L'amour d'un père

Chapitre 12

*Le petit coin des reviews*

Miss MPREG : Merci, je corrigerais ça, c'est gentil de me prévenir ^^ Dumbledore et sa réaction vont bientôt arriver aussi, j'espère que tu aimeras ! Je pense que Tom peut voir les sombrals pas forcément à cause de sa mère mais surtout de son enfance… Il a tué un lapin, apparemment montré des choses affreuses dont on ignore un peu la nature à d'autres, et je me représentais l'orphelinat des années trente comme un lieu où il pouvait facilement y avoir des enfants mourant. Oh, en fait je pensais intégrer Minerva à cette histoire, il me semblait qu'elle avait juste un an de plus que Tom ? Je vérifierai ! ^^ Merci en tout cas de toujours laisser des commentaires auxquels j'ai plaisir à répondre !

ASIE : Merci à toi !

Amaniel : Merci beaucoup pour ta review, contente que cette petite histoire te plaise, et bonne lecture !

April : Thank you ! Well, who knows, maybe that will happen ;)

LiRonic678P : Oui, Dumbledore n'est pas un méchant dans cette fanfiction mais pour moi il a toujours eu pas mal de choses à se reporcher pour un homme qui apparemment sait toujours tout ! Merci d'avoir laissé un commentaire !

Rayan du Griffoul : Merci, même si côté retard par contre cette fois-ci j'ai fait fort :'(

Pims10 : Oui, la guerre éclate ! Merci pour ta review ^^

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S'il y avait bien une chose qui aurait mis d'accord tous les résidents du manoir Jedusor, que cela soit ses maitres ou bien les domestiques, c'est que l'immense maison avait retrouvé un calme presque pesant depuis le départ de Tom Junior. On aurait pu croire que l'absence d'une seule personne parmi tout ce beau monde n'aurait pas causé tant de différence mais en réalité, à peu près tout le monde interagissait avec le jeune garçon d'ordinaire et il fallait aussi dire que le couple d'aînés et leur fils étaient moins bavards et moins expansifs lorsqu'ils n'étaient qu'entre eux trois.

Sans doute était-ce pour cela que Mary Jedusor, lassée de cette ambiance platonique, avait depuis quelques temps décidé d'enchainer les visites chez les ladies des environs. Sans doute était-ce aussi pour cela que, rendant visite à mademoiselle Barton et croyant bien faire, elle avait proposé à la jeune femme de lui organiser un rendez-vous avec son fils. Bon certes, les bonnes raisons de cette invitation étaient-elles nombreuses : Cécilia était une femme qui avait épousé un riche banquier après la fuite de Tom avec Mérope pour éviter un scandale lié à ses fiançailles rompues – et en avait elle-même causé un quelques années plus tard avec un divorce qui n'avait pas manqué de faire jaser. Apparemment, la jeune femme, très en faveur des mouvements féministes de leur époque, n'avait alors pas apprécié que son époux aille trouver plaisir ailleurs que dans leur lit. Tenter de redresser es relations laissées en suspensions entre son fils et cette femme qu'elle avait toujours apprécié lui avait donc semblé justifié mais il en était visiblement tout autrement pour Tom Sr lorsqu'elle se décida à lui faire part de son initiative.

-Mais enfin, mère ! Je n'ai aucune envie de rencontrer Cécilia à nouveau – ou quelque autre femme que cela soit, en passant. De quel droit avez-vous fait cela sans même me demander mon avis ?

-Parce que, Tom, il était évident que tu aurais refusé sans même y réfléchir !

-ll n'y a rien à réfléchir, c'est tout décidé.

-Je ne peux pas annuler cette invitation à présent, ce serait impoli ! s'offensa la matriarche. De toute façon, tu n'as rien à y perdre, je ne t'ai pas demandé de la courtiser non plus, enfin…

-Mais vous aimeriez bien, avouez-le. Je l'ai croisée à Great Hangleton il y a quelques mois, et elle n'a pas l'air d'avoir bien changé. Toujours aussi…

-Charmante, n'est-ce pas ? Et puis, tu devrais penser que la présence d'une femme dans ta vie devrait plutôt faire du bien à Junior !

