Bonjour ^^

Comme tous les matins depuis le début du mois de décembre, je vous présente un nouvel OS

Attention comme à chaque fois, le couple tiré au sort est tordu et le texte ne suit pas le canon.

Je vous laisse avec le texte :D

Bonne lecture


OS n°12 : Tiré de l'ombre

Lucius déshérité par ses parents car il est gay se retrouve à la rue alors qu'il n'a que 15 ans. Incapable de continuer sa scolarité par manque de moyen, il déniche des boulots de livreur dans le monde moldu tout en vivant sous les ponts. Il dépose un jour un colis à la porte de Maugrey Fol oeil qui devant la détresse de l'adolescent, lui propose de l'héberger le temps qu'il devienne majeur. Désespéré le jeune homme accepte et prend des cours par correspondance à Poudlard avec l'aide de l'Auror bourru pour qui il commence à ressentir un profond attachement.

Ships : Lucius/Alastor ; Horace/Poppy

Warning : Yaoi, No lemon


Tiré de l'ombre.

Lucius était un adolescent sorcier comme les autres, bien qu'il avait le sang-pur. Cependant, un jour, son père, très à cheval sur les principes de l'aristocratie du monde magique, découvrit qu'il entretenait une relation avec un autre garçon. Les relations homosexuelles étant très mal vues par ce genre de famille, le jeune homme fut déshérité et jeté hors de son manoir d'enfance avec le strict minimum, à seulement 15 ans. Il du se débrouiller par lui-même et ne pouvait même plus continuer ses études dans le monde sorcier par manque de moyens. Il n'osa même pas s'adresser à d'autres membres de sa famille pour l'aider, se doutant qu'ils lui claqueraient la porte au nez. Alors, il trouva refuge dans le monde moldu.

Comme il ne faisait pas son jeune âge, il put faire des petits boulots de livraison pour des artisans qui le payèrent au noir. Le soir après son travail, il allait se réfugier sous les ponts. Il rencontra par se biais d'autres sorciers, certains étant loups-garous, mais ils acceptèrent de l'aider un peu. Ils lui lançaient des sorts pour qu'il n'ait pas froid la nuit et parfois lui donnaient un coup de pouce pour ses livraisons. En échange, il partageait avec eux sa nourriture, le temps de trouver une meilleure solution. A Poudlard, les gens s'étonnèrent de ne plus le voir, jusqu'à ce que la Gazette du sorcier ne sorte un article sur les Malfoy, mentionnant que le Lord régnant avait expulsé son fils, conformément aux mœurs des sacrés 28.

Les professeurs furent choqués en apprenant cela, notamment le directeur de la maison Slytherin, Horace Slughorn. L'homme affectionnait particulièrement le blond qui faisait parti de ses chouchous. Avec l'aide de l'infirmière de l'école, il tenta de le retrouver mais sans succès, c'était comme s'il s'était volatilisé du monde magique. Cela fit soupirer l'enseignant qui espéra que rien de mal n'arrivera à cet enfant durant son errance. Il pria Magia de veiller sur lui mais hélas, il ne pouvait pas faire grand-chose de plus à part attendre des nouvelles de ses différents informateurs.

Un beau jour, se rendant à une adresse parfaitement moldue, Lucius se retrouva nez à nez avec Alastor Maugrey qui était en congé.

- Nom d'un chaudron ! Malfoy ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Juste mon travail Monsieur Maugrey. Tenez, j'ai votre commande, dit-il, un peu enroué.

- Hum… Entre un instant mon garçon.

- Je… Je ne peux pas… Je dois retourner au travail.

- Pas alors que tu es malade gamin. Allez, viens, pose le carton dans le salon, insista-t-il.

Le garçon, n'ayant pas la force de résister davantage, se laissa convaincre. L'Auror le fit asseoir sur son canapé et lui lança un sort de diagnostique.

- Ce n'est pas bon du tout. Il va falloir que tu vois un médicomage avant de tomber d'épuisement.

- Je n'en ais pas la possibilité, comme pour l'école… C'est fini depuis que mon père m'a effacé…

- Il n'est pas question que tu retourne vivre dans la rue gamin. Tu vas rester chez moi. Peu m'importe que Abraxas t'ai viré, tu as besoin d'un toit comme tout le monde. Alors voilà ce que je te proposes. Je fais venir un médicomage ici, il devra respecter le secret professionnel. Toi tu continuera tes livraisons une fois guéri. Et je m'arrangerais avec Albus pour que tu fasses tes cours par correspondance.

