NDT : Hey ! J'ai réussi à poster ce chapitre à l'heure ! Dans cet épisode, vous allez voir, une graine va être semée et vous comprendrez la signification du titre. Je n'en dis pas plus ! Ma demande pour la prophétie tient toujours et elle tiendra jusqu'à temps que je trouve quelqu'un qui m'en donnera une nouvelle (à mon goût et à celui de l'auteur).

Bref, l'histoire ne m'appartient pas. Elle vient de WalkingThePlank et l'univers Harry Potter à J.K. Rowling.


Dites-moi dans les reviews si vous avez compris, si vous avez aimé le chapitre et s'il y a une faute.


Les disclaimers et le résumé complet de l'histoire sont dans le premier chapitre.


Pour ceux et celles qui n'ont pas compris, l'histoire est composée de trois parties soit de 1 à 11, 12 à 22 et 23 à 40. Les nombres sont les numéros des chapitres.


Chapitre 13, partie 2

Severus étendit sa longue silhouette sur son canapé, ses pieds nus perchés sur un bras de sofa, sa tête appuyée sur l'autre. C'était inhabituel pour lui de s'allonger sur ses meubles comme ça, mais Severus ne s'était pas senti lui-même depuis des mois de toute façon.

Il fixa le coin le plus loin du mur. Il était tard, mais son esprit était trop occupé pour tenter de dormir.

Severus ne comprenait pas. Pourquoi lui ? Comment pouvait-ce être lui ? Si la prophétie, telle que lui et Hermione l'interprétaient maintenant, était à prendre au sérieux, alors il aimait Harry. De plus, il l'aimait plus que quiconque. Plus que ses amis, ou Molly et Arthur, encore plus que le chien et le loup-garou ne l'aimaient.

L'amour était une émotion que Severus ne pouvait pas comprendre. Colère, panique, peur - telles étaient les émotions que Severus connaissait bien et auxquelles il adhérait.

Severus pouvait parfois admettre à lui-même qu'il se souciait d'Harry. Et il commençait à être bien connu qu'il ferait n'importe quoi pour le sauver… mais l'aimer ? Il n'en était pas si sûr.

Il n'était pas sûr qu'il en était capable.

Bien que, quand Harry, quelques heures plus tôt, avait dit à Severus qu'il l'aimait, son estomac se retourna comme s'il était aspiré dans un portoloin - d'une manière pas complètement désagréable. Et en fait, Severus détestait s'éloigner de lui pour que leur cours du soir puisse commencer. La proximité physique avec Harry était maintenant l'endroit où Severus se sentait le plus à l'aise.

Il repensa à la leçon d'Occlumancie du soir et essaya de lui donner un sens.

Harry gardait Severus hors de son esprit de plus en plus longtemps à chaque fois. Il était proche d'une percée. Severus avait besoin d'Harry pour perfectionner immédiatement cette compétence. Il devenait de plus en plus difficile d'être patient. Sa vie et celle des autres en dépendaient.

Quand Severus pénétra finalement dans l'esprit d'Harry le soir-là, Severus fut surpris de voir sa propre image. C'était déconcertant.

L'esprit d'Harry joua un souvenir de Severus à Grimmauld, battu et contusionné. Mais ce souvenir se détournait des événements réels. Au lieu de laisser le sujet s'en aller et de commencer leur leçon, Harry tendit la main pour faire une caresse apaisante sur sa joue meurtrie, avant de se pencher et d'embrasser Severus avec amour.

Severus voulait rester là dans ce souvenir devenu en un désir et l'esprit d'Harry arrêta de se battre, comme s'il voulait que Severus le voie - mais dans sa panique et sa confusion, il perdit sa concentration.

Severus émergea de l'esprit de l'autre homme. Harry ne semblait pas gêné ni en colère. Il rencontra simplement le regard vide de Severus.

Il était bienvenu de le voir debout et calme plutôt que haletant sur le sol.

« Tu as dit il y a quelques semaines…» commença Harry, mais s'interrompit comme s'il changeait d'avis. Harry baissa les yeux et lissa le devant du t-shirt blanc qu'il portait, puis se tourna vers la porte.

Severus l'arrêta, saisissant son coude.

« Quoi ?

-Pourquoi ? Cette nuit-là où j'ai vu que tu avais été battu… tu avais dit que tu me le dirais. Peux-tu me le dire maintenant ?

-Non.

-Je n'aime pas te voir meurtri. Je tiens à toi plus que je ne le devrais.

-Oui. Certainement plus que tu ne le devrais.

-Mais tu tiens à moi, aussi. » Harry cligna ces cils noirs et épais montants et descendants lentement. Severus déglutit fortement.

-Oui. Certainement plus que je ne le devrais.

