Bonjour tout le monde ! Comment ça va ?

Je sais, ça fait encore un mois (presque deux en fait) que j'ai pas publié de nouveaux chapitres. Mais vous savez quoi ? J'ai fini celui-ci hier ! Et puis je n'ai pas rien fait quand même : vous l'avez peut-être déjà vu, je sais pas, mais j'ai rajouté une image ! (Pour ceux que ça intéresse, c'est Katsuki au début du tome 14, juste après son combat contre Deku, je trouvais que ça correspondait bien au résumé.) Cette fois, c'est Mezo qui prend les commandes !

Et puis vous savez quoi ? J'ai encore eu une review ! Bon, je ne sais pas si je suis sensée y répondre ici puisqu'elle a été faite pour le chapitre 1 ou 2, mais tant pis.

Meliyumie : Coucou ! C'est génial que tu ais commencé à lire ! Merci beaucoup ! Je suis vraiment trop contente que le début te plaise, et puis t'inquiètes pas pour le temps que tu mets pour lire ! (surtout vu celui que je mets pour écrire...) Je suis d'accord avec toi, ça fait tout drôle d'écrire autant d'insultes ! Mais bon, Katchan oblige, j'avais pas trop le choix... T'inquiètes, tu finiras bien par comprendre le site ! Une fois qu'on est habitué, ça marche comme sur des roulettes ! J'espère que ça te plaît toujours autant d'y lire, et que ce chapitre t'iras !

Bonne lecture !


Aussi loin qu'il s'en souvienne, Mezo avait toujours fait peur aux enfants.

Maintenant, il arrivait à relativiser, mais au début c'était vraiment dur.

Peut-être pas trop quand son alter s'était déclaré, puisque ses amis le connaissaient et savait qu'il était toujours le même, mais dès qu'il avait rencontré d'autres enfants, il s'était rendu compte qu'il les terrifiait avec son visage. Sa bouche, plus précisément. Il ne l'avait pas remarqué avant parce que c'était son alter, et il ressemblait quand même beaucoup à celui de ses parents, donc c'était normal pour lui. Alors ça lui avait fait un choc la première fois qu'il avait vu une autre personne de son âge en dehors de l'école. C'était une petite fille, d'environ six ans.

Quand il se concentrait beaucoup, ou quand il était au fond du trou (ce qui arrivait relativement peu), il pouvait encore entendre son hurlement de terreur résonner dans ses oreilles.

Elle s'était évanouie juste après.

Ça lui avait fait un énorme choc. Il avait refusé de sortir pendant une semaine après ça, et ne serait peut-être plus jamais sorti si sa mère ne l'avait pas rassuré.

Elle lui avait expliqué que la petite allait bien, que ce n'était absolument pas de sa faute, qu'il n'avait pas à avoir honte de son apparence, que c'était seulement quelque chose qui le démarquait des autres, qu'il était magnifique à sa manière, et que si les autres ne le voyaient pas, c'est qu'ils étaient aveugles.

Ça l'avait énormément réconforté, mais comme il était quand même inquiet, son père lui avait fait une proposition :

- Tu n'as pas avoir honte de ton apparence, c'est vrai. Mais si tu ne te sens pas prêt à affronter le jugement des autres, tu peux attendre encore un peu. J'ai quelque chose pour toi.

Il l'avait alors emmené dans le grenier et lui avait tendu un masque bleu clair.

- Quand j'avais ton âge, j'avais exactement le même problème que toi. Ma mère m'avait alors offert ce masque, pour que je puisse cacher mon visage. Il ne cache pas tout, mais si ça peux t'aider, prends le.

Mezo avait accepté, les yeux brillants, voyant là la solution à tout ses problèmes. Le fait qu'il devrait s'en séparer un jour restait tout de même dans un coin de sa tête, mais il essayait de ne pas y penser.

Depuis, il ne quittait son masque bleu clair que pour dormir et manger.

À présent, tout cela était derrière lui, et, même si parfois il se surprenait à se crisper devant un enfant un inconnu, attendant sa réaction avec appréhension, il savait qu'il pouvait faire avec. Il pouvait parfaitement sortir et s'afficher devant tous, il aimait son apparence. Voilà. Il n'y avait plus de problème du moment que c'était le cas. Il gardait quand même son masque, puisqu'étant un héros, il devait bien faire avec des gamins de temps en temps, et les effrayer encore plus qu'ils ne devaient l'être était rarement une bonne idée. Mais ça allait.

Il avait l'habitude.


«On vient de m'annoncer que l'héroïne Pinky est sortie du coma. Selon les médecins, elle se porte bien mais semble devenue incapable d'utiliser son alter. Nous attendons plus d'informations pour... »

Fumikage détourna son regard du poste de télévision pour se remettre face à Mezo.

Ils s'étaient réunis dans un petit café, dans un village proche de Musutafu où ils faisaient souvent des interventions et attendait que Toru les rejoigne.