- Vous… Vous êtes… commença-t-il avant de sentir le monde tourner autour de lui.

- Lucius ? Hey gamin ! s'exclama-t-il en le voyant s'évanouir, le rattrapant de justesse. Bon bah pas le choix, je vais le contacter de suite.

Il soupira et alla mettre le garçon dans sa chambre d'amis, aidé par son elfe de maison, puis il envoya un Patronus à un ami qui vint s'occuper des soins.

Il fallut attendre quelques jours avant que l'adolescent soit rétabli, et entre temps, Alastor avait discuté avec Dumbledore et Slughorn de la situation de son colocataire. Des cours étaient régulièrement envoyés à l'adresse de l'Auror et le garçon travaillait dessus après ses livraisons, deux fois dans la semaine. Le week-end, certains professeurs passaient pour le tester sur les épreuves pratiques. Il avait également reçu la permission du Ministère, d'utiliser la magie dans la maison de Maugrey afin de réussir ses études au mieux. Il avait pour le moment de très bons résultats, ce qui rendait le sorcier qui l'hébergeait, fier de son protégé. Il l'aidait d'ailleurs dans ses devoirs quand il en avait le temps en revenant du Ministère. Il avait beaucoup de missions, mais il essayait toujours de rentrer tôt pour lui donner un coup de main. D'ailleurs, quelques collègues à lui l'accompagnaient parfois le soir. Cela permettait à Lucius de garder le contact avec l'extérieur et de suivre l'actualité.

Il apprit alors que le Lord Noir gagnait encore davantage de partisans malgré les efforts des Aurors pour arrêter tous ceux l'étant déjà. Il savait aussi que les recrutements se faisaient même au sein de Poudlard et il demanda à son directeur de maison d'être particulièrement vigilant avec les élèves qu'il savait être concernés. Le sorcier prit note de ces informations et veilla à ce que les élèves en question ne s'éloignent pas du bon chemin. Il n'avait pas envie de répéter son erreur faite avec Tom Jedusort plusieurs années auparavant. Cependant il était soucieux, surtout à cause de son souvenir qu'il avait du temps où le jeune homme était encore étudiant. Il savait qu'il allait devoir tôt ou tard en parler à quelqu'un, mais il ignorait à qui se fier. Il avait encore un peu de temps pour y penser après tout.

Pour le moment, il devait surtout rester concentré sur ses élèves, dont Lucius. Il ne comprenait pas pourquoi Abraxas avait renié un enfant aussi brillant juste pour ses attirances propres à lui-même. Il avait bien envie de passer outre et de prendre l'adolescent à sa charge, il allait devoir en discuter avec son épouse, même si personne ne savait qu'ils étaient mariés depuis un moment. L'année scolaire ne faisait cependant que commencer. Nous étions à la mi septembre 1969 et il avait d'autres choses à faire aussi.

Cependant, un soir de Décembre, apprenant que Alastor avait moins de temps pour s'occuper de son protégé, Horace décida de finalement discuter avec Poppy concernant le jeune Slytherin. Il l'invita à dîner dans ses quartiers et pendant qu'il servait il dit :

- Tu sais chérie… J'ai longuement réfléchis au sujet de la situation de Lucius. Et… Je me demandais, si tu accepterais que nous le prenions avec nous. Maugrey en prend certes bien soin, mais il n'est pas toujours là pour lui. D'ailleurs, pas plus tard que le mois dernier, il a été blessé par un Mangemort étant parvenu à entrer dans la maison pour tenter de le recruter. Je…

- Tu crois qu'il serait plus en sécurité ici à Poudlard alors qu'il y a plusieurs futurs Mangemorts ?

- Il y a moins de risque au château car plus de personnes peuvent veiller sur lui. Je sais que ça peut te paraître précipité, mais, cela me fait mal au coeur de le savoir seul aussi souvent.

- Je comprends mon chéri. Mais je penses aussi que comme moi, tu as envie de t'occuper d'un enfant qui soit plus qu'un élève.

- Tu as toujours lus en moi comme dans un livre ouvert Poppy.

