Bonsoir tout le monde ! Poste un peu tardif, mais je viens de finir le chapitre et j'avais hâte de le partager avec vous parce que je l'adore ! Il ne devait absolument pas se dérouler ainsi mais je me suis laissée emporter par la folie créatrice et ça a donné ceci… Je n'en dit pas plus, enjoy !


Nous arrivons à l'accueil. Callie semble connaître l'homme à lunettes qui lui indique la bonne direction.

— N'importe qui peut rentrer comme ça ? demandé-je en suivant Callie dans un couloir.

— Il sait que je connais ton père donc il me fait confiance. Et peut-être qu'il t'a reconnue, je ne sais pas.

— Je n'ai pas changé ?

— Un peu. Tu as… mûri !

J'essaie de prendre le compliment avec désinvolture, mais l'endroit me pompe toute mon énergie. Il est déjà 14h et le début de faim qui avait commencé à poindre au cimetière s'était stoppé net.

Ah bout d'un énième couloir tout en petits carreaux, Callie tourne et s'arrête devant une porte orange pâle. Chambre 48.

— C'est là. Je te préviens, il ne ressemble plus à l'homme que tu as connu.

— Je suis censé entrer comme ça, là ?

— Comment tu veux t'y prendre ?

— Je ne sais pas, et s'il ne me reconnaissait pas ?

— Il n'a pas Alzheimer Lexa, il a fait une tentative de suicide.

— Oui mais bon, d'après Finn, il sombrait dans la folie.

— C'est plus une dépression que la folie. De toute façon il y a un bouton d'urgence au-dessus de lui, si tu as le moindre doute tu appuies et une infirmière viendra. Je vais chercher à déjeuner, tu veux quelque chose ?

— Tu ne restes pas avec moi ?

— Ce n'est pas moi qu'il veut voir. Je te prends un sandwich. A tout à l'heure Lexa.

— Attends ! Donne-moi au moins ton numéro, au cas où.

Elle accepte et s'en retourne, me laissant seule devant la porte.

Je sens mes mains devenir moites. Si j'avais su aujourd'hui que je reverrai mon père… Je n'ose pas frapper. Je n'en ai pas envie. Puis je repense à Clarke, que pensera-t-elle de moi si je n'en suis pas capable ? Pour faire comme au cinéma, je ferme les yeux et prends une grande inspiration. Je toque à la porte et j'ouvre sans attendre de réponse.

Un homme est assis dans un fauteuil au coin de la pièce. Sur la gauche, un lit aux draps défaits. Des murs beiges sales. Une fenêtre qui donne… sur le cimetière. Donc ils mettent les suicidaires face au cimetière, tout va bien. Je vais pour m'annoncer quand il tourne la tête. Sa réaction est immédiate, il me reconnaît tout de suite. Il se lève. Je remarque des bandage autour de ses poignets. Mon père ? Se tailler les veines ? Lui qui avait toujours eu peur du sang. Lui qui avait toujours eu peur de la mort depuis celle de ma mère…

— Tu n'es pas réelle, marmonne-t-il en se rapprochant.

Je ne réponds rien, j'en suis incapable. Il est métamorphosé. Abîmé par l'âge, creusé par la peine, il a perdu au moins vingt kilos. Voûté, grisonnant. Ce n'est plus mon père. Une nausée me gagne. Sa main touche ma joue. Ses doigts sont glacés. J'ai un mouvement de recul que je ne peux contrôler. Son bras retombe mollement le long de son corps. Il écarquille les yeux après ce contact.

— Tu es vraiment là. Hier. Hier ta mère est venue me voir, mais elle n'était pas vraiment là. Toi. Toi, tu es vraiment là. Comment on prononce déjà… Oui, ta mère voulait que cela ressemble au prénom de son arrière-grand-père, Alexandre… Lexa…

Il a presque oublié mon prénom… Je ne savais pas que ma mère m'avait appelé ainsi pour cette raison… Les larmes me viennent instantanément aux yeux. J'ai envie de lui sauter au cou pour l'enlacer, car il ne ressemble plus à l'homme qui m'avait chassée. Mais une force en moi me retient. S'il ne m'avait pas virée de la sorte, Costia serait toujours en vie. Je ne serais probablement pas actrice du X.

— Qu'est-ce que tu fais là ? demande-t-il toujours autant déboussolé. Je croyais que tu avais disparu.

