Lali-oh~ Je n'ai pas assumé ma NaNo. Voilà. Maintenant je peux parler d'autre chose calmement. J'ai pas su, au milieu du mois, atteindre la moitié de l'objectif… mais, soit, ça n'empêche pas que je suis là pour écrire. Je pensais la mener à bien, mais je vais juste cumuler les mots qu'il me reste jusqu'à la fin du mois. En plus, c'est pas du tout de ma faute, c'est celle d'Oikawa. Mais keskiféla ? Bah Ushijima et Oikawa quoi, s'il-vous-plaît… cette histoire parle d'elle-même. L'histoire éternelle, qui touche de son aile, la Belle et la bête. V'voyez ?
Pour le chapitre 11, je ne savais pas ce qu'allait faire Bokuto, à l'heure où j'écris, je suis en mode maman ronronnante, alors il ne fera rien que je puisse regretter, et lui avec. En pensant à cet appel téléphonique, j'ai pensé au déroulement d'une bonne partie du chapitre, surtout qu'on entre dans la seconde moitié, je pense, de la fiction, alors il est temps d'avancer. La finalité de cette fanfiction sera l'entrée de Kei à l'université, vous savez tout.
Bon, entre ce blabla et celui-ci, maintenant de suite, de l'eau est passée sous les ponts. Je sais on ne dit pas ça. En dehors de la NaNo que j'ai totalement ratée, je me suis lancée un pari stupide, et je ne sais pas ce que ça va donner x'D je verrais d'ici la fin 2021… Je vous en dirais plus bientôt ! Je pense, si je m'y tiens, on sait déjà ce que ça donne… NaNo2020… adieu.
Sur ce, bonne lecture !
Au départ, le blond s'était attendu à se faire disputer comme jamais. Les premières secondes, il n'avait entendu que des bruits de fond, comme si son interlocuteur l'appelait sans avoir touché son téléphone. Il devait dire également qu'il n'avait pas parlé en décrochant non plus. La soirée était déjà bien entamée et il ne se demandait pas pourquoi le champion de Fukurodani l'appelait, il le savait.
-Bokuto-san ?
-Ah ! Tu es vivant, c'est bien. C'est bien… Akaashi, il est vivant, susurra le garçon au téléphone.
Kei entendit la voix lointaine du passeur, sans distinguer ce qu'il avait répondu. Il n'en fit pas la remarque, se contentant d'attendre que l'autre continue de lui parler.
-Kuroo aussi est vivant, c'est cool hein ?! Enfin, je crois…
-Tu crois que c'est cool, ou qu'il est vivant ?
Pas de réponse. Soit. Il attendit encore, il entendait les deux autres zigotos parler entre eux, toujours sans comprendre ce qu'ils se racontaient. Honnêtement, ça l'épuisait. Il était sur le point de s'endormir et avec ça, son cycle de sommeil allait doucement passer sous son nez et merci pour le retrouver.
-Bon. Reprit Bokuto. Hier soir Tetsu est venu à l'appartement et il nous a dit que vous vous étiez un peu disputé.
-Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une dispute. Nous n'avons pas crié.
-Il se sentait vraiment mal.
-J'imagine… j'ai tenté de communiquer avec, mais je ne sais pas y faire et… j'ai été brusque avec lui. Je voulais le laisser tranquille le temps de se remettre. Et je ne sais pas si je dois le laisser revenir, ou moi lui parler. Mais s'il ne me répond pas, ou qu'il me demande encore du temps, je vais me sentir mal aussi, et je ne sais pas si je vais encaisser ça. Parce que le refus ou l'ignorance c'est quelque chose de douloureux, mais je ne veux pas lui donner l'idée que je n'en ai rien à faire et que je le laisse dans le noir comme ça, sans un mot. C'est juste que je pensais le laisser tranquille, moi, je n'ai rien contre lui, et je ne pense pas qu'on va dans le mur, ou qu'on va rompre, ou quoi que ce soit de ce genre…
-Tu veux rompre avec ?
-Non !
Il s'était emballé en lui expliquant tout ça, parce qu'il paniquait. D'ailleurs ce non qu'il venait de lui crier était totalement désespéré. Est-ce qu'il venait réellement de propulser son couple à sa fin ? Kuroo lui manquait… il lui manquait juste terriblement fort, trop. Il aurait aimé prendre le bus, peut-être dix minutes, et aller dans un autre quartier, jeter des cailloux contre la vitre de sa chambre, parce qu'il crevait d'envie de le voir.
-Tu lui as dit que tu ne pourrais pas aimer quelqu'un que tu ne connais pas. Tu nous l'as dit aussi, à Akaashi et moi. Mais, tu n'as pas l'impression que c'est trop tard pour dire ça ?