-En fait, j'allais plutôt dire méprisante, et puisque vous incluez Junior dans cette conversation, son existence semble plutôt l'avoir refroidie ce jour-là. Et honnêtement, je doute que lui-même aie grande envie d'une belle-mère, et surtout pas si tôt – nous avons à peine eu un mois pour faire connaissance !

-Pour autant, tu ne peux pas t'arrêter de vivre aussitôt qu'il remet les pieds dans ce pensionnat. Elle n'est pas si terrible que tu ne le dis voyons ! Elle aussi a eu des enfants avant son divorce, qui a au moins eu le mérite de la laisser dans une situation financière plus que confortable soit dit en passant. Peut-être même sa présence aurait-elle du bon pour le petit…

-Non, la coupa son fils. Ça ne ferait de bien ni à Tom, ni à moi, et c'est un sujet clos.

Mary finit par soupirer de déception. –Fais-le au moins pour moi, Tom, s'il te plait. Ça ne t'engage à rien et je ne peux vraiment pas décommander pour demain...

-Parce que vous avez attendu le dernier moment pour me le dire, et vous saviez très bien ce que vous faisiez, rétorqua le plus jeune. Mais soit. Une après-midi, mère, une seule, et cessez de jouer les entremetteuses dans mon dos !

Si son fils affichait d'ores et déjà une grimace peu réjouie à la pensée de la visite qui se profilait, sa mère elle, ne put retenir un sourire de satisfaction. On aurait beau dire, ces enfants, qu'ils aient cinq, vingt ou trente ans, leur mère saura toujours s'y prendre pour obtenir ce qu'elle veut !

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Loin de là et des manigances de sa grand-mère, Tom Junior se demandait plutôt qui était l'idiot qui avait décidé que l'herbologie devait faire partie du tronc commun et ne pas être une option accessible partir de la troisième année. Vraiment, il allait devoir encore attendre un an pour l'arithmancie, mais cette discipline qui consistait en gros à se salir les mains de terre pendant une heure alors que toute la théorie sur la plate étudiée était balayée en cinq minutes était obligatoire ?

Il remerciait d'ailleurs mentalement son père de lui avoir acheté plusieurs robes d'uniforme cet été-là, parce qu'il était sûr qu'il serait dans un état épouvantable à la fin de ce cours, et sa maitrise approximative du sort récurvite ne lui avait jamais permis de se débarrasser totalement de la saleté jusqu'ici. D'autant plus que le soir même devait avoir lieu la traditionnelle fête d'Halloween, arriver à table dans des vêtements sales ne serait pas correct. Le professeur avait ce jour-là guidé sa classe de deuxième année de Serpentard et de Poufsouffle dans les serres de l'école, les forçant à traverser de la pelouse transformée en bourbier par ce mois d'octobre particulièrement pluvieux. C'est sous le sourire goguenard du professeur – un homme dont un élément perpétuel de l'apparence était sans aucun doute la terre qui recouvrait soit son visage, ou ses cheveux, ou ses vêtements, ou son drôle de chapeau marron – que les élèves avaient découverts une trentaine de pots de plantes gémissantes et une montagne de cache oreilles.

-Bien. Pour ceux d'entre vous qui l'ignoreraient, ces magnifiques petites plantes sont des mandragores… Un ingrédient légendaire, qui peut beaucoup servir en potions et remèdes. Qui n'a jamais entendu parler des philtres d'amour qu'elles permettent de mettre au point aussi ! Mais elles sont surtout très précieuses, délicates, fragiles !

Vu l'aspect franchement rustre de la plante, Tom n'aurait probablement pas usé de ces qualificatifs.

-Mais, repris le professeur, ces jolies petites choses doivent maintenant être rempotées dans un terreau frais pour conserver toutes leurs propriétés. Elles ne seront mûres pour être utilisées que dans quelques mois. Et, vous allez vous en charger. Je vous préviens, soyez fermes mais pas brutaux ! Je vous ai déjà montré plusieurs fois comment rempoter une plante plusieurs fois cette année, monsieur Avery, je sais, mais ne commencez pas tout de suite ! le rabroua le professeur en élevant la voix.

Le mécontentement honteux qui s'afficha sur le visage rembruni de son camarade alors que tout le monde s'était retourné fit fort plaisir à Tom. Quelques Poufsouffles dont Avery faisait régulièrement ses victimes riaient doucement.

