Hello ! J'espère que vous vous portez bien !
Je suis heureuse de vous retrouver pour ce chapitre qui est plutôt léger ! J'espère qu'il vous fera sourire.
Réponse à Wonderinn
C'est surtout marqué dans le sommaire x)
Oui c'est vrai qu'ils sont vraiment mignons tous les deux !
Effectivement, j'ai relu tous les chapitres moi qui pensais l'avoir dit, je me suis rendue compte que non. Oups !
Réponse à Komachu
Oui, ils sont vraiment mignons tous les deux. J'adore écrire sur eux, c'est juste apaisant.
Answer to Coolio
Amazing ? Wow I'm shy right now.
Yes, they are so cute together.
Bonne lecture !
Chapitre 11 : Le fruit d'une bonne éducation
"Ah vous êtes enfin là. Déclara Kyoya en ouvrant la porte d'entrée de la maison.
- Excuse nous. Kakeru a finalement dû travailler ce matin et ça s'est éternisé. Répondit Ryuto en jetant un regard réprobateur à son petit ami.
- Hé ne me regarde pas comme ça ! Je me suis déjà excusé ! Et puis je n'allais pas dire non à madame Inoue. Elle avait besoin de moi pour porter les cartons. Rétorqua Kakeru en faisant la moue.
- Et ça a duré jusqu'à cet après-midi.
- J'allais pas juste décharger les cartons et me sauver. Il y avait du monde alors je suis resté pour l'aider. J'allais pas la laisser seule ?
- T'étais censé avoir un congé. Heureusement qu'on avait rien prévu tous les deux. Bougonna le petit frère de Ryuga.
- Roh on est là maintenant tu ne vas pas faire ta tête de cochon hein ! Je ne vais pas non plus m'agenouiller devant toi et implorer ton pardon quand même !
- Vous comptez entrer où vous restez dehors pour faire votre scène de ménage ?" Intervint la voix de Ryuga.
Les deux cadets laissèrent leur embrouille ridicule de côté pour se concentrer sur leurs aînés. Ryuga avait rejoint Kyoya dans l'entrée lorsqu'il s'était rendu compte que ceux qui voulaient leur rendre visite étaient toujours sur le palier. Mais en voyant les deux bêtas se chamailler pour des bricoles, la seule chose qu'il parvint à faire fut de sourire, amusé par la situation. Kyoya ne put rester de marbre et sourit à son tour. Il les trouvait mignons tous les deux, même lorsqu'ils se chamaillaient.
"On n'avait rien de prévu de toute façon alors arrêtez de faire les enfants et entrez." Ordonna l'oméga avant de se diriger vers le salon, une main sur le ventre.
Kakeru et Ryuto se mirent à regarder leurs aînés, chacun haussant un sourcil. Ryuga ne put se retenir de rire, puis il les invita à entrer, leur signalant à voix basse de ne pas trop travailler les hormones de son mari. Les deux cadets s'embrassèrent chastement avant d'entrer dans la maison et de retirer leurs chaussures et leurs vestes. Le couple était venu avec la moto du plus jeune, profitant du soleil du mois de mai.
Les cadets Atsuka et Tategami rejoignirent Kyoya qui était assis dans le canapé mais Ryuto se leva bien vite pour aller aider son frère dans la cuisine. Quant à Kakeru, il fixait son frère de ses yeux brillants, un sourire heureux sur les lèvres. Kyoya comprit tout de suite.
"Tu veux sentir les bébés bouger ? Demanda Kyoya.
- Oh oui ! Je peux ? Réagit le plus jeune qui ne voulait pas s'imposer auprès de son frère.
- Bien sûr. Approche ta main."
Kakeru tendit sa main, puis hésita et la suspendit en l'air, à quelques centimètres du ventre de son frère. Kyoya sourit avant de lui prendre la main et de la placer sur le côté droit de son ventre. Le plus jeune sentit un léger coup à l'endroit où était posée sa paume. Un sourire plus grand encore étira les lèvres de l'étudiant.
"J'ai senti un coup ! Annonça Kakeru, toujours souriant.
