Titre : Les flamants roses
Chapitre 13 : L'anniversaire
Paring : Jotakak
Rating : K
Disclaimer : Les personnages et l'univers de Jojo's bizarre adventure appartiennent au génie Hirohiko Araki, et non pas à mon humble personne
Lovetime : Chers lecteurs pardon pour le temps que j'ai mis à sortir ce chapitre ! Merci encore de me lire et de me suivre. C'est parce que je suis si heureuse de partager avec vous ce récit, que je continue à l'écrire avec le plus de régularité que je peux malgré mon edt très chargé ! Mais ne vous inquiétez pas, il n'y aura pas de hiatus, et je commence déjà à voir s'approcher avec la nostalgie les derniers chapitres..
Bref tout ça pour dire que j'ai mis tout mon cœur dans l'écriture de ce n°13, et tout ce que je peux vous dire c'est que...
Vous n'êtes pas prêts~
Pendant 3 ans Jotaro et Kakyoin avaient filé le parfait amour dans l'étourdissante ville de New-York. Tels des riches étudiants privilégiés, chacun dans son domaine, étudiait dans une prestigieuse université. Kakyoin, avec ses amis artistes, fréquentait souvent les cafés, et les expos, et prenait beaucoup de cours d'anglais pour rattraper ses lacunes. Jotaro passait sa vie dans les bibliothèques pour étudier le comportement des poissons et autres mammifères marins. Parfois, il voyageait à l'autre bout du monde pour réaliser des missions océanographiques sur le terrain. Néanmoins il ne s'absentait jamais longtemps, car il n'aimait pas rester trop de temps sans sa moitié.
Au quotidien, les tourtereaux roucoulaient de bonheur lorsqu'ils se retrouvaient ensemble. Lors de ces froids matins d'hiver New-Yorkais, ils passaient des matinées entières à se lover sous la couette. Bien au chaud dans les bras l'un de l'autre, leurs séances intensives de cocooning faisaient partie de leurs moments préférés. Mais ce qu'ils affectionnaient le plus c'était de prendre la voiture et de rouler sur les routes interminables qui traversaient les Etats-Unis. Une véritable évasion non sans leur rappeler leur tout premier road trip ensemble, mais désormais ils n'étaient que tous les deux, seuls au monde, et n'avaient besoin de rien de plus.
Ces années passées ensemble, ces souvenirs qu'ils partageaient les avaient rendus encore plus inséparables qu'ils ne l'étaient auparavant. Leur complicité, leur harmonie, et le plaisir de partager la vie de l'autre n'avait fait qu'accroitre leurs sentiments réciproque, alors en cette soirée d'octobre, Jotaro, avait décidé de se servir de cette date spéciale pour rendre leur relation encore plus spéciale.
Ce soir-là n'était pas un soir comme les autres. Jotaro avait quitté son laboratoire plus tôt, pour récupérer sa commande de 36 roses blanches et roses chez un fleuriste de luxe, puis était retourné à son bureau pour prendre une douche et s'habiller avec sa tenue blanche pour l'occasion.
Il s'agissait en effet de l'anniversaire de leurs trois ans de relation. Les garçons avaient prévu un dîner en amoureux à l'appartement, avec une livraison de traiteur à domicile, pour n'avoir rien d'autre à faire que de profiter l'un de l'autre.
Assis sur son grand fauteuil de bureau en cuir, le petit-fils Joestar ouvrit l'écrin qui se trouvait dans la paume de sa main. Il observa la sublime bague en platine sertie d'émeraude qu'il avait l'intention d'offrir à son bien-aimé. Un choix particulièrement étudié puisque le bijou était composé des deux matériaux associés à leur stand, un détail que ne manquerait certainement pas de remarquer Kakyoin.
Le jeune homme seul s'amusa à ouvrir et refermer la boite en imaginant toutes les réactions possibles que pourrait avoir son amoureux à la réception de ce présent. Il en sourit légèrement de satisfaction, mais cette sensation fut vite balayée par la frustration de n'offrir qu'un cadeau symbolique. En effet, en l'an 1991, même aux Etats-Unis, le pays le plus avancé du monde, il n'est toujours pas possible de se marier avec une personne de même sexe.
