Le jour suivant, enfin !
Ses affaires prêts, Oropo put enfin rentrer à Emelka via le zaap. Les Dieux vinrent à sa rencontre pour lui dire "au revoir", lui donnant quelques petits cadeaux comme des fruits frais pour le voyage ainsi que des messages à transmettre à leurs enfants.
De Osamodas, il reçut un drôle de paquet avec des trous.
- C'est pour Coqueline, expliqua-t-il, elle doit l'ouvrir dehors dans un espace assez vaste. Elle sera contente quand elle le verra.
- Je vois. D'accord, je lui donnerai.
De Xelor, il reçut une étrange petite télécommande.
- Tiens, si t'as envie de rajeunir ou vieillir en cas où.
- Merci.
«Ça plaira sûrement à Yugo»
De Crâ, il reçut un arc.
- J'ai appris que tu as une amie crâ, tiens, ça lui sera sûrement utile. C'est nettement plus résistant que n'importe quel arc. Si jamais elle casse la sienne.
- Oh, merci, elle en sera énormément ravie!
L'arc en question était assez joli en design, pas trop divin mais pas trop banal non plus, juste joli.
Eniripsa, Osamodas et Feca lui donnèrent chacun une lettre à destination de leurs enfants Demi-Dieux.
- C'est pour qu'ils sachent qu'on ne les oublie pas et jamais on ne les oubliera, ce sont nos enfants après tout.
Il mit tous ces cadeaux et les trois lettres dans son havre-sac, les fruits seront dans un sac à provisions puis dans l'havre-sac.
Ainsi, Oropo leur dit "au revoir" et entra dans le zaap, direction : la maison.
Chibi s'était jeté sur l'eliotrope avant même que celui-ci n'eut le temps de dire "Ouf" juste après qu'il ait posé le pied à Emelka.
- Grand frère!
Suivi de près par Grougal qui le fit tomber sous son poids.
- Tu nous as tellement manqué!
- Oui... moi aussi... dit-il, sonné.
Les jumeaux se sont poussés après avoir fait un câlin à leur frère, celui-ci se releva en réajustant son capuchon qu'il avait mis sur sa tête avant de partir. Il constata que les enfants étaient seuls pour l'accueillir.
- Tiens? Yugo et Ad' ne sont pas avec vous?
- Ils sont à la maison... répondit Chibi.
- ... en train de consoler Amalia. compléta Grougal.
- Amalia?
Il rentra à l'auberge du Bouftou Croustillant avec les jumeaux qui semblaient inquiets pour la princesse.
«J'espère que ce n'est pas ce que je pense vu sa situation... La pauvre...» pensa inquiet Oropo.
Et c'était ça qu'il avait pensé que ce qu'avait été confirmé par la princesse elle-même : le roi Sheran Sharm est mort.
Amalia en était dévastée, assise au comptoir. Echo l'avait pourtant prévenu qu'il risquait de faire une rechute, qu'elle en était consciente et ce fût le cas. Elle avait eu le temps de lui dire "au revoir" quand elle avait su que la dernière heure de son père était arrivé et ça l'était.
Comme la fois dernière, elle hésitait soit avoir du réconfort auprès de ses amis, soit être seule pour faire son deuil. Et évidemment, Evangelyne avait insisté pour pas que sa meilleure amie se morfond dans sa chambre à broyer du noir et l'a invité à aller à l'auberge d'Emelka afin d'être soutenue.
Elely qui, d'habitude, était plutôt vache avec la princesse, la réconforta de manière sincère et du mieux qu'elle peut. Elle avait failli perdre son père à elle donc elle sait plus ou moins ce que c'est. Avec Flopin, elle lui tapota gentiment le dos.
Les autres, aussi, la réconfortaient.
Le moment était peut-être mal choisi pour Oropo de donner les lettres à Coqueline et Echo. Il dût attendre que l'atmosphère soit légèrement plus ensoleillé pour le faire. Même si, dans ces lettres, il y avait juste des messages d'amour parental.
«À l'heure qu'il est, Armand est couronné roi. Ils n'auront pas perdu de temps. J'espère qu'il sera aussi bon roi que son père...»
Une fois le chagrin passé, Amalia aperçu Oropo.
- Ah. Salut, Oropo. Alors, c'était comment ce séjour chez les Dieux?
- Bien... J'ai appris des choses... Et... toi? Ça va, Amalia?
- Ça va... dit-elle en séchant ses larmes et en reniflant un peu. Ça va... T'en fais pas pour moi...
Puis elle lui sourit, signe que tout va bien.
Oropo resta empathique envers la princesse.
- Je suis désolé pour ton père, Amalia... Mes condoléances...
- Merci de me soutenir, c'est vraiment gentil. Merci à tous.
- Ce n'est rien, Amalia. lui dit Yugo. On te soutient quoiqu'il arrive.
Oropo sortit les deux lettres et en donna une à Echo et une à Coqueline ainsi que le paquet troué. La troisième lettre, il ira tout à l'heure chercher Black Bump. Pour l'instant, il attendit la réaction de ses deux amies à ces lettres.
Coqueline était intriguée par ce mystérieux cadeau fait par son père, une étiquette accrochée "de la part de ton Papa Osamodas, à ouvrir dehors" était écrit dessus.
Ses yeux se mirent à briller d'excitation et elle se précipita dehors pour ouvrir son cadeau. Elle regarda s'il y avait assez d'espace, s'éloigna de l'entrée de l'auberge et commença à déballer son cadeau.
Tristepin était curieux de savoir pourquoi Coqueline évaluait l'espace au sol, il décida de s'approcher d'elle.
- NON! N'approche pas tout de suite! lui prévint-elle au loin. Attends que je l'ai ouvert!
- Mais pourquoi? dit-il, confus.
- Juste attends!
Cervelle de iop comme il était, Tristepin s'approcha de Coqueline qui ouvrit son paquet cadeau et en sortit un... gobgob.
Elle lança celui-ci en l'air après l'avoir fait tournoyer par la queue.
- Je t'aurais prévenu.
POUF!
D'un coup, Tristepin fût éjecté par un gros nuage de poussières épais, celui-ci se dissipa et révéla un ÉNORME crapaud mufle! Le iop avait atterri de l'autre côté de l'auberge. En sortant, la confrérie du tofu put admirer ce fameux cadeau offert à Coqueline par Osamodas.
La petite fille était extrêmement contente.