- Je sais professeur de mon coeur, dit-elle avec un air amusé. En tout cas, si tu es sûr, il faudrait que tu en touches un mot à Alastor et Lucius, puis il y aura des démarches à faire au Ministère.

- Je sais bien. On pourra lui en parler durant les vacances de Noël. Qu'est-ce que tu en penses ? demanda-t-il.

- Très bonne idée, répondit-elle en souriant avant de déposer un baiser sur ses lèvres.

Le 21 Décembre, 1er jour de vacances pour les étudiants de Poudlard, Horace se rendit chez Maugrey avec Poppy, qui s'absenta donc pour la journée. Elle savait que normalement, il ne devrait pas y avoir de problèmes ce jour-là, elle l'espérait fort. Quand ils arrivèrent chez le trentenaire, il leur ouvra la porte en souriant puis les invita à s'asseoir au salon. Le plus jeune se demandait ce qui amenait son maître de potion ici avec l'infirmière et les regarda, un peu inquiet.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-t-il.

- Rien de grave, rassures-toi. Nous sommes simplement venus discuter. Tu te sens comment ici ?

- Bien, quand Alastor est là. Sinon… Le reste du temps, je dois avouer que j'ai la frousse…

- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? demanda l'Auror.

- Tu avais tellement à faire ces derniers temps, je n'ai pas osé… Désolé…

- Ne t'en fais pas, il n'y a pas mort d'homme. Mais cela ne nous éclaire pas sur pourquoi vous êtes ici, dit-il en portant son attention sur le duo.

- Nous voudrions prendre Lucius en charge. Il retournerait ainsi à Poudlard, sauf que, pour éviter les ennuis avec les autres Slytherins, il sera mit dans une chambre individuelle. Je me suis arrangé avec Albus sur ce point, répondit Horace.

- Mais… Vous êtes un sang-pur, vous ne devriez pas être d'accord avec mon père ?

- Lui et moi nous n'avons pas été élevés de la même façon. Moi ce qui m'importe chez les gens, ce n'est pas leur statut, c'est leur potentiel et leur personnalité. Et toi mon garçon, tu en a un excellent potentiel, que ce soit en potions ou dans les autres matières. Si Abraxas est trop aveugle pour le voir, tant pis pour lui, mais moi je refuse que tu gâches tes chances d'avoir un bel avenir à cause de vieilles idées démodées.

- Vous êtes sérieux ?

- Oui. Mais tu n'es pas obligé de répondre tout de suite. Prends le temps d'y réfléchir, il n'y a pas d'urgence. N'oublie juste pas de m'envoyer ta réponse par hiboux.

- D'accord professeur, j'y penserais, dit-il en souriant.

Il prit sa décision au mois de Février et accepta la proposition du duo. Cela lui fit du bien de retourner au château. Son tuteur lui ouvrit un compte à Gringotts où il put déposer son argent moldu, converti en gallions et il refit sa garde robe. Ainsi, il fit son retour à l'école pour la plus grande joie des amis lui étant resté fidèles malgré le fait qu'il n'était plus un héritier Malfoy. Il avait bien entendu quelques soucis, notamment avec les Gryffondors, mais il pouvait compter sur Horace, et même parfois sur Poppy, pour le tirer d'affaire. Il apprit que cela faisait 10 ans qu'elle avait épousé le directeur de Slytherin, mais c'était un secret gardé à cause de Voldemort. D'ailleurs, il avait aussi conscience que le sang-pur savait quelque chose d'important qui le titillait.

Il le poussa doucement à lui en parler, et quand il apprit tout sur les Horcruxes, il convainquit l'enseignant de mentionner ceci aux Gobelins. Ils vérifièrent les différents coffres, et trouvèrent deux d'entre eux, un journal intime caché dans la voûte des Malfoy, et une coupe de Helga Hufflepuff dans celle des Lestrange. Grace à cela, les créatures purent détecter et collecter les 4 autres : un médaillon ayant appartenu à Salazar Slytherin, la chevalière des Gaunt, et le diadème perdu de Rowena Ravenclaw. Une fois rassemblés, ils furent purifiés et les morceaux d'âme détruits, tandis qu'un discret assassin se chargea d'éliminer la menace qu'était le seigneur des Ténèbres. Avec le temps, les Mangemorts les plus fervents furent capturés et condamnés, tandis que d'autres changèrent d'avis. Quant aux plus jeunes, ils eurent tous pendant quelques mois des séances avec des psycho-mages pour éviter qu'ils ne deviennent de futurs mages noirs en puissance.