Cette contrainte sociale, Jotaro la maudissait. Lui qui, il y a quelques années encore, était un véritable délinquant rebelle, ne pouvait supporter l'idée que sa vie soit dirigée par des règles aussi stupides. Alors qu'intérieurement il était sûr qu'il pourrait être heureux avec Kakyoin pour le restant de ses jours.
Il se remémora alors que c'était à cause de cette pression sociale, qu'il avait connu l'une de ses rares disputes avec son homme. A l'époque il avait décroché le tableau aux flamants roses par crainte que d'être démasqué par sa famille. Ce n'était pas tant se fâcher avec ses proches qui lui faisait peur, c'était surtout les conséquences que cela aurait pu avoir sur leur quotidien. Si jamais ils étaient contraints de quitter leur appartement, ou si les études de Kakyoin n'étaient plus financées, Jotaro n'aurait pu se le pardonner.
Toujours est-il que la réaction de son bien aimé face à ce geste fut sans appel, il lui avait alors dit les paroles les plus déchirantes qu'il n'ait jamais entendu de sa bouche :
« Jotaro, je suis prêt à porter notre secret aussi longtemps qu'il le faudra. Mais si et seulement si ce tableau reste accroché ici même. Tu l'oublies peut-être mais c'est la seule et unique preuve que nous sommes bien réels. Si jamais tu enlèves ce tableau, c'est comme si toi aussi tu niais notre existence. Peu importe si nous mentons sur sa signification, tant qu'il reste là ! »
Ce fut à ce moment-là que le biologiste prit conscience de l'amour que lui portait son petit ami, ainsi que des sacrifices qu'il avait fait et était encore prêt à faire pour lui. Il l'avait suivi à l'autre bout du monde, dans un pays dont il ne parlait pas la langue, abandonné sa famille, et était même prêt à mentir toute sa vie pour lui. Conserver un tableau était une bien maigre exigence en comparaison.
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Lorsque Jotaro rentra chez lui le soir, il fut immédiatement accueilli par son chéri qui se jeta dans ses bras. Comme à son habitude il le serra fort contre lui et huma son parfum de cerise qui était devenu l'odeur familière de son foyer.
- Joyeux anniversaire Jotaro, déclara le peintre avec un grand-sourire aux lèvres.
Le brun lui fit un sourire tendre et lui tendit son bouquet de roses. Kakyoin, estomaqué par le nombre de fleurs et le choix de la maison florale, se confondit en remerciements.
- Elles sont magnifiques... Ca a du te coûter un bras, pour des roses éphémères...
Le brun pensa cyniquement au prix de la bague et lui répondit que rien n'était trop beau pour lui.
Prêt à passer une délicieuse soirée, l'artiste sortit une bouteille de champagne du réfrigérateur et fit sauter le bouchon avant de les servir tous les deux dans des flûtes en cristal. Pendant ce temps, Jotaro ôta sa veste et sa casquette pour se sentir plus à l'aise. Puis, il attrapa de la main droite la coupe que lui tendit son chéri, et glissa lentement la gauche sur sa chute de reins recouverte d'une fine chemise en soie bleu sarcelle.
Kakyoin, qui avait tout prévu, sortit de sa poche la télécommande de la chaine hi-fi et lança une playlist jazzy très relaxante et sexy. Dans cette ambiance feutrée, ils commencèrent à onduler leurs corps l'un contre l'autre, en se provoquant du regard. Jusqu'à ce que Kakyoin se mette sur la pointe des pieds pour murmurer à l'oreille de son homme.
- N'oublie pas que le livreur va arriver d'une minute à l'autre... Et que... j'ai un verre dans la main chéri...
- Dans ce cas tu vas devoir le boire très vite...
Avec un sourire coquin, ils firent tinter leurs flûtes l'une contre l'autre et trinquèrent en leur honneur.