- Les bébés tapent plus à droite. Je pense qu'on a un futur boxer parmi les jumeaux.
- Hé petite teigne, faut pas taper ton papa." Réprimanda le cadet en regardant le ventre de son frère.
Dans la cuisine, Ryuga était en train de préparer du thé, accompagné de Ryuto qui avait rapporté de quoi grignoter, malgré les avertissements de son aîné qui voulait que son petit frère se pose et surtout qu'il ne ramène rien.
"Vous n'avez pas besoin de ramener quelque chose à chaque fois. Dit l'aîné en regardant les biscuits.
- Je sais je sais mais ça nous fait plaisir. Répondit le cadet.
- Je suppose que peu importe en quelle langue je te le dis, tu ne m'écouteras pas.
- Tu peux toujours essayer mais je ne garantis rien. Et je sais que même si toi t'en manges pas, Kyoya s'en occupera. Se moqua le cadet.
- Tu me fais un cadeau empoisonné là. Et surtout il cuisine beaucoup plus maintenant qu'il est à la maison toute la journée. A ton avis qui est-ce qu'il engueule parce qu'il a grossi après ?
- C'est toi. Mais te connaissant, tu dois le gâter.
- Je veux que sa grossesse soit la plus agréable possible pour lui. Se justifia l'aîné.
- Tu peux bien le laisser en profiter un peu.
- Tu sais bien que le juste milieu n'est pas quelque chose qui va à Kyoya. C'est soit il mange tout ce qu'il y a dans le placard, soit il ne mange pas. Il me dit que c'est à cause des hormones.
- Mais tu m'as dit que ça allait mieux depuis deux semaines. Le contredit celui qui travaillait au musée.
- Oui. C'est parce qu'il a découvert un programme sportif pour les personnes enceinte. Et il s'est mis à la cuisine. Enfin il cuisine plus qu'avant. Expliqua l'officier.
- Tu fais le cobaye ?
- En quelque sorte. Mais comme il réussit ce qu'il fait je ne peux pas dire que ça soit une corvée."
Au tout début de sa grossesse, Kyoya avait continué à faire beaucoup de sport. Toutefois, son médecin l'avait mis en garde quant à sa pratique et l'oméga avait cessé toute activité pendant un mois. Mais depuis quelques semaines, le vert avait découvert un programme spécialisé destiné aux personnes enceintes avec des coachs virtuels qui pouvaient aussi lui proposer des recettes. Ça lui permettait de se dépenser un peu et de penser à autre chose.
Ryuga était ravi que son mari ait une activité qu'il aimait. Parfois, le blanc faisait la session avec lui, cela permettant de passer du temps tous les deux, eux qui étaient adptes de pratiquer ensemble. Dans le cadre de sa profession, Ryuga se devait d'être en forme physiquement sur tous les points. L'alpha était soumis à un test chaque année et s'entraînait quotidiennement. Comme Kyoya était également sportif, les deux avaient pris l'habitude de pratiquer ensemble au moins deux fois par semaine. Parfois, ils s'autorisaient une partie de basket, comme ils en faisaient au lycée. Mais depuis le début de la grossesse de son oméga, ils n'allaient plus s'entraîner tous les deux. Ryuga s'était contenté de contrôler son alimentation, enfin il essayait. Alors quand Kyoya lui avait dit qu'il avait repris, Ryuga avait choisi de faire une partie du programme avec lui, même si ce n'était pas suffisant pour les entraînements du blanc. Il était simplement heureux de pouvoir partager un moment supplémentaire avec son mari.
Lorsque les deux frères revinrent dans le salon, Ryuga sourit en voyant l'éclat dans les yeux de Ryuto. L'étudiant aux cheveux verts avait la main posée sur le ventre de son oméga. Il avait l'air d'être prêt à pleurer.
Affectueusement, Kyoya passa sa main dans les cheveux de son cadet.
"Ryuto vient voir ! Ils bougent !" Signala le petit frère de Kyoya.
Son petit ami hocha la tête avant de faire face à Kyoya.
"Je peux ? S'assura Ryuto avant de lever sa main.