Ce ne fut qu'en 1972, dernière année d'étude de Lucius, que tout cela fut pleinement réglé. Ses plus jeunes amis allaient pouvoir suivre leurs cours sans risquer de se faire agresser par un élève et sans un fou dans la nature. Aujourd'hui était que le 7 juillet 1972, date de son anniversaire. Il ignorait d'ailleurs qu'à cette occasion, son professeur préféré lui réservait une belle surprise.

Il avait préparé avec Poppy, dans sa demeure familiale, une petite fête d'anniversaire. Il l'emmena là-bas après le petit-déjeuner, qu'il avait prit chez Alastor, comme il avait passé le Week-end avec lui. Le jeune homme fut étonné quand il vit la banderole marquée : Joyeux anniversaire Lucius. Il n'y avait jamais eut droit chez son père et il n'était toujours pas habitué, même après pas loin de 3 ans avec eux.

- C'est très joli, vous vous êtes surpassés !

- On a pas 18 ans tous les jours.

- Oui, mais je ne suis toujours pas majeur dans le monde moldu.

- En effet. Mais tu as encore bien le temps mon garçon, dit Horace.

- Je sais bien. Cependant, j'aurais aimé… Hum… Parfois… J'aurais souhaité que mon père ne me vire pas de la maison… Je ne sais pas vraiment ce que je vais faire de ma vie maintenant.

- Tu peux toujours compter sur nous.

- Vous n'êtes pas mes parents malgré tout ce que vous avez fait… murmura-t-il.

- Ne t'en fais donc pas pour ça. Allez, ouvre tes cadeaux et mange, cela te feras du bien.

Il acquiesça puis se mit à table avec eux, son dernier cadeau le surpris, c'était une demande d'adoption. Il fut tellement ému qu'il en pleura et alla leur faire un câlin alors que généralement il n'était pas le plus démonstratif des hommes.

- Alors, tu veux bien ?

- Oui ! Comme ça on sera officiellement une famille ! C'est super !

- Parfait alors. Il ne nous reste qu'à signer le tout, dit Horace, en enlaçant tendrement Poppy.

Le lendemain, c'était chose faite et cela fit grand bruit dans le journal. Mais la famille Slughorn s'en fichait bien, ils étaient réunis, c'était le principal. D'autres belles choses les attendaient encore, qui plus est, Lucius commença à travailler au Ministère. Il était un des employés les plus efficaces et se fit vite une bonne place au sein de son service.

Peu avant la fin de l'année 1972, il fut contacté par le directeur de Poudlard, sa mère adoptive avait fait un malaise. Comme Horace était parti en recherche d'ingrédients, et n'était pas revenu, il devait donc veiller sur elle. Il se dépêcha de s'y rendre et la rejoignit à l'infirmerie où elle se reposait.

- Maman ! s'exclama-t-il. Comment tu te sens maintenant ?

- Ne t'inquiète pas mon chéri. Ce n'est rien de grave, Albus a encore dramatisé, comme d'habitude.

- Qu'est-ce qu'il se passe alors ?

- Tu vas avoir un petit frère, ou une sœur, dit-elle avec un doux sourire.

- Quoi ? C'est vrai ?

- Oh que oui, j'ai fais le test. J'ai tellement hâtes de voir la tête d'Horace, depuis le temps que nous avions abandonné l'idée d'avoir un enfant sans l'adopter.

- Je suis content pour vous. Je pensais que j'allais toujours rester enfant unique tu sais.

- Oui mon grand, je me souviens. En tout cas, tu ne le seras plus à partir de l'année prochaine.

- Cela fait combien de temps ?

- Deux mois maintenant. Je saurais si c'est un garçon ou une fille d'ici fin janvier.

- Félicitation. Cette fois c'est de toi qu'on va prendre soin Maman, dit-il avec un doux sourire.

Quand le maître de potion fut de retour quelques heures plus tard, il s'évanouit en apprenant la nouvelle, avant de sauter dans tous les sens. Il embrassa tendrement son épouse et l'étreignit, des larmes de joie coulant de ses joues. Lucius les regardaient tous les deux avec un air heureux et il était impatient de voir leur famille un peu atypique, s'agrandir.