-Je ne sais pas.
-Il est temps que tu réfléchisses correctement à ça alors.
Cette fois-ci, le ton de Bokuto était plus ferme et assuré. Kuroo et lui, il ne savait pas depuis combien de temps ils se connaissaient, mais en tout cas ce n'était pas depuis hier et une vraie relation c'était installée entre les deux, c'était normal que ce type en prenne la défense. Néanmoins, ça ne devait pas faire parti du plan car Akaashi le sermonnait tout bas, de loin, et finit par prendre le téléphone.
-Tsukishima ? Ne fais pas attention à Kotaro, il est un peu… difficile ces derniers temps. Il fait beaucoup de caprices…
-D'accord. Mais… il n'a pas tort. Je devrais y réfléchir avec plus de sérieux.
-Non, ne te prends pas la tête. Je veux simplement que tu comprennes que, si toi tu as du mal à te poser les bonnes questions et que tu fuis tes sentiments, Kuroo, de son côté, a du mal à saisir l'aide qu'on lui offre. Vous êtes des cas désespérés tous les deux et vous ne savez pas encore comment communiquer.
Le blond ne répondit pas, Akaashi avait ce petit côté qui lui rappelait Sugawara, un peu effrayant sur les bords et très terre à terre. D'un autre côté, il était très intelligent, sur beaucoup de plans, et sur le fonctionnement des personnes qui l'entourent en général. Avoir Akaashi près d'eux était en quelques sortes une aubaine.
Il s'installa confortablement avant de se relever et faire les cents pas dans sa chambre. Ce qui n'échappa pas au brun, qui entendait le bruit qu'il faisait soudainement.
-Il va être tard maintenant. Ne lui en demande pas trop, et à toi non plus. C'est difficile, parce que de ton côté tu n'as pas quelqu'un qui peut te défendre et appeler Kuroo pour lui faire comprendre ces choses, tu es seul à te battre, alors ce n'est vraiment pas simple, mais n'oublie pas de penser à toi.
Sa gorge se serra un peu. Il remercia les deux autres comme il se doit et finit par raccrocher, toujours debout en plein milieu de sa chambre et de la soirée. Toc. Tetsuro ne lui avait pas répondu une seule fois de la journée… pas parlé serait plus correct, à vrai dire, comme il l'avait expliqué, il n'avait pas non plus cherché à le joindre. Toc. Il jeta un œil vers sa fenêtre. La soirée avait déjà débuté, mais dehors il faisait encore relativement clair, c'était l'un des mauvais côté de l'été. Pas qu'il se plaigne de cette saison, mais il aurait préféré rester tranquillement, dans le noir, sans avoir à s'étouffer avec d'épais rideaux alors qu'il faisait si bon dehors. L'automne était bien plus facile.
Puis, sans s'y attendre, il sursauta en entendant un immense fracas de bris de verre. Le pire c'était sans doute que ça venait de sa chambre. Angoissé par l'éventualité d'une mauvaise surprise, il s'avança jusqu'à ladite fenêtre et observa avant de froncer les sourcils.
-Désolé… j'ai lancé des cailloux, mais tu n'as pas entendu…
-Tu as cassé ma vitre ?
-Le dernier était trop gros. Je crois.
-Tu crois ?! Tu as cassé ma vitre, Kuroo !
Pour toute réponse, le brun eut un large sourire qui n'avait pas l'air du tout désolé. Bien que ça ne soit en aucun cas une vengeance, il avait cassé sa fenêtre ! Qu'est-ce que sa mère allait bien pouvoir dire maintenant ? D'ailleurs, c'était même étonnant que ni elle, ni Akiteru, ne se soit précipité dans la pièce pour demander quoi ou qu'est-ce.
-Descend, Tsukki !
-Tu fais chier…
Le blond avait encore soupiré longuement, et il n'avait rien voulu montrer, mais voir la frimousse de son petit-ami lui avait réchauffé le cœur plus encore que ces soirées d'été. Il descendit à la hâte, en disant vouloir s'aérer et se précipita à l'arrière, là où donnait sa fenêtre. Kuroo l'attendait encore, l'air hébété et embêté par cette histoire de fenêtre.
-Dans les films, ça fait pas ça. A chaque fois, l'autre répond avant que ça ne casse.
-Dans les films, reprit le blond en ajustant ses lunettes, ils ne sont pas aussi idiots.
-Tu me trouves idiot ?
Kei leva les yeux au ciel et finit par s'approcher de l'ancien capitaine de Nekoma avec un léger sourire. Autant il s'était inquiété tout au long de la journée, mais en le voyant, aussi benêt, devant chez lui, avec tout ce trajet qu'il avait dû faire pour rien en plus, il avait senti toutes ces appréhensions s'envoler.