Mezo ne savait pas quoi penser. La semaine dernière, il avait appris - par les infos encore une fois - que son ancienne camarade de classe était dans le coma suite à l'attaque d'une vilaine, présumée de 11 ans. Elle avait eu de graves blessures suite à des électrisations répétées, et les soigneurs craignaient qu'elle en garde des séquelles toute sa vie.

Dans le même temps, Hanta lui avait appris que c'était grâce à lui que Mina avait pu être admise à l'hôpital avant que ses blessures ne deviennent mortelles, avant d'annoncer qu'il comptait démissionner.

Personne n'avait compris sa décision. Il avait sauvé leur camarade, qu'est-ce qui lui disait qu'il était un mauvais héros ? En plus, à ce qu'il savait, Hanta n'avait jamais laissé personne mourir (ce qui était la plus grande peur de tout bon héros qui se respecte), la plupart des personnes qu'il avait sauvées n'avait aucune blessure sérieuse et personne ne critiquait son travail !

Alors, pourquoi ?

Tous ses collègues avaient essayé de l'en dissuader, en vain. Pire, plus ils tentaient de lui faire changer d'avis, plus il était décidé à tout arrêter.

Réflexion faite, il y avait pire.

Ce n'était pas un coup de tête. C'était même parfaitement et mûrement réfléchi.

Hanta était persuadé d'avoir raison.

Et ce probablement même si Mina venait de se réveiller au bout de seulement trois jours. S'il ne l'avait pas trouvée et surtout, n'était pas intervenu, son état aurait pu être bien plus grave.

Fumikage le sortit de ses pensées.

- Bon, je pense que si elle a déjà testé son alter, c'est qu'elle doit aller mieux. On ira la voir en rentrant ?

- Oui. Espérons que tout se passe bien. Je me demande où est Toru.

- Elle ne devrait plus tarder. Alors, tu as décidé quoi faire pour Hanta ?

- Rien, soupira Mezo. Il est grand, c'est sa décision. Même si je suis persuadé qu'il ne devrait pas. De toute façon tu sais bien ce que ça fera si je lui fais remarquer.

- Oui.

Fumikage s'arrêta et réfléchit quelques secondes avant de se faire brusquement interrompre.

- HELLOOOO ! les salua une Toru toute excitée. Vous avez vu ? Hein ? Mina s'est réveillée !

- Bonjour Toru. Oui, on vient de l'apprendre, lui répondit bien plus calmement Mezo pendant que Fumikage la saluait d'un hochement de tête. Comment vas-tu ?

- Très bien, très bien, merci Mezo. Et toi ? lui demanda-t-elle en retour, avant de continuer sans attendre sa réponse. JE SUIS TROP DÉGOUTÉE ! J'ai essayé d'aller la voir tout à l'heure sauf qu'il y avait trop de gens et que les médecins ont dit que c'était trop tôt ! C'EST PAS TROP INJUSTE D'APRÈS VOUS ?

- Si si, lui répondit distraitement le corbeau. Tu ne veux pas t'asseoir ?

- Ah, si, j'avais oublié.

Elle sauta sur la chaise et commanda une glace au caramel, avec beaucoup de chantilly.

- C'est dommage que Mashirao n'ait pas pu venir. Je suis vraiment trop contente qu'on ait créé cette équipe ! On est franchement efficace !

Mezo et Fumikage sourirent en réponse, même si on ne le voyait pas chez Mezo. Ils étaient tout les deux parfaitement d'accord avec elle, même si tous les membres du groupe auraient parfaitement pu devenir des héros en solo. Ils n'avaient aucun regret. Mezo l'avait toujours dit, la coopération est la meilleure chose pour sauver un maximum de personnes. Quatre paires de bras et d'yeux valent mieux qu'une, même si avec son alter il faussait un peu le calcul.

Après quelques minutes pendant lesquelles les trois coéquipiers parlèrent de tout et de rien, et que Mezo observait avec intérêt la glace disparaitre en entrant dans la bouche de Toru, ils se décidèrent à arrêter leur pause.

- Bon, quelle est la mission du jour ? leur demanda la fille invisible avec une bonne humeur évidente.

- Tu le sais très bien, Invisible Girl. Une simple patrouille. Peut-être le côté sombre s'est-il calmé. Espérons le.

Tokoyami avait raison. Depuis environ trois jours (depuis que Mina est dans le coma en fait, remarqua Mezo en fronçant les sourcils), les super-vilains se tenaient plus ou moins tranquilles. Plus tranquillement que pendant tout le mois dernier.

Espérons que ça dure, oui.


Qu'ils étaient naïfs.

Ces trois jours de semi-quiétude n'étaient que des leurres.

Le calme avant la tempête.

Mezo ne savait même plus comment ils avaient été séparés.

Avant ou après l'explosion ?