— Je n'ai pas disparu, c'est toi qui m'a foutu à la porte.

Cette révélation semble lui faire remonter une vague de souvenirs désagréables. Je le sens avoir un léger étourdissement. Il recule d'un pas.

— Oui, c'est vrai. J'ai fait ça. C'était il y a combien de temps ? Je ne sais plus…

— Neuf ans, presque dix.

— Pourquoi déjà ?

— Tu t'en souviens très bien. Sinon tu ne serais pas là aujourd'hui.

Mon ton est dur. Il se frotte les poignets par réflexe et recule encore d'un pas.

— Parce que tu voulais que j'héberge cette fille, la cadette des Collins.

— Ce n'était pas juste une fille, c'était l'amour de ma vie.

— Oui, je me souviens, vous m'aviez raconté toute l'histoire. Les Collins vous avez surprises et jetées dehors.

— Et tu as fait la même chose qu'eux.

— Pourquoi leur fils ne vous as pas défendu ? C'est un gentil lui.

— Il n'était pas là. Il n'a jamais pu dire au revoir à sa sœur. Elle est morte sans qu'il ne puisse la revoir. Parce que leurs parents et toi nous avez mises à la porte.

— Elle est morte ?

— Comme si tu ne le savais pas.

— Non, je ne savais pas.

— Finn ne te l'a pas dit ?

— Finn ?

— Le fils des Collins.

— Non.

— Il a passé un pacte avec toi aussi ou quoi ?!

— Un pacte ?

— Laisse tomber. Donc tu ne savais pas que Costia… la cadette des Collins était morte.

— Non… Qu'est-ce qui s'est passé ?

— Il s'est passé que tu nous a jeté à la rue papa !

Le « papa » claque dans l'air sans que je ne l'ai prévu. Mon père en est abasourdie. Il recule jusqu'à tomber dans son fauteuil.

— Ce n'est pas moi qui l'ai tué…

Il se prend la tête avec ses mains et répète cinq nouvelles fois cette phrase.

— C'est tout comme, réponds-je sur un ton sec.

— Non, non, non, je ne voulais pas… Je voulais te revoir… Lexa… Mon bébé… Les yeux de ta mère… J'ai perdu ta mère deux fois…

— Je ne suis pas maman !

Cette fois j'ai presque crié. Il relève immédiatement la tête pour me regarder.

— Si j'étais maman tu ne m'aurais pas lâchement abandonnée ! Tu te rends comptes de ce que tu as fait papa ?! Tu images ce que maman aurait pensé de toi à ce moment, ce jour-là ? Tu crois qu'elle a été fière de toi ?! Que tu jettes son enfant chérie comme une moins que rien ?! Tu lui as fait honte ! Tu l'as tuée une seconde fois en me reniant ! Tu ne mérites pas de parler d'elle !

Je sens mes larmes chaudes rouler sur mes joues, certaines me tombent sur la langue pendant que je crie.

— Tu m'aimais au début, je ne comprends pas, tu m'aimais… Alors quoi ? En grandissant j'ai commencé à lui ressembler, c'est ça ? Et ça t'es devenu trop difficile pour toi de me regarder et de m'aimer ? Tu as pensé que j'avais tué ta femme au fond, hein ?! Ah bah oui, en dix ans j'ai eu largement le temps de réfléchir à tout ça ! Moi aussi je t'aimais putain ! Comment tu as pu…

L'émotion est trop forte, je cache ma bouche dans mes mains pour retenir un hurlement. Je me mets à sangloter comme une enfant. Je m'accroupis au milieu de la pièce, je veux me mettre en boule et disparaître.

Une main se pose sur mon épaule. Je sens une présence en face de moi. Une autre main me caresse le haut du crâne.

— Là, là, ça va aller ma chérie…

Il y a comme un flash qui se produit dans mon esprit. Ma madeleine de Proust. Je me revois, enfant, huit ou neuf ans, en boule au milieu de la cuisine, en larmes, après avoir cassé le mug préféré de ma mère qu'il gardait en souvenir. Mon père s'était penché sur moi, une main sur mon épaule, l'autre sur mon crâne et avait tenté de me rassurer avec les mêmes mots. Il ne m'avait jamais grondé pour avoir cassé ce mug. Je m'en étais voulu pendant très longtemps. Plusieurs fois j'avais essayé de le recoller, sans succès.