- Bien sûr." Acquiesça Kyoya.
Doucement, Ryuto posa sa main à côté de celle de son petit ami. Quelques secondes après, il sentit un petit coup contre sa paume. La bouche du guide forma un petit "o" de surprise.
"Wow… C'est incroyable." Dit Ryuto, un brin fébrile avant de retirer sa main.
Kyoya eut un léger sourire. Il s'attendait à ce genre de réaction. Son cadet était d'un entrain et d'une joie de vivre sans limite. S'en était presque agaçant. Il était en train de s'émerveiller d'avoir sentit les bébés bouger, au point qu'il n'avait toujours pas retiré sa main de son ventre après plusieurs minutes pour pouvoir encore ressentir les coups des bébés. Ryuto quant à lui, était plus sensible et plus doux. Sentir son futur neveu ou sa future nièce le mettait certainement dans tous ses états. Kyoya le remarquait aux yeux du frère de son mari, lui donnant l'impression qu'il allait se mettre à pleurer.
Ryuga vint s'asseoir aux côtés de son mari et l'embrassa tendrement avant de lui donner sa tasse de thé. Puis, il tapota l'épaule de son petit frère pour le réconforter.
"Allez Ryuto tu ne vas pas pleurer ? La taquina son aîné.
- T'as pas été submergé par les émotions toi ? S'étonna Ryuto en faisant la moue.
- J'étais très heureux. Mais non je n'ai pas pleuré.
- En même temps t'es parfaitement insensible." Soupira le cadet de Ryuga.
Kyoya pouffa en entendant le petit frère de son mari dire ceci. Mais il n'avait pas tort. Ryuga n'était pas un grand sensible et avait le plus souvent le contrôle sur ses émotions, même si Kyoya y avait accès en permanence.
Bien sûr, Ryuga était moins opaque lorsqu'il était au lycée, mais il savait se maîtriser. Il n'y avait que lorsque ses instincts d'alpha refaisaient surface que ses émotions primaires l'emportaient sur la raison; bien qu'il n'avait jamais intimidé personne et encore moins des omégas, mais aussi lorsque son besoin de protéger Kyoya et ses proches prenait le dessus. Dans ces moments, Kyoya était le seul à pouvoir le calmer. Mais en dehors de ces moments, l'alpha aux cheveux blancs était plutôt calme. En même temps, lorsqu'on croisait cet alpha, il était évident qu'il débordait de force. Ryuga n'avait pas besoin de montrer ce qu'il éprouvait, il n'avait pas besoin de montrer qu'il était en colère, heureux ou triste. Les autres avaient simplement conscience de ce qu'il était.
Comme tout alpha, le blanc était charismatique. Mais même parmi l'élite, Ryuga était au-dessus du lot. Effectivement, il était doué en tout, aussi bien dans les études que dans son métier ou encore en sport. Mais c'était surtout son désintérêt pour la domination des autres qui faisait de lui quelqu'un à part, surtout pour un alpha qui pouvait sans problème incarner la domination sur les autres. Ryuga était ambitieux et souhaitait être meilleur que quiconque, mais jamais il n'avait aimé dominer les autres.
Ryuga sourit en pensant à toutes les fois où Kyoya avait attiré son attention en tentant de le provoquer.
Pour autant, lorsqu'il était submergé par la colère, Ryuga était plus dangereux que jamais, tout comme lorsqu'il avait voulu protéger Kyoya ou même les autres omégas qu'il voyait être malmenés.
Ryuto avait aussi ce désir de justice et d'égalité, même si avec sa condition de bêta, cela paraissait "normal". Mais c'était surtout grâce à leurs parents qui les avaient éduqués dans le respect des autres, peu importait leur nature, même pour sa mère de qui Ryuga avait hérité sa prestance et sa force de caractère.