Cependant, près d'une heure plus tard, l'ambiance avait bien changé. Les deux garçons affamés étaient encore debout dans la cuisine à attendre leur diner qui accusait un gros retard.
Kakyoin, exaspéré, tentait pour la énième fois de contacter le traiteur qui renvoyait tous ses appels, à son plus grand désespoir.
- Je suis tellement désolé Jojo, on dirait que le traiteur nous a fait faux bond... Ah c'est ma faute, j'aurais dû en choisir un autre...
En guise de réponse le brun souleva sous les aisselles son amoureux et le posa directement sur l'îlot central de leur cuisine américaine. Il s'installa entre ses cuisses et commença à lui mordiller le cou.
- Yare, yare, on dirait que le menu de ce soir a changé..., affirma Jotaro d'une voix suave.
L'artiste frissonnant de désir et de frustration le laissa faire quelques instants. Après tout, lui aussi mourrait d'envie de passer immédiatement au dessert... Mais tout de même, faire ça le ventre vide... Vu l'intensité de leurs rapports, c'était un coup à faire une crise d'hypoglycémie... Pendant ce temps, Jotaro en avait profité pour nicher sa tête entre les pectoraux proéminents de son amoureux, après avoir préalablement déboutonné délicatement sa chemise. Il les léchait, les mordait, les suçait à en faire perdre la tête à Kakyoin, si bien qu'il dû retenir ses ardeurs en s'agrippant légèrement à ses cheveux ébènes.
Quand soudain, alors qu'il était sur le point de céder, son téléphone sonna. C'était le livreur qui s'excusa pour le retard, et annonça qu'il leur offrait exceptionnellement la course qui arriverait d'ici une dizaine de minutes.
Cette nouvelle ne sembla pas véritablement mettre le brun en joie, qui n'aurait pas été gêné de devoir manger Kakyoin à la place. Pour le consoler, son amoureux, toujours assis les cuisses écartées autour de lui, il se pencha en arrière et attrapa une bouteille de rouge un peu plus loin. Il leur remplit à nouveau des verres et caressa délicatement l'arrière de sa tête en lui demandant avec un petit sourire :
- On attaque le vin en attendant ?
- ...C'est toi que je vais attaquer !
Pris de nouveau dans l'ambiance, ils restèrent ainsi à se taquiner mutuellement et sifflèrent à eux deux la deuxième bouteille en un temps record. Alors déjà éméché, Kakyoin qui tenait moins bien l'alcool que son homme se mit à éclater rire pour tout et n'importe quoi. Et lorsque Jotaro, à cause de ses gigotements, renversa accidentellement une partie de son verre sur son pantalon blanc, le rose ne put retenir son fou rire.
Le ventre vide, après une dure journée de travail et le pantalon bon pour le rebus, Jotaro fut soudain traversé par une pensée si irrationnelle qu'il se cru aux portes de la folie : il se sentait si bien... Le rire adorable de son amoureux qui raisonnait dans ses oreilles, son parfum délicat mêlé à celui des roses et du vin, la vue de cet être inestimable qui riait aux larmes, avec en guise de décor les flamants roses qui habillaient leur mur.
Cet instant de plénitude et de légèreté Jojo ne put s'empêcher de vouloir le savourer quelques secondes supplémentaires. Inconsciemment, il stoppa le temps grâce à Star Platinum et se retrouva seul au monde. Il s'attarda alors quelques instants à regarder l'homme de sa vie avec les yeux les plus amoureux qu'il n'avait jamais osé lui adresser.
Soudain, alors qu'il était bloqué dans un espace-temps figé, où son bonheur était suspendu, un souvenir triste lui revint en tête. Il se remémora cette conversation téléphonique qu'il avait eu quelques années plus tôt avec son grand père, peu après leur installation :
- Je sais ce qu'il y a entre toi et Kakyoin, avait lâché le vieil homme à l'époque
Le cœur de Jotaro en avait loupé un battement. Cette déclaration l'avait totalement désarçonnée.