De retour au présent, la main sur mon épaule glisse. Elle disparaît un instant, semble fouiller et vient se glisser sous mes yeux. Elle forme un poing qui s'ouvre tout doucement pour laisser voir un petit bout de faïence ocre. Je reconnais un des morceaux du fameux mug. Cela me rappelle le morceau de lune fuchsia, vestige du logo de LFS, rescapé des cendres. J'étais bien la fille de mon père.

— Si tu ne l'avais pas cassée, je n'aurais pas pu le garder avec moi pour toujours. Ce mug, en mille morceaux a beaucoup plus de valeur. Je te le donne. Il te revient. J'ai perdu les autres morceaux au fil du temps.

Je relève la tête pour tomber dans le regard de mon père. Il sourit. Depuis que je suis entrée dans cette pièce, c'est la première fois qu'il sourit. J'hésite. Il approche sa main de mon buste pour me faire comprendre que je dois me saisir de la faïence.

— Je ne dis pas que le fait que je t'ai abandonnée était une bonne chose car il fait aujourd'hui de toi la femme que tu es. Mais ce n'est pas totalement faux. Je ne te connais plus, je ne sais pas ce que tu es devenue. Toi tu sais. Regardes. Regardes où tu en es. Est-ce que ce serait arrivé si tu étais restée dans ce trou paumé ?

Il se relève en me tendant la main. Je l'attrape et il m'aide à me remettre sur pied. Nos mains se lâchent. Nous nous toisons.

Sa phrase est vraie. Sa phrase pourrait me rassurer. Mais à la place, elle me fait une nouvelle fois sortir de mes gonds. Je me retiens de lui cracher à la figure qu'à cause de son abandon je dois aujourd'hui vendre mon cul pour subvenir à mes besoins. Je ne peux évidemment pas le lui dire. J'essaie de me calmer. Cela faisait une éternité que je ne m'étais pas énervée de la sorte. Pas depuis Costia que j'avais poussée dans le vide, pas depuis Clarke que j'avais poussée dans la rivière… Ce n'est pas le moment de penser à pousser mon père par le fenêtre ouverte juste derrière… … … Je secoue la tête vivement pour reprendre mes esprits.

— Tu as ruiné ma vie le jour où tu as fait de nous deux des moins que rien. Tu n'as pas idée de ce que j'ai traversé. Et je ne vais certainement pas te remercier pour les bonnes choses qui me sont quand même arrivées entre temps. Je t'en voudrais toujours.

— Pourquoi tu es là aujourd'hui ?

— On m'a dit que tu avais besoin de moi. Que tu étais dans un état lamentable. Je commence à en douter. Pourquoi tu as tenté de mettre fin à tes jours, hein ?

— Mais parce que je m'en veux. Ce n'est pas évident ?

— Si tu t'en voulais, tu n'avais qu'à partir à ma recherche !

— Je m'en veux pour la mort de ta mère.

— Hein ?

— Si je ne l'avais pas mise enceinte de toi, elle ne serait pas morte aujourd'hui.

— Qu'est-ce que tu racontes ? Les médecins n'ont jamais dit que c'était ma naissance qui l'avait rendue malade !

— Les médecins, les médecins ! Ils ne savent pas tout ! Moi j'en suis convaincu et c'est ce qui compte ! Si tu n'étais pas née, l'amour de ma vie ne serait pas morte ! Ah ! Finalement, je suis heureux que la cadette des Collins aie disparue. Ainsi, tu sais maintenant ce que l'on ressent lorsqu'on perd l'amour de sa vie !

Je sens des fourmillements parcourir tout mon corps. Mon sang bout dans mes veines. Je le tuerai. Je m'approche de lui. J'arrache le bout de faïence toujours au creux de sa main et je l'enferme dans mon poing.

— Je n'aurais jamais dû revenir… papa.

Je crache à ses pieds et me retourne pour sortir de la pièce.

— Tu n'es plus ma fille. Depuis que tu l'as tuée tu as cessé d'être ma fille ! Je ne t'ai… Je ne t'ai jamais aimée !

Je me retourne, essayant de contenir mes larmes et ma colère, et je jette le morceau à terre. J'écrase mon talon dessus en donnant un énorme coup et en faisant des mouvements circulaires pour le réduire en bouillie. Je n'ai pas besoin de ça pour me souvenir de ma mère. Lui en revanche, n'y aura plus droit.