Harry regarda avec détermination dans les yeux de Severus. Il sembla beaucoup plus vieux que son âge à ce moment.

« Se soucier de moi n'est pas une faiblesse, Severus. J'ai trouvé que se soucier de toi est devenu ma force, en fait. »

Severus s'ajusta plus confortablement sur le canapé.

Peut-être était-il temps d'admettre qu'il aimait Harry Potter, en réalité.

Quel sacré idiot il était.

Ce serait probablement, à sa manière habituelle, le moment de se réprimander mentalement. Au lieu de cela, il se demanda ce qu'Harry faisait en ce moment. Le sommeil était-il venu facilement pour lui ce soir ou était-il éveillé en pensant à lui aussi ?

Severus eut un rire dérisoire et passa sa main sur son visage.

Il était en train de s'effondrer.


La classe de septième année de Gryffondor-Serpentard entra dans la classe de potions juste après le déjeuner du lendemain.

Severus feignit d'être occupé à son bureau alors qu'ils arrivaient, incapable de regarder Harry.

Une fois qu'ils se furent installés, Severus donna à contrecœur une courte leçon et les mit au travail. Pendant tout ce temps, ses yeux évitaient ceux d'Harry.

De retour à son bureau, une pile d'essais de Serdaigle de première année devant lui, Severus se permit de regarder le jeune sujet auquel il avait des sentiments nouvellement trouvés.

Harry travailla minutieusement, mesurant chaque ingrédient avec la plus grande attention et précision. Severus avait toujours su qu'il serait capable de réussir aux potions, s'il avait en trouvé le désir.

Harry retroussa les manches de sa robe au-delà de ses coudes, puis remit ses lunettes en place sur l'arête de son nez. Il remua le chaudron bouillonnant avec la louche en aluminium à long manche comme les instructions le demandaient.

Avec le jeune homme séduisant et sûr de lui pencher sur son travail de classe se tenant au fond de la salle, Severus pouvait à peine se souvenir qu'il fut l'enfant rachitique de onze ans sur lequel il avait posé les yeux pour la première fois.

Severus ne rompait pas ses promesses quand c'était possible, mais à ce moment, il était tenté de le faire. Il avait promis à Harry de ne jamais utiliser la légilimencie sur lui sans avertissement préalable, mais il aspirait à voir dans son esprit maintenant. Les mains de Severus commencèrent à trembler.

Severus était méthodique. Il était logique. Il était peut-être froid même. Severus connaissait assez bien son propre esprit, mais il ne connaissait pas son propre cœur. De ce fait, Severus tenta d'examiner ses émotions comme il examinerait n'importe quoi d'autre. Il se remémora les éléments pour se rendre à l'évidence.

Harry lui avait dit qu'il l'aimait.

Il le touchait.

Fréquemment.

Ils avaient développé une sorte d'amitié étrange.

Leur vie dépendait littéralement l'une de l'autre.

Ces faits soulevèrent des questions.

Était-ce une fausse intimité provoquée par leur proximité physique forcée et leur alliance ?

Harry a déclaré cet amour si facilement, mais était-ce d'une nature de tutelle ? Platonique ? Ou l'option presque impossible – Romantique ?

Harry attrapa le pot d'ailes de scarabée devant lui. Ce faisant, il regarda vers Severus et lui sourit lorsque leurs yeux se rencontrèrent. Le cœur de Severus battait la chamade. Harry retourna rapidement à son travail, ajoutant quatre des ailes, puis continua de remuer.

Severus savait quelles réponses à ces questions il espérait obtenir, mais il ne pouvait pas déterminer pourquoi, quand ou comment ces désirs l'avaient submergé.

Peut-être que la seule chose dont Severus était sûr était qu'Harry Potter était absolument magnifique en ce moment.

« Il vous reste dix minutes, s'adressa Severus à la classe. Alors laissez votre échantillon de potion sur l'étagère et sortez. »

Il pencha la tête en arrière et ferma les yeux, voulant que les dix dernières minutes de ce cours se déroulent plus rapidement.

Après quelques instants, Severus entendit la voix d'Harry à distance et rouvrit ses yeux vers la classe devant lui.

Harry se tenait face à face avec Seamus Finnegan. Ses mains étaient fermées en poings, fermement serrées sur ses côtés.

« J'ai dit. Ta. Gueule. Putain. » Demanda Harry à travers les dents serrées. Finnegan sourit maladroitement.

« Mes excuses, mon pote. Je plaisantais juste. Cela ne voulait rien dire, je te jure. »

Harry grogna et pinça les lèvres.

« Tu es dégueulasse, lui dit Harry.

-J'ai dit que j'étais désolé, Harry. »

Hermione posa une main sur son épaule, le forçant à prendre une profonde inspiration et à se détendre.