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La famille Atsuka profitait du dimanche pour déjeuner en famille. En tant que chef d'entreprise, la mère de famille n'était pas toujours présente à la maison. Alors quand elle était là, son mari mettait les petits plats dans les grands. Ce midi, il avait préparé un véritable festin, bien qu'aucune occasion spéciale ne le prescrivait. Il avait même interdit à quiconque d'entrer dans la cuisine. Sa femme ne comprenait pas pourquoi il faisait tout ça. Mais la chef de famille n'avait rien dit pour ne pas vexer son mari. Et ce genre d'attention lui faisait réellement plaisir, tout comme à ses enfants. Ça leur permettait de discuter.
En ce moment, l'aîné ressentait le besoin de parler avec ses parents de sujets de société. Depuis que sa nature s'était révélée, il avait essayé de comprendre. Mais c'était surtout depuis qu'il avait rencontré Kyoya, senti son mépris vis à vis des alpha et sa furieuse envie de ne pas se laisser marcher sur les pieds que l'alpha ressentait le besoin d'avoir l'avis de ses parents et d'en connaître plus sur leur histoire, chose qui lui était égale il y a encore deux ou trois ans. Ce genre de discussion intéressait également Ryuto, bien qu'il était au collège et que sa nature ne s'était pas révélée.
La discussion commença en même temps que le repas.
"Maman, comment t'étais avec les omégas à mon âge ? S'interrogea l'aîné.
- Comment ça ? Répliqua la femme aux cheveux rouges.
- Grand-père et grand-mère ne sont pas des modèles de tolérance alors je me posais la question. Comme t'es liée à un oméga… Je me demande quelle vision tu avais d'eux à cette période. Précisa Ryuga, bien qu'il n'aimait pas le terme par lequel il définissait son père.
- Je suis surprise que tu me poses des questions sur mon adolescence.
- Il est amoureux. Intervint Ryuto.
- N'importe quoi. Je me pose juste des questions. Souffla l'intéressé.
- Ça a un rapport avec l'oméga qui joue au basket ? Kyoya c'est ça ? Continua son père, curieux d'en apprendre plus.
- Ah oui je me rappelle ! Le fils de Gaou Tategami !
- Comment tu peux être sûre que ce soit son fils ?
- Parce que ce nom n'est pas très répandu. Rétorqua la femme aux cheveux rouges.
- Est-ce que tu peux répondre à ma question de départ cette fois ?
- Honnêtement ? Je m'en moquais pas mal. Il arrivait que des alphas m'emmerdent parce que j'étais plus douée qu'eux alors que j'étais une femme. Mais je ne me laissais pas faire. J'avais mes soucis à gérer." Argumenta sa mère en ignorant la pique lancée par son fils.
Ryuga était toujours surpris lorsque sa mère s'exprimait si familièrement et avec si peu de tact. Il pensait qu'elle devait tellement se contenir au travail, ayant une posture à tenir, qu'elle se lâchait complètement une fois chez elle. A vrai dire, l'alpha aux cheveux blancs pensait que c'était quelque chose qui lui collait à la peau depuis l'école, empreinte de son statut de fille unique dans une famille d'alphas.
"Il y avait beaucoup plus d'agressions d'omégas qu'aujourd'hui. Les bloqueurs d'odeurs n'existaient pas et les professeurs étaient moins regardants. Mais c'était assez courant et les omégas n'étaient pas défendus comme aujourd'hui, même si c'est loin d'être suffisant. Et puis mes parents étaient des pro-alphas qui étaient convaincus de leur supériorité. Expliqua la mère.
- Ouais. Ils ne sont pas très ouverts d'après ce que tu m'as dit.
- Complètement étroits d'esprit et dotés d'un balais dans le c…
- Chérie… Ce sont tes parents. La coupa son mari, un regard réprobateur.
- Ouais parents parents c'est vite dit. Je ne leur parle plus et ils ne connaissent pas leurs petits enfants.
- On pourra aller les voir un jour ? Demanda Ryuto.
- Quand tu seras majeur et suffisamment fort d'esprit pour ne pas te laisser influencer par leurs propos. En attendant, tu iras voir tes parents paternels. Insista sa mère, visiblement bien remontée contre ses propres géniteurs.
- D'accord. Souffla le plus jeune, sachant qu'il ne pouvait avoir gain de cause face à sa mère sur ce sujet.