— Tu vois, dis-je sur un ton extrêmement posé. Tu as tout raté dans ta vie mon pauvre. Ton mariage, ton enfant, même ta mort. La prochaine fois, enfonce la lame plus profondément.

Je sors de la pièce sans attendre de réponse. Il ne cherche pas à me rattraper. Je me retrouve dans le couloir, bouillante de rage, sans trop savoir quoi faire. Callie était allée chercher à manger, mais où ? Serais-je capable de retrouver l'accueil dans mon état ? Je savais bien que tout ceci était une très mauvaise idée. Pour l'instant, il faut que je m'éloigne de cet homme au plus vite. Je fonce vers la gauche, direction de laquelle nous étions arrivées, et je tourne au bout du couloir. Un ascenseur se présente à moi, il s'ouvre et laisse sortir une infirmière qui me regarde d'un drôle d'œil. Je la frôle et m'engouffre dans l'ascenseur. J'appuie sur le bouton le plus haut et me laisse porter par la carlingue tremblante. Quelques secondes plus tard, j'arrive au dernier étage. Je ne cherche pas où j'ai atterri, je déambule dans les couloirs sans but. Une porte avec un logo m'intrigue, je la pousse, elle ne bouge pas. J'insiste un peu, rien.

— Vous voulez aller sur le toit ?

Je me retourne pour découvrir une vieille femme qui me regarde. Non, elle n'est pas si vieille. L'âge de mon père. Les mêmes yeux que moi…

— Maman ?

— Vous voulez aller sur le toit ?

Je ne comprends pas trop ce qu'il m'arrive, mais je lui réponds que je veux simplement ouvrir cette porte, sans savoir pourquoi. La femme s'avance jusqu'à ma hauteur et secoue la poignée vivement, de haut en bas. Un cliquetis se fait entendre, la porte s'ouvre.

— Elle est fermée pour des raisons de sécurité. Les suicidaires… Mais j'ai l'astuce. Ne tardez pas trop. Et ne sautez pas. Promis ?

— P-promis…

Elle me fait un coucou de la main avec un sourire avant de se retourner. J'ai un mouvement vers elle mais je me retiens. Je secoue la tête et décide d'emprunter l'escalier que la porte a dévoilé. Après une dizaine de marches, une autre porte entre-ouverte donne sur l'extérieur. C'est bien le toit. Il est à peine protégé, il suffirait d'avancer les yeux fermés pour en tomber. Je m'approche du bord, je regarde en bas, les résidents qui déambulent dans le parcs sont minuscules. Au loin, le cimetière. Je me retourne, de l'autre côté on distingue la voie ferrée. Je reviens face au cimetière et m'attarde sur la gauche. Oui, on peut voir mon lycée. Je ne l'avais pas revu depuis… Et normalement, si je pivote un peu sur la droite… Mon quartier. Mais je n'arrive pas à savoir laquelle est ma maison. Que j'aimerais y retourner. Pour retrouver les objets que j'y avais laissés dans la précipitation. Mon doudou d'enfance tout mâchonné, les photos de ma mère, mes premiers cahiers de lignes d'écriture, mon journal intime… Mon père avait sans doute tout jeté depuis des années. Il m'avait effacée à la minute où j'avais quitté la ville. Je me retourne pour regarder le chemin de fer. Il avait été ma liberté à cette époque, mon échappatoire, mon point de fuite. Aujourd'hui, j'ai envie de retrouver le chemin de la capitale sans ne plus jamais me retourner. Ma vie ici est terminée.

— Désolée maman… Adieu.

Je me retourne encore une fois, face au cimetière. Je cherche son allée, près d'un conifère dépouillé. J'envoie un baiser et fais un signe de la main.

— Je t'aime…

Je ferme les yeux et retourne à l'intérieur du bâtiment. Mon portable vibre.

Callie : Je suis à l'accueil, je t'attends avec un sandwich. Prends ton temps.

Elle n'a donc aucune idée du drame dans lequel elle m'a poussé.

— Pardonne-moi Callie.