Harry secoua la tête, ses yeux ne quittant pas Seamus.

« Je ne veux plus l'entendre.

-D'accord, d'accord ! »

Les Serpentards regardèrent la dispute avec autant de confusion que Severus - sauf Draco, qui fixa Severus avec curiosité.

« Le temps est écoulé, » intervint Severus.

Harry ne le regarda pas alors qu'il passait à côté de lui pour placer sa potion sur l'étagère à côté de celles de ses camarades de classe.

« Potter, attendez, » siffla Severus.

Harry sembla ne pas avoir entendu et quitta la salle de classe.

Avant son rendez-vous avec Harry cette nuit-là, Severus traversa les dortoirs des Serpentards, comptant les têtes. Un élève manquait à l'appel.

Il réalisa rapidement de qui il s'agissait.

« Où est Malfoy ? » Exigea-t-il des étudiants plus âgés toujours assis dans la salle commune, socialisant ou travaillant sur leurs devoirs.

Le groupe était silencieux. Il chercha Parkinson. Elle pliait toujours sous la pression. Elle était assise dans le coin le plus éloigné, penché sur un livre, mais il pouvait voir qu'elle faisait seulement semblant de le lire.

« Parkinson, aboya-t-il. Où est Malfoy ? »

Elle releva la tête et grimaça. « Euh, il est, euh… avec Harry Potter, je pense, » couina-t-elle.

Quelques garçons sur le long canapé vert se mirent à rire et se donnèrent des coups de coudes

« Vous trouvez ça drôle qu'il soit ami avec Harry Potter ? »

Les garçons se regardèrent, avec un petit sourire, répondant à sa question.

« Cela me fait honte d'admettre que je pense que Potter pourrait avoir une meilleure influence sur lui que n'importe lequel d'entre vous ces derniers temps.

-Oh, nous sommes sûrs que vous le pensez, dit Marsan avec arrogance.

-Vous vous êtes mérité une semaine de retenue avec Rusard. »

Le cinquième année croisa les bras sur sa poitrine et renifla, mais n'ajouta rien de plus.

Severus se rappela, d'après les souvenirs d'Harry, l'alcôve que lui et Draco avaient revendiquée comme la leur pour leurs petites réunions.


En s'approchant, il pouvait entendre des voix. Il ralentit silencieusement ses pas et se cacha dans un coin.

« Dumbledore dit que je peux assister à certaines réunions, » entendit-il dire Draco.

-C'est plus que ce que je pensais qu'il t'offrirait, alors j'appellerais ça un succès, Draco. »

Draco soupira. « Je ne me soucie de rien de tout ça. J'ai juste besoin qu'il veuille sauver mes parents. Je ne peux pas faire ça tout seul.

-Tu n'es pas seul, consola Harry. Tu m'as moi. »

Le cœur de Severus battait furieusement et son visage brûlait furieusement de jalousie. Il savait qu'il devrait partir, mais il ne pouvait pas.

« Je sais, » murmura Draco. Le blond ajouta: « J'ai entendu ce que Finnegan a dit aujourd'hui. Est-ce vrai ?

-À propos de Severus ? »

Severus retint son souffle, voulant entendre chaque mot qui viendrait ensuite.

« Dis-moi la vérité, dit sévèrement Draco.

-Ouais. Ouais, j'espère que c'est vrai.

-Tu sais ce que je ressens à ce sujet. »

Ce fut le silence pendant un long moment. Severus pensa presque que les garçons étaient partis. Il allait retourner dans les cachots quand il entendit Harry dire: « Je l'aime. »

Severus ferma les yeux et soupira.


Harry eut un gigantesque sourire. « Je l'ai fait ! Je l'ai eu !

Severus hocha la tête. « Il semble que oui. Crois-tu pouvoir garder ça plus longtemps ?

-Oui, je peux. Je le fais sans effort maintenant. »

Harry avait réussi à bloquer Severus de son esprit à chaque fois qu'il essayait.

Severus fut soulagé et exprima ce sentiment avec une profonde inspiration, et s'assit sur le canapé à sa droite. Harry s'assit à côté de lui, leurs cuisses et leurs bras se touchant.

« Nous pouvons commencer à planifier comment le vaincre maintenant. »

Severus acquiesça.

« Es-tu prêt ? Demanda Harry.

-Oui.

-As-tu peur ? »

Severus ouvrit les yeux et regarda Harry. Les lèvres d'Harry étaient gercées par le vent. Ses joues se teintèrent de rose sous le regard de Severus. Dieux, ce qu'il ferait pour rester ici en ce moment. Ce moment à la fois de soulagement et de peur, tous les sens exacerbés, ce bel homme à côté de lui l'observant.