-Et dans les films, celui qui caillasse la vitre rapporte des fleurs, ou des chocolats.
-J'ai mangé les chocolats dans le train. Mais je peux toujours aller te cueillir des fleurs pendant notre promenade.
-Je ne veux pas me promener. Tu vas rentrer dans cette maison, Kuroo, et expliquer à ma mère pourquoi la fenêtre de ma chambre est cassée.
-Oh… pas chaud.
Encore une fois, Kei leva les yeux au ciel, mais ça l'avait amusé. Il prit le visage du brun entre ses mains et l'embrassa doucement, pour le saluer. Ils n'avaient pas encore parlé, et ça se voyait sur le visage du plus petit qu'il en mourrait d'envie. Ce qui était rare en soit, et aussi une petite victoire. Malgré leur dispute, c'était le seul élément qui faisait tâche.
-On sera plus à l'aise dans ma chambre pour discuter. Surtout dans le lit, n'est-ce pas ?
-Tu viens de me faire un clin d'œil, Kei ?
-Hm… peut-être.
Kuroo lui saisit le bras et l'étreignit avec quelque chose qui ressemblait à une mélange de soulagement et de désespoir. Il sentait, à son inspiration, le besoin de sentir le blond contre lui, de le serrer, de s'imprégner de son odeur. Et à son expiration, chacun de ses muscles se décontracter, comme quand on rentre chez soi après un long voyage, qu'on retrouve notre bulle, notre monde, ce dont on a besoin.
-Je vais présenter mes excuses à ta mère.
Quand Kuroo entra dans la maisonnée, il fut bien accueillit, la nouvelle un peu moins, mais par chance -celle qu'il décrivait comme étant dans les films encore une fois-, sa mère avait prévu de changer les menuiseries dans l'été. Ca viendrait juste plus vite que prévu. Ensuite, elle lui avait ordonné de manger en se souvenant du trajet qu'il avait du faire et ils avaient discuté, brièvement, avant de les laisser s'en aller.
Evidement, elle avait refusé qu'il prenne le train de nuit pour partir. Il passerait la nuit ici et s'accommoderait de la présence de Kei. Ceci étant dit, ça ne le dérangeait pas le moins du monde.
Accessoirement, il avait ajouté que la prochaine fois, il pourrait sans doute se permettre de venir en voiture. Son permis se passait bien et il n'était pas loin de le passer. Ne restait plus que cette question de voiture.
En montant, ils étaient restés silencieux, ils n'avaient pas fait trop de bruit, dans la chambre, encore une fois, ils s'étaient installés dans trop parler. Puis le blond l'avait poussé dans le lit, s'allongeant à moitié sur lui par la suite, la main délicatement posée sur le torse du brun.
-Je t'en ai trop demandé d'un coup. Et j'ai clairement manqué de tact. Je ne fais pas attention à ce que je dis, ni comment, ni à qui d'habitude.
-C'est comme ça que je te préfère, Kei, dit l'autre en posant sa propre main sur celle du blond, étreignant ses fins doigts. Je ne te demande pas de changer.
-Mais je devrais faire attention. Puis, je ne suis pas tout à fait à l'aise, c'est la première fois pour moi, que je découvre le couple, et ses inconvénients.
-Sans la distance, ça serait vraiment génial, hein ?
Tsukishima redressa un peu la tête et observa les traits de Kuroo, retraçant sa mâchoire des yeux et s'attardant sur ses lèvres. Embrasser Kuroo tous les jours, le voir souvent, pouvoir juste prendre le temps d'être avec lui… rien que cette petite phrase lui donnait envie, et le laissait entendre à quel point cette distance était déjà un point qui semblait le torturer.
-Si on tient la route, commença le blond en se redressant, on envisagera la vie à deux. Je ne suis pas du genre à m'avancer et me projeter. Mais si grâce à toi je sais ce que je veux faire professionnellement, je pense qu'à force, je le pourrais aussi personnellement.
-Tu sais, je ne t'ai jamais dit, mais j'ai trouvé ma carrière grâce à toi. Je veux dire, t'aider, me rendre compte de ton potentiel alors que personne n'y voyait rien, pas même toi, ça m'a ouvert les yeux. Et que tu décides de te plonger dedans, au-delà du lycée, ça m'a vraiment renforcé dans mes convictions. Je veux changer les choses. Tu as en face de toi un tout nouveau Tetsuro.
-En dessous de moi.
-Ne chipote pas avec les mots.
-Avec quoi alors ?
-Avec moi.
-Obsédé.
