.

- Tu aurais pu me prévenir, au moins. Lâcha-t-elle, allant droit au but

Le blond la fixait intensément, se rapprochant un peu plus près d'elle.

- J'étais obligé de partir précipitamment. Ne m'en veux pas pour ça. Je suis là maintenant.

- Pour combien de temps ? Rétorqua Hermione, les lèvres pincées

Draco attrapa le bras de la brune et la tira vers un autre couloir, là où les murs étaient vides et où personne ne pouvait les entendre.

Il la relâcha, se trouvant à quelques centimètres d'elle à présent. Elle pouvait sentir le souffle du mangemort s'écraser sur son front.

- Ne joue pas l'ignorante, le Lord est en train de prendre le dessus sur votre camp et je vais devoir être plus présent à ses côtés, c'est inévitable. Mais ce n'est pas pour autant que je t'abandonne, que je vous trahis. J'ai pu obtenir suffisamment d'informations qui ont déjà été données à McGonagall.

Hermione fut soulagée d'entendre cette dernière révélation. Cependant, elle ne se calma pas pour autant, elle était encore vexée qu'il l'ait laissée dans le doute pendant deux jours.

- Et tu comptes filer en douce lors de tous tes départs maintenant ? Me laissant à chaque fois dans l'incertitude ?

Un faible sourire apparut sur le visage du Serpentard. Il adorait quand la sorcière se rebellait contre lui.

- Tu ne seras pas laissée dans l'incertitude puisque je viens de te prévenir que je m'absenterai plus souvent. Tu sais à quoi t'attendre. La défia-t-il

Hermione pesta de façon inaudible, elle détestait quand il avait raison. Sa réaction fit ricaner Draco. Elle n'avait pas l'air d'avoir envie de se calmer.

- J'ai vu Nott et Parkinson, ils sont désormais tout aussi épris du Mal que le Maître lui-même. Ils sont tous avides de pouvoir et de vengeance. On ne pourra bientôt plus les arrêter, vous devez faire attention. Toi la première. Je te trouve très inconsciente de te balader seule aussi tard, mais tu vois je me contiens. Je ne m'énerve pas car je t'agace quand mon caractère de merde prend le dessus, alors essaie de me comprendre et calme-toi.

Bien évidemment, cette demande ne fit qu'empirer l'énervement de la lionne qui se détourna alors pour s'en aller. Draco leva les yeux au ciel tout en se mordant la lèvre, elle le poussait vraiment à bout parfois.

Le jeune homme ne la laissa pas faire. Il l'attrapa par la taille afin de la rapprocher de lui. Leurs corps désormais collés l'un contre l'autre. Hermione releva les yeux vers le blond, le regard brûlant de rage.

- Tu m'énerves Draco, tu ne comprends jamais rien. Tout le monde te voit encore comme l'ennemi, on me le rabâche sans arrêt et j'en viens à croire que tu vas réellement nous trahir. Je...

Draco ne l'écoutait même plus, cela faisait peut-être une minute qu'elle déballait toute sa frustration et le Serpentard préférait regarder ses lèvres. Bientôt, il ne résista plus à son envie soudaine et plaqua sa bouche sur celle de la préfète, la faisant taire.

/!/ Scène légèrement lemon /!/

Il l'embrassa avec passion, comme pour rattraper le temps perdu. Il ne voulait pas l'avouer mais elle lui avait manqué. Hermione sembla enfin se détendre.

Sans qu'elle n'ait le temps de réaliser, une porte se dessina dans le grand mur froid du couloir et Draco poussa doucement la brune à l'intérieur. Il venait de faire apparaître la Salle sur Demande.

- Draco qu'est-ce que...

Le blond ne voulait plus se disputer, il plaqua Hermione contre la porte. L'emprisonnant. Il l'embrassa à nouveau, elle le rendait complètement fou. Puis, lentement, il déposa des baisers sur ses joues, sur sa mâchoire et enfin dans son cou, ce qui fit défaillir la jeune femme.

Draco se stoppa, frustrant la Gryffondor qui frissonnait au contact des lèvres du mangemort sur sa peau. Avec douceur, il posa sa main sur la gorge de Hermione et lui murmura, ne la quittant pas des yeux :

- Je te manquais tant que ça, Granger ?

La concernée tenta tant bien que mal de retenir un hoquet de surprise. Le regard bleu acier du sorcier s'était assombri. Elle y décela du désir. Un désir ardent et puissant. Le Serpentard la désirait, plus que tout. À cette pensée, le ventre de Hermione se tordit de plaisir.

Elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait, elle avait l'impression d'avoir l'esprit qui divaguait, comme si elle avait trop bu. Elle était enivrée. Avec une main posée sur sa gorge et l'autre sur sa taille, Draco la faisait passer par toutes les émotions. Elle n'osait plus bouger.

Le jeune homme reprit alors possession de sa bouche, approfondissant le baiser. À tout instant il pouvait perdre le contrôle, il s'en doutait très bien. Mais il n'arrivait pas à s'arrêter.

Draco quitta les lèvres de Hermione pour ses épaules, sa clavicule ainsi que le haut de sa poitrine. La brune ne parvenait plus à reprendre son souffle.