-Bien. Comme je le disais, vous allez tous m'enfiler une paire de cache-oreilles si vous voulez éviter de devenir sourd quand vous retirerez vos mandragores de leurs pots. Au travail !

Ah, oui. C'était aussi une des raisons pour lesquelles Tom n'affectionnait pas particulièrement ni l'herbologie ni celui qui l'enseignait : il ne posait jamais de questions aux élèves. Ce qui faisait que dans ce cours, on pouvait perdre des points... mais pratiquement ne jamais en gagner.

Réussir à récupérer un cache-oreille et à rejoindre une place dans l'effervescence générale représentait un défi. Tom détestait être poussé, pris dans une cohue d'élèves qui allaient de tous les côtés. Les Poufsouffles en particulier n'étaient pas dégourdis pour prendre leurs plantes, s'attachant à marcher jusqu'à leurs tables avec une délicatesse infinie, le pot à bout de bras. Quant aux Serpentards, ils ne se précipitaient pas pour récupérer du terreau. Les filles faisaient des jérémiades écœurées et les garçons semblaient aussi rechigner, regardant Tom d'un mauvais œil quand il osa leur passer devant, exaspéré d'attendre.

Tom s'assura que son cache-oreilles était fermement planté sur sa tête avant de s'intéresser à la plante qui ressemblait presque à une créature en racine avec ses petits bras qui s'agitaient, étudiant le moyen le plus efficace et rapide de la dépoter en évitant que les cris perdurent. Même à travers l'énorme épaisseur qui recouvrait ses oreilles, il pouvait sentir son tympan trembler à chaque fois qu'un des élèves arrachait une plante de son pot, la proximité amplifiant le phénomène.

Il avait patiemment retiré le vieux terreau et rempli un pot propre quand il retira sa mandragore d'un coup sec. La bouche de la plante – qui ressemblait d'ailleurs plutôt à une fente – s'ouvrit aussitôt dans un horrible petit cri et se débattit. Tom avait du mal à la garder dans ses mains et mourrait d'envie de la laisser tomber par terre, pour la peine, quand quelqu'un se glissa derrière lui et il sentit les épais cotons qui protégeaient ses oreilles disparaitre. Aussitôt, un son strident le terrassa. Il ne voyait même plus le monde autour de lui. Par réflexe, il lâcha la pauvre mandragore qui s'écrasa au sol et voulut porter les mains aux oreilles… Mais n'en eut pas le temps. Il tomba dans un trou noir, inconscient.

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Quand Tom se réveilla enfin, ce fut pour ressentir une affreuse migraine. Rien qu'ouvrir les yeux fut pénible, à peine voyait-il un rayon de lumière qu'une douleur lui vrillait le crâne. Il était confus, assez désorienté. Où était-il ? Il aurait voulu se redresser pour observer autre chose qu'un plafond blanc et observer les environs, mais rien que de tourner la tête le dissuada de tenter de bouger davantage.

-Ah, enfin réveillé monsieur Jedusor ! Comment vous sentez-vous ? fit la voix autoritaire de l'infirmière alors qu'elle se penchait au-dessus de lui en agitant sa baguette.

-J'ai mal à la tête… marmonna le garçon. Quelle heure est-il ?

-9h30, mon petit !

-Quoi ? Mais… Le cours d'herbologie était à 14h ! s'affola-t-il. J'ai perdu la mémoire ?!

-Absolument pas. Juste fait une belle nuit de 19h vous en aviez besoin.

Tom l'avait regardé incrédule et avait fini sa journée désespéré en pensant à la montagne de cours qu'il allait devoir se débrouiller pour rattraper. Jamais les autres Serpentards de son année n'accepteraient de l'aider. Et en plus, constata-t-il amèrement alors que son ventre gémissait de faim, il avait loupé le banquet.

Il eut enfin une bonne surprise cette année-là quand un garçon blond pénétra, les bras chargés, l'infirmerie pour aller jusqu'à lui, à son grand étonnement.

-Salut ! fit le garçon qui arborait fièrement la cravate de l'écusson de Serdaigle. Je m'appelle Lysander Lovegood. On a cours d'histoire de la magie ensemble. Et aussi de potions. Et de sortilèges. Bref, je me suis dit que je pouvais t'apporter les cours que tu as manqués hier ! Et ceux d'aujourd'hui aussi si tu veux, enfin, quand je les aurais.