Le 31 janvier 1973, il travaillait tranquillement à son bureau quand une petite note de couleur argentée arriva jusqu'à lui. Il l'attrapa, se doutant d'où elle venait et la lu :

« Ce sera une fille ! Si tu as des idées, n'hésite pas à faire des suggestions. Bonne journée fils. Gros bisous, Maman et Papa »

Il sourit en rangeant le mot dans sa poche et continua sa journée de travaille en sifflotant, ravi de cette nouvelle. Il repensa alors à tout ce qu'il avait vécu depuis qu'il n'était plus un Malfoy, et vraiment, il s'estimait chanceux de ce que Magia lui a réservé, à part le moment dans la rue. Cela, c'était une autre paire de manche. D'ailleurs, il avait gardé contact avec les gens qui l'ont aidé à survivre durant ce temps de sa vie et il leur avait rendu la pareille en leur dégottant un meilleur endroit où vivre, ainsi qu'un travail stable. Grace à cela, il savait qu'il pourra toujours compter sur eux en cas de besoin ce qui était tout bénéf pour lui autant que pour les autres. Il était fier de qui il avait réussit à devenir avec le soutient de ses nouveaux parents. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à attendre la venue au monde de sa petite sœur, puis ses 21 ans, afin d'être majeur tant pour les sorciers que les moldus. Il n'attendait que ça pour révéler à Alastor, les sentiments qu'il éprouvait à son égard. Il espérait juste que le moment venu, l'homme ne le rejettera pas.

Le 10 juin, date prévue de la naissance de sa petite sœur, Lucius attendait dans le couloir d'avoir le droit d'entrer pour la voir, ainsi que ses parents. Son père avait put rester pour la soutenir, mais lui ne pouvait pas. Il n'aimait pas toute cette attente, ça le stressait trop. Quand le médicomage le laissa enfin passer la porte, il soupira de soulagement et vint s'asseoir au bord du lit de sa mère.

- Tout s'est bien passé Maman ?

- Oui, ne t'inquiète pas mon chéri. Regarde, ton père a ta sœur dans ses bras, dit-elle.

Il tourna alors la tête vers son père, installé sur un siège de l'autre côté du lit, tenant une minuscule petite fille au duvet brun.

- Elle est trop mignonne, dit-il. Vous avez choisis quel prénom finalement ?

- Diana, répondit Horace avec un délicat sourire.

- Ce prénom lui va à merveille. Je peux la prendre papa ?

Il la lui plaça délicatement dans les bras et le blond la berça tendrement en lui parlant, racontant des petites choses sur leur famille, sous le regard attendri de leurs parents. Il savait que maintenant ils allaient tous être heureux. La petite était juste un rayon de soleil en plus dans leur vie.

L'enfant grandit bien avec le temps, élevée à Poudlard par ses parents, gâtée par ses oncles et tantes de coeur, alias les professeurs, Hagrid, et même le concierge. Elle était émerveillée, fascinée par tout ce qu'elle voyait, et adorait son grand frère. La plupart du temps, elle était collée à lui quand il était là, ou bien à leur père. Les élèves parfois jouaient avec elle quand ils venaient à l'infirmerie. Certains des plus vieux la gardaient à l'occasion, quand Poppy soignait les blessures de leurs camarades. Les fantômes aussi la surveillaient. Quant à Peeves, il n'osait pas l'approcher, trop effrayé de ce qui pourrait lui arriver s'il osait faire une farce à cette fillette. Quand elle eut 3 ans, son frère osa enfin parler à Alastor de ses sentiments pour lui. Contre toute attente, l'Auror eut un tendre sourire et l'embrassa passionnément dans le coin où Lucius l'avait emmené à l'écart.

- Toi aussi tu… commença-t-il.

- Tais-toi et profite, répondit l'autre, avant de lui offrir un autre baiser.

Le blond se laissa aller dans ses bras, rassuré, plus personne ne le rejettera maintenant qu'il avait l'homme de sa vie à ses côtés. Tout allait pour le mieux, son vœu fait au Noël passé s'était réalisé, il avait enfin tout ce qui lui fallait. L'avenir leur tendaient les bras.