- Et je peux savoir ce qu'il y a entre moi et Kakyoin ?, avait-il répondit faussement innocent,
- Je sais que tu as mis ton appartement à son nom, que tu as décidé de vivre avec lui, que vous êtes constamment fourrés ensemble... Bref si tu me l'avouais toi-même ce serait plus simple.
Jotaro comprit alors que le vieux fou avait fini par le démasquer. Il lui en avait fallu du temps, malgré tous les indices des plus explicites qu'il avait laissé...
- Si tu as déjà compris la situation je n'ai rien de plus à ajouter, avait alors froidement répondu l'étudiant.
- Moi j'ai quelque chose à ajouter Jotaro. Tu sais que j'ai toujours été ouvert d'esprit sur ces sujets-là, ça n'est pas le problème. Mais en tant que descendant Joestar tu dois penser à l'héritage de notre lignée.
- Hein? Tu trouves que mettre ma vie et celle de mes compagnons en jeu pour vaincre Dio n'était pas suffisant ? Que de vous avoir sauvé maman et toi n'a aucune valeur ? Que d'étudier dans une des universités les plus dures au monde pour assurer la prospérité de ta fortune est inutile? Soyons clairs le vieux, j'ai aucun compte à rendre aux Joestar.
- Ce n'est pas ce que j'ai dit. Mais simplement, un jour tu ne pourras plus faire tout ça toi même! On ne peut pas laisser notre lignée sans descendants! Toi-même tu l'as dit lorsque nous combattions Wheel of fortune, « Si je meurs qui sera le prochain Jojo » ? Si demain nous mourrons tous les deux, qui sauvera le monde des menaces obscures ?... S'il y a une chose à laquelle nous les Joestar ne pouvons pas échapper, c'est à notre destin...
Pourtant, Jotaro avait bien décidé de faire le contraire. Même s'il était grandement fier de son sang, pour l'homme qu'il aimait, il avait choisi de sacrifier cet héritage et de tracer sa propre route. Peu importe combien cela lui coûterait, il avait choisi d'être maître de son destin.
Le temps reprit soudain. Les secondes avaient défilé en un battement de cil. Ou bien étaient-ce ses états-d'âme qui lui jouaient des tours. Même s'il avait parfaitement conscience de la chance et de l'injustice dont relevait son habileté d'interrompre le temps, ça n'était pas assez pour Jotaro. Il voulait plus de temps. Il voulait l'arrêter plus longtemps pour pouvoir parler à Kakyoin, et lui décrire ses sentiments qu'il n'oserait jamais lui dire en face. Il voulait ralentir le temps pour prolonger chaque instant passé avec lui, mais il savait pertinemment que même en faisant cela, ce ne serait toujours pas suffisant.
Le visage fermé pour cacher son tourment, Jotaro se tenait toujours enlacé par les deux mains nouées de Kakyoin autour de son cou, tandis que ce dernier se fendait toujours la poire. Alors Jojo agacé lui demanda d'un ton sec :
- Arrête de rigoler. J'ai un truc à te donner.
Le rire cristallin de son chéri s'atténua jusqu'à s'éteindre et fut remplacé par silence pesant. Alors Jotaro le fit descendre du plan de travail, et lui prit la main avec un air sérieux.
- On peut attendre après manger pour les cadeaux d'anniversaire, non ?, suggéra Kakyoin.
Comme sourd, Jotaro ignora totalement ses propos et fouilla dans la poche de son pantalon. Sans préambule, il posa solennellement un genou à terre juste devant lui sous les yeux complètement abasourdis de Kakyoin. Sous le choc, il changea instantanément d'expression. Il savait très bien ce que ce geste signifiait, alors son cœur bondit dans sa poitrine et les larmes montèrent jusqu'à ses yeux telles des fusées. Agenouillé, Jotaro ouvrit l'écrin et lui présenta la somptueuse bague qui lui était destinée.
- Kakyoin. J'ai t'ai fait venir à New York avec moi, dans l'espoir de pouvoir me marier un jour avec toi. Même si ça n'est toujours pas possible, et que je n'ai aucune idée de quand ça le sera, je voudrais être sûr qu'un jour tu accepteras... Alors d'avance, je te le demande. Veux-tu m'épouser?