- Bref. Je voyais toujours un petit groupe d'omégas qui se réunissait tous les matins devant la porte du lycée. Ils essayaient de faire entendre que la situation n'était pas normale. Ton père était de ceux-là. Mais personne ne les écoutait vraiment.
- On se faisait carrément huer et grogner dessus par les alphas. Et les profs finissaient par nous punir parce qu'on était trop bruyants. C'était pas toujours très agréable d'être considérés comme les méchants de service." Ricana son père en repensant à ses actes de jeunesse.
Ryuga était toujours surpris par la force mentale de son paternel. Si aujourd'hui, il était le directeur d'une association de soutien aux omégas, fondée par lui-même, il avait pourtant été intimidé toute son adolescence, essuyant nombre d'échecs et ayant été frappé à plusieurs reprises par des alphas au cours de cette période de sa vie. Mais il n'avait jamais lâché ses convictions.
L'alpha le trouvait admirable. C'était un homme qui avait mené et qui continuait de lutter pour l'égalité. Et l'aîné serait fier d'accomplir la moitié de ce qu'avait fait son père à aujourd'hui.
"Un jour, je me suis assise sur un banc à part pour les écouter. Ils voulaient être soutenus. Une d'entre eux avait été agressée dans l'enceinte du lycée et personne n'avait agi. Continua sa mère.
- J'avais fini par la remarquer. Elle faisait semblant de lire pour nous ignorer. Mais elle partait à chaque fois qu'on finissait et était même assise avant qu'on commence. Rit le père de famille.
- Je les trouvais un peu ridicules à s'égosiller en pensant que leurs mots n'atteindraient jamais personne. Mais je m'étais trompée. Ça avait marché sur moi.
- Tu t'es faite avoir. Se moqua l'aîné.
- C'est ça rigole. Profite tu ne vas pas te marrer longtemps. Alors avec ce Kyoya, comment ça se passe entre vous ?
- Il n'y a rien à dire. Il veut me battre en un contre un au basket. Mais ça n'arrivera pas.
- Parce que c'est un oméga ? Reprit sa mère sérieusement mais prête à se mettre en colère si la réponse de Ryuga ne lui convenait pas.
- Parce que je suis meilleur que lui. Il est mauvais en attaque dans la raquette. Même s'il est bon en défense, il est trop pressé. Je suis plus entraîné. Indiqua Ryuga.
- Oh chéri, on a fait un merveilleux travail d'éducation ! Enchaîna sa mère avec fierté.
- Evidemment. Nous sommes d'excellents parents. Acquiesça son mari.
- Ne vous jetez pas trop de fleurs quand même."
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"Ryuga ? Intervint Kyoya en posant sa main sur sa cuisse.
- Hum ? Répondit Ryuga en sursautant légèrement.
- Tu étais complètement dans la lune. Poursuivit son petit frère.
- A quoi pensais-tu chéri ?
- A une discussion que j'ai eue avec mes parents quand j'étais au lycée.
- Une dispute avec maman ? Rétorqua Ryuto en souriant.
- Non pas du tout. De leurs actions au lycée. Bougonna l'aîné en faisant une grimace au concerné.
- C'est vrai que tu leur posais beaucoup de questions sur leur relation à cette période. Se rappela son frère.
- Et tu pensais que j'étais avec Chris. Pouffa Kyoya.
- C'est quand même pas de ma faute si vous étiez proches et qu'il était protecteur envers toi ? Ajouta l'alpha.
- Il a fallu attendre que Chris et Dynamis passent un peu de temps ensemble pour que tu lui demandes s'il jouait avec moi. Et tu m'as aussi demandé si le fait qu'il fréquente d'autres personnes me dérangeait.
- Tu devais bien rigoler grand frère. S'amusa Kakeru.
- Il me faisait limite des crises de jalousie alors qu'on était pas ensemble. Renchérit l'oméga.
- De quoi vous parliez avant que tu ne m'appelles ? Dit Ryuga, ignorant la réplique de son mari.
- Kyoya était en train de dire que t'étais pas insensible. Et même que tu étais sentimentale dans ton genre." Ajouta le cadet de Ryuga.