Tom en resta ébranlé quelques secondes avant de réussir à répondre :

-Merci. C'est… gentil.

Et il était sincère.

-De rien ! fit l'autre garçon avec un grand sourire ravi. -Oh, les elfes m'ont donné un tas de trucs qui restaient hier soir ! On en mange ensemble ?

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Ce matin-là ne commençait déjà pas particulièrement bien pour Tom Jedusor Senior. Il s'était levé en grognant, se rappelant de ce qui l'attendait cette après-midi-là. La visite de son ex-fiancée. D'une, il n'en avait pas particulièrement envie, et de deux, il la redoutait. Ils ne s'étaient jamais confrontés sur l'humiliation qu'elle avait dû subir à la suite de son départ du jour au lendemain pour Londres et ce n'était pas exactement comme s'il pouvait lui révéler être totalement innocent sur cette partie de l'histoire, parce qu'il n'avait pas vraiment eu le choix de suivre Mérope Gaunt. Or, il pouvait difficilement faire croire ça à quelqu'un qui croyait encore comme lui auparavant que la magie n'existait que dans les histoires pour enfant. Il allait donc devoir assumer de l'avoir abandonnée, trahie et trompée, en apparence.

Si le thé en compagnie de Cécilia et de sa mère s'était bien passé, les deux femmes discutant plutôt entre elles tandis que Tom se faisait une joie de rester en retrait, Mary Jedusor avait fini par déclarer devoir les laisser entre eux, sous le regard noir de son fils qui avait très bien compris qu'elle n'avait pas renoncé à son petit manège.

-Alors, hum… fit-il, mal à l'aise, alors que Cécilia le fixait d'un air inexpressif en jouant avec une mèche de ses cheveux blonds échappée de son chignon. –Mère a mentionné que tu avais des enfants ?

-En effet, Michael et Jane. Je ne voulais pas spécialement d'enfants à l'origine. Mais Monsieur Banks en voulait et franchement, je n'étais en position de faire la difficile. Se construire une vie en catastrophe, en quelques mois, en repartant de presque zéro, ça n'a pas été si aisé.

-A ce sujet, je ne… Enfin, je me dois de m'excuser. J'imagine que c'était… la pire erreur de jeunesse que j'ai pu faire.

-Ah bon ? Elle haussa un sourcil. -Pas que j'affectionne énormément celle qui fut ta femme mais, la quitter aussi vite que tu t'es mis avec elle en la laissant mourir en portant ton gosse et en le ramenant seulement douze ans plus, ça me semble être une belle erreur aussi. Sans doute pire.

-Comment sais-tu… Je vois. Mère t'a déjà tout dit, fit froidement Tom Sr, se sentant insulté.

-Un peu, répondit tranquillement Cécilia. –Elle m'a dit que ton fils était en pensionnat, aussi ? J'imagine qu'il est plus proche d'être un héritier convenable que ce que je pensais. Sa tenue la première fois que je l'ai rencontré n'était pas… très représentative de ta famille.

-Tom s'en sort parfaitement bien ! Il venait à peine d'arriver ce jour-là et il ne venait pas d'un milieu aisé, c'est tout.

S'il fut un peu sec, ce fut sans doute parce qu'il se sentit piqué qu'elle ait pu juger son enfant sur si peu – et sans doute aussi parce qu'elle avait bien appuyé sur la corde culpabilité auparavant.

-Et bien tant mieux. Et à ce je constate, tu vas mieux aussi, et je suis contente pour toi, Tom, sincèrement. Je voulais te dire… Ta mère semble penser qu'il y a encore une chance que ça marche, entre nous deux, mais je n'en suis pas si certaine, j'ai besoin de savoir, que penses-tu de cela ?

-Je suis désolé, mais non. Ce n'est pas contre toi, s'empressa-t-il d'ajouter, tu n'as pas tant changé et tu es toujours une femme remarquable, bien sûr, mais je ne compte pas tenter ma chance avec qui que ce soit. Ce que je veux dire, c'est que contrairement à ce que croit Mère, je suis déjà heureux en étant célibataire et je rendrais probablement malheureux qui que ce soit, juste parce que je ne le veux pas.