-Je ne parlais pas de sexe. Mais si tu insistes…
Le blond sourit et s'écroula sur le brun, lui arrachant un soupir forcé. Puis il senti la main forte de son petit-ami dans ses cheveux en bataille et ils restèrent quelques longues secondes sans rien se dire, Kei écoutant le lent battement de cœur, réconfortant. Il voulait qu'il batte encore comme ça pour lui…
-J'ai cru que tu allais me quitter.
-Je l'ai cru aussi. Mais j'en suis incapable, je ne suis pas du genre à jeter facilement, je retape et je répare avant.
-Je te vois avec une salopette de mécanicien et tes mains plaines de cambouis.
Le blond leva les yeux au ciel et cette fois-ci, il s'allongea tout à fait sur Kuroo, assez haut sur lui afin de pouvoir l'embrasser quand bon lui semblait, ou pour le faire taire quand il disait des bêtises bien plus grosses que lui.
-Je ne te presserais plus comme ça, pour ces raisons-là. On a besoin de temps, autant l'un que l'autre. Et c'était parfaitement injuste car tu fais beaucoup d'efforts, plus qu'avec n'importe qui d'autre. Je sais, en plus, que ce sont des choses qui prennent du temps, et je me suis laissé submergé par mon impatience. J'aimerais tout avoir tout de suite, je suis un flemmard des entraînement et des efforts. Tu sais, comme ces femmes qui font régime et veulent avoir perdu deux kilos après le premier jour seulement.
-Je vois, exactement, Kei, répondit l'autre en posant ses mains sur ses fesses sans détour. Je vais continuer mes efforts, les mêmes, je ne peux pas pousser mes nerfs plus loin que ça, il m'a déjà fallu quelques mois, et une leçon de morale d'Akaashi, pour accepter que j'ai besoin d'aide, et que je dois accepter la main que tu me tends. Mais je tâtonne, et je ne sais pas comment faire.
-Akaashi est terrifiant. Bien plus que Bokuto.
Kuroo rit légèrement et reçu un baiser pour la peine. Sans doute faisait-il trop de bruit. Il allait tester à nouveau.
-Il mène Kotaro par le bout du nez, il est pire encore que terrifiant. C'est un cauchemar à lui seul. Il a un pouvoir incroyable, et ça s'étend sans doute parce qu'on sait qu'il matte aisément un mec comme Kotaro.
Le blond ne répondit pas. Leur discussion était brouillonne et brève, mais les mots simples et très ouverts se suffisaient à eux même. Leurs regards échangeaient aussi beaucoup sans avoir besoin de ne rien dire, et leur présence, l'un et l'autre, semblait alléger l'ambiance autour d'eux. Les caresses en entraînant d'autres, ils avaient finit par se câliner tendrement, en blaguant un peu, parlant de tout et de rien. Des cours que le brun sauterait demain, de l'association de volley qu'il voulait rejoindre car ça lui manquait, et d'autres choses diverses.
Ensuite, ils avaient fait l'amour, tendrement, comme pour se retrouver. Autant physiquement que mentalement. Ils avaient fait attention à prendre soin l'un de l'autre et assurer par les gestes et leur rapprochement, que ce n'était rien d'autre qu'un mot plus haut que l'autre.
Après ça, Tetsuro avait même envoyé un sms à Bokuto pour lui dire que tout allait bien et qu'il n'y avait pas mort d'homme. Puis il avait expliqué en long et en large à quel point ces deux là étaient bipolaires. Car, autant ils avaient passé leur temps à le réconforter, mais également à lui faire la morale. Ils avaient encore parlé et rit, juste un peu, avant de se faire enlever par le sommeil et le léger bruissement du vent chaud dans le feuillage, à travers cette fenêtre brisée.
D'ailleurs, ce fut la première chose que le blond vit en se réveillant le lendemain. Le corps repus et l'esprit reposé. Kuroo à ses côtés, la tête enfoncée dans ses oreillers. Il allait repartir, mais avec le sentiment que ça allait se passer correctement cette fois-ci.
Ceci est un chapitre court. Cette première dispute a aidé à débloquer les choses, dans le sens où maintenant je suis plus aisée pour sauter des périodes et les faire avancer dans le temps et amener, à différents moments de leur couple, d'autres péripéties. Dans tous les cas, j'espère qu'il vous aura plu. Il est plus facile à absorber et plus léger que les autres, j'ai besoin de douceur dans ma vie, ok ? Et j'avais besoin qu'eux m'apportent de la douceur via mon clavier. Ceci dit, mon clavier est doux… enfin… pas doux genre du velours dans le bon sens du poil, mais genre, lisse. Bref.
Bichons et coquillettes ! Le mot du jour est : grizzli. Bye !