Ryuga adressa un regard curieux à son oméga. Puis, il retourna son attention sur le jeune couple enlacé à l'extrémité du canapé. Son frère et celui de Kyoya partageaient le même sourire, à la fois attendri et moqueur. Ryuga soupira.
"Et je peux savoir ce qu'il vous a dit ? S'informa Ryuga auprès des deux plus jeunes.
- Que tu n'avais pas pleuré lorsque tu avais senti le bébé bouger mais que tu t'étais précipité pour poser tes mains sur son ventre quand t'avais quitté le commissariat. Précisa son petit frère.
- Je suis le papa de cet enfant. C'est normal.
- Tu es insupportable apparemment. Kyoya dit que tu t'en fais trop. Dit le cadet en se retenant de rire.
- Comment ça insupportable ? S'énerva Ryuga.
- Tu t'inquiètes trop." Sourit son mari.
Ryuga allait réagir, prétextant qu'il était impossible qu'il s'inquiète trop pour ses enfants et son mari qui les portait, mais Kyoya l'embrassa à ce moment-là pour le couper. Ryuga passa ses bras dans le dos de son oméga.
"Excuse moi. Lui dit Kyoya une fois le baiser terminé.
- Tu n'es pas désolé. Le contredit Ryuga, un peu taquin.
- Tu as raison. J'aurais essayé au moins.
- Mais qu'est-ce qu'ils sont adorables !" S'enthousiasma Kakeru, prêt à exploser de rire.
Ryuga se retourna, fixant les deux cadets. Maintenant qu'ils s'étaient, gentiment, moqués de lui, il pouvait bien les taquiner un peu. Il se retourna pour chercher l'approbation de son mari qui lui sourit, lui signalant qu'il pouvait lancer les hostilités.
"Bon. Vous vous moquez mais si on parlait de vous maintenant ?
- De quoi veux- tu parler ? Demanda son frère, un peu méfiant.
- Tu ne m'as toujours pas raconté cette fameuse soirée où vous vous étiez rapprochés, une soirée étudiante lorsque tu étais en licence, vers la fin de l'année. Tu avais invité Kakeru. Fit Ryuga, un sourire narquois sur les lèvres.
- Moi non plus je ne sais pas ! Poursuivit Kyoya en fixant son cadet.
- Parce que ça ne vous regarde pas. Riposta l'étudiant, les joues rougies.
- On est pas obligé de tout vous dire. Continua Ryuto, embarrassé.
- Kakeru me raconte toujours tout. Il m'a dit que vous étiez devenus distants après cette soirée. Pourtant vous vous entendiez bien.
- Kyoya j'ai le droit d'avoir des secrets. S'écria Kakeru, déconcerté.
- Toi qui me parles de tout et de rien. Tu ne me racontes même pas ce qu'il s'est passé.
- Ils ont passé la nuit ensemble, c'est obligé. Ils se tournaient autour. Affirma Ryuga.
- C'est évident. Ils avaient sûrement bu et ont succombé à leurs instincts.
- Vous entendez les enfants ? Vos tontons sont des dépravés." Rit Ryuga.
Le couple marié se regarda avant de sourire et de hocher la tête de concert. Ils étaient prêts à poursuivre, mais Ryuga posa son doigt sur les lèvres de son mari en voyant que les deux cadets étaient rouges de gêne. Il valait mieux réserver le reste pour plus tard. L'alpha avait déjà gagné la partie.
Satisfait, Ryuga se leva et toisa les plus jeunes de haut.
"Sachez ceci : c'est moi le meilleur à ce jeu." Sourit l'alpha.
Kyoya le regardait, s'imaginant déjà les futures discussions entre son mari et ses enfants. Il n'y avait pas de doute, ce serait bien plus drôle qu'il ne l'imaginait.
Voilà voilà pour ce chapitre !
J'ai laissé plus de place à la famille de Ryuga et son lien avec Ryuto. J'aime beaucoup cette famille, mais celle de Kyoya aura son heure de gloire elle aussi !
A bientôt, prenez soin de vous !