« Oui. Oui, j'ai peur, Harry. » Pas une seule fois dans sa vie Severus n'avait dit à haute voix qu'il était effrayé.

Harry ne dit rien, mais son visage dit à Severus qu'il comprenait.

« Il m'a torturé cette nuit-là parce qu'il pouvait voir dans ton esprit. »

Les sourcils d'Harry s'élevèrent, ses lèvres entrouvertes. « Severus, je-

-Tu ne savais pas. Je ne te blâme pas.

-Qu'est-ce qu'il a vu dans mon esprit pour qu'il veuille te faire du mal ? »

Le cœur de Severus battait dans ses oreilles. « Il a vu que tu tenais à moi. Il voulait me torturer pour me rappeler à qui j'appartiens. »

Harry plaça sa main dans celle de Severus et entrelaça leurs doigts.

« Il ne lira plus jamais dans mon esprit, promit Harry. Maintenant, nous pouvons être amis sans que vous soyez blessé pour cela.

-Les amis ne s'embrassent pas, Harry.

-Non, je suppose que non. Je suis désolé si voir ce rêve t'a mis mal à l'aise. »

Severus pencha la tête et s'arrêta à seulement quelques centimètres des lèvres entrouvertes d'Harry. Il savait qu'il ne devrait pas.

Harry avait l'âge, mais il était encore un étudiant. Ils avaient encore toute une guerre devant eux. Tous les proches d'Harry désapprouveraient. Severus n'était même pas sûr qu'Harry le veuille, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il combla lentement l'espace entre leurs lèvres.

Toute incertitude se dissipa lorsqu'Harry rendit le baiser. Le baiser communiquait tout ce qui les séparait depuis des mois maintenant.

Ils tremblaient tous les deux et respiraient fort entre de doux baisers qui devinrent rapidement fervents et désespérés.

Tout autour d'eux disparut. Sa tête tournait, le cœur battait la chamade, la respiration haletante.

Quand Severus rouvrit enfin les yeux, il se retrouva allongé sur le canapé avec Harry à cheval sur ses hanches, se frottant contre la bosse maintenant dure et douloureuse de Severus à travers leurs vêtements. Ils étaient poitrine contre poitrine, ne rompant jamais le baiser.

« Arrête. Harry, arrête. » Severus tourna la tête, forçant Harry à s'éloigner. Harry s'assit au-dessus de lui, essayant toujours de reprendre son souffle. « Nous ne pouvons pas faire ça. »

Harry gémit de frustration et roula des hanches une dernière fois. « Tu as raison. Je sais que tu as raison. Nous devons être prudents. »

Severus agrippa les cuisses d'Harry. « Pour être clair, je ne dis pas que je ne veux pas de ça.

-De toute évidence, je le veux aussi. » Harry grimaça. « Euh, certains étudiants commencent déjà à parler.

-Pardon ?

-Aujourd'hui, Seamus… Il, euh, a dit tu me regardais comme si tu voulais m'enculer sans raison.

« Je n'ai rien fait de tel. »

Harry haussa un sourcil, comme pour dire, étant donné leur position actuelle, qu'il en doutait.

Severus fit courir ses paumes le long des côtés des cuisses d'Harry. « Je n'étais pas sûr de vouloir ça jusqu'à ce soir. Les sentiments ne me viennent pas facilement.

-Ça a été déroutant pour moi aussi. Je savais juste que j'aimais être avec toi. Je me sens en sécurité avec toi et tu m'as manqué quand tu es parti. Remus l'a vu avant moi.

-Comment l'a-t-il remarqué ce que même nous n'avons pas vu ?

-Qui sait ? » Dit Harry maladroitement. Il gloussa « Je lui ai dit que je n'étais pas gay.

-L'es-tu ? »

Harry secoua la tête. « Je ne sais pas. Jusqu'à très récemment, j'étais convaincu que j'allais mourir au combat et je n'avais pas pris le temps d'y réfléchir. » Harry se pencha en avant et plaça sa tête sur la clavicule de Severus. Il enroula ses bras sur le jeune homme, souhaitant pouvoir passer toute la nuit comme ça. Les cheveux négligés d'Harry reposaient sur le cou de Severus et sous son menton.

« Tu as le temps maintenant, Harry. Nous avons le temps, » murmura Severus, ne sachant pas s'il le disait pour rassurer Harry ou lui-même.


NDT : Salut ! J'espère que vous avez apprécié le chapitre. Laissez-moi un review, ça me ferait très plaisir ! N'oubliez pas que ma proposition pour la prophétie est toujours d'actualité, donc n'hésitez pas à m'envoyer un PM. Merci à ceux qui prennent le temps de m'écrire un commentaire !

Bref à la prochaine !

Janned14

Over and out.