Ils avaient pourtant commencé la patrouille calmement : un petit garçon avait perdu ses parents, Mezo l'avait aidé à les retrouver avant de retourner avec ses coéquipiers. L'ambiance était détendue, ce n'était pas la première fois qu'ils venaient ici et il se passait rarement des choses très importantes. Ils s'apprêtait à rejoindre un village à proximité en coupant par les bois quand une minuscule cabane de chasseurs abandonnée avait explosé. Littéralement.

Par chance, Mezo avait entendu un sifflement grâce à un de ses bras cloneurs et s'était placé devant la source présumé du bruit. Il avait fait un signe discret à Tsukuyomi, de sorte que celui-ci avait placé Dark Shadow devant Invisible Girl, la moins résistante face aux attaques de zones (ou la mieux protégée du coup, ça dépend du point de vue).

Et il s'était pris l'explosion de plein fouet.

Heureusement qu'il était solide.

Le temps que la fumée se dissipe, les trois héros s'étaient retrouvés séparés. Après la déflagration, Tentapoulpe avait à peine vu Dark Shadow se rétracter avant de tomber au sol, le souffle coupé. Lui-même pissait le sang au niveau du torse, et un de ses bras cloneurs ne bougeait plus. Rien de très grave, il serait guéri rapidement, mais si le super-vilain à l'origine de l'explosion débarquait, il allait avoir beaucoup de mal à le combattre.

Il se releva avec difficulté, soufflant et suant par tout les pores de sa peau, puis commença à marcher pour rejoindre les deux autres. Il déploya ses bras cloneurs indemnes et se concentra pour essayer de capter le moindre mouvement, le moindre bruit qui pourrait venir d'Invisible Girl ou de Tsukuyomi.

Rien.

Par contre, il entendit distinctement des pleurs d'enfants provenant du centre de la forêt. Ignorant la douleur, il s'engouffra péniblement entre les arbres.


Près de la falaise, il y avait une fillette qui pleurait toutes les larmes de son corps. Seule.

Elle n'avait pas l'air blessée, mais mieux valait être prudent. Tentapoulpe s'approcha tout doucement pour ne pas la brusquer, cachant le plus possible ses blessures. Il l'appela.

- Hey, petite ! Qu'est-ce qui ne va pas ? Où sont tes parents ?

Elle sursauta et releva la tête d'un coup, avant de chercher du regard qui avait parlé. Elle finit par voir le héros, qui était sorti de l'ombre des arbres.

Son visage se décomposa avant de prendre une expression de terreur pure. Elle se mit à hurler, se releva et tomba dans sa précipitation, pour reculer, dos à la falaise.

Le héros se figea. Il commença lentement à paniquer. Qu'est-ce qu'il devait faire ? Il... elle...

À court de meilleure idée, il recommença à avancer en prononçant des paroles rassurantes, mais l'enfant hurla encore plus fort et accéléra dans sa fuite.

Elle allait tomber ! La falaise... la falaise était juste derrière elle ! Si elle continuait, elle...

Il s'élança juste au moment où ses mains quittaient le sol.

Sa main frôla son bras. Dans le même instant, une brume orangée les entoura.

Mezo ne voyait plus rien. Il ne sentait rien entre ses doigts. Il... il n'avait pas réussi à la rattraper ?

Un bruit de chute et d'os brisés lui parvint avec fracas aux oreilles.

Il baissa la tête vers le bas de la falaise, effaré.

Sur les rochers, tout en bas, reposait le corps disloqué de la fillette, une mare de sang teintant les vagues de rouge l'entourant.

Une vague plus forte que les autres emporta le cadavre, faisant disparaître le sang, toutes les preuves qu'un drame avait eu lieu à cet endroit même.

Quelque chose se brisa en Mezo.

C'est lui qui l'avait tuée.


Booon.

Bah voilà. Un chapitre de fait. On apprend pas grand chose dedans, mais j'ai laissé un petit indice sur la fin qui devrais vous rappeler un truc si vous avez une bonne mémoire.

Sinon, j'ai deux trois précisions à vous donner sur le contexte :

- Mezo, Fumikage, Toru et Mashirao ont formé un groupe de super-héros qui s'appelle Les Ultranimaux. C'est Toru qui a proposé le nom au bout d'une longue conversation où personne n'était d'accord. Ça dérangeait surtout Fumikage qui trouvait que le n'était nom pas assez menaçant, mais Toru a argumenté en disant que justement ça leur ferait une bonne image, donc finalement il a été adopté. (Et puis dans le groupe il y a quand même un corbeau, une espèce de poulpe et un gars avec une queue !);

- Koji fait parti du groupe par interim, mais il a plus tendance à travailler en dehors de leur secteur;

- Mashirao n'était pas là car il était au mariage de sa grande soeur;

- Ils sont presque tous célibataires.

Voilà tout !

Le prochain chapitre sera plus calme, et ce ne sera pas quelqu'un de la seconde A ! À vous de deviner qui ce sera ; )

En tout cas, il devrait arriver plus rapidement parce que j'ai plus d'inspiration que pour celui-là !

RDV au prochain chapitre !