Je supprime le message et redescends l'escalier. Je prends soin de fermer la porte qui mène au toit et essaye de l'ouvrir à nouveau. Elle est bien bloquée. Je cherche des yeux la femme, mais elle a disparue. Cette fois je m'attarde sur les panneaux. Mais ils ne m'indiquent pas par où sortir sans repasser par l'accueil. Un plan de sécurité incendie m'attire l'œil. Les issues de secours y sont mentionnées. Je reconnais l'accueil et trouve une sortie à son opposée. Je prends les escaliers, traverse quelques couloirs et me retrouve dehors, loin de l'endroit où Callie m'attend. Je sors mon smartphone pour regarder l'heure. Mon train n'est pas encore parti. Je me mets à courir dans l'enceinte de l'hôpital. Je regarde les gens me dévisager. Je m'en fiche, c'est la dernière fois qu'ils me croisent. J'arrive dans la rue qui mène à la gare mais je ne décélère pas. Devant la façade où trône une grande horloge, je ralentie pour reprendre mon souffle. Il me reste vingt minutes. Je pénètre dans le hall pour regarder les panneaux d'affichage.

— Lexa !

La voie d'Alie me rassure. Elle et Charmaine accourent dans ma direction.

— Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu ne devais pas rester ? Et ton père ?

— Il n'a pas besoin de moi. Je rentre avec vous.

— Tu es sûre ? me demande Charmaine.

— Oui.

Ma réponse est dite avec un tel aplomb qu'aucune des deux n'essaye de contester. J'envoie un SMS à Clarke pour dire que je rentre.

Le trajet du retour est d'un silence glaciale. Je vois bien qu'Alie est encore toute retournée par sa visite. Charmaine ne sait pas comment la rassurer. Quant à moi, je n'ose pas parler. Je ne veux pas leur raconter. Pas maintenant. Je sais que j'ai pris la bonne décision, mais quelque part j'ai honte de moi. Honte de tourner le dos à mon géniteur, honte de souhaiter sa mort.

Je traîne sur mon téléphone pour passer le temps. Clarke me demande si tout s'est bien passé. Je lui réponds que je lui raconterai plus tard.

Clarke : Je ne peux pas venir chez toi ce soir, je suis désolée, j'aurais voulu être là pour toi Lexa… On peut se voir ce week-end ?

Lexa : Ce n'est rien, ne t'en fais pas. Merci de m'avoir répondu au téléphone tout à l'heure, c'était déjà beaucoup. Oui, viens quand tu veux, même vendredi soir si tu en as envie.

Clarke : Je te tiens au courant !

Hélas, l'échange s'arrête ici. Je range mon téléphone pour revenir à la réalité.

— Lexa…

La voix d'Alie semble sortit d'outre-tombe.

— Oui ?

— Il faut que je te dise un truc… Je n'ai pas réussi l'autre jour après la visite de l'appartement. Peut-être que ce n'est pas le bon moment aujourd'hui, mais il faut que je m'en débarrasse…

— Euh, d'accord…

— Ici ? s'inquiète Charmaine visiblement au courant. Tu es sûre ?

Alie regarde dans le carré d'à côté, tout le monde semble occupé. Dans le notre, la quatrième place est vide. Comme à l'aller, nous nous penchons les unes vers les autres. Le regard de ma sauveuse est froid et noir.

— C'est à propos de l'enquête qu'il va y avoir sur Jaha… Maître Blake va lancer une procédure pour qu'une enquête soit ouverte. Pour être exacte, il y aura deux enquêtes. Une pour mettre en évidence le harcèlement sexuel et moral que Jaha a fait subir à toutes les filles ainsi que sa tentative de viol à l'encontre de Clarke. Et une à propos de l'incendie et du chantage dont il a fait preuve à ton encontre à propos de la mort de Costia.

— Cela me semble logique, c'est ça que tu n'arrivais pas à me dire ?

— Le problème vient de l'enquête sur la mort de Costia. Je n'ai aucun doute sur ta version des faits Lexa. Mais dans ce que tu m'as raconté, oui Jaha a provoqué l'incendie qui a fait disparaître le corps de Costia, mais c'est toi qui l'a poussée dans le vide. Je suis désolée de te lire dire ainsi mais, il y aura une enquête pour meurtre, et la principale suspecte Lexa, c'est toi…


Wow wow wow ! Que de violence et de folies ! Pour le père de Lexa franchement il ne nous manquera pas ! Et pour l'enquête sur Lexa, je suppose qu'on pouvait s'y attendre… Vous pensez qu'elle fera de la prison ? En attendant, prochain chapitre du point de vue de Clarke, ça va être tendu je vous préviens !

J'essaie d'écrire au plus vite mais comme je commence une formation demain, je ne sais pas trop quand j'aurais le temps… Je vous souhaite quand même une bonne fin de semaine, et on se retrouve vite !