- Dis-moi quand je dois m'arrêter. Susurra-t-il entre ses dents

Ces gestes, cette phrase, cela éveilla quelque chose de nouveau en la préfète. Elle fut alors prise d'une pulsion soudaine et elle agrippa Draco par le col de sa chemise, attirant son visage vers le sien afin de s'emparer de ses lèvres une nouvelle fois. Hermione sentit ses joues rougir mais elle continua dans sa lancée en collant ses hanches contre celles du blond.

Suite à ce rapprochement, un grognement s'échappa de la bouche du Serpentard. Ce fut de trop pour lui.

Il attrapa les jambes de la sorcière et les enroula autour de lui afin de la porter, ne quittant pas sa bouche. Hermione glissa ses mains dans les cheveux de Draco, avide de plaisir.

Délicatement, elle fut déposée sur un lit qui était la parfaite réplique de celui qu'elle avait dans sa chambre. Un petit sourire naquit sur le doux visage de la jeune femme. Le blond se tenait au-dessus d'elle et il était tout simplement émerveillé par la vision qui s'offrait à lui.

Draco s'allongea sur Hermione, prenant soin de ne pas mettre tout son poids. Alors, le bas de leurs corps se mêlèrent, à tel point qu'ils pouvaient chacun sentir le désir de l'autre.

- Hermione... Murmura-t-il entre deux baisers passionnés

Ils se regardèrent si intensément que c'était tout comme s'ils pouvaient lire l'un dans l'autre.

- J'en meurs d'envie, putain, j'en meurs d'envie... Mais je ne veux pas te brusquer. Ajouta Draco, qui au fond de lui craignait que tout cela se passe mal

Il la trouvait si fragile. Son corps était tout tremblant, le blond refusait de lui faire du mal.

La brune avait surpassé sa timidité et ses peurs, à présent elle ne pensait plus qu'à assouvir ce besoin qui l'avait envahie.

- S'il te plaît, Draco. Le supplia-t-elle

Elle voulait qu'il continue d'embrasser sa bouche, son corps entier. Elle voulait aller plus loin, elle se sentait prête. Elle désirait ne faire qu'un avec ce garçon au coeur froid qui avait réussi à conquérir la lionne au bon coeur.

Cette supplication excita d'autant plus Draco. Il entreprit alors de la caresser, le plus subtilement possible afin de la détendre. Sans la brusquer, il enleva petit à petit chacun de ses vêtements. Jusqu'à ce qu'elle soit enfin nue.

Hermione remarqua le regard du blond qui s'éternisait sur elle et elle tourna la tête, gênée. Pourtant, il ne faisait que l'admirer. Il pouvait enfin découvrir chaque recoin de son corps, et il n'avait jamais rien vu d'aussi beau et sensuel.

- Regarde-moi, Hermione.

Celle-ci s'exécuta, et Draco se rua sur ses lèvres, tout en continuant de la caresser là où son souffle se coupait dès qu'il y posait le bout de ses doigts. Ainsi, la brune reprit confiance et se mit à déshabiller le Serpentard à son tour.

Hermione se mordit les lèvres lorsque ses yeux se posèrent sur le corps légèrement musclé du blond. Alors, il se colla à nouveau contre elle et ce contact peau contre peau les fit tous deux frissonner. La lionne embrassa le cou et le torse de Draco, ne résistant plus.

Elle n'en pouvait plus, elle mourrait de chaud et son désir était devenu insoutenable. Il devait faire quelque chose.

- Draco, je t'en supplie. Souffla-t-elle, la voix tremblante

Le blond sourit, satisfait du plaisir qu'il procurait à la jeune sorcière. Il goûta une dernière fois à ses lèvres, appréciant ces derniers moments de frustration.

Alors, lentement, ils se laissèrent aller, oubliant toutes leurs peurs. Leurs deux corps s'étaient désormais unis, une fusion intense et enivrante. Et le serpent la comblait de baisers afin d'adoucir les quelques instants de douleur qui submergèrent Hermione.

Tandis que Draco se mouvait en elle, il retraça du regard chaque courbe de la Gryffondor, une main s'étant glissée dans son dos afin de la rapprocher de lui. Il la trouvait merveilleuse et il adorait la voir à bout de souffle, agrippant les bras du blond ou les draps entre deux gémissements, ce qui démontrait l'immense plaisir qui lui parcourait le corps.

Il en devenait fou et il ne regrettait pour rien au monde d'avoir enfin succombé à cette envie qui le hantait depuis la première fois où il avait embrassé Hermione.

Ils auraient aimé que cet instant dure pour l'éternité. Liés ainsi, ils avaient l'impression de ne faire qu'un. La brune se donnait entièrement au mangemort, et il peinait encore à réaliser qu'elle lui avait accordé cette chance indescriptible. Elle était sienne.

Ils auraient aimé que cet instant dure pour l'éternité, car ils savaient que ce qui les attendait finirait par leur arracher ce bonheur qu'ils avaient eu tant de mal à saisir.

À tout jamais.


Voilà pour ce nouveau chapitre. Beaucoup de discussions dans celui-ci ! Et une petite scène à la fin qui a été très difficile à écrire pour moi haha. J'adore lire des passages comme ça, mais alors les écrire... brr...

On approche doucement de la fin, il reste environ huit chapitres. Êtes-vous prêt.e.s ?

N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, ça m'encourage toujours pour l'écriture de la suite.

À très vite !