Le rosé qui ne s'attendait pas du tout à recevoir une telle demande, laissa ses larmes ruisseler sur ses joues rougies. Il en avait le souffle et la voix coupés. Il semblait comme pétrifié par cette demande en mariage, et ces secondes de flottement durèrent une éternité aux yeux de Jotaro qui attendait avec impatience une réponse.
Soudain Kakyoin le visage écarlate, tendit une main tremblante pour attraper la bague et l'enfila délicatement à son annulaire avec un regard plein d'admiration et d'émotion. Son cœur battait la chamade, et il bégayait. Il ne trouvait pas les mots pour décrire ce qu'il ressentait. Il ne savait même pas quoi dire, car un simple « oui » lui paraissait être une réponse bien trop insuffisante. Il voulait le remercier, d'abord pour cette déclaration et cette proposition d'engagement dont il n'avait jamais osé rêver. Ensuite il y avait cette bague magnifique, sertie d'émeraude, sa pierre préféré, bien sûr qu'il y avait pensé. Et enfin il y avait ces années de bonheur à ses côtés, malgré les difficultés qu'ils avaient rencontrés. En fait, Kakyoin voulait remercier Jotaro de l'aimer... tout court. Mais toutes ces pensées se bousculaient tellement vite dans sa tête qu'il n'eut même pas le temps de prononcer une seule parole cohérente avant que son bien aimé ne se jette sur lui.
A l'instant où Kakyoin accepta sa bague, Jotaro se remit debout et le serra dans ses bras de toutes ses forces à lui en briser les côtes. Il le serra encore plus fort que la première fois qu'il l'avait embrassé, plus fort que le jour où il lui avait dit oui à le suivre à l'autre bout du monde, plus fort que la nuit la plus torride où ils avaient fait l'amour. Pour la première fois de sa vie Jotaro lâcha totalement prise et laissa transparaître ce qu'il ressentait vraiment, sans filtre, sans retenue.
Cela dura jusqu'à ce que son amoureux revienne à lui et réponde à son étreinte en murmurant entre eux quelques mots.
- Jotaro... Je suis trop heureux... Je ne sais pas quoi dire...
Le brun quitta ses bras et plaça ses mains sur ses deux joues, avant d'embrasser fougueusement ses lèvres salées de larmes. Ces gestes sonnaient comme un cri du cœur. Soulagé, Jotaro colla son front contre celui de son vis-à-vis. Kakyoin cligna des paupières pour faire couler ses dernières larmes et demanda d'un ton espiègle.
- Dois-je t'appeler mon fiancé maintenant ?
- Je ne répondrais qu'à ce nom de toute façon, prévint Jotaro en lui souriant.
Soudain, alors qu'ils étaient en pleine romance, les deux tourtereaux sentirent le téléphone de Jotaro vibrer dans sa poche. Malgré l'inconfort que lui procurait ce dérangement à un moment pareil, il y jeta tout de même un coup d'œil rapide, juste au cas où. C'est alors que ses yeux s'écarquillèrent dans une expression entre le choc et l'effroi.
- Qu'est-ce qu'il y a chéri ?,demanda Kakyoin inquiet.
Le jeune homme, qui ne voulait surtout pas gâcher cette soirée mémorable, ne put se résoudre à lui avouer la vérité. Il renfila expressément sa veste, et se contenta de quelques mots énigmatiques :
- Kakyoin, il y a une urgence. Ne bouge pas et attends le livreur.
- Quoi ? Mais dis-moi au moins ce qui se passe !
Trop tard. Même si Kakyoin l'avait poursuivi, le brun était déjà dans l'ascenseur. Et lorsque les portes se refermèrent, Jotaro lui dit avec un air triste et désabusé :
- Je reviens au plus vite. Je t'aime...
Et les portes se refermèrent. A cet instant là Jotaro Kujo ignorait encore qu'il ne tiendrait pas sa promesse, et qu'il ne remettrait plus jamais les pieds dans son appartement...
A très vite ~