-Je vois. Et je comprends. Elle parut gênée. –Enfin, j'avais aussi cru que peut-être, tu aurais été prêt à nous laisser une seconde chance mais, je ne compte pas insister. J'espère que nous pouvons toujours être amis ?

-Amis, oui. Acquiesça-t-il avec un sourire.

Après son départ, Tom avait cru que la fin de la journée serait sans doute enfin plus reposante. Mais ses espoirs s'envolèrent lorsqu'une chouette vint frapper à la fenêtre, une lettre attachée à la patte. Si les Jedusor s'étaient faits, au cours des derniers mois, à recevoir régulièrement du courrier de leur Tom par la méthode sorcière, jamais encore n'avaient-ils vu cet oiseau. C'était toujours Athéna, l'oiseau qu'avait offert le plus vieux à son fils – et que ce dernier avait pris l'habitude de beaucoup trop gâter à son avis, si les coups de bec pour réclamer des morceaux de leurs biscuits à chaque visite étaient une indication suffisante. Tant était-il que cette chouette inhabituelle semblait plutôt de mauvais augure. Aussi ne perdit il pas de temps pour déchirer la lettre, surtout lorsqu'il reconnut l'emblème officiel de l'école qui décorait l'enveloppe, au grand dam de son père qui lui enjoignait d'aller chercher un ouvre-lettre.

Cher Monsieur Jedusor,

Je me dois de vous informer que votre fils a été malheureusement impliqué dans un accident en cours d'herbologie. Il va toutefois bien, notre infirmière dévouée s'occupe de lui et il devrait avoir quitté l'infirmerie d'ici le temps que vous ayez reçu cette missive. Très respectueusement,

Armando Dippet, directeur de l'école de sorcellerie Poudlard.

En lisant la première phrase, le cœur de Tom Sr s'était emballé et il s'était mis à imaginer tout un tas de scénarios horribles en l'espace de quelques secondes. La suite le rassura un peu, mais son pouls mis un moment à retrouver son rythme normal, d'autant que cette courte missive ne disait clairement pas tout. Il ne savait même pas comment son fils avait pu finir à l'infirmerie en s'occupant de plantes – quel genre de danger représentaient les plantes magiques exactement ? Est-ce que tout était aussi risqué dans les cours de son fils, Il avait déjà du mal à être serein quand son fils ne lui racontait que des choses banales (et encore) et plutôt positives dans ses lettres, mais l'inquiétude revint en force après cela. Il se promit d'envoyer une lettre à son fils en priorité, en espérant que celui-ci n'allait pas minimiser les faits et lui raconter à moitié – une chose qu'il faisait souvent quand son père lui demandait comment se passaient les choses avec ses camarades de dortoir cette année. Quand Tom gardait des choses pour lui, il était trop vague. Enfin, les récits restaient suffisamment détaillés pour que la plupart des gens ne s'aperçoivent de rien, mais pour son père qui le connaissait bien et était habitué à la précision perfectionniste de son fils, la différence sautait aux yeux.

Il aurait sauté dans le train pour Poudlard ou dans la cheminée ou utilisé un autre de ces moyens de transport bizarres dont lui avait parlé son Tom pour le rejoindre immédiatement et s'assurer qu'il allait bien en chair et en os s'il le pouvait. Mais il allait devoir se contenter d'une lettre… et d'attendre avec encore plus d'impatience la fin de ce semestre et les vacances de décembre qui lui paraissaient encore trop, beaucoup trop lointaines.

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Notes de fin de chapitre :

Alors j'avoue, j'abuse. Ça fait plus un mois que j'aurais dû poster ce chapitre, sauf que j'ai eu mes examens, puis une incapacité totale à écrire quoi que ce soit de sortable… J'ai enfin retrouvé l'inspiration cela dit, et relire vos reviews m'a bien aidée à me motiver ^^ En tous cas, je vais sortir un nouveau chapitre d'ici quelques jours, histoire de rattraper le temps perdu, et ce sera bientôt dans cette histoire aussi Noël et le Nouvel An, un peu en décalé de la réalité ! A bientôt et merci !

P.S : une référence à Mary Poppins est cachée dans ce chapitre. Je suis fan de ce film !